d'abord juste pour dire que j'étais très intéressé par les deux témoignages précédents
parce que moi-même je suis créateur d'entreprise, je viens du CNRS, je vois beaucoup au CNRS
parce que j'ai commencé ma vie professionnelle au CNRS comme chercheur CNRS et après j'ai
changé de vie, je suis allé dans le privé mais je suis revenu au CNRS pour devenir directeur
scientifique à juin et là j'ai eu la chance en fait de suivre des unités de recherche
en France et à l'international et de voir les partenariats, de voir comment spontaient
les laboratoires communs et quand j'ai relevé le défi de rejoindre le groupe PSA Peugeot-Citroën
eh bien avec tout ce que j'avais vu au CNRS sur les partenariats, des bons laboratoires
communs qui marchaient bien, certains marchaient très bien, d'autres n'étaient pas très
adaptés au groupe que j'avais rejoint et j'ai décidé de faire d'utiliser ce bench
pour monter Exni-Hilo en fait puisque PSA avait très très peu de relations suivies
avec le monde universitaire, académique, en France ou l'étranger, j'ai décidé de
monter un réseau de partenariats. Alors je l'ai appelé Stellab, Stellab c'est l'étoile,
c'est l'étoile de mer qui s'accroche au rocher mais c'est aussi la référence à
l'étoile avec ses différentes branches et puis à la constellation au ciel et les
openlab et bien ce sont les différentes étoiles. Alors pourquoi créer un réseau
de partenariats pour PSA Peugeot-Citroën? Eh bien parce que comme vous le savez, notre
groupe il en pleine mutation, vraiment on est, alors les pessimistes disent il va
pas s'en sortir, les optimistes disent on va rebondir, moi je suis parti les optimistes,
c'est pour ça que j'ai rejoint le groupe en période difficile parce que mon but en
fait c'est avec l'équipe dirigeante, eh bien c'est de faire un nouveau PSA, un PSA
qui ne soit pas simplement un constructeur de voitures mais qui soit concepteur et proposeur
de solutions de mobilité donc au-delà de la simple voiture à quatre eaux et donc c'est
une véritable révolution qu'on est en train de préparer, c'est pas simple parce qu'il
y a quand même 200 000 personnes, il y a des sites industriels qui sont très ancrés,
ce groupe fait partie du patrimoine, on l'entend bien souvent et c'est difficile, c'est à
la fois un atout et un handicap de faire partie du patrimoine national et pourtant eh bien
en son sein on est en train de justement préparer le futur. Alors comment on s'y est
pris? Eh bien typiquement on a regardé avec les ingénieurs scientifiques, c'est un
des rares groupes, il reste encore une direction scientifique en interne avec des ingénieurs
qui sont pour la plupart des docteurs, eh bien on a regardé tous les champs de la connaissance
qu'il faudrait adresser pour le véhicule du futur, à la fois dans le champ de l'énergie,
donc le champ de l'énergie ici, dans le champ de l'information et dans le champ des
process et des matériaux du futur. Et en fait on a très vite compris que tous les champs
de la connaissance étaient concernés par ce véhicule du futur. Alors en fait typiquement
il y a l'épine dorsale, c'est biologie, chimie, physique. J'ai mis la chimie au coeur, le
qui ici de chimie parce qu'en fait la chimie elle intervient à la fois dans l'énergie,
elle intervient bien entendu dans les nouveaux matériaux qui vont construire et aussi parce
que le véhicule du futur, ça sera aussi une structure chimique, ça sera une structure
chimique à la fois dans l'interaction de la biologie, dans l'interaction avec la physique
et puis on a deux grands ensembles, le champ de l'information et le champ de l'énergie.
Et puis il y a là que se transverse, c'est ce que moi j'appelle le psygama, psy c'est
le psyché, c'est les usages, le conducteur, les passagers dans leur propre désir, le
désir de mobilité, le désir aussi de se faire plaisir, le plaisir de conduire, c'est
psy. Et puis gamma c'est le comportement collectif, c'est ce que on voudrait que nous
adoptions le plus, c'est-à-dire celui du développement durable, de véhicule avec
le moins d'impact possible, c'est gamma, c'est Gaia, ces références à la terre.
Et en fait, nous avons construit notre réseau scientifique autour de ces différents champs.
Alors comme nous partions d'une page blanche, eh bien on a décidé de faire un peu d'aménagement
du territoire. D'abord, le CNRS, la référence, référence scientifique, beaucoup de pays
nous ont envie le CNRS parce que finalement c'est quand même un réseau, un formidable
réseau, un réseau maillet, un réseau qui adresse tous les champs de la connaissance,
depuis les sciences fondamentales, le sciences de l'ingénieur, les sciences humaines, vraiment
tout, je ne ferai pas la promotion du CNRS au delà, mais c'est vrai, c'est formidable.
Et nous avons donc construit autour de six pôles, nous avons identifié six pôles,
Human Factors, c'est celui qui est le plus proche de la biologie, le bêta est ici,
Human Factors. La question des mondes interactifs, et ça c'est très important pour l'automobile
du futur. Electrons faut tomber, fait, des supports de l'information. Et puis le champ
de Computational Mechanics, en fait, c'est le fait que le composite arrivant dans le
véhicule remette en cause complètement tous nos modèles de comportement mécanique,
le domaine fluidique, et avec multi-échelle, avec l'idée, on est bien le sujet de la
fluidique, mais le multi-échelle au sens même où les véhicules du futur seront eux-mêmes
des composants dans un fluide. Et donc c'est une fluidique qui va de la nano, micro-fluidique
jusqu'à la mesofluidique, et puis l'énergie. Et le champ d'énergie, c'est un champ immense,
immense parce qu'il faut voir que la période électrique que nous vivons n'est qu'une
période transitoire. En réalité, les vecteurs énergétiques qui vont être adressés en
2030-2040 seront bien loin de l'électricité, sauf qu'il y ait des supraconducteurs à
température ambiante qui arrivent, mais ça peut nous arriver à tout moment, mais l'énergie
sera essentiellement autour d'une nouvelle thermodynamique non fossile, et ça, c'est
un grand champ de recherche. Alors à quoi sert ce réseau? Et bien, il doit
coordonner des travaux scientifiques. Donc en fait, nous nous étendons, donc depuis
trois ans, nous avons construit ce maillage, nous animons les scientifiques du groupe,
il y a une centaine de scientifiques permanents, et puis tout le réseau scientifique, nos
partenaires académiques, qui constitue notre réseau scientifique. Des doctorants, des
ingénieurs, des experts, très importants de se rattacher au monde de l'expertise. Il
faut voir que dans un groupe comme PSA-Puget Citroën, il y a plus de 125 métiers. Il y
a 27 filières d'expertise, de maître d'expertise, et ces 125 métiers, c'est autant de savoir
faire. Alors c'est à la fois un atout et handicap pour un groupe industriel. Quand
vous avez des métiers, les experts métiers sont souvent des conservateurs. On leur demande
de conserver les meilleures pratiques. Ils ont hérité ces pratiques de leur maître.
C'est vraiment une relation de corporations. Il y a le métier de la peinture, le métier
de la carrosserie, le métier de l'emboutissage, et tout. Mais la difficulté, c'est que quand
on vit uniquement sur des expertises internes, eh bien quand on doit aborder des ruptures,
eh bien là, les hommes de métiers ne suffisent pas. Mais par contre, il est important de
s'appuyer sur eux. Il faut dépasser le front des connaissances métiers, il faut aller aux
ruptures, il faut aller donc avec les scientifiques les meilleures. Donc on a donc créé ce réseau
et puis on organise, on fait de l'animation, des séminaires multidisciplinaires et tout.
Alors typiquement, comment, à partir du mèche que j'avais vécu au CNRS, d'abord du long
terme. Alors long terme, pour un industriel, quatre ans c'est du long terme. Pour un scientifique,
chercheur, quatre ans c'est vraiment le minimum. Et nous, nous avons monté toutes
nos conventions sur un minimum de quatre ans. Ça a été déjà dur à faire accepter en
interne. Alors chez Thalès, c'est habituel, chez Sylor, chez Saint-Gobain, chez Trépas,
chez EDF, c'est habituel. Pour nous, ça ne l'était pas. Chosez à des partenaires
d'excellence. Alors sujet très, très sensible, l'excellence. On a une agence, la ERES, on
a des... Mais l'excellence très vite, il n'y a pas besoin d'agence, c'est pas besoin
de A+, ou de A, simplement c'est la reconnaissance par les pères, ces publications. C'est à
l'international. Mais oui, il fait partie de telle communauté, ça va très vite.
Un problème scientifique partagé, hyper important. Donc on n'est plus dans la commande,
parce que souvent, les industriels résonnent dans la commande. Je commande une prestation,
l'universitaire m'en renvoie une. Là, on a monté les partenaires scientifiques ensemble.
Un accès ouvert, c'est pour ça que je les ai appelés open lab, parce qu'en fait,
l'idée, c'est que ces open labs soient des attracteurs. Et ils soient aussi des générateurs
d'opportunités pour créer des startups. Et ça, c'est sur des bases régionales. Et
puis une co-direction, on retrouve ça souvent dans les laboratoires communs du CNRS. Et
puis, bien entendu, chasser en meute, c'est-à-dire aller chercher... On est en France, il y a
des systèmes de subvention qui sont bien implantés. Il y a l'Europe, il y a les États-Unis,
il y a la Chine où nous allons chercher des subventions en meute avec nos collègues universitaires.
Alors, nous avons aussi, en parallèle, les open labs. C'est une affaire, en fait, bilatérale.
C'est un réseau, mais c'est un seul groupe industriel, PSAP, Jo Citroën, qui travaille
avec des scientifiques de haut niveau. Mais nous avons monté en parallèle un autre réseau
qui est tout aussi important que celui des open labs. C'est notre réseau de chair. Et
c'est pareil, on partait de la page blanche. Et là, j'ai regardé ce qu'il se faisait
en matière de chair de Messéna. Et on a monté, en fait, un réseau de chair qui, lui, n'attend
pas de livrables, n'attend pas de coups d'avance technologique, mais est là pour porter les
disciplines, pour aider, en fait, à promouvoir les disciplines qui nous intéressent, qui
sont intéressées. Et en plus, qui s'ouvre vers les sciences humaines. C'est-à-dire
nous avons ouvert les chairs vers le champ des sciences humaines, la philosophie, l'ethnologie.
Et donc, donc, des missions typiquement. Et puis un pilotage combiné. Nous avons créé
aussi une université PSA. Et là, nous avons eu la joie, finalement, l'année dernière,
d'être accrédité. Nous avons l'accréditation internationale de Corporate University. Nous
étions toute jeune d'université d'entreprise. Et nous sommes maintenant dans un réseau
d'université d'entreprise. C'est important. Alors maintenant, pensée globale. Notre groupe,
vous savez, si vous suivez l'actualité de notre groupe, il y a un point qui est essentiel.
On sait qu'on ne peut survivre. Ce groupe ne peut survivre que si il est global, si
il est international. C'est pour ça que nous mettons tous nos efforts sur la Chine,
nous mettons tous nos efforts sur la Russie, sur l'Amérique latine. Nous savons que l'Europe
va, pendant plusieurs années, va être un marché déprimé en matière de mobilité.
Il redémarrera. On le sait, il redémarrera. Il y aura même un fort redémarrage. Mais
en attendant, il faut tenir le coup. Or, les marchés émergents, les marchés émergents
sont se positifs du terme. Eh bien, ce sont les marchés du monde entier. Alors, d'abord
en France, nous l'avons monté en plaçant des open labs à la fois en région parisienne,
mais aussi tout en France. Bordeaux, Marseille, Poitiers, Lyon, Messe, avec une connexion
avec George Yatek. Notre base d'innovation de l'EPFL, notre open lab d'énergie à Orléans.
Donc nous avons monté 10 open labs, dont un open lab d'intelligence économique qui est
basé à Bordeaux, et un open lab de design, l'open lab design, avec trois écoles de
design françaises. Et nous avons aussi monté notre réseau de
chers. Alors là, les chers sont beaucoup plus situés en région Île-de-France parce
que nous avons d'abord placé les chers sur des universités et des écoles avec lesquelles
nous avions des partenariats privilégiés. Mais nous allons étendre en fait le programme
de chers dans toutes les universités où nous avons placé des open labs.
Alors, typiquement, il y a un noyau, ce qu'on appelle le basic research core, celui que je
vous ai montré tout à l'heure, avec l'information, l'énergie, les matériaux, le process. Et
il y a deux orbites, une orbite française, dans lequel il y a des open labs et des chers,
le U de université PSA. Et puis il y a une seconde couronne qui est la couronne internationale,
et chaque open lab, par exemple si on prend la mécanique, notre open lab est basé à
l'école polytechnique, c'est le Computational Mechanics Open Lab. Et il a une chair qui
est couplée, un professeur d'école polytechnique à la chair de Computational Mechanics. Et
puis nous avons des bases donc à la fois en Pologne, là nous avons un open lab dans
l'université de Uch. Et puis nous avons des bases à Central Pékin, par exemple à
Bérang, ici, nous créons en fait une communauté française et internationale autour d'un sujet.
Si on regarde l'énergie, notre open lab d'Orléans, eh bien à son homologue au Brésil,
à Rio, une chair à l'Institut français des pétroles d'énergie nouvelle, donc
Cliff Penn, à Rueil-Mamédié. Et puis nous avons une chair mixte, sciences humaines,
sciences technologiques, école centrale de Paris, Supelec et Sec, autour de l'économie
de l'électromobilité. Voilà, c'est comme ça que nous avons organisé notre réseau.
Alors maintenant, que faisons-nous dans ces open labs? Et typiquement, dans ces open
labs, autour des problèmes scientifiques que nous avons montés, nous générons des pépites.
Alors nous avons notre unité de mesure, c'est la pépite technologique. Alors nous
avons l'avant-définie, cette pépite, ça correspond à des niveaux de maturité qui
sont inférieurs à 3, si vous utilisez des échelles terelles, si ça vous est familier,
typiquement on travaille entre 0 et 3. Et ces pépites, bien entendu, nous n'en trouvons
pas tout le temps. Il faut un filon, il faut des chercheurs, et quand nous avons une pépite,
quand elle est brute de décoffrage, eh bien nous la mentons à Vélisie. Alors là, il
y a le hub, et c'est ce qui apparaît ici. Ici, c'est le hub d'intégration qui est
assez fermé, donc je le reconnais, il est basé à Vélisie, mais il n'est pas ouvert
à tous. Autant les open labs sont open, autant le hub à Vélisie est closed. Et là, nous
faisons du raffinage de pépites, c'est-à-dire que nous transformons ces pépites en opportunité
technologique, pour rappeler en promesse technologique, et nous les injectons dans le processus d'innovation
pour en faire le plus vite possible des innovations embarcables. Alors dans les situations de
crise et d'urgence que nous vivons maintenant, nous n'avons plus le temps de prendre le
temps, c'est-à-dire qu'on raccourcie nos processus, on travaille beaucoup en mode parallèle,
on chahute un peu les niveaux de terrelles, pour ceux qui les pratiquent. On s'est mis
dans un mode d'urgence, et cette urgence en fait est positive, parce qu'en fait, nous
faisons attention, bien entendu, nous mettons toujours la qualité importante, la qualité,
la fiabilité, mais nous travaillons sur un mode parallèle, et ça, ça nous a été vraiment,
on a regardé aussi dans le domaine de l'innovation ce qui se faisait. Nous aussi, on était assez
vierge en matière d'innovation, et là, on a profité des bonnes pratiques, des bons
enseignements. On a notre propre modèle, il n'est pas forcément transposable, toujours
est-il que nous faisons de la transformation de Pépite, et nous allons jusqu'au métier,
jusqu'au métier et jusqu'au projet. Et là, nous avons collecté déjà 27 Pépites,
donc en octobre, notre compteur était à 27, là on est à une trentaine, ces Pépites sont
dans tous les champs que nous adressons. Alors maintenant, il y a une animation,
c'était là, on voit très peu ici, mais nous avons une communauté doctorale, 70 doctorants,
que nous animons. Et là, c'est intéressant parce que ces doctorants, c'est une mini-école
doctorale, mais multidisciplinaire. Nous avons des économistes, nous avons même
maintenant des biologistes, des sociologues, des technologues aussi, des sciences de l'ingénieur,
et là, moi je m'impose maintenant de recruter au moins le quart des doctorants par an dans
le domaine des sciences humaines. Et ils se rencontrent tous les jeudi après-midi,
ceux qui sont sur place, il y en a qui sont basés dans les open labs, et ces rencontres
sont vraiment sources de nouveaux projets. Deux doctorants peuvent s'associer et créer
un nouveau projet, on leur a donné cette possibilité en interne.
Alors maintenant, juste pour laisser du temps au débat, vous montrez un petit peu dans
notre cartégraphie. Le plus ancien des open labs, PSA, il est
pas si ancien que ça, il a été lancé en 2011, donc il a que deux ans, mais il est
déjà ancien, il est basé à Marseille, sur le campus de Luminis, un open lab CNRS et
une université de Marseille, et il est dans le domaine des sciences du mouvement. Et pourquoi
j'ai choisi cet institut de sciences du mouvement qui n'est pas du domaine des sciences
de l'ingénieur, il est rattaché aux sciences de la vie donc pour le CNRS, et bien parce
que je savais que cet institut avait travaillé avec Décathlon, avec Oxilane et avec Eurocopterre
sur les questions d'ergonomie pour les sportifs et puis d'ergonomie pour les pilotes d'hélicoptères.
Et donc je me suis dit, là il y a quelque chose à faire, et c'est comme ça qu'on
a monté l'open lab, nous en sommes à notre deuxième comité de pilotage et avec des
brevets qui sont en cours. Et puis Bordeaux, Bordeaux nous l'avons choisi parce que Thales,
parce que Thales est parce que Rodia Solvée. Alors Rodia Solvée, moi j'avais eu l'occasion
de visiter il y a quatre ans le laboratoire du futur de Rodia qui allait devenir Solvée,
et j'avais été pâté par ce qu'il faisait dans cette unité mixte publique privée, c'est
formidable, et donc je me suis dit Bordeaux c'est un bon endroit, la présence de Thales
aussi nous a poussé à créer un open lab électronique. Ensuite, la raison de MESS c'est
Georgia Tech. Le CNRS avait créé une unité mixte internationale avec Georgia Tech qui
a fêté maintenant Georgia Tech Lorraine, a fêté ses vingt ans et j'avais eu l'occasion
de suivre les travaux de cet open lab et le fait de pouvoir avoir une prise directe sur
Georgia Tech avec une dizaine d'américains, chercheurs américains qui sont basés à
MESS, qui tournent comme ça dans le domaine de la photonique, dans le domaine des matériaux,
la cryptographie, et puis on en a fait aussi notre hub pour les arts et métiers, c'est-à-dire
qu'avec l'école des arts et métiers, nous avons convenu que MESS serait notre point
d'entrée pour l'ensemble du réseau arts et métier, et le réseau arts et métier c'est
un réseau régional très bien maillé. Alors ensuite, eh bien à Paris, Paris c'est l'école
polytechnique, alors là nous avions une longue tradition avec le centre des matériaux des
mines Paris Tech et de l'école polytechnique sur le calcul théorique, et là ça nous a
ouvert un champ vers Caltech, et ça on remercie le titulaire de la chair PSA parce qu'il
a passé un an à Caltech et il nous a ouvert des portes de laboratoire de Caltech qui
nous permettent maintenant d'avoir des matériaux ultra-légés, et ça c'est du très exploratoire
mais c'est très important. Alors hors Léon, il y a eu un peu d'actualité, en Léon récemment
c'est notre open lab Energetics, c'est le seul qui ne soit pas CNRS. Alors au début
on m'a dit, oh là attends, tu dis excellence, puis tu prends une équipe qui n'est pas CNRS.
Heureusement, j'apprends que cet open lab, le laboratoire lequel nous travaillons prisme
s'associe avec ICAR qui est une unité mixte CNRS réputée dans le domaine de la combustion
en fait qui travaille avec le spatial, et donc finalement bientôt il y aura le logo CNRS
sur cet open lab aussi. Et là à l'actualité, nous développons des solutions en rupture
énergétique, en rupture particulièrement impressionnante avec un nouveau vecteur énergétique
et ça c'est, nous avons présenté Librider, je ne sais pas si certains d'entre vous
ont suivi l'actualité technologique, et bien c'est dans cet open lab que nous travaillons
sur la famille Librider et sur les petits frères de Librider et il se passe des choses
à Orléans dans ce domaine. Alors maintenant nous avons aussi, alors ça c'est Prisme,
ça c'est l'énergie énergétique, nous avons Lyon. Alors Lyon va être, cet open lab va
être signé, il est déjà opérationnel, mais il va être signé dans deux mois, et c'est
le plus gros de nos open labs. Il réunit en fait cinq laboratoires dans la région Lyonaise,
toute l'ingénierie Lyonaise autour des vibrations et la tribologie. Et les vibrations, la tribologie
pour le véhicule du futur, comme pour le véhicule du présent, c'est essentiel. Vous savez on
allège les véhicules, de plus en plus, la course à la réduction de CO2 nous fait alléger
les véhicules. Or pour ceux qui connaissent un peu l'acoustique, quand vous allégez une
structure, c'est un sérieux problème d'acoustique. Et d'ailleurs la plupart des acousticiens
résolvent beaucoup de problèmes en allourdissant des structures. Et là nous avons à résoudre
la question des vibrations, tout en allégeant. Et là nous avons pris les meilleurs, l'Abo
de tribologie, le LTDS qui était un labo le meilleur en Europe en tribologie, et nous
avons créé en même temps un open lab en Chine qui est le correspondant chinois de
cet open lab. Et donc le LTDS, le LAMCOS, le LMFA sont des laboratoires des unités
mixtes, toutes les unités mixtes du CNRS à Lyon. Et là nous avons vraiment le top
en matière de vibration de tribologie. Et alors maintenant le Beta Kifi. Alors là le
Beta Kifi, Matthias aurait, je vois qu'il y a écrit Beta Psy, mais c'est Beta Kifi
normalement. C'est notre open lab théorique. C'est notre open lab, ressources théoriques,
biologie, chimie, physique. Je ne sais pas si vous avez eu tout à l'heure, je vous
ai présenté un système circulaire avec Beta Kifi comme ça. Et bien nous avons, j'ai
pensé, je me suis dit, les matériaux du futur, ils sont tout ce qui n'est pas dans une
voiture actuellement. Quels matériaux ne sont pas présents dans une voiture actuellement?
Eh bien les matériaux pour eux, pas de matériaux pour eux, alors il y a certes des mousses,
mais les matériaux pour eux comme celles sur lesquelles travaille l'Institut Lavoisier,
à Versailles, les équipes de Gérard Ferré, on va travailler sur le matériau pour eux.
La matière molle, ESPCI, Paritec, la matière molle, bon nous avons les hélas stomères,
nous avons nos amortisseurs, mais une matière molle fonctionnelle, il n'y en a pas, il
y en aura dans les véhicules de futur. Et puis des matériaux hybrides, des matériaux
qui combinent de la biologie, les matériaux biologiques et minéraux, il n'y en a pas,
il y en aura dans les véhicules de futur, c'est un pari. Et donc on a rassemblé le
Collège de France, l'Université Pierre et Marie Curie et l'Institut Lavoisier pour
construire ce Beta Kifi. Alors maintenant, nous avons un open lab d'intelligence compétitive,
ça c'est un peu de lab avec un groupe d'économies appliquées très très performant dans le
domaine de l'économie de la mobilité. Et puis j'aurais quand même évoqué l'open
lab design, ça c'est très important parce que le design, c'est ce qui fait vendre
nos voitures et il y a vraiment des opportunités. Mais surtout, je voulais aborder, ça a déjà
été évoqué à la fois par Mathias et par vous, c'est la question, c'est le PFL.
Parce qu'en fait, le PFL, c'est un lieu clé en matière de recherche technologique
en Europe. Le PFL, c'est une porte d'entrée, c'est un hub, c'est un lieu de rencontre
de scientifiques et d'ingénieurs. Et moi, j'ai fait vraiment du lobby interne au sein
du groupe pour créer une cellule d'innovation. Heureusement, je l'ai créé juste avant
qu'on se trouve dans la période de crise assez forte qui était l'été 2011. Il a
été signé juste avant en juin 2011 et j'ai une cellule d'innovation à Lausanne d'ailleurs
qui est ouverte, qui est ouverte d'ailleurs à d'autres industriels français ou chercheurs
qui souhaitent, nous avons un open space, une salle de créativité, nous avons une
base physique en fait dans le quartier d'innovation. Et si l'un d'entre vous ou une structure
est intéressée, nous pouvons accueillir et le PFL, c'est plus trossant là-bas, je ne
ferai pas la promotion de PFL, mais il se passe des choses, voilà le PFL. Et en fait,
maintenant à l'international, je citerai notre open lab à Rio sur les biocarburants
et ça c'est quelque chose d'important. Et nous avons signé avec la FAPESP qui est
une fondation de financement, c'est une sorte d'Aéner de l'état de San Paolo. La FAPESP
nous avons signé un partenariat sur 10 ans. J'avais vu ce qu'avait fait Microsoft avec
la FAPESP, j'avais été pâté, le patron de la FAPESP m'avait dit, mais vous, vous
y avez droit aussi, PSAPO Jo Citroën, si vous vous engagez, vous voulez être brésilien,
faire de la recherche au Brésil et tout, eh bien ce que nous avons fait avec Microsoft,
on va le faire avec vous. Eh bien ça a été signé à l'automne dernier, nous avons une
la FAPESP en fait, fait un appel d'offre permanent auprès des universités de l'état
de San Paolo. Voilà, et maintenant juste la Chine, et ça sera, voilà, en Chine nous avons
cinq opérations, c'est-à-dire que ce que nous avons fait en France, nous l'avons dupliqué
en Chine avec la photonique, alors le champ de, le domaine de la photonique ici, à Hurane
qui est un endroit, nous avons des usines, les usines PSA, pour le moment c'est à Hurane,
il y en aura une qui va s'ouvrir à Shenzhen, Capsa avec Capsa, mais à Hurane il y a une
Optique Svalet. Pour celles et ceux d'entre vous qui connaissaient le Plateau de Saclay,
puis la région sud de Paris, vous savez qu'il y a une Optique Svalet qui a été créée
il y a une quinzaine d'années, moi j'étais pendant plusieurs années conseiller-ministration
de Optique Svalet, j'étais fier de mon Optique Svalet, quand j'arrive à Hurane, l'Optique
Svalet de Hurane est géante, il y a deux énormes, énormes, c'est là où sont conçus les leds,
les OLED, tout ça, c'est vraiment le lieu. Et là j'ai créé en fait dans le WNLO qui
est le gros labo d'Optique, il y a 500 chercheurs en Optique Photonique, un Open Lab qui travaille
sur la place monique, travaille sur de nouveaux modes d'utilisation de la photonique dans
le véhicule, travaillons sur l'accidentologie, le stockage d'énergie, le véhicule automatique
avec le Perception Lab à l'Université de Pékin, et puis j'avais évoqué, c'est-à-dire
le labo de VAT Vibration Acoustique Tribologie. Voilà les efforts que nous avons fait pour
créer un réseau de partenariats avec le CNRS en France, et puis le CNRS est aussi présent
en Chine puisqu'avec le Liama, nous allons passer une convention avec un laboratoire
international associé où le CNRS est présent avec l'INRIA, avec le Liama, ça c'est pour
le futur. Voilà donc PSA est sur le front de la recherche, on se bat, on se bat pour
que nos usines aussi puissent continuer à vivre, se rénovent, voilà, et puis je suis
à votre disposition pour des questions.
