Bonjour, je suis Laurent Bruidoff. Bienvenue à l'exposition de Babar.
C'est toujours le même éléphant, la couronne.
Il y a avec son gilet, n'est-ce pas, et son neuf papillon.
Dans la grande forêt, un petit éléphant est né. Il s'appelle Babar.
Sa maman l'aime beaucoup pour l'endormir. Elle le berce avec sa tronche en chantant doux-doucement.
Mon père, Jean de Bruidoff, était le créateur de Babar. Mais c'était ma mère, Cécile, qui avait inventé cette histoire d'éléphant.
Je ne sais pas comment c'était venu dans sa tête, mais un soir, elle me l'a raconté à mon frère Mathieu et à moi une histoire d'éléphant.
On était tellement amusés qu'on l'a raconté à mon père, Jean, qui était peintre.
Et lui, il s'est amusé à nous faire un livre. Il s'est passionné de lui-même. Mais donc, les éditeurs ont publié le livre.
Mon père, immédiatement, a commencé un deuxième et un troisième, comme ça. Et Babar était roi à la fin du premier album, et marié à Céleste.
Et puis, dans le deuxième, il était en voyage. Et dans le troisième, il a construit Célesteville. Et puis après, mon frère Thierry, le petit Thierry, est né.
Alors évidemment, Babar avait des enfants aussi, et trois enfants. Nous étions trois frères, mais Babar a eu une petite fille.
Il y avait deux frères et mon père, Jean. Il est mort à 37 ans de tuberculose.
C'est seulement quelques années après, et après la guerre, à la fin des années 40, je voulais être un peintre moi-même.
Mais en même temps, l'éléphant était dans ma tête. Et l'idée de continuer les histoires m'est venue.
Je me suis simplement assis à ma table, et j'ai commencé à faire un album.
Mon premier livre, c'était Babar et ce coquin d'Arthur, parce que Arthur était le petit cousin de Babar, qui était plus proche de mon âge.
Alors j'en ai fait beaucoup plus que mon père, actuellement.
Moi, j'ai commencé en faisant de la peinture abstraite. Quand j'ai commencé à faire des albums Babar, j'étais tellement pris que j'avais plus le temps de peindre.
Alors je laissais tomber mes pinceaux pour continuer à faire des albums.
Et ça fait plus de 60 ans que je fais des Babar!
Pendant des années et des années, je ne voulais pas changer la famille, Babar.
Et puis c'était à la fin des années 80 que ma vie a changé.
J'ai commencé une nouvelle vie avec ma seconde femme, Phyllis, et je suis venu en Amérique.
Alors pourquoi pas, Babar? La vie de Babar ne changerait.
Il fait partie de ma famille. C'est comme ça que j'ai commencé à jouer avec l'idée de lui donner une autre petite fille, Isabelle.
Et puis maintenant, ça peut continuer. Il ne va pas changer. Il ne va pas changer.
Je ne sais pas ce qui va venir. Il y aura peut-être des petites aventures pour la famille.
Les enfants adorent les éléphants, les cauchemars, les solenilles maltièmes tombent.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
