Bonsoir à tous, Grégoire m'a déjà présenté, donc Romain Blavé, je suis compagnon couvreur,
ça fait maintenant trois ans, je suis le responsable de l'institut Superlacouverture chez
les compagnons, c'est une enquité des compagnons et en fin de compte, en résumant, c'est tête de
réseau au niveau du métier de couvreur, j'ai en charge quatre missions, la première est celle de
formation, on a 17 centres de formation au niveau national, ensuite une mission de mémoire, une mission
de rencontre et une mission de recherche. Alors ce soir je vais essayer de présenter le métier
de couvreur, vous allez voir il est très vaste, le métier de couvreur est rentré dans le compagnonnage
en 1603, ratifié par les métiers en 1659, les métiers du compagnonnage, et aujourd'hui au 21ème
siècle, nous sommes toujours là. Bon on a choisi un titre de l'ardoise à la commande numérique,
vous allez voir le couvreur il ne fait pas forcément que de l'ardoise. Bon je voulais juste
faire un petit clin d'œil, mais le monde bouge, les compagnons couvreur bougent, c'est vrai qu'on a
une grosse évolution cette dernière, cette dernière décennie au niveau de notre métier. Vous avez donc
en face de vous un peu le panel de l'activité du couvreur, vous voyez, on a dit l'ardoise,
mais on s'occupe aujourd'hui de l'enveloppe du bâtiment. Ces dernières années on a vraiment
modifié notre activité, on parle de couverture, bon lorsqu'on est à Paris on lève les yeux,
on a beaucoup de combles à la mensart, on a de l'ardoise, on a des couvertures métalliques,
du tasseau, du joint de boue, ça c'est un peu des mots un peu vocabulaire métier, mais aujourd'hui
donc on fait de l'activité de toiture plate, aussi bien des récupérations d'eau pluviale,
également tout ce qui est l'espace de vie qui est d'actualité avec la réglementation thermique,
tout ce qui est sécurité, tout ce qui est ouvrage spécifique, ornamentation, tout ce qui décore
également les ouvrages monument historique sur Paris, mais dans l'écran de ville, tout ce qui
est également les différents matériaux, ces dernières années les énergies solaires,
tout ce qui est photovoltaïque, thermique, les murs végétalisés et le bardage qui vient,
qui est une activité très importante ces trois dernières années. Alors qu'est ce que c'est
un couverture, on garde le nom chez les compagnons de couverture, mais le couverture sa première
fonction il a deux compétences, la première c'est d'assurer l'étanchéité à l'eau et la seconde
c'est d'assurer l'étanchéité à l'air. On a également évolué au niveau de notre fonction donc
mettre à l'abri les performances énergétiques et tout ce qui est production d'électricité,
aujourd'hui notre fonction est complètement évolueuse que le toit, la façade est aujourd'hui
devenue, production, un produit pour les énergies renouvelables de l'électricité ou de l'eau chaude
sanitaire. On a également une grosse évolution ces dernières années avec le numérique qui a
paru dans nos métiers. Alors là j'ai pas été, bon c'était hier, il y a dix ans, mais si je remonte
en 1603 au niveau du compagnonnage, nos outils étaient un peu plus, un peu plus simples que
cela. Là vous avez une plieuse au premier rang, une plieuse manuelle de 2 mètres, aujourd'hui on
est un peu plus au numérique et demain on passe sur des choses déjà de plus grandes dimensions,
donc là c'est une plieuse numérique de 6 mètres avec des programmations, donc vraiment une grosse
évolution, sachant qu'en plus à Paris, les couvreurs lorsque vous les regardez sur les toits,
ils sont toujours avec leurs plieuses parisiennes, c'est les plieuses en boas, pas forcément très
pratiques, on les pince comme ça, on a les bras écartés pour façonner tout ce qui est métal,
mais c'est vrai qu'il y a eu ces dernières années vraiment une évolution. Également en matière
première, tout ce qui est métal a beaucoup évolué avec des panneaux aujourd'hui, des panneaux composites,
de différentes compositions, puis également l'outil un peu emblématique du couvreur zingeur
ou du plombier zingeur, le faire assouder avant que cela fonctionnait avec du charbon et aujourd'hui
on est sur des choses à gaz, mais également tout ce qui est gaz autoportant. Bon, je vous ai mis
quelques photos pour présenter un peu les différents toits, différents tuiles, alors les tuiles,
il y en a un peu plus de 180 modèles qui se posent tout différemment, là vous avez un peu des,
je vous ai mis quelques photos d'hommes de métier, des gestes. La façade, c'est sur Paris,
c'est à Bobigny. Bon, les couvertures régionales là en Bretagne, voilà un couvreur un peu traditionnel,
on sait tout le monde connait, les hospices de Bonne. Également les toitures végétalisées,
donc ça c'est en champagne, également ici c'est en région parisienne, sur des façades
métalliques en cuivre-gold, quelques gestes de métier, parce qu'aujourd'hui aussi on a évolué
sur notre formation, le Grégoire l'a dit mais c'est vrai que notre métier ces dernières années
a dû intégrer toute l'enveloppe, c'est-à-dire qu'aujourd'hui on a des formations spécifiques
aussi bien sur bien sur la couverture traditionnelle lardoise, mais lardoise représente seulement
9% du marché en France. Aujourd'hui on a intégré de l'étanchéité, de la façade, bien sur la
réglementation thermique, mais également tout ce qu'est C.A.O.D.A.O, il est toujours les photos
qui défilent, c'est de la tuile plate, c'est Paris, notre dame, ça c'est les Olympiades des métiers,
je regarde un petit peu ce que les photos sont sympathiques et ça c'est l'opéra gagné à Paris.
Donc voilà, ça vous donnez un panel un petit peu des activités au niveau du repositionnement du
métier de couvert vers l'expert de l'enveloppe, on avait je vous ai dit les compétences communes,
l'étanchéité à l'eau, l'étanchéité à l'air, mais aujourd'hui ça a vraiment développé les
marchés de l'activité sur la couverture traditionnelle à l'enveloppe. Aujourd'hui les contraintes de cette
nouvelle activité, on doit faire davantage attention à l'esthétique, également tout ce qui est
fixation et on a dû avoir une approche un peu nouvelle de bureau d'études également en résistance
des matériaux.
