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C'est un très bel opéra. On entend quand même, même s'il était contemporain de Strauss et de Mahler,
qu'il a une idée musicale, un langage musical typiquement à lui.
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Cette œuvre-ci, elle a été créée en 1912 à l'Opéra de Francfort, donc exactement il y a 100 ans.
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Moi, je crois qu'il y a toute cette école, si on peut dire, de tous les compositeurs juifs qui ont dû fuir pour les nazis qu'on appelle
end-art auto-musique, mais en fait c'est un terme un peu inventé après que les nazis l'appelaient end-art auto-kunst,
donc art ou musique dégénérée.
Je me suis toujours quand même tenu sur une ligne relativement proche du rêve, c'est-à-dire que Grethe, dans le premier acte, lorsqu'elle se retrouve dans une forêt,
qui est une forêt de compte, elle se retrouve dans une forêt de qui géantes, qui sont les qui avec laquelle son père l'a joué au jeu.
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Il fallait qu'une certaine manière qu'on reste toujours dans le théâtre, c'est-à-dire que le théâtre ce soit le lieu de cette recherche,
le son lointain, il n'est pas l'autre bout du monde, il est là, il est à trouver dans l'œuvre.
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Évidemment, il y a ce personnage du compositeur qui est à la recherche d'un son lointain,
il y a aussi un appétit de la vie, du désir,
la sensualité fait partie intégrante de l'essence de la musique de Schrecker.
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C'est un opéra un peu symbolique, je dirais, le son lointain, la recherche, la quête de l'art parfait par le compositeur Fritz.
C'est un opéra assez autobiographique, le personnage principal masculin est un compositeur qui est à la recherche de ce son,
c'est-à-dire au fond de sa vocation, de son idéal d'œuvre.
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Et en même temps aussi la quête de la femme idéale dans sa vie.
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