Nicolas Jeune, vous êtes adjoint de direction au Forum réfugié COSY.
Vous pouvez nous donner quelques informations sur ce forum.
Donc Forum réfugié COSY est une association qui a maintenant un peu
plus de 30 ans, puisqu'elle est née en 1982, dont l'objet et l'accueil
l'hébergement, l'accompagnement de personnes en membre d'Asile,
c'est-à-dire en besoin de protection et aussi de les accompagner
dans les démarches d'intégration pour tous ceux qui obtiennent le
bénéfice d'une protection, c'est-à-dire convention de Genève, protection subsidiaire.
On est aussi présent dans les centres de rétention auprès des
personnes qui sont recondues.
Et on est présent à ce titre-là, sur la région Auvergne-Ronalpe,
mais aussi en vue de Coraise.
Et puis maintenant, dans le sud de la France, dans le bas, à Marseille, à Nice.
Tout ça, c'est des régions qui ont une longue habitude, une longue tradition
de l'accueil de réfugiés et qui s'est bien comportée pendant la guerre, en particulier.
Voilà, donc c'est des lieux où on accueille et c'est des lieux où, aujourd'hui,
on a donc ouvert des CAO, centres d'accueil et d'orientation et,
particulièrement, dans le Puy-Dôme où était prévu l'accueil de 130 personnes
sur trois sites. Aujourd'hui, deux sont ouverts,
qui sont effectifs et ont accueilli depuis mardi soir pour l'un et mercredi soir
dernier, 49 personnes pour l'un, 44 pour l'autre et personnes ressortissantes
principalement d'Afghanistan, Pakistan, Soudan et Etiopie.
Ces personnes sont donc en provenance de la lande de Calais, qui a été fermée.
Vous avez sans doute des salariés, vous êtes assistés par des services
publics, comme les services de secours, mais j'imagine que, pour te dire,
pendant les prochains mois, vous allez avoir besoin de beaucoup de bénévoles.
Voilà, donc on a effectivement une équipe salariée qui est réduite au regard des
moyens qu'on peut avoir sur les CAO. Et à côté de ça, nous avons
effectivement des bénévoles. Nous pouvons compter sur des bénévoles,
mais nous avons toujours besoin de bénévoles sur différents aspects.
C'est vrai ici, par exemple, sur PESA, il y a un nombre important de bénévoles qui
sont proposées et un peu d'indications en termes de bénévoles
impossibles. Il y a effectivement d'abord tout ce qui tourne autour de la
mobilité, c'est-à-dire de pouvoir transporter les personnes, donc on va
mettre en place un système de navette avec soit le véhicule de l'association, soit
le véhicule des bénévoles, les personnes qui se proposent pour que les
personnes puissent être accompagnées pour aller faire leur course ou pour
des rendez-vous médicaux, rendez-vous administratifs ou en fonction, voilà.
Il y a aussi des besoins qui peuvent être autour de l'interprétariat, s'il y a des
personnes qui se proposent bénévolement et qui ont un potentiel
linguistique, alors il y a effectivement la langue anglaise, parce qu'un
certain nombre parle plus ou moins bien l'anglais, après on a des ressortissants
langues arabes, et puis de manière, alors si ça existe, voilà, auprès des
afghans en Pakistanais, on va être sur du Pashtoum, du Farsi, du Dari, voilà.
J'ai vu que vous utilisiez Google Translate sur vos téléphones portables,
est-ce que des gens qui possèdent à la fois un petit peu d'anglais et Google
Translate pourraient vous être opérants? Oui, ça peut donner un coup de
main sur plutôt les aspects de la vie quotidienne, sur des consignes assez
simples, mais après ça sera plus compliqué si on rentre dans des
problématiques techniques, et principalement autour de la question de la santé ou de
l'asile, mais ça, pour tout ce qu'il y a des questions d'asile, c'est l'équipe
professionnelle qui accompagne à ce titre-là, et nous on fera appel à ce
moment-là des interprètes professionnelles. On a parlé aussi de vêtements chauds,
l'hiver est particulièrement rude ici. Oui, oui, c'est ce qu'on m'a dit en
Auvergne, donc effectivement des besoins en vêtements, parce que les
personnes arrivent souvent avec pas grand chose comme bagage. Ici, sur le site de
FESA V9, c'est le secours populaire qui gère une vêtementerie,
il y a des locaux qui leur sont mis à disposition, et ils ont commencé, donc
c'est vers eux que les dons en vêtements sont à retourner, et en règle
générale, c'est bien vers les associations qui ont cette habitude là.
Nous, on n'est pas compétents, ce n'est pas notre mission que de gérer en
direct de la vêtementerie, donc on fera le lien entre les hébergés et les
associations spécialisées. D'accord, donc on renvoie de toute façon vers le secours
populaire. Reste encore un point, il y a tout le problème du temps à gérer, je
dis, c'est des temps longs, donc il va y avoir des besoins de formation et d'animation.
Il y a peut-être des choses à faire aussi là. Voilà, donc c'est là aussi où les
bénévoles sont très précieux pour leur temps et leurs compétences sur des
animations à langue française, voilà, de cours, de langues, apprentissage de la
langue, alphabetisation, par petits groupes. Donc si des bénévoles se sentent sur
cette capacité là, ont des capacités ou ont été donc du FLOS qu'on appelle
français langues étrangères, voilà, la porte est ouverte. Il y a aussi tout ce
qui peut tourner autour d'activités autres, je pensais aux joueurs de football,
animés, aux joueurs de rugby, proposer des sorties, proposer des temps convivio, du
lien social, ça peut être des jeux, des jeux de société, proposer des temps
autour d'un jeu de société, plusieurs jeux de société. Je sais que, voilà, il y a
des jeux qui passent bien, les dames, alors après avec des adaptations en
fonction des cultures, des pays, voilà, il y a des choses qui sont connues, il y a des choses
qui sont inventées. Et on peut peut-être mettre aussi des informaticiens dans la
boucle puisque apparemment vous disposez d'un petit peu de wifi, la région
commence à être bien équipée et je veux dire de gérer un petit peu tous ces
bénévoles, ça implique finalement de voir recours à cet outil. Oui, effectivement
c'est un petit informatique et un bon support pour gérer le bénévolat, la
présence, les besoins de pouvoir par exemple via Google ou un autre support
mettre en place un outil partagé, de tableaux qui permettent de gérer un
agenda avec à la fois les possibilités des bénévoles sur des
trancheraires des jours et les besoins des hébergés. Voilà, ça c'est quelque chose
qui s'est déjà mis en place, il peut se mettre en place. Effectivement ici il y a
de la wifi, elle marche, voilà, elle fonctionne, des fois elle fonctionne moins
bien mais c'est vrai que l'accès à la communication pour les personnes
accueillies c'est si c'est pas leur première question, c'est leur deuxième
question quand ils arrivent, c'est voilà. Comment pouvoir communiquer avec les
compatriotes qui sont partis dans d'autres CAO? Les familles aussi non.
La famille qui restait au pays, qui est en exil, ailleurs, voilà. Donc ça c'est
vraiment une de leurs demandes importantes et principales c'est de pouvoir
communiquer vers l'extérieur. Je vais peut-être essayer de profiter de mes relations,
mon expérience professionnelle pour vous mettre en contact avec des gens qui
sont si c'est possible de vous aider au moins au niveau d'un wifi de bonne
qualité. Pour ce qui est du wifi alors là ici c'est le lieu étant la
portée de la mairie, c'est avec la mairie. Et puis sur les autres sites, on verra ça.
Il faut dire qu'on a pris votre exemple parce que la chante d'être ici, qu'on a un beau soleil
mais que tout ce que vous venez de nous raconter c'est valable pour les quatre
cent et quelques centres qui existent en France avec les spécificités locales
mais globalement ça reste valable. Il est ensemble des centres en fonction de ce
qu'est mis en place, rencontre à peu près les mêmes problématiques mais en
place de façon de développer les mêmes missions et le lien avec des bénévoles
le besoin des bénévoles est le même à peu près l'ensemble des sites, après il est
à voir avec chaque opérateur comment il le gère, comment il l'organise et comment
répondre au mieux et que ce maillage, cette interaction soit bien au bénéfice
des personnes accueillies et se passe dans de bonnes conditions, de bonnes
intelligences. On va vous souhaiter, on va vous souhaiter
bon courage et puis on va essayer de faire le maximum pour vous aider.
Merci à vous. Y'a pas de quoi, merci.
