Dans la Chine stalinienne et bureaucratique, dans la dernière année, on estime qu'il y a eu 35 000 grèves, action et manifestation illégales.
Au Canada, il y a aussi des retouvrières. Ça va faire 1 an maintenant que 115 pro-loups de l'usine mapline à l'adol se battent contre l'escalade.
Une chacité contre l'éducation, une chacité diarante, une chacité contre la santé, une chacité malade.
Plus nous croyons devenir efficaces économiquement, il faut dire plus exactement financièrement parce qu'on fond l'économie et la finance, c'est le multiplier de l'argent.
Donc plus on devient efficace dans la multiplication de l'argent, plus on perd du sens.
Alors est-ce que ça a du sens, par exemple, de dire que le général des montants, en juste cet état, est efficace parce qu'ils ont fait 23, 24 milliards de dollars de profit net dans la dernière décennie,
mais en même temps ils ont fait 300 000 chômeurs.
Alors est-ce que ça a du sens?
Nous devons être plus en plus efficaces matériellement et économiquement financièrement,
mais écologiquement, socialement, politiquement, humainement, nous perdons de plus en plus de valeur et de qualité de vie.
Alors ça, ça nous amène à la question de l'éducation.
On dit paradoxalement que nous sommes dans l'économie du savoir et de la connaissance, mais on n'a jamais aussi peu éduqué, aussi peu enseigné.
Mais en même temps, on n'a jamais mis aussi d'emphase sur les institutions dites de formation et d'éducation.
Mais je m'explique où est le paradoxe, où est le long sens.
On est en train de transformer l'institution d'éducation en institution de reproduction de serviteurs du système.
Autrement dit, des espèces de bipèdes pensants qui n'ont pas d'autres soucis,
qui ne doivent plus avoir d'autres soucis que de maintenir ce marché libre et autorégulé
et de maintenir cette mécanique à production et multiplication de l'argent.
C'est ce qu'on appelle l'employabilité, c'est ce qu'on appelle former des employables,
c'est ce qu'on appelle réformer l'éducation depuis le primaire jusqu'à l'universitaire
pour former des gens qui trouvent leur place sur le marché du travail.
Or, ça, c'est horrible.
Est-ce qu'aujourd'hui, un Victor Hugo serait employable?
Est-ce qu'aujourd'hui, un Socrate serait employable?
Est-ce qu'aujourd'hui, un Paul Verlaine, un Rambeau serait employable?
Non, donc il n'y en aurait pas.
Mais que serait l'humanité sans Socrate, sans Aristote, sans Rambeau, sans Verlaine, sans Victor Hugo?
On ne forme que ce que l'industrie, l'entreprise financière veut
pour alimenter la machine à multiplier l'argent.
Alors, qu'est-ce que ces employables?
Ce sont ceux que je vois même dans les universités dans lesquelles j'enseigne, à travers le monde.
C'est-à-dire qu'au niveau le plus élevé, deuxième, troisième cycle, maîtrise d'Octora,
c'est ce que j'appelle les technocrates.
C'est des gens qui maîtrisent le travail,
et qui, à l'époque, n'étaient pas des employables.
C'est ce qu'on appelle les employables.
C'est ce qu'on appelle les employables.
C'est ce qu'on appelle les employables.
C'est ce qu'on appelle la maîtrise d'Octora, c'est ce que j'appelle les technocrates.
C'est des gens qui maîtrisent des techniques d'analysée de calcul,
et qui confondent pensée, réfléchir, avec analysée et calculée.
Ils prennent des décisions, sans état d'âme,
du genre licencier 60 000 personnes en un jour, doubler son salaire de millions de salaires,
et dire je souffre en plus.
Je prends des décisions difficiles.
Mais ça, c'est des non-humains.
Quelqu'un qui prend des décisions sans état d'âme, et qui le dit,
je ne suis pas un être humain.
Alors de quel droit le laissons-nous prendre des décisions qui touchent à des êtres humains?
Au niveau intermédiaire, c'est ce que j'appelle les techniciens producteurs.
Ces techniciens producteurs, c'est des serviteurs de machines, des servants de machines.
Ces gens-là sont là pour faire en sorte que cette mécanique automatisée de production ne tombe jamais en panne.
Et au niveau inférieur, qu'est-ce qu'on forme?
Non, on ne forme plus. 45% de la main d'œuvre des multinationales américaines en particulier
sont en alphabet totaux.
Et ça, ça arrange le système.
Si je veux apprendre à penser, il faut que je lise Victor Hugo.
Il faut que je lise des poèmes, il faut que je lise des philosophes,
il faut que je lise, et c'est ça qui m'apprend à penser.
Des écrivains, je ne peux pas penser sans me mettre des mots,
et des façons de manipuler ces mots dans ma tête.
Alors si je n'ai pas ça, je ne peux pas penser.
Je peux devenir un excellent reproducteur du système, qui ne pense pas,
et qui défend le système.
Ils deviennent les défenseurs du système qui est en train de les broyer.
Ce n'est pas un discours qu'on entend beaucoup.
Il y a un discours qui dit que le système est un petit bout.
Il n'y a plus de sens, il est inhumain.
On entend dire qu'on doit en appartient à la démocratie,
un modèle pour l'Europe de l'Est, un modèle pour le Théron,
un modèle qui multiplie les excluts, les margenaux, les étinières,
qui fait mourir le monde, qui les dénaturent,
qui les vit de toute vie spirituelle, qui a du sens,
qui méprise la culture.
Alors, il faut que ça pète quelque part.
Moi, j'en ai fait longtemps, j'en ai plein de cul,
et je n'ai pas l'intention de ma terre,
parce qu'il y en a qui disent que c'est pas en mode d'en avoir plein de cul.
J'en ai plein de cul, et je le dis.
Moi, je suis disponible pour d'autres révolutions.
Et puis pour la révolution, aujourd'hui, aujourd'hui même,
je suis en colère. Je suis autant que dans les années 60.
Mais il faut un mouvement social, il faut une société qui veut échanger.
La révolution, qu'est-ce que c'est?
C'est l'établissement de l'égalité, de la justice, de la liberté.
C'est ça, la révolution, quand elle s'accomplit.
C'est toujours une bonne journée à Montréal de nos jours.
Parce que partout où on va, il y a quelqu'un dans la rue,
qui soit 10 ou 40, qui vous êtes là, dans la rue Gopterre et le Digo.
C'est inquiétant.
Et ce qui est important, c'est pas de se dire
qu'il y a 30 ans, c'est la plus facile qu'aujourd'hui.
C'est de se dire qu'aujourd'hui, c'est nécessaire.
En fait, la révolution est une utopie à toutes les époques.
Elle a toujours été une utopie, c'est pas nouveau aujourd'hui.
C'était une utopie dans les années 50, c'était une utopie des années 60.
C'était une utopie aujourd'hui. C'est toujours une utopie.
Ça sera toujours une utopie, tant qu'elle sera pas réalisée.
Je sais pas, même si on était tous là avec des casses de motos,
des esti-patons, avec des pics, je comprendrais la réaction.
Je comprendrais la totale.
C'est vrai que c'est la guerre civile à Montréal.
C'est vous autres qui faites la guerre.
C'est vous autres les guerriers. C'est vous autres avec des gonges.
Vous avez tous des gonges.
C'est arrivé pour vous.
Tout est créé, c'est un gong pour tous les gonges.
Ces gonges-là sont en fait pour tous les gonges.
Utopie, c'est une idée,
un idéal qui est pas réalisé encore,
mais qui est réalisable.
C'est une idée qui peut faire vivre l'humanité pendant des billionnaires.
Prenons simplement la justice.
La toute belle utopie, celle-là.
La liberté, c'est un beau concept.
Tout est utopique, sauf ce qu'on vit comme présent.
Ce qu'on vit comme présent, on le ressent.
Soit comme tolérable, soit comme intolérable.
Sortir de l'esclavage, c'est utopique au XIXe siècle.
Alors qu'aujourd'hui, personne ne voudrait dire
que sortir de l'esclavage, c'est une utopie.
C'est la même chose pour la révolution.
Les frontières de nos rêves ne sont plus les mêmes.
La honte du servage, sans espoir,
fait place à la fierté d'une liberté possible
à conquérir de route lutte.
Le règne de la peur multiforme est terminé.
Dans le folle espoir, dans les faciles souvenirs, je les énumère.
Peur des préjugés, peur de l'opinion publique,
des persécutions, de la réprobation générale,
peur de soi, de son frère, de la pauvreté,
peur de l'orge rétabli, de la ridicule justice,
peur des relations neuves,
peur du surrationnel,
peur des nécessités,
peur des écluses grand ouverts sur la foi en l'homme,
en la société future,
peur de toutes les formes susceptibles
de déclencher un amour transformant,
peur bleu, peur rouge, peur blanche,
maillons de notre chaîne.
Nous avons été écœurés devant l'apparente inepsissude
de l'homme à corriger les mots,
devant l'inutilité de nos efforts,
devant la vanité de nos espoirs passés.
Depuis des siècles, les splendides révolutions
au sein regurgant de sèvres sont écrasées
à mort après un gros moment d'espoir délirant,
dans le glissement à peine interrompu
de les rémediables descentes.
Ne pas avoir la nausée devant les récompenses accordées
aux grossières cruautés, aux menteurs, aux faussaires,
aux fabricants d'objets mornés, aux affineurs,
aux intéressés à plat, aux calculateurs,
aux faux guides de l'humanité, aux empoisonneurs des sources vives.
Ne pas avoir la nausée devant notre propre lâcher,
notre impuissance, notre fragilité, notre incompréhension.
Où est le secret de cette efficacité de malheur,
imposée à l'homme et par l'homme seul,
sinon dans notre acharnement à défendre la civilisation
qui préside aux destinées des nations dominantes?
Son excréable exploitation, maintenue tant de siècles
dans l'efficacité, au prix des qualités les plus précieuses
se révélera enfin à la multitude de ces victimes,
d'ostilises esclaves, d'autant plus acharnées à la défendre
qu'ils étaient plus misérables.
L'écart tellement aura une fin.
Je ne pense pas que c'est un gaspillage d'avoir
tous ces résources ici.
Ce n'est pas moi qui le dis.
Je sais, je comprends ça vraiment,
qu'on rôde ensemble, mais pas personnellement,
je pense que c'est un gaspillage.
Mais ça c'est le problème aussi,
tu n'as pas le droit d'avoir nos opinions quand tu apportes ça.
Il y a des gens qui vont vous rencontrer
peut-être plus tard si vous avez de quoi dire
d'être toujours rencontrés.
J'ai trouvé ça malheureuse pour dire
qu'ils ne pouvaient pas avoir une opinion.
J'espère que tu prends du temps
pour que ce soit un nouveau débat.
Un nouvel espoir collectif naître.
Le magique butin, magiquement conquis à l'inconnu.
Attends à pied d'oeuvre,
il fut rassemblé par tous les vrais poètes.
Son pouvoir transformant se mesure
à la violence exercée contre lui.
D'ici là, notre devoir est simple,
rompre définitivement avec toutes les habitudes
de la société, se désolidariser
de son esprit utilitaire.
Refus de fermer les yeux sur les vis,
les duperies perpétuées
sous le couvert du Savoir.
Refus de ce terre, faire de nous
ce qui vous plaira, mais vous devez nous entendre.
Refus de servir, d'être utilisable
pour de tel lien.
La magie, place au mystère d'objectif.
Place à l'amour, place aux nécessités.
Au refuge global, nous opposons
la responsabilité entière.
Nous prenons allègrement
l'entière responsabilité de demain.
Les forces organisées de la société
nous reprochent notre ardeur à l'ouvrage,
le débordement de nos inquiétudes,
nos excès, comme une insulte à leur molesse,
à leur quietude, à leur bon goût pour ce qui est de la vie.
On nous prête l'intention naïve de vouloir transformer la société
en remplaçant les hommes au pouvoir par d'autres semblables.
Et ce dévou à salaire fixe, plus un bon lit de vie chère,
à l'organisation du prolétariat.
L'ennui est qu'une fois la victoire bien assise,
en plus des petits salaires actuels, ils exigeront
sur le dos du même prolétariat toujours et toujours de la même manière,
un réveillement de frais supplémentaires
et un renouvellement à long terme sans discussion possible.
Nous reconnaissons quand même qu'ils sont dans la lignée historique.
Le salut ne pourra venir qu'après le plus grand excès
de l'exploitation. Ils seront cet excès.
Ils le seront en toute fatalité sans qu'il n'y ait besoin
de quiconque en particulier.
La ripaille sera plentureuse.
D'avance, nous en avons refusé le partage.
Nous, la curée rationnellement ordonnée.
A nous, l'imprévisible passion.
A nous, le risque total dans le refus global.
Hier, nous étions seuls et indécis.
Aujourd'hui, un groupe existe
aux ramifications profondes et courageuses.
Déjà, elle déborde les frontières.
Que ceux tentés par l'aventure
se joignent à nous,
se joignent à nous.
D'ici là, sans repos ni haltes,
en communauté de sentiments avec les assoiffés de musèdres,
sans crainte des longues échéances,
dans l'encouragement ou la persécution,
nous poursuivrons dans la joie
de sauvage besoin de libération.
Sous-titrage ST' 501
