Et bien voilà c'est désormais acté. Les quatre communes, Estavar, Livia, Parvendre et Poyestre,
viennent de sceller leur union afin de pérenniser le festival de court-métrage trans-sud MED.
Je vois bien que les jeunes qui ne sont pas cultivés nous tirent tout vers le bas.
On a besoin de la culture et le cinéma, à mener le cinéma, à mener le rêve, à mener la culture,
à mener les artistes d'un territoire. Formez forcément, c'est la promotion d'un territoire.
Je me suis dit que par le biais d'un festival, on pouvait faire reconnaître des décors de la région
et amener des équipes après pour tourner. Je pense que c'est le but et l'idée est là
que des réalisateurs aient envie de venir tourner dans cette belle région.
Une échappée belle pour la mise en valeur de nos territoires, certes, mais aussi,
et comme le souligner Daniel Mack, le maire de Poyestre, un drop afin de rebooster la culture.
La culture dans tout son état d'ailleurs, que ce soit le septième art, que ce soit la musique,
que ce soit le théâtre et puis toutes les animations que nous proposons à Poyestre,
nous avons besoin de divertissement, nous avons besoin de faire rêver.
Le cinéma est bien placé pour ça avec les comédiens qui sont sur place d'ailleurs
et j'espère vraiment, sincèrement, qu'à Poyestre nous faisons ce qu'il faut pour ça.
Il faut développer la culture, il faut promotionner la culture, il faut vraiment redevelopper.
C'est ce que je disais tout à l'heure, on est complètement dans une période inverse.
J'ai vraiment l'impression qu'on est en train de régresser au niveau de la culture,
avec un c'est majuscule ou un c'est minuscule et ça c'est dramatique mais on va le payer très cher.
Il va falloir des générations pour récupérer le temps qu'on est en train de perdre actuellement.
C'est-à-dire que s'il n'y a pas de culture, il reste quoi?
Je ne vois pas ce qui pourrait rester en fait, à part acheter des trucs et manger,
en faire l'amour un peu bien sûr, mais non, qu'est-ce qu'il y aurait d'autre?
Il faut à tout prix s'évader ou en tout cas améliorer le quotidien.
Et améliorer le quotidien, ça passe évidemment par la culture et la culture c'est vaste.
Donc ce n'est pas que c'est important, c'est que c'est vital.
Bien sûr, la culture, l'échange, la connaissance de l'autre, le respect de l'autre, voilà.
Alors on est dans un contexte qui est un peu difficile en ce moment.
Et je crois que nous, entre parenthèses les artistes, les hommes et femmes communicants,
je crois qu'on doit souligner cette envie et ce désir absolu du partage.
Je pense qu'il n'y a rien de plus important que la culture,
parce que c'est ça qui va nous permettre peut-être de ces conneries de communauté
de nous élever et d'éviter de ces communautés, de partager tous ensemble quelque chose dans l'amour.
Je ne veux pas faire le...
Ah oui, c'est ce qui permet de nous rassembler.
Et quand on voit franchement des gens qui viennent comme ça, qui prennent sur leur temps
pour venir assister à des projections, participer et qui sont contents,
enfin je pense, j'ai l'impression qu'ils ont été contents.
Ouais, ça nous fait plaisir.
Je pense que tout le monde y gagne.
C'est-à-dire que nous on présente notre travail, eux ils le reçoivent, on le fait pour eux,
on le fait pour les gens et on essaye de faire passer des choses, des messages
et de leur faire passer des bons moments et c'est ça la culture, voilà.
C'est la première édition, donc déjà je suis très content de participer à la première édition,
c'est formidable et j'espère qu'il y en aura beaucoup d'autres que c'est la première d'une longue série.
Transuit de MED en résumé, ce sont neuf jours de festivals répartis sur trois communes,
plus de 50 artistes du cinéma et de la télévision,
une cinquantaine de courts-métrages projetés, mais aussi et surtout beaucoup de convivialité.
Dans les festivals, ormi les films, ormi tous les acteurs qui sont là,
je trouve que ça tisse un lien social.
Voilà, donc j'ai un hommage aux artistes qui sont en fin de compte des courts de transmission entre nous tous.
Et là, la preuve en est, c'est qu'on a un repas, on ne se connaît pas
et à la fin du repas, tout le monde s'apprécie, tout le monde se connaît,
on partage le pain et la table ensemble.
Donc ça c'est pour moi, c'est le vivre ensemble avant tout.
Il faut souligner ce terme et surtout en ce moment, le vivre ensemble.
D'où l'on vient, où on va, peu d'importance.
Le plus important, c'est le chemin qui mène.
Ce qui mène à quoi? À ce qu'on désire le plus.
Mais comme l'être humain change tellement d'avis, surtout en ce moment,
j'ai juste envie de dire qu'on fait tous partie de ce même monde qui s'appelle l'humanité.
Rendez-vous et donc d'ores est déjà pris en avril 2017 pour cinéma pleine,
en ce qui concerne Poyestre, ainsi qu'à Estavard-Livia, en septembre 2016,
pour la partie transfrontalière de ce festival sympathique et itinérant.
