Published June 16, 2019 | Version v1

Usages ethnovétérinaires des plantes médicinales dans la province du Haut-Katanga, RD Congo

  • 1. Service de Pharmacologie, Thérapeutique et Toxicologie, Faculté de Médecine Vétérinaire, Université de Lubumbashi (UNILU). 250, Av. Likasi, Commune de Lubumbashi, Lubumbashi-RD Congo.
  • 2. Service de Pharmacologie, Université de Lubumbashi, Faculté de Médecine Vétérinaire, 250 Avenue Likasi, Commune Lubumbashi, Lubumbashi/RD Congo

Description

Abstract

Contexte et objectifs

La phytothérapie vétérinaire comme alternative au traitement des maladies animales n’a pas été suffisamment explorée1,2. C’est dans cette perspective de valorisation des connaissances traditionnelles de la thérapeutique par les plantes sur les maladies animales que cette étude a été réalisée.

Méthodologie

Des enquêtes ethnobotaniques ont été conduites dans trois territoires de la province du Haut-Katanga dans le but de documenter les informations sur l’usage des plantes médicinales par les éleveurs pour soigner diverses pathologies rencontrées dans leurs élevages. La majorité des analyses statistiques descriptives des renseignements recueillis a été réalisée avec le logiciel R i386 3.5.1. permettant ainsi l’extrapolation de ces connaissances endogènes3.

Résultats

Un total de 62 espèces de plantes reparties en 57 genres et 36 familles botaniques ont été recensées auprès de 150 éleveurs. La famille des Fabaceae a été la plus utilisée, comprenant 22,58 % de l’effectif total. Le calcul de consensus d’informateur et de l’indice de fidélité a révélé que 8 espèces : Aloe greatheadii Schönland (Aloaceae), Annona senegalensis Pers. (Annonaceae), Bobgunnia madagascariensis (Desv.) J.H. Kirkbr. &Wiersema (Fabaceae), Hymenocardia acida Tul. (Phyllanthaceae), Kigelia africana Lam. Beenth. (Bignoniaceae), Pterocarpus tinctorius Welw (Fabaceae), Senna abbreviata Oliv. (Fabaceae) et Terminalia mollis M.A. Lawson (Combretaceae) sont fréquemment utilisées pour soigner une ou plusieurs affections animales. Les racines ont été plus fréquemment utilisées (25,87 %) et la macération (33,30 %) le mode de préparation de remèdes le plus administré. Ces plantes sont utilisées soit seules soit en combinaison avec d’autres plantes ou autres substances. Les pathologies les plus soignées sont celles de la sphère gastro-intestinale.

Conclusion

Ces usages ethnovétérinaires pourraient apporter une solution aux difficultés éprouvées par les éleveurs pour recourir aux pratiques vétérinaires modernes. Cependant, ces connaissances traditionnelles de traitement des pathologies chez les animaux dans la zone d’étude nécessitent des évaluations scientifiques plus avancées en termes des études phytochimiques et biologiques dans le but d’établir leur innocuité, efficacité ainsi que la production des nouveaux médicaments par les industries pharmaceutiques.

Files

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