Bonjour et bienvenue dans votre nouveau numéro du tête-à-tête décideur.
Connaissez-vous les ICO pour Initial Coin Offering? Ce terme désigne un mode de financement
participatif basé sur la technologie de la blockchain et sur un système de jetons virtuels
que l'on nomme les tokens. C'est en 2013 qu'a eu lieu la première ICO et ses opérations
ne cessent de croître puisqu'en 2017, on devrait recenser environ 2000 ICOs contre
une soixantaine en 2016. Ce mode de financement n'est cependant pas encore réglementé mais
est l'avenir des levées de fonds pour obtenir des précisions sur ce sujet, un expert Gautier
Bross, fondateur de la société Attaïenne. Pour poser le cadre de cette émission,
qu'est-ce qu'une ICO précisément? Comme vous l'avez très bien dit, c'est
une initial coin offering, donc ça va être une émission de tokens, de jetons, qui vont
être vendus en prévente. En fait, c'est une vente anticipée de jetons qui vont permettre
de récolter de l'argent pour développer un projet.
Et quelles sont les avantages de ce moyen de financement?
Déjà, l'avantage, c'est qu'on n'a pas besoin d'ouvrir le capital. La vente peut
être que tout le monde peut acheter des tokens, c'est-à-dire que par exemple, quand on va
faire une levée de fonds, on va être soumis à l'AMF ou à la SEC si on ne passe pas
par aventure capitale et on ne peut pas vendre, par exemple, à des particuliers.
Quels sont les types d'entreprises qui utilisent ce moyen de financement, les ICOs?
Alors, les entreprises, ça peut être un protocome comme l'Ethereum qui va lancer
sa propre blockchain ou les entreprises comme nous, des entreprises de service qui vont
avoir besoin des smart contracts pour fugifier des transactions que soient une transaction
immobilière, une transaction d'assurance ou dans notre cas, une transaction de publicité.
Vous avez parlé de smart contracts, qu'est-ce que c'est exactement?
Alors, un smart contract, ce n'est pas très compliqué. C'est en fait la réunion de
l'appel d'offre jusqu'au paiement sur la blockchain. Alors, pour vous expliquer très
clairement, par exemple, dans le cadre d'une assurance, on va dire qu'on va faire
une assurance sur la sèche reste et un agriculteur devrait recevoir une somme d'argent si il n'a
pas plus pendant 30 jours. Alors, le smart contract va s'activer par une base de données
par exemple qui va être météo France, qui va pouvoir envoyer automatiquement l'information
et déclencher le paiement. En fait, c'est la réunion de l'appel d'offre jusqu'à
la transaction.
Au niveau mondial, comment se développent les ICOs? Est-ce que c'est en forte croissance
ce moyen de financement? Alors, les ICOs, forcément, c'est le début, donc c'est
en forte croissance. On est passé de 20 ICOs par mois en début d'année à à peu près
80 aujourd'hui et ça va exponentiellement. Il faut savoir, alors, toutes les ICOs à peu
près fonctionnaient au début de l'année et là maintenant, le business arrive à maturité.
C'est-à-dire qu'on voit vraiment qu'une sélection se fait entre les projets qui
sont opportuns, c'est-à-dire les projets qui font une ICO parce que c'est la mode
et qui ont envie de lever de l'argent rapidement et les vrais projets qui sont basés sur
la blockchain et qui présentent un intérêt de tokenisation, de créer des jetons pour
se marcher là.
Alors, on voit qu'il y a beaucoup d'avantage des ICOs pour financer les entreprises, un
moyen de financement qui a le vent en poupe, quels seraient les risques par contre les
limites?
Alors, il y a déjà un risque pour les entreprises qui voudraient faire une ICO, c'est-à-dire
d'être requalifié, par exemple, en appel public à l'épargne. Ça va être soumis
à l'AMF ou à la SEC pour les États-Unis. C'est-à-dire que si on donne, par exemple,
des dividendes sur les jetons ou alors qu'on offre une solution de remboursement des jetons
dans le temps, ça peut être qualifié d'appel public à l'épargne. C'est-à-dire que les
gens ont fait un investissement. Donc, il faut faire très attention à ça du côté
du fournisseur. Et forcément, pour les gens qui achètent des jetons, il y a un risque
inérant d'acheter des jetons qui perdent la valeur, donc perdent l'argent.
C'est un pari quelque part de toute façon?
C'est un pari, oui. Il faut bien regarder. Donc, il y a énormément de documents qui
peuvent laisser tendre à penser que soit le jeton ou le token va prendre de la valeur,
qu'il a un intérêt, en fait, pour les gens.
Et comment on se forme là-dessus? Comment on récolte toutes ces informations pour savoir
comment faire?
Lorsqu'une ICO est réalisée, il y a un document qui s'appelle le White Paper, c'est-à-dire
le livre blanc, qui comprend toutes les informations de comment est créé le token, le jeton,
à quoi il va servir, quel est l'équipe en présence qui va le réaliser, quels sont
les cabinets d'avocats qui vont aller tamponner, vont dire que le jeton vont vérifier le côté
légal du jeton.
Pourtant, ce n'est pas encore réglementé, ce moins de financement?
Actuellement, ce n'est pas réglementé, mais il faut savoir que même s'il n'y a pas
de réglementation, suivant ce qu'on fait, ça peut rentrer dans le cadre, par exemple,
d'un appel public à l'épargne. C'est-à-dire que si, par exemple, on va dire qu'on crée
un jeton et qu'il ouvre droit à des dividendes à la fin de l'année basée sur les bénéfices
de l'entreprise, ça rentre donc dans une loi et on risque forcément des sanctions juridiques.
Alors vous, au sein de la société attaïenne, vous êtes en train de mener cette levée de
fonds avec un ICO. Pourquoi vous êtes décidé à faire un ICO?
Alors nous, en fait, au départ, on fait des applications pour Facebook à destination
des pages entreprises. Et dans le cadre de notre roadmap, c'est-à-dire de notre
travaux, nous avons décidé de faire un système pour faire la publicité entre une page A,
une page B. Par exemple, on va dire que Mercedes voudrait faire la publicité sur
la page entreprise de BFM, ce qui est actuellement assez compliqué. C'est-à-dire qu'il va
falloir négocier en demandes humaines. Et donc on a commencé à développer ce système.
On s'est rendu compte qu'en fait, la blockchain répondait non seulement à nos besoins pour
créer les offres, récupérer les offres et effectuer les paiements en perdant le moins
d'argent possible dans le processus. Et on s'est rendu compte que ce système-là
allait pouvoir servir à d'autres applications, à d'autres personnes. Et on espère grepher
autour de notre projet un maximum d'appy-high et créer ça, la blockchain de la publicité.
Alors vous nous parlez un petit peu de votre activité. Qu'est-ce que vous proposez
vous en détail à vos clients au sein d'Attaïenne?
À nous, l'histoire d'Attaïenne, en fait, elle a été très rapide. On a créé le
premier formulaire de contact pour les pages entreprise sur Facebook qui s'appelle contact
formes. Et ça a été un gros gros résultat. On a eu énormément d'utilisateurs puisque
finalement, les gens voulaient contacter les pages entreprise et pouvaient le faire que
via les commentaires. Et parfois, la messagerie privée, quand on n'est pas content, qu'on
n'a pas reçu une commande ou quoi que ce soit, il valait mieux passer par une messagerie
privée. Donc on a eu ce formulaire de contact qui a énormément marché, qu'on avait codé
dans ce langage qui s'appelle le Facebook Markup Language, donc un langage de programmation
de Facebook. Et là, on a créé une nouvelle application qui s'appelait eFrame et Facebook
a dit qu'ils allaient passer par des eFrames. Donc ça a été un très gros résultat.
C'est un bon résultat pour vous, la société en train de se développer en tout cas?
On a un million d'utilisateurs humains, on va dire, de personnes, et on a 4 millions
d'entreprises qui ont installé nos applications.
Et quels seraient vos projets à court terme?
À court terme, justement, c'est de faire la blockchain de la publicité, cette base
de registres décentralisés qui va réunir toutes les oeuvres de publicité et qui va
réunir de l'appel d'offre jusqu'au paiement, en passant par les oracles, pour pas vouloir
faire trop de techniques. En fait, c'est comme des bords d'euro de livraison, c'est-à-dire
que des tiers vont valider que la publicité a été effectuée et effectuée le paiement.
Donc nous, à court terme, c'est la blockchain de la publicité, toutes nos équipes sont
là-dessus, à long terme, on verra, Internet, le monde de la technologie est assez vaste,
donc on ne sait pas ce qui va sortir demain.
Et bien, vous soyez une bonne continuation?
Merci beaucoup, Fanny.
Merci à vous d'avoir été présents sur le plateau.
Merci à vous de nous avoir suivis. Je vous donne rendez-vous très prochainement pour
un nouveau numéro du tête-à-tête des cideurs.
