– Bien, bonsoir. Tout d'abord, je voudrais vous remercier d'avoir retenu notre programme
de sensibilisation des restaurateurs et des poissonniers à la problématique de la surpêche
au moyen d'une programme Mr Gootfish pour illustrer le débat autour de la Blue Society.
Et je suis heureuse de partager avec vous un retour d'expérience, d'une expérience menée
avec Nozika, donc le Centre national de la mer qui a été à plusieurs reprises citée ce soir,
donc une expérience qui a été menée pour participer à notre niveau à la préservation
de la biodiversité marine. Alors quelques mots d'introduction rapide pour présenter
Metro Cachaine-Carrie-France. Nous sommes un grossiste et notre métier est d'être fournisseur
des professionnels indépendants de la restauration, des métiers de bouches, mais également des
métiers non alimentaires. Nous avons une démarche de responsabilité sociétale qui est déclinée
autour de quatre piliers, nos clients, nos collaborateurs, notre empreinte sociétale et
notre développement local. Ceci pour vous expliquer en fait ce qui nous a amené à cette démarche
de sensibilisation de nos clients. Donc Metro a décidé de mener cette démarche de responsabilité
sociétale en s'inscrivant dans la ligne directrice de l'ISO 26000. L'idée était de pouvoir suivre
des lignes directrices qui soient extérieures à l'entreprise, qui soient indépendantes et qui
nous oblige à nous poser des questions sur l'ensemble des domaines d'action qui font la
responsabilité sociétale. Dans ce contexte-là, nous avons été amenés à discuter, à échanger
avec nos clients restaurateurs sur la question du développement durable. Ce que nous avons
découvert, c'est que nos clients sont comme nous tous. Ils voudraient bien faire du développement
durable, mais ils ne savent pas forcément toujours comment faire et quels sont les bons choix. Pour
revenir à la question de la pêche, par moment on peut être perdu entre les listes orange, bleu,
indigo ou autre et finalement quel est le bon choix et comment ne pas se tromper. Donc parallèlement à
ça dans les éléments de contexte, c'est vrai que Metro France est un acteur majeur de la
commercialisation des produits de la mer assez professionnels et donc tout cela fait qu'il était
forcément cohérent pour nous de se poser la question et de chercher une solution à apporter
à nos clients sur la question de la surpêche. Nous souhaitions trouver une solution mais une
solution qui soit donc une alternative d'achat pour nos clients qui souhaitaient s'engager dans une
démarche responsable et préserver les ressources marines, mais que cela soit fait de façon
indépendante et d'où le choix et l'importance, le moment stratégique de la rencontre avec
Philippe Vallette, qui a encore été cité à plusieurs réprises ce soir, qui est le directeur
général de Nausica, et qui nous a proposé en fait ce programme Mister Goodfish sur lequel je vais
revenir. C'était effectivement très important pour nous, n'ont pas d'appliquer un NEM programme
interne ou qui soit attaché à une enseigne, mais véritablement de suivre un programme avec des
bases scientifiques et qui soit totalement indépendant en fait de notre nom. Quelques mots sur
le programme Mister Goodfish. Il a été lancé par Nausica, le centre national de la mer qui
situe à Boulogne et les réseaux océan mondial. Le réseau océan mondial, c'est donc une alliance
mondiale qui regroupe de nombreuses organisations aquariums, organisations éducatives. Le constat,
je ne vais pas revenir dessus, c'est la problématique effectivement de l'épuisement des stocks et des
ressources. Avec une approche particulièrement énovante et qui nous a séduite, c'est qui était
de travailler en fait sur la valle et la dernière étape de la filière et finalement les comportements
et les habitudes de consommation. Une façon d'alléger la pression sur les stocks, ça peut être
aussi de changer les habitudes de consommation, de changer d'espèces de consommation et donc par
effet de vase communiquant, d'alléger la pression sur celles qui sont le plus consommées et donc
achetées et pêchées. Donc une approche énovante et une approche aussi qui nous parlait particulièrement
puisqu'elle était adaptée au B2B, c'est-à-dire le commerce avec nos clients restaurateurs et
poissonniers et à un moment où ils viennent acheter en fait le poisson, on peut avoir de bonnes
intentions mais quand on se retrouve devant un rayon, comment faire le bon choix? Imprimer une liste,
venir sur place avec et c'est tout l'intérêt et l'innovation de la démarche que nous avons
développé avec Mr. Goodfish. Le principe c'est une liste positive, une liste publiée tous les
trimestres par Mr. Goodfish sur la base d'avis scientifique, l'ifrémère est notamment associé
à cette démarche et qui s'adapte au rythme des saisons, des connaissances scientifiques de l'état
des stocks et qui comme vous le voyez là prend en compte la taille également des poissons,
l'état des stocks. Ça se traduit par ce petit visuel que vous voyez là et finalement un slogan
assez positif, très coloré et qui aussi elle mérite de simplifier, de peut-être donner envie de
s'engager dans une démarche de ce type. Pour vous qui aimez manger du poisson, il faut bien choisir
le bon poisson dès aujourd'hui et là encore une fois on se retrouve en aval de la filière et comment
on peut faire évoluer la pression sur les stocks par simplement des changements d'habitude de
consommation. Alors ça veut dire aussi consommer d'autres espèces, des espèces moins connues
qui sont un petit peu moins à la mode, au moins on consomme peut-être plus de cabio que de macro
ou de sardine aujourd'hui. Ça veut dire aussi changer des usages pour des restaurateurs, ça
veut dire travailler d'autres espèces mais c'est aussi faire preuve d'innovation et c'est aussi
valoriser son savoir-faire et donc c'est particulièrement adapté pour des restaurateurs que
de pouvoir aussi se distinguer, faire preuve de différenciation en utilisant et en travaillant
de nouvelles espèces. Je redonnerai un petit exemple par la suite qui est celui du berlingot de
mer qui avait particulièrement été mis en évidence. Pour travailler un berlingot de mer
eh bien je pense qu'il faut être professionnel pour en savoir tirer le meilleur parti. Donc
cette démarche elle se traduit par un petit logo que vous voyez ici au milieu avec un ok bon pour la
mer est bon pour vous et le principe et le suivant les restaurateurs ou les poissonniers
qui souhaitent s'associer à cette démarche peuvent reprendre ce petit logo sur leur carte pour que
leurs propres clients puissent décider d'avoir un geste d'achat ou de consommation responsable en
choisissant ce mois-ci cette espèce là plutôt plutôt qu'une autre. Alors comment nous avons
mis en scène ou mis en avant cette cette démarche. Une démarche tout d'abord de sensibilisation de
l'ensemble de nos équipes. Nous avons des équipes qui travaillent dans les rayons marées qui
forcément sont des amoureux du produit et de la mer et qui ne se le sont pas fait dire deux fois
et bien de devenir des acteurs pour relayer un message positif et un message qui préserve la
biodiversité donc de la sensibilisation finalement elle n'était pas tellement nécessaire mais plutôt
une formation à ces questions de la surpêche et puis au programme et puis surtout un dispositif
visuel pour faciliter finalement l'acte d'achat au moment où le restaurateur ou le poissonnier
est dans le rayon comment je choisis la bonne espèce avec une approche extrêmement positive donc
la communication de la liste trimestrielle l'explication du programme vous voyez ici un petit tout
petit tout simple on reprend le logo sur les pique-pris qui sont à proximité des produits et
ça permet au moment de l'acte d'achat et bien de choisir une espèce plutôt qu'une autre et puis
un discours pédagogique de la part de nos collaborateurs qui peuvent expliquer en quoi
consiste ce programme et comment ça se passe tout simplement. L'idée c'est de créer une chaîne
nous sommes finalement seulement le un maillon intermédiaire et c'est de faire en sorte que
ce message soit relayé par les restaurants avec sur leurs cartes la mise en évidence de ce petit
logo et puis l'explication à leurs propres clients et bien de ce choix et de les orienter
également à travers la carte sur des espèces à sélectionner. Notre démarche ne s'est pas
limité en fait à nos murs nous avons dans le cadre du partenariat que nous avons signé avec
nous c'est une certaine façon et bien l'objectif de communiquer sur cette démarche de la faire
connaître puisque vous l'avez bien compris le principe c'est d'avoir un impact et l'impact
il n'aura de signification que s'il y a beaucoup de restaurateurs et de consommateurs qui
qui suivent la démarche et qui choisissent ces espèces. Donc il était tout naturel et bien de
l'expliquer à travers un certain nombre d'événements qui sont des événements professionnels majeurs
dans notre domaine qui sont notamment le siral selon la restauration qui se tient tous les deux
ans à Lyon également lors de salons professionnels notre cible vous l'avez bien compris ce sont
ce sont les professionnels et puis également de relayer des initiatives nationales comme les
journées de la mer au cours desquelles nous avions particulièrement mis en avant le berlingue de mer
qui est une espace qui est donc recommandée par nos ICA qui ne peut se commercialiser en fait
que sur que qu'à l'état de produits surjolies pour des raisons de conservation et qui en fait un
coquillage extrêmement méconnu qui a des qualités gustatives et puis surtout des qualités de stock et
c'était aussi intéressant et bien de de faire jouer à la fois l'innovation en lien avec la
préservation des espèces. Alors pour avancer sur les impacts et la de cette démarche en
quoi nous l'avons trouvé innovante parce qu'elle est positive parce qu'on ne culpabilise pas les
différents acteurs parce que chacun justement peut faire le choix d'être acteur parce qu'elle
est simple et concrète finalement un simple petit logo pour faire le choix au bon moment et puis
dans l'action que nous nous avions mené ben finalement beaucoup de contacts puisque on considère
que on a 200 000 clients qui achètent régulièrement du poisson dans nos rayons et donc qui ont été
informés de cette démarche et puis des partenaires finalement de la démarche Mr. Goodfish qui ont
été multipliés par quatre c'est-à-dire des restaurateurs qui ont joué le jeu de mettre en
avant ces espèces. Alors un point important pour nous de réussite c'est l'appropriation finalement
à travers toute la France de cette démarche. La démarche elle a été lancée donc à Boulogne il
y a un peu plus de deux ans maintenant elle est reliée aujourd'hui dans 100% de nos points
de vente donc à travers toute la France mais on le sait que un restaurateur bah il vit dans un
environnement local et il a besoin aussi bah lui de relayer des messages locaux et donc un élément
important pour nous et dans les étapes à venir c'est notamment le fait d'avoir des partenariats et
très récemment avec la Fondation Prince Albert de Monaco pour la région Paca et puis la courbe de
la porte dorée pour pour la région parisienne pour faire en sorte que ce message soit relayé au maximum
par beaucoup d'opérateurs différents et que chacun puisse se l'approprier comme étant également un
message un message local. Pour finir pour finir rapidement une démarche qui a été récompensée
récemment pour les les raisons que que j'évoquais à l'instant par deux prix le prix entreprise et
environnement du ministère de l'écologie du développement durable et de l'énergie il y a
deux jours par le grand prix et cèque de la distribution responsable et prix remis donc par
madame la ministre du commerce alors ces deux prix pas forcément pour envoyer des fleurs à métro mais
ils sont importants dans la logique de ce que je vous expliquais à l'instant c'est de faire connaître
la démarche puisque l'impact sera d'autant plus important que la démarche sera connue et reconnue de
l'ensemble des acteurs et des consommateurs et qu'elle sera demandé finalement quand vous
rentrerez dans un restaurant demain et peut-être demander si sur la carte il y a le logo Mr.
Goodfish et vous contribuer à alléger la pression sur les espèces menacées et rétablir les équilibres
et puis enfin aussi un petit signal à notre partenaire Mr. Goodfish et à Philippe Valet je crois
que un partenariat ce qui fait le succès du partenariat c'est qu'il soit gagnant gagnant et
équilibré et je pense que là chacun a trouvé également un partenaire qui permet d'avancer de
façon extrêmement positive et donc c'est une expérience très réussie pour nous je vous remercie de
votre attention.
