Je m'appelle John Bojanovski. Le domaine est le clos du graviasse, un graviasse comme
du gravier. J'ai 40, c'est une bonne question, je ne sais pas à quel âge, 46 ou 47.
On est à Saint-Jean-de-Minervois, mais moi je viens de beaucoup plus loin, je suis américain,
je suis passé mon enfance dans le Kentucky, un pays qui ne ressemble pas trop à Saint-Jean-de-Minervois,
mais je suis très bien ici.
Avant d'arriver ici, j'avais jamais fait la masonnerie, j'avais jamais conduit un
engine à récol, j'avais un petit jardin, mais c'était tout. Mais quand on en vit,
on peut faire beaucoup de choses. De le début, notre but, c'était de faire des très jolis vins.
Pas juste des vins buvables, vraiment d'aller jusqu'au bout de raisins. Pour faire ça,
ce n'est pas seulement un éthique, c'est un esthétique. Ça a aidé bien que j'étais bien
formé dans l'amour des bonnes choses. Quelqu'un qui m'a montré des jolies choses à manger en
France, voir en France, c'est pas qu'une question de raisin, c'est une question de paysage. Il faut
se sentir dans un atmosphère de qualité et de beauté. Ici, à Saint-Jean-de-Minervois,
c'est magnifique. Ici, à Saint-Jean-de-Minervois, c'est le surface de la Lune. Si il faut une image, le
on veut faire de vin sur la Lune. Et c'est pour ça que c'est bon. Déjà, ça, c'est des raisins
qui sont toujours sur le grand H. Au printemps, notre voisin, il dit que je vais tuer des
américaines. Je vais tuer des américaines. Il le dit à moi parce que ça a eu fait rire. Mais ce qu'il
va faire, c'est qu'il va tuer ces choses-là. Et vignes européennes sont greffées sur les
américaines parce que les américaines ne craignent pas le phylloxera qui tue des plantes européennes.
Et on veut des raisins européens parce qu'ils ont le meilleur goût que les raisins américaines.
Ah, ça, ça tombe bien. Je vais pas faire du spray.
