La bicoque, c'est un accueil de loisirs en direction des 11-18 ans, donc qui se situe
sur Gourdon et qui découle directement du service jeunesse de la communauté commune Karsibouryan.
On est sur Nakaïs sur toute l'année, des programmes pendant les vacances scolaires,
programmes d'activité sur des stages, ressources locales, des chantiers jeunes qui se déroulent
au mois de juillet, de l'accompagnement de projets jeunes où l'initiative jeunesse est
vraiment valorisée, portée et accompagnée dans le cadre de dispositifs de la CAF et de la MSA,
et souvent des élus qui nous soutiennent pour nous proposer des chantiers en direction des jeunes
qui se découlent en deux temps. C'est vraiment des matinées sur des missions de chantiers comme
ici même à Saint-Cierre-Madeleon, la semaine dernière on était sur la commune du Vigant,
où on débroussaille aujourd'hui, c'est-à-dire un sentier de randonnée pour rendre accessible la
voie en contrebat. On est vraiment sur l'implication de valoriser l'implication des jeunes sur
leur territoire, c'est-à-dire ils peuvent par la suite dire j'ai participé à ouvrir ce sentier,
j'ai participé à nettoyer l'école au Vigant, j'ai participé à retaper un lavoir ou voilà,
c'est-à-dire il s'implique totalement et c'est valorisé dans le cadre de cette action. Cette année
les jeunes ont souhaité vraiment mettre en place un jeu de rôle en grandeur nature, donc en fait
on a proposé une commune de la commune de Péril qui nous a soutenu pour ce projet et un groupe de
jeunes sur un travail de toute l'année a pu réaliser et mettre en place ce projet. Au départ,
c'est une demande de la Bicoc qui m'appelle et il me propose donc d'accompagner ces jeunes dans
l'écriture de ce grandeur nature, donc je suis intervenante ponctuelle en mission, on pourrait
dire auprès de ces jeunes plus durant, je crois qu'on a travaillé ensemble plus de six mois.
Les jeunes lèvent les mains, c'est parti, 3, 2, 1, partez.
Au départ, on a donc quatre jeunes qui soient l'initiative de ce projet à la Bicoc et qui ont
été régulièrement toute l'année présents aux ateliers d'écriture, ils se sont pris au jeu dans
la mesure où l'univers médiéval fantastique, c'est eux qui l'ont non seulement imposé,
mais aussi nourri. Ce jeu de grandeur nature, ce GM,
finalement, implique beaucoup plus de monde que les personnes mêmes qui sont à l'initiative
du projet puisque on va avoir des copains, de copines qui vont proposer des actions,
des activités, de l'assistance de l'aide des coups de mains ponctuelles, et puis des joueurs
qui vont venir d'un peu partout dans le pays bruyant et on l'a vu jusqu'à encore aujourd'hui des
inscrits de dernière minute qui ont vu les affiches et qui ont eu envie de participer à ce
jeu. C'est vraiment une action qui fait d'air beaucoup d'energies diverses. Alors sur les
partenaires, ils ont déjà des propositions en direction de la jeunesse, c'est-à-dire des
dispositifs qui permettent à des jeunes de venir présenter un projet devant un jury et dans ce
cadre-là ils sont retenus et en partie financés. Donc c'est ce qui nous a permis cette année
d'aider les jeunes, de les préparer, à rencontrer ce jury, à parler de leurs projets.
Pour moi l'Abicoc c'était un sens de jeunesse pour les 12-18 ans donc ça m'a permis de rencontrer
des gens qui étaient de mon âge puisque moi j'étais nouveau dans la région, je connaissais
personne et avec Abicoc j'ai pu faire énormément de rencontres, j'ai pu faire énormément d'activités.
C'est un esprit de citoyenneté déjà, on est sur une démarche où les jeunes doivent
être acteurs de leur propre loisir, doivent faire vivre leur territoire. Si à l'occurrence
il ne se passe rien pour les jeunes, c'est à eux aussi de se mobiliser et d'avoir cette démarche
en disant on va faire quelque chose pour les jeunes. Donc un projet construit par les jeunes qui est
après par la suite en direction d'un tout public généralement puisque c'est bien aussi de s'adresser
à un ensemble de la population et surtout de faire vivre un territoire rural comme on a dit.
