Je m'appelle John Bojanovski. Le domaine est le clos du graviasse, un graviasse comme
du gravier. J'ai 40, c'est une bonne question, je ne sais pas à quel âge, 46 ou 47.
On est à Saint-Jean-de-Minervois, mais moi je viens de beaucoup plus loin, je suis américain,
je suis passé mon enfance dans le Kentucky, un pays qui ne ressemble pas trop à Saint-Jean-de-Minervois,
mais je suis très bien ici.
Je n'étais pas toujours vigno, en fait je fais plusieurs choses différentes,
je fais un petit trois mois en Pologne et c'était ce jour en Pologne qui m'a convaincu qu'il fallait
vraiment voir le reste du monde et beaucoup plus que j'avais rien vu jusqu'à là. Et donc
j'ai essayé de trouver une société qui voulait me payer pour voyager quelques mois plus tard,
j'habitais paris et je travaillais surtout en oroi de l'Est. J'étais responsable commercial,
un fabricant dans l'informatique, un fabricant américain. Ce qui m'intéressait c'est de voir le
monde. Je n'ai assez vu et c'est à cette époque là que j'ai rencontré ma femme et elle était
propriétaire d'une rêve autre. Toujours pas à chasser l'argent, mais à essayer de faire
quelque chose, pas seulement vendre quelque chose, mais faire quelque chose avec nos propres mènes et
quelque chose plus ludique que les tomates. Il y a des gens qui kiffent pour les tomates mais moi
c'est beaucoup plus intéressant, les ondes entre le vin et le table, nourriture, bonheur, le plaisir.
Et il y a ce parti terre aussi qui est très satisfaisant. Je pensais jamais arriver à
faire descendre dans un bled dans le sud de la France, même pas en province, un américain. Et
finalement dès les premiers week-end qu'il est venu, je lui ai fait voir notre côté de la nature
qui ne connaissait pas, l'odeur du thème, les beautés derrière, le paysage et les oeufs,
et tout ça. Il y a de suite beaucoup plus. Avant d'arriver ici, j'avais jamais fait la
masonnerie, j'avais jamais conduit un engine agricole, j'avais petit jardin mais c'était
tout. Mais quand on en vit, on peut faire beaucoup de choses. De le début, notre but c'était de
faire des très jolis vins, pas juste des vins buvables, vraiment d'aller jusqu'au bout de raisins. Donc
pour faire ça, c'est pas seulement un éthique, c'est un esthétique. Ça aidait bien que j'étais
bien formé dans l'amour des bonnes choses. Quelqu'un qui m'a montré des jolies choses à manger en
France, voir en France, voir en France, c'est pas qu'une question de raisin, c'est une question de
paysage. Il faut se sentir dans un atmosphère de qualité et de beauté. Ici, il y a un genre de
minervoie, c'est magnifique. Ici, il y a un genre de minervoie, c'est le surface de la lune. S'il faut une image, une parole, c'est la lune ici. On veut
faire le vin sur la lune. Et c'est pour ça que c'est bon.
Ça, c'est des raisins qui sont toujours sur le Garnache. Au printemps, notre voisin dit que je vais tuer
des américaines. Je vais tuer des américaines. Il le dit à moi parce que ça a eu fait rire. Mais ce qu'il va faire, c'est qu'il va
tuer ces choses-là. Et vignes européennes sont greffées sur les américaines parce que les
américaines ne craignent pas le phylloxera qui tue des plantes européennes. Et on veut des raisins européens
parce qu'ils ont le meilleur goût que les raisins américaines. Ça, ça tombe bien. Je n'ai pas fait le spray.
Là, aujourd'hui, nous sommes sur le plateau de Cazelle où nous avons la plupart de nos vignes et tous nos
vignes anciennes. Mais aujourd'hui, nous sommes en balade avec un géologue qui est en train de nous
expliquer qu'est-ce qu'il y a vraiment comme sol, comme terreur. Et c'est très intéressant.
Aujourd'hui, c'est un balade dans les vignes sur ce plateau suivi tout de suite par une dégustation
des 22 sept plateaux parce que ce plateau va être l'objet de mouvement pour créer un cru.
J'avais comme plan projet des vignes écrivains. Je voulais voyager pour voir des choses,
pour avoir des choses à écrire. Et j'ai bien voyagé, mais quelque part entrer ici et
Singapore, j'ai perdu l'envie d'écrire sur papier. Côté chant artistique, moi depuis l'âge 14 ans,
15 ans, je chante. Et depuis maintenant 6 ans, je chante dans un petit groupe de dînes et théâtres
musicales et le lard de la table qui s'appelle les crocs monotes. C'est blanc, rouge, ça c'est
l'assemblage de cinq sépages. Et après, c'est les caragnards. C'est moi. C'est vrai.
