Bonsoir, donc je me présente, je suis Thierry Deschamps, je représente la société ARC LCO,
donc avec beaucoup de air, on est une société française, on existe depuis un peu plus de
20 ans, on a été racheté par un groupe japonais il y a maintenant 8 ans, d'où le ARC qui
precede maintenant d'autres noms, donc comme l'a expliqué Frédéric, nous sommes prestataires en
prototypage rapide, donc depuis maintenant un peu plus de 20 ans, on a intégré les machines de
stéréolithographie et de frittage de poudre, à la base nous étions bureau d'études, pièces
plastiques, et puis quand sont arrivés les premières machines de stéréolithographie, on s'est
intéressé à la technologie, on a voulu pour nos propres besoins avoir une machine en interne et du
fait des investissements qui sont très très lourds sur ce type de technologie, donc pour pouvoir
amortir les investissements qui sont très très lourds sur ce type de technologie, on a décidé
assez rapidement de proposer à d'autres bureaux d'études de faire de la prestation en prototypage,
et puis donc au fur et à mesure on s'est rendu compte qu'il y avait un vrai besoin dans
l'industrie, nous avons abandonné les études pour nous consacrer uniquement à la fabrication de
pièces en impression 3D, donc comme on l'appelle maintenant, à l'époque on avait juste le terme
de stéréolithographie, et donc on a comme ça développé les différentes solutions, donc le
premier intervenant a parlé de tout ce qui était aujourd'hui dans la perspective au niveau de l'impression
3D, parce que c'est vrai que le gros tournant qu'il y a eu ces quelques dernières années c'est
que beaucoup des brevets qui protégeaient les machines sont tombés dans le domaine public,
donc ça a permis à un grand nombre de petites sociétés de d'essayer de fabriquer leurs petites
machines, donc ça a permis une éclosion du marché de l'impression 3D, donc maintenant,
dans les dîners, quand je parle de mon métier, maintenant je dis que je fais de l'impression
3D, avant je disais plutôt que je fais des prototypages rapides, donc je change un peu de
sémantique pour me mettre au goût du jour, donc il faut savoir malgré tout que toutes ces machines,
enfin je vais dire petites machines sans être péjoratifs, aujourd'hui ne répondent pas aux
besoins des industriels, donc on a un certain nombre d'avantages d'avoir ces machines parce que
l'investissement est très faible, les inventeurs, les personnes qui ont de nouvelles idées peuvent
facilement faire plusieurs iterations sur un nouveau produit sans investir beaucoup, mais il faut
savoir qu'ensuite, lorsqu'on commence à entrer un petit peu plus profondément dans le besoin
industriel, ces techniques là ne sont pas suffisantes en termes de qualité d'aspect de rendu et de
projection sur le produit final, donc pour casser un peu le mythe, je vais plutôt vous présenter un
petit peu ce qui se passe derrière en fait la stéruitographie ou le frittage de poudre ou les
autres techno de prototypages rapides, l'impression 3D, donc nous nous sommes équipés de 7 machines
de stéruitographie, des machines qui permettent de faire des pièces jusqu'à 500 mm au cube, sachant
quand on fait des pièces plus grosses, notamment pour l'industrie automobile, on fait plusieurs
éléments collés et nous sommes équipés de 2 machines de frittage de poudre en France, je parle du
site français qui est en haute savoie, mais donc pour réussir à sortir des pièces qui soient
représentatives pour les designers, pour le marketing, pour les bureaux des méthodes, etc,
on a besoin d'aller un petit peu plus loin, il faut savoir qu'effectivement comme ça a été
dit tout à l'heure, on a tendance à entendre maintenant que les technologies de prototypages
rapides, c'est un fichier, un bouton, on appuie dessus, la pièce sort, c'est magnifique, on est
contents, c'est pas cher, mais malheureusement effectivement si on veut pouvoir avoir quelque
chose qui parle vraiment dans la chaîne de production du produit, il faut qu'on se rapproche
au maximum de ce qu'il sera une fois qu'il sera pour le grand public dans les linéaires. Donc derrière
les solutions de prototypage, il y a beaucoup d'hommes, en fait nous sommes 40 pour les deux tiers,
ce sont des personnes qui sont à l'établi, à l'atelier, qui font un peu de programmation,
mais qui sont souvent à la finition des pièces. Donc sur ces personnes, on a typiquement ce qui
se passe derrière, c'est-à-dire que les pièces telles que vous les verrez, telles que vous les
présentent à Frédéric, là elles sont finalisées, elles ont nécessité l'intervention humaine en
fait de personnes qui ont fait la finition, donc qui sont des maquettistes, des gens des modéleurs,
etc. et qui ont fait tout ce qui est finition. Donc toutes ces petites mains,
là-haut de là aussi sans être péjoratifs, sont indispensables si on veut vraiment avoir
des produits qui soient significatifs. Et ça va permettre donc d'au-delà de la stéréo,
au-delà de la pièce faite en ABS, en dépôt de fil ABS, en fait en frittage,
d'aller enlever tous les supports parce que sur chaque techno on a besoin de support. Alors
j'aurais pu remonter sur la première photo, vous montrez, voilà, par exemple ici on est sur
des pièces en stéréographie, donc on a sur toute la partie, sur toute la hauteur, on a une
sorte de petit échafaudage, donc ça c'est des pièces qui ne sont, enfin ce sont des, c'est de la
résine, mais qui ne constituent pas la pièce que souhaite le client, ce sont des supports. Comme
on est dans un matériau liquide, tout ce qui va se fabriquer sur la planche de fabrication,
sur la grille de fabrication, va se trouver dans le liquide. Donc au fur et à mesure qu'on va
monter une couche, la couche horizontale qui est tout en haut, pour la fabriquer sans qu'elle s'affaisse
sur les premiers millimètres, on est obligé de mettre des échafaudages. Ces échafaudages,
il faut quelqu'un les enlève ensuite, donc c'est là qu'interviennent les personnes qui sont à
la finition. Donc voilà, l'idée si vous voulez, enfin, j'entends effectivement beaucoup de choses
sur le prototipage, enfin sur l'impression 3D. L'idée c'est de vous dire que si vous êtes
dans un processus industriel, il faut savoir qu'assez rapidement les solutions d'impression 3D
seront dépassées et ne pourront plus être suffisantes pour présenter votre produit. Je rencontre
énormément d'inventeurs qui veulent vendre un nouveau process, un nouveau produit, un nouveau
concept à des industriels. Le plus souvent je leur dis, ce qui est vendeur, même si votre produit
est propre et bien conçu et bien pensé, s'il n'est pas vendeur au moment où vous le présentez
à l'industrie, vous pouvez vous faire retoquer alors votre produit est bon. Donc de la même façon,
travailler avec des outils d'entrée de gamme peut être un piège et il faut vraiment faire
attention de travailler avec les bons outils si nécessaire, aller vers des prestataires comme nous
mais comme d'autres, il y en a un grand nombre sur la France. Donc sur ce type de pièces, il y a
des petites imperfections, il y a des choses à reprendre, il y a le fait de faire une finition
peinture, donc de rendre les pièces esthétiques au niveau du marketing. Quand on travaille pour des
grandes marques, il faut savoir que les décisions se prennent souvent au niveau du marketing. Le
marketing, si on leur amène une pièce brute, ça ne leur parle pas et ils veulent la bonne couleur,
la bonne teinte, la bonne texture. Donc tout ça, on est obligé de le faire de façon très traditionnelle
avec des opérateurs. Ensuite, donc les matériaux évoluent, on a parlé tout à l'heure de l'impression
3D, je ne sais pas si vous avez parlé du chocolat, ce que je suis arrivé un petit peu en retard mais
il y a le chocolat, il y a le sucre, il y a les cellules souches pour faire des organes implantables.
Il y a vraiment beaucoup de pistes qui sont explorées mais malheureusement, si on revient
concrètement à l'industrie, on a besoin de produits qui vont tenir des sollicitations mécaniques,
thermiques, produits qui vont être dans des hydrocarbures etc. Donc aujourd'hui, on a très peu
de solutions de prototypage rapide qu'ils permettent. Donc pour ça, on est obligé de passer par des
solutions empiriques, que sont par exemple la fabrication de moulins en silicone, donc on l'a
utilisé sur le cas du dualo. On fabrique effectivement les premières pièces en stéréolithographie,
donc là ça permet de valider le fichier, de vérifier les quotations, de voir si les pièces
se montent facilement etc. Mais les pièces restent fragiles. Donc ensuite, on va passer
sur des moules silicone. Ça va permettre de dupliquer la pièce, déjà de pouvoir commencer à le
présenter dans diverses salons, présentations clientelles etc. Avec des propriétés esthétiques
et mécaniques qui se rapprochent un peu plus des termes plastiques puisque là on va travailler
en thermo dur. Et donc ça permet vraiment de commencer à faire vivre le produit en étant
passé au-delà de la phase d'impression 3D. Donc voilà, là c'est un opérateur qui est en train
d'ouvrir un moule. Donc le principe c'est effectivement d'utiliser des machines très
très veilles puisque ça c'est des solutions qui sont empiriques, mais de dupliquer les pièces à
loisir. Et puis dans la phase ultime, ce qui est le cas du dualo, j'espère très rapidement,
c'est qu'une fois que le produit a commencé à vivre, alors soit en parallèle soit après,
on arrive sur la fabrication en série. Donc là, la série ça veut dire aussi bien du produit
grand public qui va être vendu en millions d'exemplaires que des industriels qui sont sur
de la petite quantité, des petites niches. Mais malgré tout aujourd'hui, le fantasme de pouvoir
fabriquer des séries sans outillage, voilà ça reste encore un fantasme parce qu'en termes de coups
c'est prohébitif, en termes de qualité c'est pas encore le résultat souhaité. Donc on va
passer vers des solutions classiques, c'est fabriquer du moule d'injection et puis fabriquer
à partir de ce moule, faire de l'injection série. Voilà donc là encore, même si en parallèle je
dirais, de toutes les solutions de prototypage rapide d'impression 3D, les solutions de fabrication
d'outillage ont également évolué, les électroérosions, l'usinage tout à énormément évolué,
donc ça nous permet aussi de continuer à gagner en productivité, en rapidité de
conception, en rapidité de fabrication, mais on reste sur des solutions plus traditionnelles.
Voilà donc je dirais que je casse un peu le mythe mais voilà, il faut savoir que l'impression
3D, il se passera beaucoup de choses dans les années à venir, je pense qu'on a nous de notre part
beaucoup de clients qui s'équipent en petite machine, ça leur permet de, au lieu de faire
qu'une ou deux intérations, d'en faire 7, 8, 10, 6 vols pour définir la bonne géométrie,
donc on les encourage plutôt nous à investir dans ces machines parce que notre valeur ajoutée
c'est ensuite de les accompagner comme sur les projets de Nimos pour essayer d'aller le plus
près possible du produit final et de la fabrication série. Voilà.
