Published December 23, 2022 | Version v1
Dataset Restricted

Transcriptions anonymisées des entretiens réalisées dans le cadre du volet Cas Index du projet ATLAS

  • 1. Ceped, IRD
  • 2. Ceped, IRD / Université Félix Houphouët Boigny
  • 3. Solthis

Description

Présentation du programme ATLAS

Le programme ATLAS (2019-2021) vise à promouvoir et à déployer l’autodépistage du VIH (ADVIH) en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal et prévoit la distribution d’un demi millions d’autotests à travers différents canaux de dispensation, visant en particulier les populations clés (travailleuses du sexe, hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, usager·e·s de drogues), les partenaires des personnes vivant avec le VIH (PvVIH) et les patient·e·s atteint·e·s d’une infection sexuellement transmissible. La dispensation des kits d’ADVIH sera réalisée en soins courants, dans le cadre des stratégies nationales de lutte contre le sida des trois pays et de manière intégrée aux politiques de dépistage déjà en place, à travers huit canaux de dispensation combinant des stratégies fixes et des stratégies avancées, une distribution primaire et une distribution secondaire.

Le volet recherche présenté ici comporte un ensemble d’enquêtes observationnelles visant à décrire, analyser et comprendre les effets sociaux, sanitaires, épidémiologiques et économiques de l’introduction de l’autodépistage du VIH en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal pour améliorer l’offre de dépistage (accessibilité, efficacité et éthique).

Site web : https://atlas.solthis.org/

Protocole : https://atlas.solthis.org/wp-content/uploads/2021/12/Protocole_ATLAS_v3.0_2020-10-08.pdf

Plan de gestion des données : https://dmp.opidor.fr/plans/3354/export.pdf

Liste des Publications : https://www.ceped.org/atlas

 

Présentation du volet Cas Index :

Dans le cadre du programme ATLAS, le dépistage des cas index correspond au dépistage des partenaires de PvVIH, les “partenaires” étant entendus au sens large.

En Afrique subsaharienne, les partenaires des PvVIH font partie des cibles prioritaires de dépistage car ils/elles sont particulièrement exposé·e·s à l’infection à VIH. En effet, certains travaux estiment que jusqu’à deux tiers des nouvelles infections ont lieu au sein de couples hétérosexuels (Chemaitelly et al. 2014). Le dépistage auprès de cette population pose des enjeux spécifiques, liés notamment aux difficultés de dévoiler son statut sérologique à son partenaire, qu’il s’agisse d’un nouveau partenaire ou d’une relation longue, et à la gestion de la maladie au sein du couple.

L’ADVIH constitue un outil complémentaire aux autres activités d’accompagnement au dépistage des partenaires des PvVIH. Mais il pose des enjeux spécifiques. Pour un PvVIH, proposer un ADVIH à sa/son partenaire peut avoir des significations différentes, en fonction notamment des bénéfices attendus ou des risques perçus de cette démarche, du type de relations dans laquelle il/ elle est engagé·e, de l’expérience du VIH (dépistage récent ou ancien), du partage ou du non-partage de l’information avec le partenaire concernant le statut sérologique. L’ADVIH peut être perçu comme un moyen d’initier un dialogue sur le VIH dans le couple, lorsque le/la partenaire n’est pas informé·e. Ce dévoilement peut avoir des conséquences sur le couple (séparation, violence, dialogue, soutien) (Augustine Talumba Choko 2017; Tijou Traoré, Annick 2006) mais également sur l’adhésion du partenaire à l’ADVIH. Certaines circonstances (dépistage au moment d’une grossesse, personne sous traitement antirétroviral) peuvent être plus ou moins favorables à la proposition d’ADVIH au partenaire. La gestion du résultat de l’autotest constitue un enjeu important : comment va-t-il être partagé au sein du couple et auprès du personnel de santé et quelles en seront les conséquences sur l’initiation d’un suivi médical en cas d’autotest réactif ? Les PvVIH peuvent appréhender diversement les conséquences d’un ADVIH réactif (gestion de la maladie au sein du couple) ou non (peur de vivre au sein d’une relation sérodifférente). Dans l’ensemble de ces questions, la dimension du genre constitue un élément important. En effet, les hommes et les femmes ne gèrent pas la divulgation de la séropositivité de la même manière, ni le rapport au résultat du dépistage du VIH (Kumwenda et al. 2018).

Les objectifs spécifiques de cette étude sont donc de :

  • décrire comment les services de prise en charge des PvVIH et les soignants intègrent la proposition d’ADVIH pour les partenaires des PvVIH ;
  • étudier la manière dont les PvVIH négocient les enjeux autour de la proposition d’ADVIH à leur partenaire ;
  • analyser les perceptions, les usages et les modalités d’utilisation de l’ADVIH par les partenaires des PvVIH, ainsi que l’impact du recours à l’ADVIH sur le rapport au dépistage et au risque ;
  • identifier les impacts individuels, conjugaux et sociaux de la pratique de l’ADVIH.

L’enquête Dépistage des cas index (partenaires de PvVIH) aborde des questions sensibles qui nécessitent une longue immersion sur le terrain. Elle adoptera une méthodologie anthropologique reposant essentiellement sur des observations ethnographiques et des entretiens individuels approfondis (EIA).

Dans cette enquête, les “partenaires” de PvVIH sont entendus au sens large, qu’il s’agisse d’une relation récente ou de longue durée, d’une union formelle (mariage) ou informelle, avec ou sans cohabitation, se limitant ou non à des relations sexuelles, impliquant ou non des échanges économiques, affectifs, familiaux...

Sites d’études

L’enquête sera menée dans deux des trois pays couverts par le programme ATLAS (Côte d’Ivoire, Mali). Dans chaque pays, nous avons mené une étude ethnographique dans une clinique de prise en charge du VIH où l’ADVIH était proposé dans le cadre des activités de dispensation du programme ATLAS.

Les deux cliniques ont été choisies de manière à diversifier les situations, plus précisément ont été retenues :

  • en Côte d’Ivoire, un centre publique de santé, non dédié au VIH, de la région sanitaire du Gboklé - Nawa - San Pedro, où la prise en charge du VIH est assurée dans le cadre de la politique nationale de décentralisation et où les professionnels de santé assurent également d’autres activités soins autres que la prise en charge VIH ;
  • au Mali, une clinique associative de prise en charge, à Bamako, ayant déjà une expérience d’accompagnement communautaire des PvVIH.

Chaque clinique retenue pour l’ethnographie de terrain a été sélectionnée en concertation avec les équipes opérationnelles et les partenaires de mise en œuvre et les premières données programmatiques de distribution de l’ADVIH.

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