PLESIOSAURIA
Sauvage (1902b: 32) indiquait que les sauroptérygiens du Kimméridgien de Fumel n’étaient représentés dans la collection Combes que par une seule vertèbre dorsale dont l’indice de longueur vertébrale 2× L /(w + h) (voir la définition plus haut) était de 0,66. Sauvage la rapportait, quoiqu’avec doute, au genre Cryptoclidus Seeley, 1892 dont les seules espèces considérées comme valides en France et en Angleterre ne sont connues que dans le Callovien (Brown 1981; Bardet et al. 2014; Bardet 2020). En absence de figuration, les affinités de cette vertèbre qui n’a pas pu être retrouvée dans les collections du MBA ne peuvent donc pas être vérifiées.
En revanche Sauvage figura une autre vertèbre dorsale de plésiosaure qu’il rapporta par erreur au thalattosuchien Dakosaurus maximus (Plieninger, 1846) (Thalattosuchia, Metriorhynchoidea, Geosaurinae) (Fig. 26 O-S). Contrairement aux vertèbres de thalattosuchiens, le bord inférieur du centrum de la vertèbre figurée par Sauvage, en vue latérale, est très peu concave et pratiquement droit, excepté près des faces articulaires (Fig. 26P). La photographie donnée par Sauvage laisse deviner un, voire deux foramens nourriciers, visibles dans la région ventrale du centrum. Cette vertèbre est relativement allongée avec un indice de longueur vertébrale de 0,97. Elle est morphologiquement proche des vertèbres de Colymbosaurinae (Zverkov et al. 2017; Arkhangelsky et al. 2020, fig. 7). Cette vertèbre n’a pas non plus été retrouvée dans les collections du MBA. Elle portait une étiquette écrite de la main de Combes qui la rapportait, quoiqu’avec doute, à un mégalosaure (Dinosauria) (Fig. 26Q) et était inventoriée sous le numéro 11 dans le catalogue de Dombrowski (Annexe 2).