Published October 1, 2022 | Version v1
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Mise en valeur agricole et dynamique de l'occupation du sol en contexte périurbain : cas d'Obala au nord de la ville de Yaoundé en République du Cameroun

  • 1. Département de géographie, Université de Douala, Cameroun
  • 2. Département de géographie, Université de Yaoundé 1, Cameroun

Description

Résumé
L’agriculture périurbaine est une activité en plein essor dans la plupart des villes tropicales du fait de la croissance démographique. Cependant, son développement est à l’origine de la dégradation des écosystèmes périurbains. L’objectif principal de cette étude est de montrer l’incidence des mises en valeurs agricoles sur la dynamique des écosystèmes périurbains à Obala. La méthodologie employée pour y parvenir s’est appuyée sur une recherche documentaire, des enquêtes par questionnaires, des entretiens semi structurés basés sur un guide d’entretien, des  observations directes et une exploitation des images satellitaires Landsat des années 1973, 1988, 2001 et 2020. Les données collectées ont été traitées et analysées respectivement à l’aide des logiciels SPSS pour les données statistiques et ENVI pour les images satellitaires et l’étude de  la dynamique de l’occupation de sol. Les résultats  montrent que la région d’Obala constitue un important bassin agricole pour les cultures vivrières et maraîchères ainsi que pour celles de rente (cacaoyères). Le développement des cultures vivrières et maraîchères s’est accru depuis la crise économique des années 80 en lien avec la  rapide urbanisation de la ville de Yaoundé qui absorbe la grande partie de la production. L’extension des aires agricoles, conjuguée à la pression démographique contribuent à la dégradation des écosystèmes périurbains.
De 1973  à  2020, la forêt mature est passée de 5 694,23 ha à   1 635,25 ha. Les forêts dégradées quant-à elles sont passées de 123,56 ha en 1973 à 1739,80 ha en 2020.
Les forêts secondaires ont régressé  de 10 298,13 ha en 1973, à 9 993,43 ha. Dans les savanes, les superficies sont passées de 3 891,8 ha en 1973 à 5 819,25 ha en 2020. Ces évolutions et régressions convoquent la mise sur pied des stratégies de gestion durable des écosystèmes périurbains via la maîtrise de l’occupation du sol et l’intégration de bonnes pratiques agrosyslvicoles.

 

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Abstract
Peri-urban agriculture is a booming activity in most tropical cities due to population growth. However, its development is the cause of the degradation of peri-urban ecosystems. The main objective of this study is to show the impact of agricultural development on the dynamics of peri-urban ecosystems in Obala. The methodology used to achieve this goal was based on documentary research, questionnaire surveys, semi-structured interviews based on an interview guide, direct observations and exploitation of Landsat satellite images for the years 1973, 1988, 2001 and 2020. The data collected was processed and analyzed respectively using SPSS software for statistical data and ENVI for satellite images and the study of land cover dynamics. The results show that the Obala region is an important agricultural basin for food crops and market gardening as well as for cash crops (cocoa). The development of food crops and market gardening has increased since the economic crisis of the 1980s in connection with the rapid urbanization of the city of Yaoundé, which absorbs most of the production to meet its needs. The extension of agricultural areas, combined with demographic pressure, contribute to the degradation of peri-urban ecosystems.
From 1973 to 2020, the mature forest has increased from 5 694.23 ha to 1 635.25 ha. Degraded forests have increased from 123.56 ha in 1973 to 1 739.80 ha in 2020.
Secondary forests have declined from 10 298.13 ha in 1973 to 9993.43 ha. In the savannas, the areas have increased from 3 891.8 ha in 1973 to 5 819.25 ha in 2020. These changes and regressions call for the establishment of strategies for the sustainable management of peri-urban ecosystems through the control of land use and the integration of good agrosyslvicultural practices.

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Art2 Tchoumi L. et al. P. 24-40_volume 19_Revue Scientifique et Technique Forêt et Environnement du Bassin du Congo.pdf