Je me présente Eric Perre-Pelletier, je suis le directeur général de l'IRT, l'Institut de Récheurs Technologiques System X.
Je merci Marc de cette invitation. Marc, pour moi, c'est une histoire un peu ancienne,
parce que j'ai été au démarrage des pôles de compétitivité, la première dynamique qui a lancé le gouvernement avec les pôles de compétitivité en 2004-2006,
qui a permis de se rendre compte qu'avec systématique, le pôle de compétitivité est systématique,
on avait un outil sur le plateau de Saclay, ou l'environnement de l'île de France Sud-Ouest, très particulier.
On avait un sujet particulier, et c'est la conclusion qu'avait fait Marc aux premiers similaires stratégiques,
c'est-à-dire là vous avez un objet qui n'existe pas ailleurs, et ça, c'est quelque chose de bien.
Je dirais avec systématique, avec systémique maintenant, on a aussi quelque chose de particulier.
Vous allez le voir dans les missions qu'on couvre. On a aussi un outil assez particulier.
Il y a huit instituts de recherche technologique en Île-de-France, en France, et il y en a un en Île-de-France.
Vous voyez un peu les différents domaines qui sont couverts. Je crois qu'il faut retenir trois choses.
Ils ont la même structure avec un lien fort, avec un pôle. C'est des entités qui ont été créées pour mettre des efforts co-localisés.
Et on a un financement sur l'ensemble des dépenses au niveau du PIA qui couvre 50%.
Je sais que Marc veut que j'aille un peu plus vite, donc je vais essayer de tenir un timing correct.
Deuxièmement, dans quel domaine on travaille? On est sur l'ingénierie numérique des systèmes du futur.
Qu'est-ce que c'est? Qu'est-ce que c'est que cet outil particulier?
Je crois qu'il faut retenir que les produits inclusants ou conçus avec du numérique sont en train de changer de dimension.
Ce n'est plus des produits, c'est des systèmes. Il y a un nouveau paradigme. Il y a une rupture qui se produit.
Un produit qui devient plus autonome, et j'en donnerai quelques exemples.
Il n'est plus à se considérer seul dans le monde. Il offre des fonctionnalités et des services particuliers enrichis pour le bien de son utilisateur.
Mais du coup, il est plus vulnérable. Il doit rechercher des optimum qui sont plus complexes à trouver et il doit être conçu de manière plus complexe.
C'est cette transformation de paradigme qui justifie la présence du système X et l'ensemble des activités que l'on couvre.
Tout d'abord, comment on adresse ces deux problèmes? On adresse d'abord ça en offrant un environnement particulier qui permet de colocaliser des ressources mais des moyens.
Partir du produit et devenir système, ça veut dire ne pas repartir de zéro à chaque fois.
Ça veut dire que dans les projets qui vont se réaliser à système X, on va créer des assets qui vont être pérennisés sur une même structure
et qui vont pouvoir servir aux partenaires pour aller plus loin encore sans recommencer à zéro.
Donc une plateforme sur laquelle se déroule des projets avec trois missions.
D'abord créer de la valeur, créer de la valeur pas pour l'illerté mais pour l'écosystème sur lequel on s'inscrit.
Pour l'ensemble des partenaires qui sont dans notre environnement et qui nous apportent leurs défis, je dirais, industrielles.
Deuxièmement, mettre ensemble, non pas ces industrielles, donc plusieurs industrielles entre eux qui partagent les mêmes défis,
mais aussi les mettre ensemble avec des académiques qui apportent des réponses ou des approches technologiques différentes
ou des grands groupes avec des PME qui vont pouvoir analyser l'intégration de technologies par rapport à un besoin d'un grand groupe.
Donc créer une sorte de filière dans un projet.
Et troisièmement avoir des expertise and knowledge qui augmentent dans le domaine du système
parce que c'est encore un domaine qui a été commencé à quelques années
où la France peut se dire assez précurseur dans le domaine de l'informatique.
On a toujours eu des approches systémiques mais qui s'est un peu perdu par le fait qu'on a assimilé ça de l'informatique
et non pas à des produits propres. Donc il faut redynamiser sur ces aspects-là.
Ça c'est pour la mise en œuvre, ça nécessite un certain nombre de compétences.
Ces compétences, je vous les représente ici dans quatre domaines que je listerai après par quelques exemples.
Il y a d'abord les architectures et les modèles.
Oui, une approche système ça nécessite de modéliser et de simuler, de définir ces modèles qui peuvent communiquer entre eux
et qui vont permettre donc d'avoir des approches qui sont transdisciplinaires ou transphysiques ou multifysiques.
C'est aussi un point très important qui est l'aspect critique du logiciel.
Un logiciel, je vous ai dit, un élément qui est plus autonome, il doit se réguler lui-même.
On va lui confier, je dirais, parfois sa vie, parfois ses sous ou parfois des éléments qui nous sont chers.
Donc c'est un logiciel qui ne doit pas avoir de faille. Il doit être fiable, sûr,
et ça se construit à travers d'un certain nombre de technologies et à un certain nombre de preuves.
Dans les systèmes complexes, il y a aussi deux domaines, il ne faut pas oublier,
c'est qu'il y a de plus en plus de données qui vont être apportées pour permettre d'amener des décisions.
Donc les données associées aux décisions, les outils d'aide à la décision,
sont fonds partis des compétences nécessaires pour les systèmes complexes.
Et puis il y a l'aspect usage, puisque naturellement on rentre dans une approche
où le produit se transforme en système, se transforme dans le service qui va donner
et rentre sur des problématiques à la fois humains d'acceptation,
acceptation dans mon usage, acceptation dans le financement que je vais accepter de faire sur ce système
ou acceptation légale dans la responsabilité que je délègue à ce système.
C'est quatre aspects sur lesquels on a des compétences et on construit des compétences à l'IRT.
Avant de passer à deux exemples, j'ai pas mis en avant ce qu'on a déjà construit,
l'IRT a commencé depuis un an, on a bouclé notre année,
avant de venir au conseil d'administration pour présenter le rapport d'activité.
On a actuellement 10 projets qui sont lancés,
ça fait à peu près 110 personnes qui travaillent sur l'institut,
il y en a dans la construction, comme la présentée Martine,
une quarantaine qui sont des personnels propres de l'IRT
et puis il y en a 150 qui sont à temps partiel venant des partenaires industriels et académiques
qui viennent apporter leurs compétences et en acquérir en travaillant à l'IRT Systemics.
Ça fait à peu près 45 partenaires industriels, une quinzaine de partenaires académiques.
Déjà impliqués dans nos projets.
Alors deux exemples pour terminer.
Sur en prenant je dirais peut-être l'image du plan industriel, il y a l'usine du futur.
L'usine du futur, ça a un domaine particulier qui concerne à dire
on veut pouvoir driver les produits qu'on va produire
en ayant entre guillemets tout vérifié avant.
C'est à dire qu'il faut les numériser, se baser sur une maquette numérique
mais il faut associer à travers cette maquette numérique différents types de modèles.
Il faut pouvoir modéliser le process thermique dans le produit,
la résistance mécanique et différentes disciplines comme ça.
À chaque fois c'est des modèles différents
mais il faut que ces modèles puissent communiquer entre eux et avoir un même référentiel.
Donc c'est ce qu'on appelle multidisciplinaire.
Mais il faut aussi que ces modèles soient multifysiques.
C'est à dire qu'ils puissent traiter d'un petit objet comme un grand objet
avec la même détail et la même performance de modélisation.
Et ces changements d'échelle, ces réductions de modèles sont des problématiques de recherche
qui sont traitées à l'hérité systémique.
C'est intègre au-delà de la maquette numérique aussi l'usage dans l'usine numérique,
l'usage qui est fait de ces modèles et de ces modélisations
et comment ça s'interface avec le chercheur ou l'ingénieur.
Le futur poste de l'ingénieur système ou l'ingénieur numérique,
ce n'est pas des recherches dans des nomenclatures à travers des codifications compliquées.
Ça doit se faire avec une approche beaucoup plus génération Y, beaucoup plus Google Research,
beaucoup plus ouverte à la fois sur le monde et sur la base de données scientifiques disponibles,
soit dans l'entreprise, soit à l'extérieur de l'entreprise.
Ces aspects sont à traiter dans l'usine numérique et sont en partie traités avec nos partenaires
dans l'hérité systémique.
De la même manière, pour terminer, sur le véhicule autonome et connecté.
Il y a un autre plan industriel.
Je vous en ai un peu parlé.
Prendre un véhicule autonome et le mettre sur la route,
ça nécessite d'acquérir la confiance premièrement du conducteur.
Parce que lâcher le volant, ce n'est pas si évident que ça.
Comment le faire? On le fait avec beaucoup de logiciels et d'architecture logicielle derrière,
qui sont vérifiées en logiciels critiques, qui sont optimisés en coût.
Mais comment le fait-on par rapport à la perception d'utilisateurs?
Comment le fait-on par rapport à la situation légale de délégation de conduite qu'il donne,
si il y a un accident, c'est qui qui est responsable?
Le constructeur qui a, soi-disant, tout vérifié, ou le constructeur de voiture, je dirais,
constructeur automobile, ou bien le conducteur qui peut-être n'a pas touché au volant,
mais aurait dû ou n'aurait pu, ou la fait sans rendre compte.
La sécurité, c'est aussi la sécurité de la communication des équipements entre eux.
Pour pouvoir être autonome, un véhicule va devoir percevoir son environnement ou un autre véhicule.
Et à travers ça, il va devoir échanger des messages de la communication.
Il faut que ça soit, entre guillemets, sécurisé.
Vous imaginez bien que si un petit malin pouvait introduire sa voiture avec la bonne communication,
il pourrait passer, il a tous les feux au vert, il est passé devant tout le monde,
ou il pourrait créer des situations d'accidents, s'il a des mauvaises intentions.
Donc comment s'assurer qu'on a un environnement sécurisé par rapport à ça,
et que c'est dimensionné, puisqu'il va avoir un nombre d'objets naturellement qui en ont exponentiel.
De même manière, simuler la sécurité d'un véhicule, c'est extrêmement difficile.
Actuellement, les constructeurs automobiles font rouler l'automobile un million de kilomètres.
Ils disent, ça a l'air de marcher, je caractérise.
C'est la preuve par exemple, ça ne suffit pas forcément,
ou du moins, il faudra en faire beaucoup plus.
Avec la simulation, on peut faire beaucoup plus.
On peut simuler au niveau du système des situations même invraisemblables
qu'on n'arrive pas forcément à créer, à recréer en conduisant pendant un million de kilomètres.
Voilà, c'est ce sujet-là qui nous passionne, qui passionne l'illerté,
qui passionne les 50 partenaires qui sont dans l'illerté actuellement, et il y en aura d'autres,
et qui s'inscrivent bien dans le plateau de Paris-Saclay,
puisque les compétences et l'attraction que les partenaires ont eu de venir dans SystemX,
ils viennent de deux piliers sur lesquels s'appuient SystemX,
d'un côté systématique avec les compétences de l'ensemble des technologies
qui apportent les PME et les industriels,
et de l'autre côté l'université de Paris-Saclay avec l'ensemble de son pôle de chercheur
et notamment d'Higiteo qui déjà regroupe l'ensemble des chercheurs sticks du Paris-Saclay.
Voilà, merci.
Et juste, c'était ma slide de conclusion, vous voyez aussi que Martin a parlé de PS2E,
il y a aussi un certain nombre, il a parlé de IPVF,
on peut parler aussi de l'Institut VdCom sur le véhicule décarboné et communicant,
et d'efficacité qui est sur l'aspect business model des systèmes énergétiques.
Merci.
