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Les supplétifs camerounais : du maintien de l'ordre public aux dynamiques territoriales (1955-1971)

Kenfack Nanfack, Cyril

L’UPC, depuis sa création en 1948, militait pour l’indépendance du Cameroun. Ses militants, depuis les émeutes de mai 1955, posèrent des actes qui troublaient l’ordre préétabli par la France. On a assisté à des propagandes, des incendies, des réunions illégales sur les lieux publics, des intimidations et des attaques de toutes sortes qui constituaient des troubles et des menaces à la paix. Les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre tentèrent en vain de rétablir l’ordre et la paix. Dans cette perspective, les supplétifs émergèrent au Cameroun pour aider les forces de l’ordre. Il s’agissait des guides, des pisteurs, des agents de renseignement, des autodéfenseurs et des Gardes Civiques. Ces supplétifs camerounais aidèrent les autorités administratives et militaires dans les actions de maintien de l’ordre à travers les actions préventives et répressives. Ces différentes actions contribuèrent aux dynamiques territoriales. Ainsi, plusieurs espaces ont été créés : en Sanaga-Maritime, on avait la ZOPAC (Zone de Pacification de la Sanaga-Maritime) et des centres de propagandes alors qu’en région bamiléké, on avait les camps de regroupement et les camps de la Garde Civique. Il est question de montrer l’apport des supplétifs camerounais au maintien de l’ordre public et les dynamiques territoriales de 1955 à 1971. La réalisation de ce travail s’appuie sur la collecte des données orales, écrites et webographiques. Leur traitement et analyse font appel à la pluridisciplinarité.

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