Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
On a quand même fait beaucoup de chemin.
Après le gros crack de 2015, tout a changé du point de vue des télécommunications.
Internet au début n'était pas un bien commun, c'était un bien privé pour lequel on payait un abonnement.
Mais finalement, c'était quand même un nouvel espace de liberté.
On y a construit des nouveaux lieux, pas aussi laborés que nos stades de jeux actuels, etc.
Mais on a quand même pu construire des espaces de discussion
qui échappaient à un contrôle plus strict et plus commun.
Et donc on a échangé des idées entre individus
et en dehors du cercle de la production d'idées et de biens qui étaient surtout tournées vers le travail, l'entreprise.
C'est vrai que le réseau a permis de simplifier les échanges, d'aller de personne à personne.
Ils appelaient ça le pire tout pire.
Ils avaient commencé par la culture, en fait.
Échange de MP3, c'est un vieux format musical.
Échange de films, échange de toutes ces choses qui étaient un peu limitées à la 2D.
C'est ce qu'ils appelaient la culture, ce qui est un peu plus intégré aujourd'hui.
Et puis quand les imprimants de 3D sont arrivés et dans le garage du commun des mortels.
Donc les gens ont commencé à faire leurs propres appareils et c'était une révolution.
C'est ça l'histoire, c'est qu'à l'époque on ne pouvait pas réparer son horloge
quand il manquait une pièce à son horloge.
Il fallait demander l'autorisation, la poster au magasin qui s'était se couvert sous garantie.
Maintenant bien sûr vous réparer votre horloge dans votre garage comme tout le monde.
Vous ne devez pas demander l'autorisation pour que la pièce soit imprimée.
Avant, ces choses-là appartenaient sous des brevets, des choses, les idées étaient brevetées.
Et donc on ne pouvait pas se servir des idées des autres comme on le fait aujourd'hui.
Ça a beaucoup ralenti le progrès, ça a fait beaucoup de dégâts collatéralement à l'écologie
puisqu'il n'a pas lu produire de façon très polluante et dans le circuit qui était très fermé comme je vous disais.
Et donc voilà, c'est vrai que c'est aussi à partir de ce moment-là
où on a pu commencer à créer des objets pour soi et à surtout les déviller
qu'on a vu un tournant dans tout ce qui était production
et donc un ralentissement de la pollution de notre planète.
Heureusement.
Et ça, dans les années 2020, il y a eu une sorte de boom de l'économie collaborative.
Les gens se sont dit, on en a marre du système où tout le monde, la possession était la preuve de ce que tu es.
On n'est pas ce qu'on possède, mais on n'est ce qu'on fait.
Donc il y a eu une sorte de boom où tout le monde voulait travailler avec ses passions.
Donc ça a été très difficile, il y a eu besoin d'un chiffre en fait
où les musiciens, un chose comme ça, le faisaient naturellement
mais il y avait des passions qui étaient peut-être moins faciles à monétiser pour se créer un mode de vie.
Et c'est là où l'économie collaborative a bien aidé à faire que chacun puisse trouver
ce en quoi il était utile et la société.
Au lieu de créer des entreprises comme il y avait beaucoup au siècle dernier,
on a créé un peu des entités des groupes d'individus.
C'est-à-dire que c'est un peu comme des collectifs où tout le monde est un peu limbe
et sur un projet donné, les gens se rejoignent
et mettent en valeur, mettent en commun leurs ressources pour un projet donné.
Moi je suis hyper contente du coup quand je vois la société dans laquelle on vit aujourd'hui
parce que maintenant tout le monde a quelque chose à apporter,
tout le monde sait en quoi il apporte et on ne fait plus un travail pour l'argent.
On fait un travail parce que ça a du sens.
Alors il faut se rappeler qu'au début du XXIe siècle, nous étions dans une ère
au début de l'Europe politique.
L'Europe s'était construite depuis 50 ans sur un carcan économique
et on commençait à comprendre l'importance d'avoir une Europe politique, une Europe sociale
et donc on commençait à parler de liberté de circulation au sens large.
La liberté de circulation existait à l'époque, mais pour une partie limitée des citoyens du monde.
Il y a eu énormément de conflits sur cette base.
Les pays démographiquement ont explosé en Chine, au Brésil, en Afrique, au Moyen-Orient.
À l'inverse, l'Europe a eu vu sa démographie ralentir
et donc il y a eu une pression de plus en plus grande
et ce concept de liberté de circulation qui était limité à l'Union Européenne
a été envisagé au niveau global, au niveau mondial, au niveau des Nations Unies.
Ça a été un processus assez long, mais les grandes puissances de l'époque
se sont rendues compte, donc principalement la Chine, l'un des les Brésils,
qui étaient les grandes puissances à l'époque,
se sont rendues compte de cette importance pour tout le monde,
pour l'ensemble des citoyens de l'humanité, d'avoir cette liberté de circulation.
Vous avez regardé 100 ans plus tard,
tout le monde était en train de travailler sur la canvas,
en travaillant sur le papier, des choses comme ça.
Et aujourd'hui, tout est en main-print.
La main-print est quelque chose qui a été développé
peut-être à peu près de 15 ans avant qu'ils aillent.
Mais en regardant à quelqu'un,
vous pouvez transmettre l'information.
Et puis, on voit l'art, et on marche avec l'art.
Et l'art est partout.
Je pense que le plus signifiant point
est que les gouvernements,
ok, c'est déjà 80 ans,
n'ont pas plus de gouvernements après ça.
Après ça, il n'y avait pas plus de gouvernements.
Et tout le monde a la même autorité que la prochaine personne.
Et dans cet environnement, c'est tout pour la création.
Donc tout le monde est heureux, parce que tout ce qu'on fait, c'est de la création.
Alors, c'est ça qui est dingue.
C'est ça qui est maintenant très difficile en 2011,
expliquer ça aux petits jeunes.
Et d'ailleurs, c'est ce que je fais dans la maison de mes moyens.
Mais il fut un temps où la politique était exercée par des gens
qui étaient payés pour ça.
Ouais, je sais, c'est incroyable à croire.
Et ces gens ne rendaient compte que tous les six ans,
tous les cinq ans.
Et en général, six mois, un an avant,
ils effacaient leurs erreurs en distribuant des cadeaux,
en faisant des réductions d'un peu,
en menant une certaine politique.
Et ils étaient riles.
Donc voilà, je crois que c'est ça la première grosse différence
par rapport à il y a un siècle.
C'est que maintenant, tout le monde fait de la politique.
Tout le monde gère la société, la vie de la cité.
Et les modélités de description existent par dizaines.
C'est-à-dire que tu peux faire de la politique partout
et de plein de façons différentes.
Tu peux être dans un bar, discuter d'un point politique,
et le point de vue que vous allez partager à trois autour de cette bière,
vous pouvez l'envoyer sur le réseau instantanément,
et elle sera partagée instantanément,
et elle sera discutée instantanément.
Il y a cent ans,
on considérait que les ressources matérielles étaient abondantes
et les ressources immatérielles étaient rares.
Maintenant, aujourd'hui, en 2011,
on a réussi à renverser ce mensonge
qui était en fait le mensonge de l'air industriel.
Et on l'a renversé.
Maintenant, les ressources matérielles sont factuellement rares,
et donc on les gère en tant que telle.
Et les ressources immatérielles, les choses de l'esprit,
sont, elles, à l'inverse, abondantes.
Et donc, on doit les consommer et les faire tourner
sans aucune grotte.
Finalement, tout s'est ralenti.
On avait été tellement vite avant
que pour que ça soit vivable,
il y a pas mal de gens qui se sont arrêtés,
qui se sont dit,
« On peut aller au bout de la Terre,
mais là, on va essayer de voir
ce qu'on peut faire là ici maintenant.
On va essayer de tisser des liens avec nos voisins.
Il y a plein d'initiatives qui naissent au niveau local.
Et chacun fait un peu ce qu'il peut.
Donc moi, en bas de ma place de parking,
je fais des cars et du basilic.
Des tomates à la bonne saison.
Tu fais une culture de poisson.
Et tu récupères l'eau,
chargé des chais, des poissons,
pour t'en servir comme solution nutritive
pour des plantes.
Ce qui permet,
puisque tout est calculé aujourd'hui,
tout au moins un centimètre cube d'eau
et d'acturé.
Alors si tu le rattrapes, c'est mieux.
Il y a toujours une grande coopération.
Il y a toujours une autre force
qui va déterminer votre futur.
Et en fait,
tout ce qu'on voit maintenant,
tout ce que tu vois autour de moi,
c'est ici.
Parce que quelqu'un a voulu le faire.
Et c'est différent de ce que l'on a voulu.
J'apprécie avec ça.
Ce n'est pas tout ce qu'on peut faire.
On ne décide pas ce que les choses vont être comme.
Et puis ils vont être comme ça.
Mais on peut avoir des intentions
et on a besoin de ces intentions
d'avancer et d'improuver,
plutôt que d'avancer
et de mourir.
Merci beaucoup.
C'est la dernière chanson.
C'est All Tights.
S'il vous plaît, vous me rappelez.
Merci.
Merci beaucoup.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
