Il y a dix ans déjà, sous votre impulsion, la ville s'est intéressée aux nouvelles technologies avec l'aider de travailler sur les usages numériques.
Est-ce que vous pouvez me dire ce que vous entendez par là, accompagner les usages numériques?
Quel était votre constat de départ et votre intention de travail?
Il y a dix ans, quand on s'est penché sur les problèmes des nouvelles technologies et des usages notamment,
c'était à l'époque où internet venait de démarrer, prenait de l'essor, les ordinateurs rentraient dans les bureaux,
les démarches en ligne étaient à leur balbutiement,
et on s'est dit à cette époque-là, si on n'anticipe pas sur ce que va devenir internet et les usages des nouvelles technologies,
on va avoir, au-delà de la facture numérique dont tout le monde a parlé,
on risque d'avoir aussi des gens qu'on pourra considérer comme étant des illettrais du numérique.
Votre démarche, si j'ai bien compris, c'est incarné autour d'un équipement qui est la Maison de Grigny.
Est-ce que vous pouvez nous en parler?
La Maison de Grigny, elle est née de manière très participative et appuie avec les partenaires de l'époque,
qui était le centre social de Grigny et le centre social de Jivor, en fait tous les partenaires sociaux et éducatifs,
et les associations municipales ou parmi municipales,
d'écrire un projet d'outils dédié aux nouvelles technologies.
Et on est partis sur la création de l'outil en dur.
Mais avant que l'outil se construise, il y a eu toute une série de choses qui ont été faites dans la rue,
un pied-dit meuble à un appartement, puisqu'il y avait toutes les animations à un appartement qui étaient faites à cette époque-là.
Après, c'est devenu un équipement, à partir de 2004, date de l'inaguration de la Maison,
qui a voulu l'implanter dans le quartier du Valon et de faire la démonstration
qu'un tel équipement pouvait être installé dans le quartier populaire.
La Maison la crée comme un véritable service public à la destination des habitants.
Donc il y a le volet service public qui est l'usage des nouvelles technologies.
Après, la Maison s'est dotée d'un autre outil qui est un peu plus commercial entre guillemets,
puisque la Maison offre des prestations, les offres élément, puis elle a bien raison,
parce qu'il faut aussi rentabiliser l'équipement.
Quels sont pour vous justement les enjeux d'un accès pour tous au numérique?
Le numérique, comme je vous le disais en démarrage d'entretien, c'est quelque chose qui est essentiel aujourd'hui,
puisque si on n'a pas accès au numérique et si on n'a pas la possibilité de s'être familiarisé avec l'outil internet ou l'outil informatique,
on est privé d'un certain nombre d'informations déjà et on est privé d'un certain nombre de démarches qui sont essentielles
pour la vie de tous les jours, donc c'est quand même très important.
C'est aussi important que le sport et la culture, c'est pour ça qu'à l'époque je l'avais dit.
Donc voilà, internet, pas seulement internet, les technologies de l'information et de la communication
ont pris une place majeure dans la vie quotidienne des gens.
Il y a internet, il y a aussi l'informatique, il y a la télévision, le numérique, etc.
Il y a toute une série de choses qui aujourd'hui doivent être maîtrisées par les gens s'ils veulent pouvoir un bénéficier de bonne manière.
C'est pourquoi je disais que c'était très important.
Vous êtes un maire qui communiquait avec vos administrés via notamment les outils numériques.
Quelles expériences vous en avez et quelles est selon vous la valeur ajoutée de ces outils
et est-ce qu'on peut réellement être dans un dialogue avec l'ensemble des administrés
ou comment vous concevez ce mode de communication là par rapport à d'autres?
Le constat qu'on fait c'est que internet c'est pas le miracle absolu.
C'est un outil complémentaire à d'autres mais qui est très intéressant
parce qu'il y a une réactivité qu'on n'a pas par exemple sur le papier
ou qu'on n'a pas dans les réunions de quartiers, etc.
Il y a autre chose aussi qu'on a souhaité nous en tant que ville de grenier privilégié c'est la vidéo
puisque aujourd'hui la vidéo prend une place extrêmement importante sur internet
mais dans la vie quotidienne des gens.
La démocratie participative elle utilise la vidéo
qui est un moyen de communication qu'on met à disposition des publics
notamment les plus défavorisés sur le quartier du Valon notamment
avec des réactions qui sont surprenantes puisque les gens nous disent
enfin on va avoir la parole parce qu'ils ne l'ont pas à travers l'outil papier
c'est vrai que le journal municipal même s'ils leur donnent la parole
ça leur paraît être très confidentiel.
Si vous aviez quelques mots à dire à vos collègues, à certains de vos collègues élus
dont on le sait qu'ils peuvent être un peu réticents à investir
à être aussi volontaristes que vous voulez être sur ces questions là
que vous avez envie de leur dire.
Je les invite à venir voir bien évidemment ce qui se passe au niveau de la maison de grenier
je les invite aussi à prendre conscience de l'enjeu que représente pour les habitants
les technologies de l'information et de la communication.
Nous on est ouvert à tout partenariat, ils peuvent venir nous voir
et on peut les aider dans toutes les démarches qu'ils peuvent entreprendre
pour faire en sorte que leurs habitants soient le moins éloignés possible
au sujet de l'information et de la communication.
Merci. Merci.
