Alors lorsque Jacqui-Quentin Hamous est venu présenter ce projet de festival aux élus,
la réaction a été unanime.
Unanime par l'idée même que Jacqui se faisait de ce festival est l'idée que nous nous faisions
d'un festival sur la commune des Oûches, idée après laquelle nous courions depuis un certain temps
parce que nous pensions qu'il était nécessaire de trouver un temps fort,
un temps fort de rencontre, un temps fort d'événement au cours de la saison d'été.
La croisée des chemins c'est effectivement la rencontre des rencontres musicales
mais c'est également les rencontres entre les arts. Donc nous aurons des ateliers
qui seront présents sur le village festival, nous aurons une pesticienne qui va participer
à un groupe musical. Nous aurons des conférences et chaque domaine est un de ces chemins
qui sont amenés à se rencontrer, à la croisée des chemins.
Les conférences vont pouvoir permettre à chacun dans le public de réenchanter un petit peu sa vie,
de prendre quelques petits ingrédients pour essayer de trouver des petits coins de lumière
qui leur seront propres après. Et parmi eux donc la première c'est Karine Merpole
et elle a avec très peu de moyens décidé de réaliser des projets qui sont quelquefois
disproportionnés dans nos têtes à nous. Et donc je pense qu'elle va bousculer
beaucoup les préjugés des gens et elle va montrer à quel point avec beaucoup de volonté
et pas forcément beaucoup de moyens on peut faire des choses extraordinaires.
Clara Bretaude deuxième conférence du deuxième jour appartient à un collectif d'artistes
qui fait le lien entre l'écologie et les arts et là aussi elle nous donnera quelques ingrédients
pour améliorer un petit peu notre chemin de vie.
Manny Ansar, le directeur du festival au désert, vient de recevoir le prix Freemius
aux Nations Unies à Genève pour avoir défendu la liberté d'expression des artistes.
Cela faisait 12 ans que son festival était en place donc dans l'une de Tombuktu.
La situation politique du Mali n'a pas permis cette année de réaliser cette 13ème édition.
Donc Manny Ansar sera là pour nous parler de la liberté qui peut aider peut-être
à rétablir la paix dans ce pays au Mali et il fera une conférence le jour des élections
nationales au Mali.
Oui, le festival, c'est le festival de la rencontre, c'est la rencontre des artistes,
c'est la rencontre d'un lieu, c'est la rencontre de publics, chaque musique à son public.
Dès lors qu'on métisse les musiques et les publics vont se rencontrer
ça va créer des moments d'échange et de découverte extraordinaire.
Et puis nous pensions également que cette idée de la croisée des chemins
était parfaitement en phase avec l'idée que nous faisons de cette commune
des habitants qui s'y trouvent, du tissu associatif, du tissu social.
C'est souvent sur les places de village où les gens se rencontrent
et j'imagine qu'au lac des Chavans il y aura également de belles rencontres
et des beaux moments à vivre.
Et franchement, je suis vraiment un drapement touché
de voir tous ces participants qui ont été très enthousiastes pour ce projet.
Dans le cadre du festival, nous avons terminé des marchés corresponsables.
Nous proposons des verres réutilisables au festivalier.
Nous avons aussi des poubelles de tri et de recyclage.
Et nous avons tenté de mettre en valeur la randonnée et les navettes gratuites
pour aller au concert.
Alors je pense que la mise en place de navettes gratuites
qui vont permettre aux gens justement de se déplacer
sur les différents lieux de concert de façon plus aisée
ça c'est vraiment un plus pour le public et aussi bien sûr pour l'environnement.
Ça va être une surprise.
Moi je suis vraiment excité par cette aventure nouvelle
qui est en fait un festival qui veut mélanger des cultures.
Le premier concert du festival c'est Jackie Ostick qui invite
une formation assez riche avec deux chanteurs,
un musicien percussionniste, un musicien souffleur.
Et il va rencontrer un maître tabla indien
des bachiches qui arrivent de Calcutta.
Les concerts du soir vont commencer par le Nightwood Trio,
un américain Nightwood qui est multi-instrumentiste
qui a déjà enregistré deux albums après avoir accompagné
des groupes assez prestigieux
et qui a accompagné là d'une bassiste américaine
et partie à la rencontre d'un percussionniste batteur suisselle.
You Can Dance, un groupe qui commence après disons
à bien faire parler de lui un peu partout
et qui va passer juste avant de venir sur notre scène
dans le théâtre antique de Lyon-Nuit-Fourvière,
en première partie de Salif Keita.
C'est une musique assez tonique avec un chanteur éthiopien
qui est très reconnu dans son pays
et qui met beaucoup de dynamisme et d'énergie.
Un moment peut-être exceptionnel, on l'espère,
mais on est quasiment convaincus
que le concert de Terre-Mer et d'Anna Sabi au Parc Merlet,
un endroit assez unique pour plusieurs raisons,
le panorama, sonptueux, mais la présence des animaux
tout autour des musiciens.
Donc le dialogue doit se faire sûrement
entre les vocalistes, puisque ce sont des chanteurs,
mais je pense que les marmottes seront les premières spectatrices.
La deuxième soirée va commencer par le groupe de La Machette,
Mirta Gallel d'origine peruvienne
qui connaît bien la Vélède Chamonix.
Elle est à la fois présente sur la scène française
et sur la scène peruvienne,
avec un groupe multiculturel
qui s'intéresse aux musiques d'Amérique du Sud
et la soirée s'appromit d'être très colorée.
La deuxième partie de la soirée sera également très colorée
avec Khalif, aux sonorités indiennes,
aux sonorités guinéennes et aux sonorités maghrébines
et qui vont nous amener vers la transe Knawa.
La troisième journée et dernière journée
sera un petit peu consacrée au Mali
à travers la conférence du matin
et à le concert de l'après-midi
avec la nouvelle génération de Toireg de Tadalat
qui amène un petit peu de modernité dans la musique Toireg
avec l'ajout de percussion et de patrie.
Nous sommes très impatients
de retrouver les festivals et les chemins sur les croisés.
Ça va, ça va bouger.
Oui, ça va être un moment très fort
qui va rester dans la tête des gens très dangereux.
C'est une commune ouverte à toutes les influences.
C'est une commune aussi à la croisée des chemins
entre une population résidentielle
qui a de solides valeurs de montagnes
mais également des populations
qui ont pu s'installer sur la Commune des Oûches
parce qu'ils y trouvaient un lieu de rencontre,
un lieu d'accueil,
une être aussi à la croisée
de l'ensemble des influences,
des comportements culturels
avec des populations locales,
des populations aussi étrangères,
des communautés qui s'installent,
des communautés anglaises par exemple,
et donc tout ce foisonnement,
ce bouillonnement culturel
qu'on retrouve à travers les associations
de la quarantaine,
était aussi un terreau
dans lequel pouvait naître
cette idée de festival
et d'être aussi véritablement
venu.
