Quand vous entendez parler d'expérimentation sur des animaux, à quoi pensez-vous?
Probablement à des lapins qu'on oblige à fumer,
ou à des hamsters dans les yeux desquels on verse des produits cosmétiques.
Tout cela afin de prouver l'inocuité de ces produits pour le genre humain,
ou leur utilité pour le progrès de la médecine.
La presse de nos jours montre bien peu d'image de ces expérimentations,
bien qu'elles se poursuivent toujours,
et dans les rares cas où elle en fait mention,
elle les présente comme ne causant aucun mal aux animaux.
Pourtant, chaque année, des millions d'animaux souffrent et meurent dans les laboratoires.
Le génie génétique et la recherche fondamentale en particulier,
utilisent de plus en plus d'animaux.
Comme toujours, on justifie cela en faisant valoir les bénéfices futures pour les humains.
Or, si l'on s'intéresse de plus près à ces expérimentations,
les bénéfices à en attendre sont douteux,
pour la bonne raison que les animaux ne sont pas des humains.
Malgré un lien étroit de parenté, il existe des différences entre les hommes et les animaux.
Leur métabolisme n'est pas le même et leurs réactions à diverses substances sont différentes.
La talidomie de provoque des malformations chez les êtres humains,
mais pas chez les animaux sur lesquels les expérimentations sont habituellement pratiquées.
Le paracétamol, un anthalgique, n'est pas dangereux pour l'homme,
mais c'est un poison pour le chat.
L'arsenic est un poison pour nous et inoffensif chez les moutons.
Des substances comme les vernis, les colorants, le bitume, la silicone,
les lubérifiants industriels et les carburants sont injectés au moyen de tuyaux
dans l'estomac des rats pendant des mois,
sans que cela permette d'avoir beaucoup d'indications sur les effets que ces substances peuvent avoir chez l'homme.
Cela fait longtemps que la comparabilité supposée des résultats a été réfutée
et cependant, on ne cesse de procéder à de nouvelles expérimentations sur des animaux toujours de la même manière.
Les animaux ne souffrent pas des maladies de la civilisation
lesquelles ont pour origine les habitudes malsaines des humains.
Par conséquent, dans les expérimentations, on doit au préalable rendre chaque animal malade.
Pour qu'un animal soit atteint de diabète, il faut détruire les cellules de son pancréas à l'aide d'un poison.
Pour provoquer des crises cardiaques, on crée une constriction des artères coronaires.
L'artérosclerose est provoquée en envoyant des décharges électriques dans les artères.
Chez les souris, on déclenche une douloureuse péritonite accompagnée d'une septicémie en perforant les intestins.
En outre, on crée des lignées spéciales d'animaux
qui souffrent de certaines maladies ou affections, ou qui doivent servir de stock d'organes de rechange.
Cependant, l'imitation des symptômes n'a rien à voir avec les maladies humaines, ni avec leurs causes.
Même si le traitement de ces animaux qui ont d'abord été rendu malade artificiellement réussi,
cela ne signifie pas que ce traitement sera utile à l'homme,
même si il a fait ses preuves sur un million de souris cancéreuses.
Dans plus de 90% des cas, les médicaments qui ont été testés avec succès sur des animaux
sont un échec lors des essais cliniques sur des patients humains.
Soit ils ne sont pas efficaces, soit ils ont trop d'effets secondaires.
Les expérimentations qui concernent les aspects psychiques et émotionnels sont particulièrement absurdes.
Les animaux ne peuvent pas parler.
Pourtant, par des moyens souvent douloureux,
on induit chez eux des réactions censées être les symptômes d'une certaine pathologie mentale.
Ainsi, par exemple, on administre des chocs électriques à des rats
pour les mener au désespoir dans le cadre d'études portant sur la dépression.
Hors de telles suppositions sans fondement aboutissent souvent des résultats complètement contradictoires.
Les chercheurs conclurent à leur allègrement qu'ils ont besoin de procéder à davantage de tests
du même type afin de résoudre ces contradictions.
Souvent, les prétendues résultats sont complètement futiles.
On tue des hamsters pendant leur hibernation
pour prouver que cette période de repos préserve les tissus nerveux contre la maladie d'Alzheimer.
On injecte de l'alcool dans l'abdomen de bébéra pour les soumettre ensuite à des tests comportementaux
et la conclusion de l'expérience est que l'alcool n'est pas bon pour les enfants.
On fait subir des traumatismes sonores à des cochons d'Inde
pour prouver que le bruit provoque des déficiences auditives.
Dans les laboratoires, les animaux ont une vie courte et remplie de souffrances.
La nourriture qui leur est administrée est tantôt insuffisante, tantôt excessive.
Ils ne peuvent pas bouger, ils sont stressés, on les ébouillante, on les contamine avec des germes infectieux
et comme si tout cela ne suffisait pas, on leur fait subir des opérations chirurgicales et on les mutile.
On immobilise la tête des singes et ils n'obtiennent de l'eau que s'ils renoncent à se débattre.
On infame des rats jusqu'à ce qu'ils pèsent moins de la moitié de leur poids normal
afin d'étudier les effets de l'anorexie.
Au moyen de chocs électriques, on oblige des souris à courir jusqu'à ce qu'elles s'effondrent,
mortes d'épuisement.
Actuellement, les chercheurs ne sont jamais tenus de justifier les souffrances qu'ils infligent aux animaux.
Leurs travaux ne sont évalués que sur la base de leur publication dans des revues scientifiques
et de l'obtention de nouveaux crédits.
Les autorités compétentes ne vérifient que le respect des formalités,
jamais la pertinence de l'approche en matière de recherche.
Par ailleurs, toute une branche de l'industrie tire profit d'une activité d'élevage d'animaux
à des fins d'expérimentation qui consistent à les maintenir dans des cages et à s'en débarrasser après usage.
Tout cela est encore défendu au nom d'un prétendu bénéfice pour l'humanité,
même lorsque la finalité est de faire du profit.
Or, notre finalité devrait être une médecine sans expérimentation animale
avec une priorité donnée aux recherches sur les causes et la prévention des maladies.
Contrairement à l'expérimentation animale, les méthodes de recherche moderne
qui utilisent des cultures de cellules humaines ou des micropuces
donnent des résultats importants pour l'humanité.
Le progrès de la médecine est une chose importante,
mais les expérimentations sur les animaux ne sont pas la bonne méthode.
