Détermination empirique de la taille fiscale au Maroc
Authors/Creators
- 1. Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales Ain Chock Université Hassan II de Casablanca, Maroc
Description
La politique budgétaire est un des principaux instruments de la politique économique. Elle englobe l’ensemble des mesures qui ont des conséquences sur les ressources et les dépenses de l’État et qui visent à atteindre certains objectifs de politique conjoncturelle. Elle joue, via la fiscalité (impôts) et les prélèvements (obligatoires), un rôle crucial pour stimuler la croissance de la production nationale, qui peut être estimé par la tendance de long terme de la pression fiscale. En effet, le niveau de la pression fiscale influence d’une manière directe ou indirecte tous les agrégats, les performances et les indicateurs macroéconomiques. Au fait, l’action des pouvoirs publics vis-à-vis des contribuables, accomplie via la politique fiscale de l’État, provoque un impact pouvant être analysé à travers la contribution des recettes budgétaires de nature fiscales à la formation du Produit Intérieur Brut (PIB). En outre, la ressource fiscale sur les bénéfices qu'ils s’acquittent, déterminée en relation avec la recette totale de leurs bénéfices, est utilisée pour évaluer l’effet de la pression fiscale sur la dynamique des secteurs ou des entreprises. Ainsi, l’objectif de ce travail est la détermination de l’impact de la pression fiscale sur l’investissement et notamment sur la croissance économique pour le cas marocain. Les données qu’on utilisera pour cette étude sont de types trimestriels issus avec une durée allant du premier trimestre de l’année 2007 jusqu’au premier trimestre de 2020. L’étude empirique par la méthode des moindres carrés ordinaires, une cointégration et un modèle VAR, démontre que le niveau de la pression fiscale a un effet sur la croissance économique. L’étude conclut qu’une baisse de la pression fiscale de 1% engendrera une baisse de 0,23% de la croissance économique à long terme. Cependant notre modélisation repose sur l'hypothèse que chaque variable endogène est autorégressive, c'est-à-dire qu'elle dépend de ses propres valeurs passées. Cela peut être une limitation si certaines variables ne suivent pas cette structure, ce qui peut conduire à des estimations biaisées ou inefficaces.
Mots clés : Pression Fiscale, Stationnarité, Cointégration, Modèle à correction d’erreur, Vecteur Autorégressif, Réponses Impulsionnelles
Classification JEL : C133, C21, C51, C52, E62
Type de l’article : Recherche appliquée
Notes
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pp 661-676 V004IS03N001158 chellaf oussama.pdf
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