La dernière fois que Marc m'a invitée à présenter quelque chose, c'était il y a quelques semaines, il y a quelques mois, et c'était pour parler de quelque chose qui était beaucoup plus sérieux, c'était un retour d'expérience en rapport avec l'opinion et innovation, tout un tas de trucs.
Et après la présentation, je me suis rendu compte que j'avais oublié de me présenter, de dire qui j'étais et ce que j'avais fait avant. Donc voilà, à la base je suis physicien, j'ai une formation un peu plus business aussi, et j'ai fondé une boîte qui s'appelle présence, je ne vais pas en raconter des tartines, c'est pas du tout l'objet.
Alors, je vous dis ça parce qu'au détour d'une phrase la dernière fois, alors que j'allais parler d'un truc un petit peu sérieux, j'ai mentionné un certain nombre de hobbies, je les ai remis en petit ici, alors vous ne pouvez pas lire, mais je vais vous le lire.
Il y avait résoudre le Rubik's Cube en 50 secondes, il y avait explorer les souterrains parisiens, et puis il y avait aussi faire des tours de magie. Alors là, j'ai dit ça, je pensais que ça allait passer inaperçu, et manque de peau, Marc m'a gentiment demandé d'intervenir sur ce soir, sur le thème, la magie de l'innovation.
Alors voilà, j'ai été bien embêté, j'ai dit que j'étais magicien, c'était un tout petit peu vrai, mais bon, maintenant j'y suis.
Alors, je me disais, en préparant la présentation, de quoi est-ce que je vais parler? Je me suis dit magie, innovation, le remède magique à la crise, l'innovation, le remède magique à la crise, les incontations au dieu de l'innovation.
Enfin, on parle de tous les discours politiques, les rapports, etc. On parle d'innovation un petit peu comme un remède magique, on n'arrête pas d'en parler.
Alors je me suis dit, je vais peut-être essayer de partir dans cette direction, creuse un petit peu, puis voir on arrive.
Et puis après, je me suis rappelé que le presté digitateur de l'innovation, en fait, ce n'était pas moi, c'était Marc, Marc Giger.
Et en fait, cette présentation, il l'a fait avant, donc j'ai bien fait de ne pas partir dans cette direction, et donc j'ai continué à réfléchir.
Et je me suis souvenu de l'époque où j'étais étudiant, où je faisais de la physique, et je faisais aussi des spectacles, de magie pendant dix ans, pour payer mes études notamment.
Et souvent, après les spectacles, les gens venaient me voir et me disaient, alors Albert, c'est un peu bizarre, parce que vous vous faites de la physique, et puis vous êtes magicien à côté.
C'est quoi le rapport? Enfin, c'est un peu paradoxal quand même. Magie, science, ça ne va pas trop ensemble.
Alors c'est là-dessus que je suis parti. En fait, la réponse que je faisais, c'est non, il n'y a pas du tout de paradoxe, c'est tout le contraire.
Et puis c'est de ça que je vais parler un petit peu ce soir. Alors c'est une présentation qui n'est pas du tout sérieuse, enfin pas trop sérieuse.
Et puis voilà. Je commençais avec quelques définitions. Alors quel est le rapport entre l'innovation, slash, la science, et puis l'innovation.
Et puis la magie, pardon. Je manque de sucre, donc je commence à perdre mes mots et puis à les mélanger, donc ne soyez pas surpris.
Et à la fin de la présentation, je fais des phrases qui n'ont ni que ni tête. Donc l'innovation, c'est quelque chose de nouveau, un procédé,
ou une technologie qui est introduite sur un marché. Définition de la science.
C'est pas des hieroglyphes qui sont au-dessus, c'est censé être la phonétique. La science, c'est l'étude systématique de phénomènes naturels
ou de comportements à travers l'observation, des expérimentations, des mesures, et puis la théorisation, je ne sais pas si ça se dit, la formulation de loi.
Ça c'est l'innovation et la science. La magie. Alors la magie, ça n'a pas toujours été ce qu'on connaît aujourd'hui.
La magie au départ, c'était comme c'est écrit ici, lui faire croire aux personnes en des pouvoirs supernaturaux pour pouvoir prendre contrôle.
Alors ça a été énormément utilisé par les prêtres, par des gourous, etc. pour mystifier les gens et puis un petit peu les contrôler.
Alors là, je vous ai mis une illustration qu'on voit. C'est l'illustration d'un temple qui était à Alexandrie et qui explique comment les portes du temple s'ouvraient de manière magique.
Alors en fait, il y avait dans le sous-sol tout un système qui permettait de chauffer l'eau, de créer de la vapeur, et ensuite un système pneumatique qui ouvrait les portes qui étaient absolument gigantesques du temple.
Alors les gens, quand ils voyaient ça, pensaient à une intervention divine. En fait, il y avait quelqu'un qui était en train de souffler sur le feu pour faire ouvrir les portes.
Et ça, ça date de 125 ans avant Jésus-Christ.
J'en ai mis une autre ici qui s'appelle... Alors ça, c'est le plus vieil objet truqué qui a été retrouvé. C'est conservé dans un musée en Allemagne.
Ça s'appelle le Saubervaseur. Et ce vase comporte un double fond et ce vase permet de transformer un liquide dans un autre.
Alors c'est intéressant quand on regarde la date. Je vous ai mis la date, c'est 400 ans avant Jésus-Christ.
Ça veut dire qu'en gros, 400 ans avant Jésus-Christ, on savait transformer l'eau en vin. C'est rigolo, non?
Donc voilà, la magie... Pardon? Donc Jésus, c'était un tour.
Donc pourquoi je raconte ça à cette époque-là? Enfin, je ne sais pas si on en parlait à cette époque-là, mais maintenant, on parle de ce type de magie, de magie noire.
C'est-à-dire la magie qui est utilisée à des fins de contrôler les fous.
Ensuite, la magie au début du XIXe siècle, et après le XIXe siècle, c'est devenu...
Et Franck, on a parlé tout à l'heure, on a commencé à parler de magie blanche, la magie spectacle.
Et ça, ça a été extrêmement popularisé par un magicien français qui vient de Blois, qui s'appelle Jean Eugène Robert Houdin,
et qui a transformé la magie noire en une magie spectacle qui était là pour distraire les gens.
C'était vraiment un shift dans l'utilisation de ces choses-là.
Voilà. Alors, on a parlé d'innovation et de science, on a parlé un petit peu de magie.
Maintenant, je vais vous parler un petit peu de la relation qu'il y a entre ces choses-là, cette relation un petit peu paradoxale.
Alors, j'ai mis en tout petit un mot, prestidigitation, c'est un autre terme pour magie, ça vient du latin, presté, qui veut dire rapide,
et puis digitus, les doigts. C'est la rapidité des doigts.
Et en fait, le magicien a toujours un temps d'avance. Il est toujours en avance.
Alors, il en avance sur plusieurs choses. Il en avance sur le spectateur.
Pendant que le spectateur regarde ici, le magicien est en train de fouiller sous la table.
Mais pour revenir à ce que je disais avant, il est aussi en avance un petit peu sur le temps et sur les technologies qui sont utilisées.
Franck parlait tout à l'heure des électroaiements qui étaient utilisés en Afrique.
Les gens ne connaissent pas les électroaiements et le magicien s'en sert pour faire des trucs.
Et ça a été comme ça.
Enfin, depuis que la magie existe, le magicien en avance sur des savoirs, sur des technologies au dépend des personnes ou des spectateurs.
Donc là, on est sur l'innovation technologique.
J'essaie de faire des liens un petit peu tirés par les cheveux entre l'innovation et la magie.
Autre chose, l'effet plutôt que la technique.
Et cette fois-ci, on essaire l'art de la mises-direction.
Alors ça, c'est un autre grand principe en magie, c'est la mises-direction, le détournement d'attention.
Cacher des choses qui sont extrêmement compliquées à faire et on a l'impression, le spectateur,
à l'impression que c'est très facile que ça marche.
Je voudrais faire un autre parallèle avec l'innovation.
L'innovation non technologique.
Si on prend par exemple l'exemple de l'iffone, l'iffone, pas de technologies nouvelles,
mais un ensemble de technologies et en apparence, c'est ultra simple.
Et le magicien fait un petit peu ces choses.
C'est-à-dire, il fait des choses extrêmement compliquées avec les doigts.
Et pourtant, c'est invisible au spectateur.
Encore une fois, c'est extrêmement tiré par les cheveux, je vous l'accorde.
Je vous avais prévenu.
Alors, relations entre l'innovation et la magie.
Alors, la relation est un petit peu complexe.
Elle est à la fois au niveau du tour, c'est-à-dire au niveau de l'effet,
mais elle est aussi au niveau de l'explication ou de la pseudo-explication.
Et je vais vous donner un exemple.
Et je vais me servir de cet exemple comme filconducteur.
L'exemple qui est ici, c'est un des tours les plus connus.
C'est l'archétype du tour du magicien.
C'est le tour de la femme-cien 2.
Je suis désolé.
C'était une femme qui était choisie à l'époque.
C'est encore beaucoup le cas.
C'est un milieu de misogyne.
C'est comme ça.
Le tour de la femme-cien 2.
Et je vais vous montrer dans quelle mesure, à travers des innovations,
le tour a progressé.
Alors, c'est un tour qui est très, très vieux.
Ça a été réalisé pour la première fois par un magicien qui s'appelait Selbit.
Alors, on est super loin de ce qu'on pourrait désattendre d'un spectateur d'aujourd'hui.
A l'époque, la personne, l'assistante était allongée sur une table.
Elle était attachée au poignet, attachée aux chevilles.
Ensuite, il y avait une boîte complète qui la recouvrait complètement.
Et ensuite, le magicien commençait à cier la boîte.
Alors, il y avait des cris atroces qui venaient de l'intérieur de la boîte.
Mais la boîte n'était jamais ouverte.
On ne voyait jamais la personne à l'intérieur.
Mais bon, puisqu'elle était attachée, c'était qu'elle avait été découpée.
Alors, ça, c'était la première version du tour.
Et bon, rapidement, le public, le marché, si vous voulez,
il voudrait voir un petit peu plus, parce qu'il se dit que la personne a la boîte attachée.
Peut-être qu'elle se détache.
On ne sait pas trop ce qui se passe à travers la boîte.
Alors, il y a le marché qui en attend de quelque chose.
Il y a le marché, mais il y a aussi la compétition.
Les autres magiciens qui veulent faire mieux pour attirer des spectateurs dans leur théâtre.
Parce qu'à l'époque, les magiciens avaient des théâtres.
Et très rapidement après, donc là, on était en janvier 1921.
Et quelques mois après, il y a un magicien qui s'appelle Horace Golden,
qui a proposé une autre version du tour où cette fois, on voyait la tête et les pieds.
Alors là, je ne vous ai pas montré une illustration du tour.
J'ai fait quelque chose que je ne devrais pas faire.
Je vous ai montré une illustration qui est tirée du brevet de cette personne.
Alors, c'est marrant parce que Horace Golden avait une formation scientifique ou d'ingénieur,
je ne sais plus trop, mais il était absolument obsédé par la propriété intellectuelle.
Il avait breveté beaucoup de ses tours.
Et donc, qui dit brevet?
Il dit brevet, il dit divulgation.
Alors ça, c'est assez marrant.
Je vous raconterai une autre anecdote après.
Donc là, on voit à peu près comment ça marche.
Donc la personne n'est pas si en deux, je pense que vous en seriez douté.
Et sur cette version du tour, c'est une boîte qui est suffisamment grande.
La personne qui est à l'intérieur est souple et est suffisamment petite
pour se replier dans la partie supérieure de la boîte.
Et puis il y a des pieds mécaniques qui sortent, qui continuent à bouger.
Et puis voilà, comme ça, le magicien un peu commence à scier
et puis tout le monde ressort sain et sauf.
Mais à cette époque-là, les brevets n'y accédaient pas aussi facilement
qu'aujourd'hui en allant sur Google Patents.
C'était plus compliqué, donc le secret est plus ou moins sain et sauf.
C'est plus tellement le cas.
Alors c'est plus tellement le cas.
Pourtant, j'imagine que vous avez déjà vu David Copperfield voler.
C'est un tour qui est assez joli
et qu'on n'aime pas David Copperfield.
Mais de la façon anti-vol, c'est vraiment la façon dont on volerait dans nos rêves.
Ça le fait, ça marche.
Et c'est pas David Copperfield qui a inventé cette version du tour.
C'est un autre magicien dont je ne vous dirai pas le nom.
Et David Copperfield a acheté une licence de ce tour.
Ce tour avait été breveté lui-même.
Vous pourrez essayer de retrouver ça sur Internet,
mais si vous cherchez le brevet,
vous avez tous les détails qui expliquent comment David Copperfield vole sur scène.
Ça s'est rigolo, c'est l'histoire de propriétés intellectuelles.
Donc c'est des choses qui se font plus trop,
surtout que maintenant que les brevets sont extrêmement facilement accessibles.
Bon, j'en reviens à mon histoire de femme ci en deux.
Donc on voit bien, on commence avec un truc qui est assez loin
de ce qu'on pourrait s'attendre, ce qu'on voudrait.
Petit à petit, il public.
Le marché veut plus.
Les concurrents proposent d'autres choses.
Et puis comme ça, on est tiré par le marché,
on avance d'innovation en innovation.
Le tour, je ne vous ai pas tout mis,
mais ça c'est une version qui date des années 40,
le côté de la boîte est ouvert,
on commence à avoir le bras, on commence à avoir les jambes.
Il y a eu des versions avec des boîtes en plexiglas,
je n'ai pas mis de photos ici, qui sont complètement transparentes.
Il y a eu une version assez connue de Zikfirid Enroy,
dont vous avez sans doute entendu parler,
où il n'y avait plus de boîtes.
Il y avait juste le magicien qui venait se coucher sur la table.
Il avait des habits un petit peu amples, tout ça.
On ne sait pas trop ce qui cachait sous les habits.
Et puis, son comparsse,
c'est le bonhomme en deux.
On coupait la personne cette fois-ci sans boîtes.
Mais bon, il y a encore la table.
On se dit qu'il y a un truc dans la table.
Jusqu'à ce qu'on arrive à la version qui date des années 2000,
de David Copperfield,
celle-là je l'ai vue faire sur scène.
C'est vraiment bluffant, je l'ai vu à quelques mètres.
Donc là, ça commence, il fait le beau, il y a de la musique,
il y a des nanas qui dansent sur scène.
Puis, il y a un gros laser qui vient le couper en deux.
Et puis, il se déboite.
Il marche à côté de ses jambes.
Il tient ses jambes, et puis il marche à côté.
Il n'y a pas de boîtes, il n'y a pas d'habits amples,
et c'est vraiment bluffant.
Voilà.
Donc, les attentes du public,
la concurrence fait que, petit à petit,
par innovations successives, la magie avance.
Donc ça, c'était les innovations au niveau de l'effet,
au niveau du truc, au niveau du tour.
Je vous ai dit tout à l'heure
qu'il y avait aussi de la science sous-jacente.
Alors la science sous-jacente, le magicien n'en parle pas,
parce que ça, c'est révélé le secret.
Mais il y a aussi une fausse science sous-jacente,
les fausses explications, j'appelle les pseudo-explications,
ça, c'est un truc dont les magiciens raffolent.
C'est-à-dire, après, vous aurez refait un tour,
on va prétendre qu'on vous explique ce tour.
Et quand on vous explique ce tour,
c'est pour vous emmener sur une fausse piste.
Et cette fois-ci, les spectateurs sont complètement perdus,
parce qu'on est vraiment sur une fausse piste,
et il n'y a pas moyen de revenir au vrai truc.
Et ça, c'est un truc qui a toujours été utilisé.
Alors là, j'ai remis une autre illustration de Robert Houdin,
dont je parlais tout à l'heure.
Et là, ce qu'on voit, c'est une illusion
qui s'appelle suspension hétérienne.
Alors il arrivait sur scène.
Et il expliquait à son public
qu'il faisait respirer à son fils.
C'est son fils qui est représenté ici.
Il faisait respirer de l'éther.
Alors, vous voyez, on est sur un truc un peu mystérieux.
À l'époque, on ne sait pas trop ce que c'est que l'éther.
Mais il expliquait que c'est un gaz très, très léger.
Et puis, comme son fils inhalait ce gaz très, très léger,
lui-même devenait super léger.
Il se mettait comme ça, à l'éviter dans les airs.
Alors, le truc qui était assez marrant aussi,
et je ne suis pas sûr que ce soit autorisé aujourd'hui,
c'est qu'il avait des gens en coulisses
sur des plaques chaudes de l'éther,
pour que ça sente un peu l'éther dans la salle
et pour rendre le truc encore plus crédible.
Voilà.
Donc ça, c'est le rapport entre la science
et la magie au niveau de la pseudo-explication.
Pseudo, oui, voilà, pseudo-explication.
Donc, vous vous souvenez, j'ai parlé de la relation
entre la magie et l'innovation et la science.
Il y en a au niveau du tour lui-même.
C'est ce qui fait progresser le tour.
Puis il y en a aussi au niveau de ce que le magicien,
du baratin qui va raconter à ses spectateurs.
Alors, j'ai commencé par la présentation
par parler un petit peu de magie noire,
et j'ai dit que c'était le avant,
et que maintenant, c'était plus utilisé.
En fait, c'est pas vrai.
La magie noire, c'est encore utilisé beaucoup
par les gurus des sectes notamment.
Alors, il y a des gens très connus,
comme Gérard Majax, qui se sont battus,
qui continuent de se battre très activement
contre les gurus,
et où ces gurus vont utiliser des connaissances
qui ne sont pas connues des gens
pour avoir une certaine emprise sur eux.
C'est ce que font encore les gurus,
les yuriguelers, etc.
qui font tordre des objets à distance,
tout un tas de choses.
Et puis, ils utilisent ça
notamment pour l'épisode d'explication.
Alors, je vous ai mis l'illustration
sur la couverture d'un livre
que j'ai lu il y a quelques années.
Alors, ma sœur qui n'a pas de formation scientifique
m'avait parlé de ce livre.
L'auteur s'appelle Jeremy Narby, c'est un anthropologue.
Et elle me dit, c'est génial,
parce qu'elle avait lu le livre,
elle m'explique s'il y avait dedans,
ça m'a un petit peu interloqué,
donc j'ai lu le livre moi-même.
Et en fait, la thèse de ce monsieur
qui a expliqué dans sa thèse,
d'ailleurs, il est docteur,
ça fait un petit peu peur, mais il est docteur,
et il explique dans sa thèse et dans son livre
qu'en Amazonie, les Indiens,
pour gagner une nouvelle connaissance
sur les plantes,
pour savoir quelles plantes ils peuvent manger,
quelles plantes, quelle dose de curar
il faut mettre sur une flèche avant de tuer un animal
pour pouvoir le tuer mais sans empoisonner la plante,
il explique que les Indiens,
ils prennent du payoc, ils se défoncent complètement,
et ensuite, quand ils sont complètement défoncés,
ils voient des turcs qui tournent un petit peu
dans tous les sens,
et ce que explique cette personne dans son livre,
c'est que ces Indiens qui voient des hélices
qui tournent, ces hélices, en fait, ils ne sont pas défoncés.
En fait, ils ont accès direct
à la structure helicoïdale de l'ADN.
Et c'est pour ça qu'ils acquièrent cette nouvelle connaissance.
Et voilà, tout son livre est basé
sur ces espèces d'analogies
en utilisant un petit peu un vocable scientifique
mais qui ne repose sur aucune...
Il n'y a pas de théorie scientifique derrière.
Et voilà.
Et des gens y croient.
Donc je résume.
Il y a une relation entre la magie,
l'innovation et la science,
qui peut paraître paradoxale.
Je vous ai mis sur la première colonne de droite,
c'est la magie blanche,
puis je vous ai mis trois lignes.
Il y a le truc, enfin pas le truc,
en français, l'effet, le tour.
Alors si on prend l'exemple de la lévitation,
c'est la lévitation.
Ensuite, il y a le secret du magicien,
ce qu'on appelle le truc en français,
qui peut, par exemple, reposer sur des nouveaux matériaux,
des fibres très, très fines, très, très résistantes
qui permettent de faire voler David Copperfield, par exemple.
Et puis, il y a la pseudo-explication
qu'on peut donner.
Ça peut être les terres, ça peut être autre chose.
Donc ça, c'est cool.
C'est la magie pour distraire les gens.
À côté, il y a aussi la magie noire,
et ça fonctionne de la même manière.
On a le tour,
par exemple,
l'effet, accéder à une connaissance
des plantes.
Alors le vrai truc,
c'est pas parce qu'il se défonce avec du payoc,
mais parce que c'est un apprentissage empirique.
Donc une fois qu'ils ont mangé ces petites baies rouges
et que
ça les a rendues malades,
la prochaine fois, ils en mangent pas.
Ça fonctionne plutôt comme ça.
Et puis, il y a la pseudo-explication
qui sont l'utilisation de narcotics.
Et ça, l'utilisation
de ce genre d'abus
pour gagner un certain contrôle
sur les gens, abuser de leur naïveté,
c'est mal.
C'est ma conclusion.
Alors...
...
Alors, j'ai la sensation...
Enfin, j'ai la sensation, je sais pas...
Il me reste un petit peu de temps.
Alors, j'ai appris tout d'alors
en arrivant qu'il fallait que je fasse aussi des tours.
C'est là que je suis un petit peu plus embêté
parce que j'ai rien prévu.
Oui, j'ai rien apporté, en fait.
Alors, j'ai quand même essayé de faire quelque chose.
Mais j'ai besoin d'aide.
J'ai besoin d'aide.
Tu parles.
C'est pour couper une dame, non?
Parce qu'on avait prévu
deux dames que tu pouvais couper.
Ah, non, non, non, non, non, non.
Non, alors...
...
...
Oui, oui, tu parles.
Non, en fait, j'ai besoin d'aide de tout le monde.
Alors...
...
Je n'ai pas besoin d'aide.
Alors, j'ai donc Dakota
...
...
...
...
...
...
...
On danse un petit peu.
Marc, tu peux prendre une photo?
Vous pouvez nous faire faire la main pour tout.
Ça, c'est pour pouvoir les magiciens.
Je vous devrais vite danser sur l'état pour les faits.
C'est juste parce que on est dans plein de lignements
qui sont là-bas.
Regardez le main, regarde.
Maintenant, on va compter jusqu'à 3.
Et à 3, on va...
4 lignements.
1, vous pouvez compter avec moi.
1, 2...
Parfait.
Très bien.
Regardez, il y en a un.
Bien serré.
Voilà, parfait.
On a les mains bien serrées.
Je vous bouge un peu les doigts.
Donc un petit dégacité à ce pismon.
Les mains de la main.
Attention à votre voisin de devant.
Il y a déjà des lignements pour les parfaits.
Attention, on va vraiment compter jusqu'à 3.
Et à 3, on va faire...
4 lignements.
Vous êtes prêts?
1, 2, 3.
4 lignements.
Pas mal.
Maintenant, si tout s'est bien passé,
vous avez les mains dos à dos, les deux vers le bas.
Si c'est vers le haut, c'est pas bon.
Je vais encore bouger un petit peu les doigts.
Je vais refier juste que personne n'ait perdu.
Si personne n'ait perdu, c'est bien.
Maintenant,
on va prendre la main de droite.
Et on va faire passer par dessus la main de gauche.
Donc main droite.
Par dessus la main de gauche.
Par dessus la main de gauche.
Par dessus la main de gauche.
Attention, c'est la partie compliquée.
Pas le moment de perdre le fil.
Pas le moment de s'endormir.
Maintenant, on va
serrer les doigts.
Serrer les doigts.
Serrer les doigts.
Tout le monde se sert bien les doigts.
Parfait.
Maintenant, on va compter jusqu'à 3.
Tous ensemble.
Une dernière fois.
1, 2, 3.
Desserrez les mains.
Fin.
Non.
Là-bas, au fond de la tête.
La jambe rachetée.
C'est ça.
On va commencer.
Là, j'ai mis 1 dégant.
C'était la mise direction.
Vous n'aurez pas plus.
Normalement, je devais faire ça
pour faire un peu d'autorpromotion.
Je vais le faire améliorer par vous.
Bon.
J'ai un peu menti
ce que j'ai apporté.
Je vais avoir besoin de 2 personnes.
Alors, j'ai besoin.
Ah, si.
Vous m'envoyez sur scène.
Et...
Ah non, c'est déjà parti.
Monsieur.
Vous m'envoyez.
Alors, si, oui.
Un.
Je confirme.
Alors, je suis désolé
pour ceux qui sont assis.
Là-bas, vous n'avez pas vraiment de choses.
Mais, j'avais le choix
entre mettre une chaise ici,
m'asseoir sur la table,
et faire monter 2 personnes sur la table.
C'était un peu dangereux.
M'asseoir dans le con.
Donc, je vais m'asseoir.
Vous allez voir quelque chose qui parle à la part.
Oui.
On va vous mettre cette bouche.
On va regarder le film sur internet.
Bon. Alors, pour le tour,
qui suit
l'utilisant d'autres gens, le principe de la magie.
Euh...
Mais je vais pas oublier comment ça va.
Là, je vais le faire.
Alors, je vais donner
cette bouche en si
à monsieur qui joue sur son téléphone.
Ceci.
Non, je dirais que c'est pas ce que vous avez choisi.
Voilà.
Ceci est communément appelé un amour.
Euh...
Monsieur, c'est une voix de vérifié,
c'est amour qui est bien soyé.
Mais j'ai ici le corde
que je vais donner
à madame.
Hop.
Allez, laisse tomber la corde.
Vous voyez?
C'est normal.
J'ai le corde
vérifié qui est bien solide,
qui n'a pas de pigeon que j'ai à l'intérieur,
pas de défendre et pas de émou.
C'est normal.
Bien. Alain,
Cébille, vous allez bien.
Oui.
Eh ben, vous allez me rejoindre sur ces
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dans ce petit point.
Et dans un petit instant,
Cébille, venez un peu.
Dans un petit instant,
je vais vous demander
de prendre ceci
et ce là.
De prendre ceci à droite
et de me faire disparaître.
Vous vous soyez impressionnés
si vous pouvez faire ça.
Bon, je vais pas faire.
Euh...
Bon.
Vous vous souvenez de la position
que ça s'est important tout à l'heure.
Ah...
Ça va?
Comment il est cette anneau?
Solide.
Solide?
Vous êtes très fort, monsieur?
Bien.
Ah non, vous pourrez vite.
Cool.
Vous pourrez vite, ça va?
Non, en fait, je parie de l'anneau.
On va déjà récupérer la porte.
Ah non, c'est que vous pourrez aller
récupérer la porte.
Madame, cette porte est solide.
Vous avez tiré dessus.
Vous avez vérifié le dos d'un.
Madame, vous pouvez tenir un petit peu dessus
si c'est vous voulez.
Et je vais le faire vis-à-vis.
Allez, venez devant moi.
Je vais vous demander
de faire
le plus fort que vous pouvez
et de faire un neuf par-dessus
des poignées. N'hésitez pas à serrer.
Le plus fort que vous pouvez.
Non, c'est vrai.
C'est vrai.
C'est vrai.
C'est vrai.
Non, c'est passé.
Vous pouvez essayer de passer en droite
avec la porte d'allémane.
C'est vrai.
C'est vrai.
Vous pouvez faire un troisième-deux.
Allez, on est là.
Vous voyez, c'est vrai.
Cette porte par terre qu'elle ne la ramasse pas.
S'il vous plaît.
Pourriez-moi de me chercher
l'ado qui est
le...
J'ai plein d'octobre après, mais c'est
un tour de cartier, parce qu'on va se parler
de fer à l'aéroportement.
Je vais lui donner la sondage.
Vous pouvez passer la mousse, s'il vous plaît.
Voilà, vous le donnez.
Merci pour que je puisse la trapper. Parfait.
Ah non, c'est bien.
Je vais vous montrer ce morceau de tissu.
Est-ce que vous pourriez le prendre?
Je vais vous le montrer dans l'autre sens.
Avec ton du lait.
Et vous le posez sur les épaules
et sur les jambes.
Voilà, un petit peu plus...
Non, c'est bien comme ça.
Je vais vous le penser.
Je vais vous le remettre.
Je vais vous le remettre.
Je vais vous remettre.
Ah non, c'est bien comme ça.
Je vais vous le remettre.
Je vais vous remettre.
Ah non, c'est bien comme ça.
Non, il ne fallait pas tenir.
Ah non, il ne faut pas y lever.
Ah non, c'est bon.
C'est absolument impossible.
Alors, ok.
Lâchez le mot.
Attrapez-moi le bras, s'il vous plaît.
Faire un peu plus haut.
Avec les mains et les deux mains.
Déboîtez-moi le faux bras.
C'est une blague qui est trouvée.
Alors, on va continuer comme ça.
Est-ce que vous pourriez le prendre?
Vous trouvez deux enfants du tissu
sur le bras avec le bras.
Est-ce que vous pourriez l'aider?
Et voilà.
Très bien.
Qu'est-ce que c'est?
L'anneau.
Je n'ai pas soumis.
On l'a pas pris.
Non?
Bon.
Du coup, on revient.
Dernière facilité.
Un morceau de tissu.
Alors, attendez.
Baissez-le un petit peu.
Ça, c'est un tour.
Ça fait partie d'une discipline.
C'est une d'escarpologie.
C'est pas très français, mais en anglais ça fait.
Ça vient de l'essayer.
C'est un truc qui était très plaisé.
Il n'y a pas...
Il n'y a pas...
C'est pas comme ça qu'il monte sur scène.
Mais ça reste quand même...
Je ne sais pas s'il ne peut pas...
C'est ça.
Ça reste quand même...
Franchement bonjour.
Si je l'avais fait sur la table,
c'était quand même...
Je ne vais pas faire.
Je ne vais pas pouvoir comme ça.
Pour y être possible,
je vais me mettre ça
une dernière fois sur les bras.
Et ainsi, je vais te souvenir
pourquoi je vous en répétais ça.
C'est parce que...
C'est une salle d'abonnissement en civil.
Et...
Bon...
Il m'en reste une dernière petite chose.
Et si je vais faire un petit bout...
Alors, j'allais prendre un bouton de pierre.
C'est une malade.
J'ai oublié de vous aller un jeu de cartes.
Bah, c'est la crise.
Les cons.
J'ai oublié le jeu de cartes.
Et bah, c'est certain.
On a des problèmes.
Les spectateurs de plus, de marché de plus.
Il y a des contraintes.
C'est la crise.
Marc, vous venez mettre des personnes?
Oui.
Marc, s'il te plaît.
Qu'est-ce qu'on doit faire?
Oui, l'artinement.
Je vais mélanger la carte.
Marc, s'il te plaît.
Est-ce que je peux attraper le jeu de cartes
à côté des couteillères?
Deux jeux de cartes.
Le jeu de cartes à musique.
Tu veux voir?
Tu le connais.
Encore deux?
Cinq ans.
Cinq ans de deux.
Parce qu'on a enlevé les dioclètes.
Alors là, il y en a à 54 ans.
Marc, pour aller si tôt vrai,
s'il te plaît ouvrir le paquet.
Oui.
Très bien, tu sors les cartes,
mais ne les gardes pas.
Et tu vas sortir les cartes.
Parce que tu veux réveiller le jeu normal.
Je vais l'entraîner et s'il te plaît,
tu l'enlevez.
Parce qu'on a marre.
Parfait.
Alors,
qu'est-ce qu'on fait normalement?
Mais Marc,
tu parles de ces deux bêtes.
Voilà, super.
C'est ce que vous imaginez là?
Voilà.
Là, je ne veux pas que vous l'enlevez.
Il y a dans les fournus.
Très bien.
Tiens-moi.
Je ne vous amie marre pas trop,
quand même.
Alors, ensuite, dans un tour classique,
le magicien va prendre les cartes.
Je vais lui donner les cartes, etc.
Mais ça, c'est un peu facile.
Parce que si je le touche les cartes,
je ne vais pas les coucher.
Je vais vous donner par rapport au petit point,
et tu vas faire défiler les cartes
et tu t'arrêtes quand tu veux.
Et quand tu as décidé de t'arrêter,
tu en prends le nom ou tu la regardes?
D'accord.
Tu la regardes?
Tu la regardes maintenant?
Oui.
C'est bien?
Tu t'es soif que pas, Jean-Yves?
Mais non, je le suis.
Je n'aurai qu'un petit peu de ce qui vient de se passer.
On a appris un jeu de cartes
qui était neuf,
que je l'ai ouvert toi-même.
Puis tu as vérifié.
Je ne me mélangais pas.
Puis, à un moment, je n'ai touché
uniquement rien.
Et pourtant,
tu peux vérifier dans ta classe.
Parfait.
Et pourtant,
je peux deviner
quel parc Marc a choisi.
Marc,
tout le monde qui se pourfittait de ce qu'il a se passé,
pourrait-tu citer?
Allez, c'est à boire haute, nomine,
la carte que tu as choisi.
Il n'y avait pas un truc?
Je peux, c'est vrai.
Alors,
c'est mon enfance, Marc.
Je ne voudrais qu'un autre,
c'est le nom de la carte que tu as choisi.
Le 7
de Pi.
Tout le monde a bien entendu.
Le 7 de Pi.
Là-bas,
sur tableau,
dans ce parc de cartes,
il y a 15 membres de cartes,
par exemple,
5 membres de cartes.
5 membres de cartes.
Et Marc a choisi le 7 de Pi.
Dans ce parc de cartes,
toi, t'as que le nom sur la table,
ou quoi, je ne peux pas faire.
C'est pas bon, je vois.
Il y a 52 cartes.
Parmi ces 52 cartes,
une seule étale en bas de Marc
n'est-ce que tu vois ces cartes.
Si tu veux attraper ces cartes ici de lui,
tu la regardes,
tu la montes par où.
J'ai la montre à celui-ci, là.
Alors, je ne sais pas qui l'a dit,
je ne sais pas, c'est pas moi.
Parce que moi, je n'ai rien fait.
J'ai préparé une carte à l'envers
parce que ce soir,
c'est Marc qui a deviné
à ce point de l'épargner de mon jeu.
Donc, ça, c'est un affrontissement pour Marc.
En gros, merci
pour être le prestigiateur
de l'innovation.
Alors, question
ou discussion, oui.
