6ème jour, en poule, dans des nid, l'ouleur c'est insupportable.
Les heures pieds mouillés, c'est l'enfer.
Là, on tombe sur le soir, on avance, c'est vrai que la douleur est terrible.
C'est trop bon quoi.
C'est un plaisir en soi d'arriver à se dépasser, à faire à la fois du parapente assez technique parce qu'il faut arriver à se ressortir, comme de marcher et faire des sommets absolument merveilleux.
C'est une compétition de parapente qui se déroule dans les Alpes, sur à peu près 300 km, partant de Saint-Hilaire, en allant dans les Arabies, jusqu'à Loguio et en revient.
On a 6 jours pour boucler ce parcours, soit en volant, soit en marchand, par radio ou par téléphone, on communique notre position, là où on atterrit, donc là l'assistant vient nous rejoindre pour une voiture qui nous transporte les affaires de rechange, la nourriture, affaire de couchage.
Et on doit s'arrêter la nuit pour dormir, interdiction de marcher la nuit, et interdiction de prendre une voiture, ou de faire du stop.
Ça décolle!
Allez, 21h-5, on éteint le live tracker.
Putain, c'était moins une empêche, horrible.
Le gars vient de perdre son sac, il a fait au moins 300 mètres de chute.
Je le loupe et je vois le truc qui fait comme ça, c'est horrible, il y avait une falaise comme ça, je vois le truc qui saute la falaise, et là je m'approche et je vois le machin et on était là, on regardait, on fait, allez, l'arbre, l'arbre, l'arbre, l'arbre, bim, non l'arbre, putain.
Et demain on va parler de sonique, il doit... Tchao! Déglinguez! Déglinguez, à la tournée!
Le retour, c'est un truc qui me plaisait parce que ça alliait de l'effort physique et du parapente.
Là, on peut dire que marcher 15h, on est dans des grandes distances, d'efforts d'endurance, l'esplorer, c'est de se faire mal en fait.
De se faire mal, c'est-à-dire tandini, tempoule qui peut varier, stopper net la progression.
Là, on doit boire à peu près 6 à 8 litres par jour, d'eau ou d'apport énergétique liquide.
Je mange plus au niveau sensation, donc je m'arrête pour me faire des battes, des sandwichs, j'ai plus envie de saler maintenant.
Donc c'est des petits détails mais c'est super important pour le moral et tenir le goût.
Comme les journées de vol arrivent, ça devient très tactique parce que les phases de vol permettent de rattraper énormément de phases de marche.
46 km de la prochaine balise, Valpe Louvre.
On va essayer puis on ressalade.
Là, tu dirais qu'il y a une vraie fume, t'as compris, faut bien prendre.
C'est mieux, c'est mieux, putain.
Bien, j'étais dans le lieu, c'est trop chiant.
Si ça fait ça fait, ça fait pas, on est posé.
Première journée de vol, ça prend.
Voilà, le frangin.
C'était un mec, c'est un merci, sérieux, heureusement.
Donc la course peut être suivie en live, compte en réel grâce au module de Live Tracker et que chaque pilote porte avec lui.
Ça fera un classement provisoire et le public suit en direct sur le site internet du Ertour.
Sous le sommet, c'est un peu brouillard, on est, on a posé vraiment à l'arrache dans un coin magnifique, c'est trop bon quoi.
Ça nous met à quitter, je suis pas loin de la balise.
Ça, c'est casse.
Ça passe pas.
C'est vrai qu'on est fatigué, donc c'est pas évident d'être lucide au niveau des conditions, donc j'avais Pierre, donc c'est l'assistant.
Dans notre côté, il y avait Pierre-Yves, le concepteur de la voie avec laquelle je volais, de la sondinateur en permanence.
On me guidait au niveau des chemins, les conditions météo et ça change toute la course.
Le tour du moment à gauche, ça marche.
Plusieurs fois où j'avais pu analyser, j'étais poussé derrière en me disant, par des gens qui étaient très, très pointus sur certains points, une grosse expérience pour me dire, vas-y, vas-y, pas.
J'adore monter, aller voir des sommets, découvrir la plupart des balises, je ne les connaissais pas.
C'est vrai que c'est très agréable d'aller découvrir des montagnes.
Je me suis beaucoup fait plaisir, j'ai vu plein d'animaux, c'est vraiment la récompense.
Finalement, on est avec nous, on pensait être tout seul lâché dans la nature pendant la semaine et en fait de croiser d'autres pilotes, c'est sympa aussi.
Du coup, on ne croise pas de participants, on croise les assistants des autres et c'est vraiment compliqué.
Ce qui se passe après, dans les efforts très longs, on se sent même bien si on n'est pas blessés.
C'est ce qui permet de continuer d'avancer.
Heureusement, c'était trop beau la fin.
Le fait de se tirer la bourre un peu avec les autres aussi, c'est très, très moteur.
C'est un bonheur.
C'est génial.
C'était dur mais c'était excellent.
C'est cool, c'est cool, c'est cool.
La ticket, c'est bien arrivé au bout.
J'en fin.
...
Vol marche, vol marche.
Et les retours, bonjour.
...
Tu vas au nord.
Là, on va au sud.
Ah, au déco sud.
On a vu passer cinq ou six gaillards, notamment de Suisse, dont je terrais le nom, marcher comme des soldats.
C'était énorme qu'on leur passe au-dessus et réfléchir à toi, ça, ça te fera.
Tu veux décoller en deux ou en deux?
Bonne option.
On a un peu les tendours tendus.
Mais on va leur briser, leur petit thermique, t'as tout à l'heure.
...
