J'avance sur des chemins caoteux, venez goûter mes vérités, dans les bouquins de Jean-Paul Gouteux, dégoûter, d'avoir une fille non héritée, regardez, je suis brillant mais je reflète l'obscurité.
Je m'appelle Gaëlle Faille du groupe Milko Fichuga et donc je suis Franco Ronde, ayant grandi au Brondi et je fais du hip hop.
Ce qui m'a amené à écrire c'est les circonstances politiques au Brondi, pendant deux ans on a vécu dans un pays en guerre avec ma petite soeur.
Je suis arrivé en France, à côté de chez moi il y avait une MGC et donc tous ces petits textes que j'avais, des petits poèmes, je me suis renseigné de savoir ce qu'ils proposaient autour de l'écriture et ils proposaient un atelier de rap.
C'est comme ça que ces petits poèmes sont devenus des textes de rap.
Si il y avait eu un atelier théâtre ou autre chose, je pense que j'aurais fait autre chose, c'était plus les circonstances qui m'ont amené comme ça à faire de la musique.
Dans mon processus de création, pour l'instant ce que je fais le plus souvent c'est écrire le texte et après trouver la musique.
Je suis très attaché au sens, au fond des textes, mais il y a aussi une partie de technicité qui m'intéresse.
Je compose mais seulement de temps en temps sur Ardi, ce que je fais beaucoup c'est des beatbox et comme j'ai la chance de travailler avec des très bons musiciens, je ne me prends pas plus la tête pour l'instant,
c'est-à-dire que j'arrive avec des beatbox que j'enregistre en multipiste et je refais jouer ça par les musiciens.
C'est vrai qu'il y a eu au début des choses qui m'ont plus influencé que d'autres, essentiellement des pop des années 90, des groupes américains avec des musiciens,
bien avec une sonorité jazz, le track called Quest, The Roots, etc. Et en France il y avait un collectif qui s'appelait Time on Commando qui m'a beaucoup influencé, il y a quelqu'un qui m'a beaucoup influencé qui s'appelle René de Pastry,
qui est toujours vivant, un poète haïtien. Alors c'est le rap conscience toujours, je crois que ça est Oxmo qui disait, moi je fais du rap inconscient.
Personne n'attend qu'un artiste change le monde et la vérité c'est qu'il faut aller dans la rue, il faut s'engager politiquement dans les associations, le pouvoir de la musique est assez restreint à ce niveau-là.
C'est vrai qu'il faut aller dans la rue, il faut aller dans la rue, il faut aller dans la rue, il faut aller dans la rue.
C'est vrai qu'il faut aller dans la rue, il faut aller dans la rue.
Hands up!
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
