Salut Marie! Salut Ben! Alors pour tous ceux qui ne te connaissent pas, qui ne connaissent pas ton
parcours incroyable et ce que tu peux te présenter et puis nous rappeler ton fabuleux palmarès.
Alors bonjour, je m'appelle Marie Bochet, je suis athlète en équipe de France de skis
alpin en sport. Depuis maintenant quelques années, j'ai déjà participé aux jeux en couvert ou
le jeu de sautille, je m'ai prête à participer au jeu de Corée en 2018. Donc mon palmarès en
bref, c'est 15 médailles d'or en championnat du monde, 4 médailles d'or au dernier jeu par
Olympique et puis quelques petits globes aussi. Alors troisième édition, troisième participation
au jeu par Olympique, c'était Vancouver des premiers sautille évidemment, on s'en souvient. Est-ce
que troisième participation, on l'aborde différemment avec beaucoup plus de sérénité? Est-ce
que le stress s'est envolé ou pas du tout? Je crois qu'il s'envolera jamais. Non parce que
forcément elles ont été, enfin déjà les deux premières ont été complètement différentes
l'une de l'autre. Vancouver j'étais une enfant, j'avais 16 ans, j'arrivais avec ma petite innocence
d'enfant et c'est vrai que du coup ça a été un peu compliqué parce que j'avais pas vraiment
conscience de ce que représentaient les jeux, de tout ce qui était autour et de toute la pression
que ça pouvait apporter. Donc voilà j'ai fait deux quatrième place qui m'ont donné vraiment
fin pour les suivants, donc pour Sochi. Pour Sochi j'avais déjà un petit peu plus trusté les
places sur les podiums les saisons précédentes, donc du coup j'avais déjà des ambitions un petit
peu plus hautes et puis un petit peu plus affirmées. Voilà après c'était aussi différent,
c'est du coup j'étais leader mondial et donc j'avais aussi envie de concrétiser ça sur les
jeux. C'est quand même l'événement d'une carrière sportive, donc j'avais vraiment envie de faire
quelque chose de beau là-bas, donc voilà mais j'avais pas encore la pression des médailles que
je vais avoir en Corée parce que voilà j'ai eu quatre médailles sur 5 épreuves, donc voilà l'objectif,
alors je l'annoncerais pas, je ne me l'entendrais pas le prononcer, je suis sûr qu'il y a des grosses
ambitions et il y aura une pression supplémentaire parce que je suis quand même plus qu'attendue au
tour. Tout cet or ces premières places, qu'est ce qu'on peut encore changer en quatre ans
après un tel palmarès au jeu de Sotchi, il y a encore des ajustements à faire, à progresser,
on dit voilà c'est difficile de faire mieux. Si on peut toujours faire mieux, surtout en sport,
en skis d'autant plus parce que c'est ce que j'aime dans ce sport, c'est qu'il n'y a pas un terrain
régulier, on évolue sur des pistes différentes chaque année, sur des conditions différentes,
on peut avoir la piste de descente, ça sera la même que celle du Super G, mais au final d'un jour
à l'autre on n'aura pas la même neige, donc au final il faut savoir ce qu'il y est dans toutes
les conditions, sur toutes les pistes et ça demande un temps, une expérience assez importante,
donc non il y a toujours des choses qu'on peut faire et c'est justement ce qui me fait continuer
aujourd'hui ma pratique parce qu'on pourrait dire tu peux arrêter, tu as quatre médailles d'or,
c'est bon, qu'est ce que tu vas chercher de plus et je vais chercher à atteindre mes limites,
c'est vraiment ce qui me motive et je sens qu'elles ne sont pas encore atteintes parce que je suis encore
des progrecs, c'est ce qui a évolué, que ma technique grandit aussi, donc c'est ce qui me fait
continuer à avancer et puis avoir aussi un petit peu plus confiance en moi et un petit peu plus
serein aussi, donc j'ai encore le travail de choses à faire.
