Bonjour et bienvenue dans ce nouveau numéro Paroles d'Experts consacré aujourd'hui
au business de la data dans le Bitubi. Alors avec un parcours client dont les étapes se
sont largement transférées sur le web, l'automatisation est désormais le maître
au mot. Dans un contexte où les marchés se resserrent, le Big Data fait s'en entrer par la grande
porte en faisant place à des entreprises qui s'invitent sur le marché de la donnée client. Leur
rôle, optimisé des stratégies marketing et en sortir des analyses ciblées, sérieuses et fondées,
faisant du Big Data une maîtresse de la panoplie des responsables marketing Bitubi.
On nous parlait de ce modèle économique d'avenir, un expert Thomas Poussardin,
directeur général de Manageo. Bonjour. Quelle est la spécificité de ce marché Bitubi?
Alors il y a quelques années, il y avait une vraie différence entre le marché Bitubi et le marché
Bitussi. Mais la digitalisation des entreprises nous fait constater que le Bitubi est en train
de calquer ses habitudes sur les usages du Bitussi. Sur des pure players comme Manageo,
on a tendance à dire que les frontières n'existent plus. Pour illustrer ça,
je vais vous prendre un exemple. Si on prend un décideur, c'est aussi un consommateur. Et dans
les deux cas, il va avoir un comportement d'achat identique. Il va rechercher sur le web,
comparer les produits, aller chercher des avis sur les réseaux sociaux, sur les sites
spécialisés. Et en fait, il va avoir exactement le même comportement que dans le Bitussi et
devenir un expert du produit avant même de rentrer en contact avec son frontisseur. Cependant,
il existe quelques différences entre le Bitubi et le Bitussi. On les voit notamment dans les
entreprises n'ayant pas opéré leur virage digital. C'est souvent des entreprises dans
l'industrie. Et c'est vrai que le Bitussi, un petit avantage sur le Bitubi, c'est l'achat
coup de cœur, l'achat plaisir. Alors il existe une grande hétérogénéité des marchés Bitubi,
quelles sont du coup les problématiques commerciales qui leur sont propres? Oui, en fait, la
pluralité de ce marché vient surtout de la variété des entreprises qu'on peut trouver. On va
trouver des TPEPME, des artisans, des commerçants, des ETI, mais aussi des grands groupes industriels
ou des grands groupes de télécom. Et toutes ces entreprises ont quand même une problématique
commune, c'est trouver de nouveaux clients. Par contre, leurs besoins peuvent différer suivant
leur maturité, suivant leur pratique commerciale et souvent leur budget. C'est pour ça que chez
Manageo, nous, on conseille nos clients d'avoir des offres adaptées ou spécifiques, d'avoir des
offres d'accompagnement dédiées, ça c'est très important, et surtout des prix adaptés à la
typologie des entreprises. Quels sont aujourd'hui les tendances en matière de pratique commerciale?
En fait, on va constater que comme le marketing a connu sa révolution, les pratiques commerciales
vont connaître aussi leur révolution. Elles vont devenir très techno. L'arrivée du Bitata,
l'intelligence artificielle n'affecte pas que le marketing, ça affecte toute l'entreprise et
aussi les forces de vente, les forces commerciales. Et on va assister à une digitalisation des forces
de vente. Elles vont soutiller avec des outils très techno et ça va leur permettre d'avoir des
réponses adaptées et de se concentrer sur leur objectif principal, c'est-à-dire à savoir satisfaire
le client. Pour illustrer ça, on peut parler des chatbots qui sont à la mode en ce moment et qui
sont poussés par des acteurs comme Microsoft ou Amazon. Ces chatbots, de manière intelligente,
ils vont aider le commercial à aiguiller son client, à lui répondre de manière spécifique et à le
guider petit à petit vers l'acte d'achat. Comment vous êtes en mesure aujourd'hui de garantir à
vos clients la fiabilité des données que vous collectez? Oui, chez Manadio, c'est un enjeu
majeur, la fiabilité et notre force, c'est qu'on peut s'appuyer sur un socle de données qu'on a
depuis des années avec un historique de 10 ans et ce socle de données était construit grâce à des
licences telles que l'INCE, le RNCS, l'INPI et d'autres. Ensuite, on a construit des algorithmes
de collecte de données et de scoring de la donnée issus des signaux digitaux ou web tels que les
cookies, les comportements sur un site web ou la réactivité sur une campagne publicitaire tels
que l'email ou des bannières. Donc on a secouru cette donnée et pour la fiabilité, on l'a surtout
rapproché de notre bassocle. C'est ce qui fait que chez Manadio, maintenant, on a une base de données
de 10 milliards de data et qui permet d'offrir à nos clients des segmentations et du ciblage
assez inédits. Alors, s'agissant de l'analyse analytique, de la data, est-ce qu'il est toujours
possible de combiner un positionnement qui soit la fois relationnel et fonctionnel et aussi quelle
place vous laissez à l'humain dans tout ça? Oui, c'est vrai que c'est un débat qui est
récurrent à chaque fois avec l'intelligence artificielle, la robotisation aussi. On a toujours
peur que l'humain soit exclu de tout ça. Mais ici, avec toutes les techno autour de la big data,
c'est un peu entier qui est rendu dans l'entreprise et c'est surtout pas quelque chose qui vient
remplacer. Ce qui se passe, c'est que la quantité de données générée sur le web et même partout
devient tellement énorme qu'elle est humainement impossible à appréhender et à analyser pour
l'entreprise. Et donc, on a besoin de ces outils pour la comprendre et pour la transformer,
surtout en smart data, en données intelligentes. Et donc, une preuve que c'est surtout pas que la
place humaine est très importante encore dans ça, c'est qu'il y a même des nouveaux métiers
qui sont créés grâce à ces techno. Les datas scientifiques, les data analystes, ce qui prouve
bien que l'humain a encore bien sa place dans l'entreprise. Dans les cinq années à venir,
on va assister à une transformation digitale avec un léger décalage en Europe, on va assister
à une transformation digitale. Comment vous voyez son évolution? Effectivement, la quantité
de données générée va décupler à cause de la digitalisation. Et donc, un enjeu majeur va être la
maîtrise et solution autour de la big data. On va voir évoluer les entreprises avec un marketing
qui va devenir central autour des entreprises. Et surtout, les entreprises vont devoir adopter
des stratégies qu'on appelle de data-driven marketing, centrées autour de la donnée. Et toute
l'entreprise va être d'ailleurs centrées autour de la data et va devoir l'analyser pour essayer
d'en tirer les bons comportements commerciaux et marketing. Et on va voir les entreprises qui vont
s'équiper d'outils de data-driven marketing mais qui vont les combiner à des outils de
lead generation, de lead scoring pour optimiser leur conquête commerciale. Donc, ce qui va se
passer, et on est assez persuadés chez Managgio, c'est qu'on va avoir arrivé à une émergence de
plateformes de marketing prédictif, marketing automation. chez Managgio, on est tellement persuadés
qu'on est en train d'en construire une. Et on va offrir à toutes les entreprises et notamment
au TPEPME tout un univers data mais aussi technologique auquel elles n'avaient pas accès.
Justement, vous êtes directeur général de cette entreprise qui s'appelle Managgio. Pourquoi ce
secteur spécifiquement et qui sont vos clients aujourd'hui? Nous sommes arrivés dans le domaine
de la data entreprise par le marché de l'information entreprise. On a été licencié de plusieurs
licences tels que l'INPI, l'INC, le RNCS. Et on a de suite compris que ça constitue un capital
data énorme et on a surtout transformé l'entreprise, on l'a réorienté vers le marché du développement
commercial. On a de suite vu que la data était très très très importante et on a sans cesse voulu
enrichir notre base de données. Et pour ça, on a construit des algorithmes de collecte qui nous
a permis d'aller chercher des données un peu plus chaudes qu'on appelle comportementales sur
des signaux issus du web de digitaux et ça nous a permis de constituer notre base de données de 10
millions de data. Alors aujourd'hui, vous êtes en face de développement, est-ce qu'on peut en savoir plus?
Oui, nous avons depuis 2006 intégré le groupe Altarese et depuis nous connaissons une croissance
de notre chiffre d'affaires à deux chiffres. Nous allons avoir un chiffre d'affaires d'environ 10
millions d'euros en 2017. En termes d'effectifs, nous avons une la même croissance, nous avons
quoi truper nos effectifs et fin 2017, nous devrions être un peu plus de 80 personnes. En termes de
développement informatique, on en a parlé, nous sommes en train de construire une plateforme de
marketing prédictif et nous avons investi des millions d'euros dans cette plateforme. Et en termes
de marché, on est surtout sur le marché français mais fin 2018, on compte même au courant 2018,
on compte attaquer d'autres marchés, tels que l'Europe, l'Afrique du Nord, surtout sur des
marchés sur lesquels le groupe Altarese est déjà implanté. Vos perspectives à court terme?
Écoutez, comme on en a parlé, nous avons opéré la refonte de notre plateforme manageo.fr et notre
ambition, notre perspective, c'est de venir la première plateforme, B2P, de marketing prédictif et
on veut permettre à nos clients d'activer nos 10 milliards de data combinés à leurs propres
data, ça c'est important, et d'activer cette data via des modules marketing spécifiques,
tels que des campagnes sur des réseaux sociaux, des campagnes bannières programmatiques ou des
campagnes emailing. D'ici la fin d'année, à partir d'octobre, des modules importants de la
plateforme vont sortir. Le premier module c'est Mliss qui est un module de création et d'analyse
de segment Bitubi qui est très important, un module qu'on appelle MD Tech, un module de reconnaissance
des utilisateurs web et de re-targetting via les modules dont on a parlé précédemment, et le module
MADS qui va permettre à toutes les entreprises, mais surtout au TPE-PME, d'opérer en toute autonomie
des campagnes programmatiques, des campagnes bannières. En 2018, on va opérer l'unification de
tous ces modules dans une DMP, on va donner à nos clients l'accès à une DMP avec du scoring
spécifique qui va leur permettre de générer leur propre segment, c'est leur propre segment
client, prospect, qui vont pouvoir activer, grâce à un dernier module, un module de marketing
automation. Leur paramètre d'être autonome quelque part. Exactement. Merci beaucoup pour votre expertise.
Merci. Merci à vous de nous avoir suivis, on se retrouve bientôt pour un prochain numéro de Paroles d'Expert.
