Les jardins urbains de Séville: L'engagement citadin face au désintérêt de l'Administration
Description
Le paysage traditionnel des jardins historiques de Séville s’est retrouvé remplacé au cours du xxe siècle par un véritable « kaléïdoscope urbain » de zones résidentielles et d’infrastructures de transport. À partir de 1983, l’association Comité Pro-Parque Educativo Miraflores a décidé d’occuper un immense dépotoir de 90 hectares pour faire de cet espace dégradé un parc destiné à améliorer les conditions environnementales des quartiers périphériques de la ville. Trois décennies plus tard, on peut dire des voisins du Parc Miraflores qu’ils se sont fortement attelés à l’amélioration de la ville tout en revendiquant et en assumant la gestion de certains programmes sociaux. De nos jours, de nombreux jardins urbains se sont créés à Séville et en Espagne en s’inspirant du modèle du Parc Miraflores, certains par effet de mode, d’autres en réponse à la crise économique, mais tous constituent des espaces publics vivants qui renforcent le tissu social des agglomérations. De la même manière, les jardins urbains participent de la récupération de tout un pan des valeurs culturelles associées au milieu rural qu’on pensait oubliées. En dépit des aspects largement positifs de cette effervescence horticole, et comme elle en a l’habitude, l’administration publique (mairies, régions, État) a tardé à réagir et n’a pratiquement rien fait pour soutenir un mouvement qui vient de la rue.
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2015 Completo Revue d´ethnoecologie.pdf
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- Accepted
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2015-12-31