Statut mycorhizien du Pin noir après sept ans de croissance dans une plantation (Algérie)
Authors/Creators
- 1. Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, Faculté des Sciences Biologiques et des Sciences Agronomiques, Département de Biologie, 15000 Tizi Ouzou, Algérie
Description
Dans un souci d’assurer la réussite des plantations de Pin noir, espèce endémique menacée d’extinction en Algérie, la mise en terre de plants inoculés en pépinière avec un inoculum mycorhizien indigène a été envisagé vu les avantages nutritionnels, prophylactiques et métaboliques que procurent les champignons mycorhiziens aux plants, aussi bien en pépinière qu’au niveau du site de reboisement. La présente étude vise à étudier l’état mycorhizien du Pin noir (cortège mycorhizien et taux de mycorhization) après reboisement. Les caractéristiques physico-chimiques du sol utilisé pour la production des plants et du sol du site de reboisement ont été déterminées. Une plantation de Pins noirs âgés de 11 mois a été établie en 2012 dans le secteur forestier de Tala Rana, relevant du massif du Djurdjura (nord de l’Algérie) où existe une plantation âgée de la même espèce. Un total de 23 morphotypes a été observé sept ans après l’opération de reboisement dont trois étaient observés le jour de la plantation sur les 19 introduits. Les résultats indiquent que les souches introduites ont régressé au profit des souches indigènes du site. Ce qui démontre un impact minimal des premières sur la communauté locale. Un phénomène de succession et/ou d’addition des symbiotes fongiques a été observé. Plus de 50% des morphotypes introduits et de morphotypes observés après sept ans de croissance appartiennent au groupe fonctionnel C. Les ectomycorhizes de ce groupe présentent un mycélium extramatriciel développé, ce qui assurerait un contact important et rapide entre les racines courtes absorbantes et le sol et garantirait ainsi un démarrage rapide des plants. Ceci a permis d’éviter l’essentiel de la crise de transplantation plusieurs années après la plantation.