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En voyant les films, nous...
... prenons conscience de votre jeunesse, de votre vitalité et de celles de votre sœur.
Et il y a des images où vous êtes présentes avec Vernon Lys,
où même, où elle vous sert la main de manière assez cérémonieuse.
Est-ce que vous vous sentez ça?
Elle était très amicale, elle était gentille avec les enfants.
Mais les conversations avec mes parents étaient beaucoup sur l'art
et surtout beaucoup sur la politique aussi,
puisqu'elle était pacifiste, élitante même.
Et mes parents étaient peintres tous les deux.
Ma mère surtout portraitiste, elle a fait plusieurs portraits d'elle.
Et mon père surtout paysagiste.
Elle adorait visiter, se promener dans les villages environnants,
visiter des vieilles églises, des châteaux.
Et il accompagne et elle en profitaient beaucoup.
Et elle commentait d'une manière qui enchantait mes parents,
parce qu'elle avait cette extraordinaire culture.
Et immédiatement, quand elle visitait les vieilles pierres,
elle s'imaginait les gens qui avaient construit ce qui vivait là.
Et elle rendait toutes ces visites très vivantes.
Et ça enchantait mes parents, surtout ma mère.
Et mon père qui d'ailleurs, une partie de sa famille,
était tout le nom normand.
C'est à cette ascendance-là que nous devons cette belle maison,
que mes spagetés mettent, et surtout mes parents.
Mon père détestait vivre à Paris par exemple.
Il adorait être sous-venir de Tuscany.
Il était né à Florence.
Orphelin de père, très jeune, et d'une mère florentine.
Mais la famille de son père venait de Normandie.
C'est un de ses ancêtres en 1750 qui avait acheté la maison,
qui restait celle de la famille.
Elle venait beaucoup venir, et en fait, elle venait presque tous les ans,
faire un petit séjour chez eux avant de se rendre en Angleterre.
Elle allait à Oxford, je crois, surtout.
Et à cette époque-là, le moyen d'aller en Angleterre le plus normal,
c'était les bateaux de Dieppe à New Haven.
Et alors on allait la conduire à Dieppe et l'avoir partie.
Mon père qui faisait donc des petits films,
avec une des premières caméras mateurs,
il l'avait eu peu de temps avant qu'il fasse connaissance avec mes spagetés.
Et ça, c'était donc en 25, je crois.
Ils ont fait connaissance au Palmerino,
la belle maison qu'avaient mes spagetés en Italie,
qui était son domicile, en fait.
Et c'était une amie commune, Madame Duclos, Mary Robinson,
qui avait fait le lien, je crois, en grande partie,
lors d'un des séjours de mes parents en Florence,
et mes spagetés les a invité à déjeuner,
et ça a été leur première rencontre.
Et je pense que le plus intéressant serait de vous lire
les notes que ma mère avait prises pour elle-même,
pour ses souvenirs de mes spagetés après la mort de celle-ci.
