Je vais commencer par vous dire quelques mots sur Ericsson, parce que Ericsson est une marque très connue,
mais souvent il y a un gros malentendu sur ce que fait Ericsson, parce que Ericsson est très connu de parler
des terminaux mobiles de la fin des années 90, début des années 2000, mais Ericsson a arrêté de faire des
terminaux mobiles en 2001, puisqu'il y a eu à ce moment-là une JV avec Sony et ensuite Ericsson a
continué de faire des téléphones Sony Ericsson jusqu'en 2011, mais ça reste une activité,
quoi, l'activité mobile depuis 2011 est complètement arrêtée et c'est entre guillemets anecdotique par
rapport à toute l'activité principale d'Ericsson qui est autour des réseaux. Donc Ericsson, qui ne fait plus
de terminaux mobiles, 25 milliards de chiffres d'affaires, 116 000 employés et après pour les sujets
qui nous intéressent aujourd'hui, c'est plutôt le petit carré de gauche, c'est 39 000 brevets,
c'est plus de 23 000 personnes en R&D et c'est plus de 3 milliards d'euros de R&D par an, donc c'est
évidemment une boîte techno et des lourds investissements sur ces thèmes-là. Et si on regarde
un peu plus en détail, donc je vous ai dit que c'était la partie réseau, donc historiquement,
c'est vraiment le cœur de métier d'Ericsson, donc la 2G, la 3G, la 4G et maintenant la R&D,
c'est principalement autour de la 5G qui devra arriver dans les années 2020 à peu près. Ensuite,
Ericsson, c'est une activité IT, donc tout ce qui est, alors lié au réseau encore une fois,
mais tout ce qui est supervision de réseau, tout ce qui est lié à la facturation pour les réseaux,
donc ça, c'est une activité aussi importante. Ensuite, une activité média, typiquement, c'est
Ericsson qui broadcast TV5 dans le monde, qui broadcast Canal Plus Oversize, qui broadcast
les chaînes parlementaires, donc ça, c'est une des activités médias et après, il y a une activité
aussi très R&D autour des médias aussi, qui est autour de la compression vidéo, donc plus une partie
produit. Et pour finir, l'activité industrie qui est la plus récente, qui est liée à la
transformation digitale du monde dans lequel on vit et à travers l'Internet des Objets,
par exemple, on intervient de plus en plus auprès de grands industriels, des transports,
des utilities, sachant historiquement sur les deux premiers carrés, quoi les deux premiers
thèmes qui représentent quand même aujourd'hui encore la majorité du chiffre d'affaires,
c'est clairement les opérateurs qui sont nos clients. Donc une fois que l'on a dit ça
sur Ericsson, je vais vous parler d'un des concepts, il y a une des initiatives
qui Ericsson a mis en œuvre il y a à peu près un peu plus d'un an maintenant qui s'appelle Ericsson
Garage. Et donc l'idée, c'est que ce soit un open incubation platform. Donc l'idée derrière, c'est de se
dire que la R&D, elle était beaucoup trop orientée en interne, même si on avait des partenariats,
avec des centres de recherche, avec d'autres industriels, mais qu'il fallait définitivement
rentrer dans une dimension beaucoup plus importante. Donc l'objectif du Ericsson Garage, c'est clairement
de s'ouvrir sur l'extérieur et grâce à ses partenaires, alors qu'ils peuvent être des centres
de recherche, mais qu'ils peuvent être des startups, qu'ils peuvent être d'autres grands groupes,
qu'ils peuvent être des universitaires. L'idée, c'est de tester, de lancer des nouvelles
expérimentations, autour de nouvelles technos, autour de nouveaux marchés, autour de nouveaux
business models. Et dans une optique clairement de… Alors là, j'avais indiqué « Lean
Startup », mais clairement, l'idée, c'est le « Fail Fast ». Donc c'est essayer,
avec des moyens assez réduits, et arriver très vite à du prototypage et tester ce que
l'on fait avec des premiers clients ou des partenaires. Donc ça, c'est vraiment un des
objectifs majeurs. C'est aussi une façon d'engager les nouveaux clients, parce que
la R&D, on le faisait beaucoup avec des centres de recherche encore une fois, mais de plus
en plus, nos produits au lieu de les amener dans des surétagères, on va dire, de plus
en plus, on les co-construit avec nos clients. Donc le Ericsson Garage sert aussi à ça
et aussi à un véhicule pour amener nos clients et ensemble, construire les future
features qui vont apparaître dans les produits. Ensuite, j'ai un thème qui est « Second
Operating System ». Alors je ne sais pas, ça ne va peut-être pas vous parler. Mais
là, ça, c'est la dimension plus interne du Ericsson Garage. C'est que tout ça, cette
ouverture sur le monde, ce changement de culture sur des cycles plus courts, des expérimentations,
de la prise de risque, du « Fail Fast », qui ne sont pas forcément dans nos gènes à
la base, ça passe aussi par un changement culturel fort en interne. Et vous connaissez
tous les grands groupes qui sont fascinés par l'agilité des start-up et donc ce paradoxe
un peu éternel entre les grands groupes et la rigidité et les start-up avec une grande
agilité. Et donc, un des objectifs d'Ericsson, c'est d'arrêter d'opposer un peu ces
deux mondes et de dire de toute façon, on est tellement gros qu'il faut de la structure,
donc ça, c'est la partie de gauche. Et plutôt que d'essayer de rendre cette partie-là
agile, ce qui va être compliqué, on va essayer de faire fonctionner de niveau virtuel, on
va dire, de l'entreprise, de niveau d'organisation virtuelle. Et la partie droite va être beaucoup
plus dans un mode start-up, dans un mode projet, dans un mode agile. Et je ne sais pas si
il y a des articles écrits sur le « management paradoxal », par exemple, on parle de plus
en plus. Et ce qui est intéressant dans cette vision-là, c'est d'arrêter d'opposer,
entre guillemets, ce monde de la structure et ce monde de l'agilité. Et là, le challenge,
c'est d'essayer de les faire cohabiter. Et de ce point de vue-là, du coup, le Ericsson
Garage est aussi un des outils pour embarquer ce changement culturel. Et ce lieu est aussi
du coup un lieu qui est ouvert aux collaborateurs en interne, qui peuvent ponctuellement venir
participer à des projets, sur du prototypage et des choses comme ça. Et donc, ils peuvent
avoir une position dans la structure pyramidal classique et, en parallèle, tout en gardant
leur job principal, avoir aussi un rôle sur un petit projet de prototypage.
Et le dernier point des principaux objectifs du Ericsson Garage, c'est aussi dans la
construction avec les start-ups, cette fois-ci, d'améliorer notre connaissance du monde
des start-ups, donc du coup le funèle de start-up dans lequel on pourrait investir.
Donc, le Ericsson Garage sert aussi beaucoup à l'organisation qui est autour du merge
de acquisition pour investir dans les start-ups et donc dans les technos. Alors, ces garages,
aujourd'hui, il y en a dix dans le monde. On a la chance d'en avoir un en France, sinon
il y en a un à Silicon Valley, il y en a au Canada, évidemment en Suède, évidemment
plusieurs en Europe. Et évidemment, le groupe souhaite en ouvrir d'autres, évidemment
en Asie et après des grands pays plutôt innovants comme l'Israël par exemple, ou bientôt
des garages vont également ouvrir. Et chaque garage a une... Alors, tous les garages peuvent
intervenir dans toutes les technos, mais chaque garage a quand même un sujet d'expertise
on va dire, pour éviter aussi de... Pour coordonner et éviter que ça parte un peu
dans tous les sens. Ensuite, le cycle de vie des projets au sein
de ce garage, alors c'est quelque chose quoi, c'est un slide assez classique avec à gauche
toutes les idées qui émergent et à droite on va dire les idées qui auront été retenues.
Ce qui est intéressant donc de voir c'est que les garages à gauche justement et la nouveauté
c'est que se charge de connecter justement ces nouvelles idées et se charge de faire
des pré-prototypes on va dire. Et ensuite on a aussi bien entry selection
que le Dragon's Den, c'est des pitchs. On a formé toutes les personnes qui ont lancé
des projets et qui pilote des projets au sein du garage au pitch. Et donc en 5-10 minutes
ils doivent convaincre un jury de passer à l'étape suivante. Et le Dragon's Den c'est
même des séquences de pitch devant le Head of Research et le CSO pour éventuellement
productifier la solution qui aura été prototypée dans la phase précédente.
Et le dernier point que je voulais ajouter aussi c'est que ça se veut extrêmement
pragmatique et dans les critères des deux séquences de pitch c'est ce que vous voyez
en bas à gauche. Le premier point qui est fondamental c'est qu'il faut qu'il
soit vraiment une problématique et un pain point à la base sinon ça ne passe pas
les critères. Et la deuxième chose c'est qu'il est obligatoire d'avoir au moins
un partenaire et un client embarqué dans le projet. C'est-à-dire que c'est pas un
projet. Dans le garage on ne fait pas des projets de R&D où seuls des gens de
Ericsson sont concernés. C'était mon dernier slide et je voulais juste parler
alors je n'ai pas de slide mais je voulais parler d'un dernier sujet qui est
d'actualité et qui est aussi en relation avec notre propos du jour.
Il a été annoncé début juin que Ericsson driver, aller piloter un projet
qui s'appelle 5G4. Je ne sais pas si vous avez entendu parler donc c'est tout ce
qui tourne autour du véhicule connecté et donc c'est un très gros projet
avec 14 partenaires, partenariat un PPP, partenariat public privé
financé par l'Europe avec dans les 14 partenaires des
industrielles des télécom, des industrielles de l'automobile, des
opérateurs de téléphonie et aussi beaucoup de centres de recherche
et d'universitaire. C'est aussi un autre mode qui se développe
de plus en plus pour développer la R&D et l'innovation.
