Bonjour et bienvenue dans ce nouveau numéro de paroles d'experts.
Les entreprises, petites, moyennes ou grandes, ont des besoins en trésorerie appelés
« besoins en fonds de roulement » qui varient en fonction de l'activité de la société.
Cette dernière peut faire face à des retards de paiement, à des clients défaillants,
à un besoin d'embauche etc. et elle aura donc besoin de liquidité.
Maintenir une trésorerie saine est une chose extrêmement importante.
Et pour parler de ce sujet, j'accueille madame Sandra Boissonade,
directrice générale de la Société Atlantique.
Bonjour madame Boissonade.
Bonjour.
Alors pourquoi est-ce si important pour les sociétés d'améliorer leurs besoins en fonds de roulement?
Alors d'abord je vais commencer par définir ce que c'est que le besoin en fonds de roulement.
Oui. C'est le montant en euros qu'une entreprise a besoin pour fonctionner et surtout pour pallier
les écarts entre les encaissements et les décaissements qui vont tirer sur sa trésorerie.
La formule est assez simple. On additionne les stocks aux créances clients et on retranche
les fournisseurs et les dettes sociales et fiscales. Ça donne un montant.
Si il est positif, c'est que vous allez avoir besoin de vous financer pour vous développer.
Il y a des recettes quand même pour travailler sur ce BFR, la première étant de comprendre ce que c'est,
de le suivre, de l'anticiper au maximum en faisant des prévisions parce que votre besoin
en fonds de roulement va vraiment se développer, grossir au fur et à mesure de la croissance
de votre activité. Donc il faut être vigilant sur les encaissements, négocier avec vos partenaires,
fournisseurs, dédéler raisonnables de paiement et surtout veiller à avoir toujours le juste
niveau de stock dans l'entreprise. Ce qui est important d'avoir à l'esprit,
c'est que le besoin en fonds de roulement n'est pas juste un sujet de financier.
Il doit mobiliser tous les acteurs de l'entreprise, du commercial à l'acheteur jusqu'au directeur général.
La rotation des stocks des entreprises, elle est plutôt lente. Qu'est-ce que proposent les
banques comme type de financement, crédit, prêt, etc? Si je puis me permettre, je dirais pas que la
rotation des entreprises des stocks des entreprises est lente. En fait, c'est vraiment variable
d'un secteur à l'autre, d'une entreprise à l'autre. Là, il faut être vigilant vraiment,
particulièrement, c'est les délais cachés. C'est-à-dire le temps que va mettre la
marchandise pour arriver chez vous. Donc partir d'un pays A qui est un petit peu lointain pour arriver
à un PIB en passant par du transport maritime, ça prend du temps. Et pendant ce temps-là,
le stock pèse sur votre trésorerie. Également, il y a le cycle de fabrication. C'est plus ou moins
long de fabriquer un produit. Là aussi, vous devez attendre avant de générer de la trésorerie grâce
à la vente de vos stocks. Également, le cycle de vente est à prendre en compte. Ce que proposent
les banques en général, c'est du financement de stock sur gage. C'est un prêt, tout simplement,
dont votre stock servira à couvrir le prêt en cas de problème. Donc en général, le financement
va représenter 80% de la valeur de votre stock. Il est donc limité en montant. Par ailleurs,
il est souvent limité dans le temps parce que quand le produit est vendu, le financement,
c'est un tout naturellement. C'est un système qui s'a sorti d'un contrat avec un gagiste qui
viendra contrôler chez vous dans votre entreprise le stock et vérifier surtout s'il est là et
s'il a la bonne valeur puisqu'il garantit le prêt qui vous est fait. Il y a d'autres systèmes
aussi comme les crédits de campagne qui sont plus adaptés aux entreprises saisonnières et leur
permettent d'avoir une avance de trésorerie sur la marchandise en attente que celle-ci soit vendue.
Donc il y a vraiment d'autres solutions mis à part les crédits, les prêts, etc. Il y a quand même
des solutions bien adaptées en fonction de l'activité de chaque société. Donc les banques
accompagnent ces sociétés. Les banques accompagnent les sociétés, mais comme on l'a vu dans mon
explication, c'est limité. C'est-à-dire qu'on ne va jamais financer 100% du stock, ce ne sera pas
forcément une solution pérenne qui va accompagner toute la croissance de l'entreprise et ça va
adresser que le stock, hors le besoin fondre le monde, c'est le stock certes, mais aussi les
créances qui liant à les dettes fournisseurs. Donc il faut une démarche complète sur le cycle
d'exploitation. Est-ce que les entreprises ont l'impression aujourd'hui que les banques les
abandonnent, je pense notamment aux petites PME qui ont peut-être beaucoup besoin de liquidité
très en riz. Oui je pense que les PME ont ce sentiment qui est partiellement vrai parce qu'en
fait les banques ne peuvent pas financer 100% d'une entreprise, ça leur fait prendre une exposition
trop élevée par rapport à leur propre bilan. Donc effectivement il y a un manque aujourd'hui de
financement sur le marché. D'ailleurs ça se voit assez vite parce que les entreprises ont des
difficultés aujourd'hui à se développer et se tournent parfois vers des solutions qui ne sont
pas des solutions bancaires. Le MEDEF a même lancé une initiative très récemment qui consiste à
développer une plateforme numérique qui va mettre en relation spécialement justement des PME avec
des investisseurs, des banquiers et des assureurs et le principe c'est 500 millions d'euros débloqués
pour 500 PME en France. Beaucoup d'entreprises font face à des retards de paiement, c'est
quelque chose de très important notamment pour les PME qui ont besoin de liquidité tout de suite et
souvent très rapidement. Qu'est ce qu'on peut faire pour pallier à ces problèmes de retards de
paiement? Déjà il faut agir avant d'émettre la facture et savoir à qui on va vendre le produit.
Donc faire une petite analyse du débiteur, ça peut se faire très facilement avec des sites
internet de renseignements commerciaux. Vous pouvez aussi avoir recours à de l'assurance crédit qui va
vous donner limite de crédit et donc un indice sur la solvabilité de votre acheteur. Si jamais
il y a une difficulté, vous voyez que le potentiel de commerce est bien supérieur à celui de cette
limite de crédit, vous pouvez tout à fait mettre en place avec lui des paiements contents, des
paiements à la commande ou un séquencement des paiements à différentes tranches de livraison par
exemple pour minimiser le risque. Pensez aussi, parce qu'il n'y a pas que des mauvais payeurs
avérés, il y a aussi des gens qui profitent de la situation tout simplement parce qu'ils vont
servir le fournisseur qui va le plus le recouvrer. Donc pour passer devant les autres, pensez à la
pré relance. Oui, à la pré relance, avant l'échéance de la facture, vous commencez à dire attention,
vous avez une facture qui sera échéance dans une semaine, c'est-à-dire, pour l'habituer à avoir
un contact et une demande de paiement, en prévision, voilà, en préventif et pas en curatif
uniquement, ce qui est aussi assez malin, c'est de mettre en place dans vos CGV des pénalités en
cas de retard de paiement. Il faut qu'elle soit suffisamment élevée pour que justement celui qui
est juste un peu de mauvaise foi n'ait pas envie d'aller jusqu'à là. On parle aussi du portage
de stock, alors qu'est-ce que c'est exactement ça ce portage de stock? Le portage de stock,
c'est tout simple, c'est au-delà du financement une solution par laquelle une entreprise A,
CED à une entreprise B s'est produit en stock. Pour autant, elle continue de les avoir dans ses
locaux, de continuer à les assurer, à en assurer la commercialisation, mais elle ne subit pas le
portage financier, donc la ponction de trésorerie nécessaire au maintien de ses stocks dans son
activité. Alors vous, vous travaillez dans ce domaine d'activité, vous êtes ici experte de ce
domaine-là, vous êtes directrice générale de la société Atlantique, qu'est-ce que vous faites
exactement au sein de cette société? Justement, Atlantique c'est la solution idéale pour traiter
la gestion et l'amélioration du besoin en fond de roulement. Atlantique a développé une solution
qu'elle a voulu la plus opérationnelle possible, la plus concrète, la plus adhérente aux besoins des
clients et des PME en particulier, pour les aider à se développer, à booster leur croissance,
sans avoir à gérer les soucis liés à cette trésorerie. Alors la solution d'Atlantique,
elle fonctionne de la manière suivante. L'entreprise va passer une commande à
ses fournisseurs sur un bon de commande à en tête Atlantique, sa matérielle est du
coup le lien entre le fournisseur et Atlantique. Le fournisseur va ensuite adresser les factures
de l'entreprise directement à Atlantique, qui va les payer. À ce moment-là, les stocks,
les produits achetés, passent dans le bilan d'Atlantique. Pour autant, ils sont, comme dans
tout portage de stock, laissés dans les locaux de l'entreprise ou chez son logisticien éventuellement,
et elle va pouvoir en disposer, elle, pour faire son acte de commercialisation. L'entreprise va
disposer de ces stocks, même si ils sont dans le bilan d'Atlantique, pour pouvoir les vendre,
et à ce moment-là donnera l'instruction à Atlantique au fur et à mesure de ses ventes,
de faire la facture à ses clients destinataires et d'aller jusqu'au bout de la chaîne,
c'est-à-dire encaisser, recouvrer si nécessaire, accélérer l'enquaissement de ses créances.
Bien évidemment, la différence entre la marge, c'est-à-dire le prix de vente des produits et le
prix d'achat, et reverser à l'entreprise, puisque c'est elle qui garde le commerce des produits.
Tout l'intérêt également de la solution d'Atlantique, c'est qu'au démarrage de la relation,
elle va pouvoir, si l'entreprise le souhaite, racheter déjà le stock existant dans l'entreprise,
donc le bénéfice, il est immédiat, puisque l'entreprise va sortir le stock de son bilan,
et en échange de cela, avoir une trésorerie qui arrive directement dans l'entreprise et qui va
correspondre à la valeur de ce stock, qu'elle va pouvoir réinvestir et réutiliser pour d'autres
objets. – Alors on voit qu'Atlantique est une grande société qui s'occupe donc de PME,
de TPE, de grand groupe, etc. Quels sont vos prochains objectifs à long terme?
– Les prochains objectifs à long terme, c'est déjà de mettre dans l'esprit de chacun que le
portage de stock, c'est pas un complexe, c'est un réflexe. C'est un réflexe de saine gestion.
Les objectifs d'Atlantique pour le faire, c'est d'aller toujours plus loin dans sa solution pour
proposer quelque chose de véritablement très opérationnel et pas très financier. Donc quelque
chose qui soit un véhicule, qui soit vraiment adapté au quotidien des entreprises et surtout
des entrepreneurs, facilement applicable dans des délais ultra-cours avec les moyens digitaux
qui se fera à nous aujourd'hui, c'est facile et c'est important aussi, c'est même crucial de
pouvoir développer un modèle qui va donner et restituer de l'information aux entreprises sur
les données qu'ils ont confiées à Atlantique. Donc ça, c'est vraiment un objectif d'Atlantique,
d'être de plus en plus agile et de plus en plus adhérent aux entreprises qui sont ses clientes.
Écoutez leurs besoins tout simplement. – Écoutez leurs besoins tout simplement,
ce sera le mot de la fin. Je vous remercie d'avoir été présente sur ce plateau.
– Merci Fanny. – Merci, bonne continuation à vous.
– Merci à vous de nous avoir suivis. Je vous donne rendez-vous très prochainement pour un nouveau
numéro de Paroles d'Experts.
