Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin : Quelle Place pour la Phyto-Aromathérapie ?
Authors/Creators
- 1. Département de Biologie et Physiologie Cellulaire, Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie, Université Blida 1, BP 270, Blida 09000, Algérie 2 Laboratoire Ethnobotanique et Substances Naturelles, Ecole Normale Supérieure de Kouba, Alger, Algérie
- 2. Laboratoire Pharmaco-Toxicologie, Centre de Recherche et Développement (CRD) SAIDAL, Gué de Constantine, Alger, Algérie
Description
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) regroupent la rectocolite hémorragique (RCH) et la maladie de Crohn qui sont considérées comme des pathologies multifactorielles, résultant de l’inflammation chronique le long de la muqueuse digestive ou sur des zones précises. Ces maladies s’imposent aujourd’hui comme un véritable problème de santé publique. Les symptômes digestifs de la RCH sont principalement constitués d’une diarrhée sanglante, douloureuse et fréquemment accompagnée de glaires mélangées ou non aux selles. Et si de nombreuses recherches scientifiques s’intéressent à ces maladies, aucune thérapeutique n’offre, actuellement, des possibilités de guérison aux patients. Pourtant, de nombreuses pistes naturelles se dessinent pour apporter des réponses en complément ou en lieu et place des traitements pharmacologiques. Les patients atteints de MICI sont classés parmi les plus grands consommateurs de thérapies complémentaires et alternatives. Ces dernières deviennent actuellement très populaires y compris dans les pays développés. C’est pourquoi, afin d’améliorer la qualité de vie, patients et médecins sont de plus en plus nombreux à se pencher sur des approches complémentaires aux traitements classiques. De nombreuses études ont montré, sur des modèles animaux d’inflammation intestinale, les effets protecteurs des fines herbes et certaines plantes aromatiques et médicinales. Notre travail se veut une revue de synthèse avec comme objectif de faire le point sur les données de la littérature concernant l’apport préventif de la phyto-aromathérapie sur terrain des MICI, et de les discuter par rapport aux tests in vivo et aux études cliniques réalisées, et ce pour leur éventuelle intégration dans l’arsenal préventif- thérapeutique des pathologies inflammatoires digestives.