Ce tableau a été peint par le peintre américain Herter en 1926, il n'a pas en France, il n'a
pas en mémoire de son fils, parti à la guerre en 1918 et mort quelques mois plus tard, il n'a pas
dans un souvenir de tous ces jeunes hommes qui sont partis à la guerre et qui sont en son mort,
et donc c'est un très grand tableau qui l'a fait à Versailles et ensuite qui l'a offert au directeur
de la compagnie des chemins de fer de l'Est en 1926. Il est resté dans la guerre de l'Est jusqu'en
1931 où la guerre a été agrandie donc il a été décroché, on suppose du haut l'Alsace où il était
pour être mis sur le quai transversal jusqu'en 1948 où il a été démonté et il a été stocké
dans les caves du musée d'art moderne jusqu'en 1964 où il a été ressorti pour le soixantenaire de la
guerre. On l'avait déposé pour faire les grands travaux de la guerre de l'Est en 2002 et il a été
stocké à Moulouse, enroulé stocké à Moulouse et là nous voulions le remettre alors on a un peu
réfléchi sur l'endroit où on avait pensé au quai transversal comme au début du siècle et puis on a
lu dans les historiques que ça l'avait beaucoup abîmé d'être près du bord comme ça près de l'air
et au-dessus des fumées des locaux motifs à l'époque qui étaient à la vapeur donc on a préféré
le laisser dans le hall Alsace mais on l'a mis en face quand on arrive dans la guerre on le voit tout
de suite. Donc quand on a entrepris la restauration, on est allé rechercher le tableau à Moulouse et on
l'a amené dans les locaux de arrête ici puisqu'il y avait un grand moteur sous plafond. On l'a
déroulé une première fois par terre ensuite les restaurateurs ont restauré le support,
la toile par l'arrière, par le devant aussi, on fixait tous les points qui se qui avaient tendance
à se défixer, on consolidait tous les bords en mettant des bandes. Par contre il y a sûrement eu des
infiltrations d'humidité, c'est les noms que ça peut en plus écailler, des pertes de peinture. L'humidité
elle passe dans la toile comme la peinture elle est fixée mécaniquement. Quand la textile
gonfle, il produit en fait ce qu'on appelle un écaillage, c'est à dire la peinture se détache.
Quand il était dans la guerre on avait une image un peu joyeuse, on voyait que la fleur
au fusil au départ joyeux vers la guerre et là quand on regarde de près il y a plein de visages,
d'expression tragique, d'angoisse, des enfants qui quittent leur père etc. On prend une dimension
tout à fait différente, on en a une lecture comme ça je dirais différente. Ils sont tous en fait,
ils sont tous tragiques et là ils savouillent en fait et le coup de la fleur au fusil figure dans le
tableau mais c'est ça qui est ressorté surtout et là on a une autre lecture. Aujourd'hui on fait
la mise en place, c'est à dire qu'en fait le cylindre là on a fait des berceaux pour pouvoir
le supporter et pouvoir dévider le tableau de dérouler sur son châssis définitif. Je ne crois pas qu'on
a été à décaler le bâti de deux centimètres. Arrête de faire ça.
Là je vais me mettre en route l'humidification sous la toile et donc on a un petit appareil
qui produit de l'humidité et on a deux ventilateurs qui va répartir sous l'ensemble du tableau
afin d'assouplir les matériaux constructifs, la toile, la puche picturale et qui va faciliter
l'attention et la reprise des déformations. Je vais.
Sur ce tableau j'ai travaillé plus particulièrement sur la couche picturale c'est à dire d'abord
de refisser la peinture qui avait tendance à s'émietter légèrement et puis ensuite à faire
un nettoyage parce que le tableau avait été largement obscurci par des vernis qui avaient
pris donc qui avait pris de l'âge tout simplement mais aussi par les innombrables fumées poussières
et autres désagréments qu'il peut y avoir dans une gare. Sous donc un épais voile brun on a
retrouvé des couleurs extrêmement fraîches nous avons sur ce tableau une dominante de bleu
évidente et chaque couleur même les rouges et les jaunes ont une pointe de bleu qui donne
une unité incroyable à l'ensemble et qui donne aussi je trouve une atmosphère très particulière
à ce tableau. Nous ne sommes pas en devant des fantômes puisque chaque personnage au contraire
une réelle incarnation ce sont des personnages qui ont tous qui sont des portraits à plus qu'autre
chose et mais par contre ça donne une atmosphère à la fois certainement de tristesse et de
reconnaissance une réelle émotion devant ce tableau dans le sujet et donc le départ des
soldats pour le front nous avons au centre du tableau faisant lever de la victoire avec ses bras
le fils du peintre qui laissera sa vie sur le champ de bataille et qui là part avec beaucoup
d'énergie on peut pas dire qu'il parle il part un peu la fleur au fusil c'est ce qui est peint mais
il part surtout avec je dirais avec un grand sens de l'honneur plus que de plus que de fleurs au
fusil aux mauvais sens du mot et donc la composition du tableau est une composition extrêmement
classique on retrouve donc le le sujet c'est le personnage principal est au centre nous avons
à l'extrême droite herter lui-même qui s'est peint donc le père du soldat qui s'est peint lui aussi
avec un bouquet de fleurs à la main et à l'extrême gauche la mère donc du soldat madame herter les
bras les mains croisées sur la poitrine dans une dans une attitude de quasiment de rente au sens
de la sculpture classique et cette composition c'est donc c'est un verre renversé qui s'ouvre sur
le verre dans l'autre sens que fait que forme les bras du du fils et donc c'est une composition dans
son dessin extrêmement classique par contre dans la façon de peindre les de peindre chaque
personnage je trouve que c'est très touchant parce que on a une peinture qui montre un petit peu
toutes les classes de la société comme cette toile est inscrite à l'inventaire supplémentaire des
monuments historiques nous avons travaillé avec la drac la direction de régional des affaires
culturelles qui a un petit peu regardé chaque étape de cette restauration depuis la descente
jusqu'au remontage dans la guerre de l'est on avait imaginé un cadre un petit peu moderne
et puis plus on a cherché plus on est revenu plutôt au cadre ancien dont on avait pas la forme
au départ et quand on a on a retrouvé une ou deux photos anciennes on a vu qu'on s'était qu'on
était venus vers cette forme de cadre et effectivement aujourd'hui on a un cadre plus
simple que ce qu'il était au départ mais mais grosso modo dans les mêmes configurations la
largeur et les formes générales
