Donc depuis son origine, la croix aux françaises n'a cessé d'innover, mais nous devons faire
face à une activité brûlante puisque, comme vous le savez, il paraît que c'est la crise.
Donc là, je vous ai mis plein de chiffres qui devraient normalement nous déprimer.
Le premier, c'est sur la pauvreté en France plutôt sur un point de vue quantitatif.
Donc du coup, aujourd'hui, on doit faire face à une situation où on a 8,7 millions de pauvres
en France, c'est-à-dire de personnes qui vivent à 60% qu'ont revenu inférieures,
à 60% du revenu médian, c'est un peu statistique, mais ça représente 14,1 de la population
totale.
Donc du coup, on a un accroissement vraiment quantitatif du nombre de personnes qu'on doit
aider.
Face à ça, on essaie à un changement des profils, c'est-à-dire que là où on va, on
avait des pubs clairement identifiés, là on voit apparaître des nouveaux profils,
donc des jeunes, des travailleurs pauvres, c'est-à-dire que là où avant, le travail
protégait à peu près une situation de précarité ou de vulnérabilité, aujourd'hui, ça suffit
plus.
Et nous, on s'est rendu compte que dans nos centres d'hébergement d'urgence, il y
a 40% des personnes qui ont un travail et sur ces 40%-là, il y en a 25% qui ont un
CDI de plus de 30 heures, donc c'est-à-dire qu'on peut aujourd'hui travailler et être
dans un centre d'hébergement d'urgence et on voit apparaître beaucoup de personnes
qui travaillent et qui dorment dans leur voiture, donc du coup, on plus les mêmes besoins qu'avant
et puis aussi tout ce qui est famille monoparentale, donc on a à la fois plus de gens, c'est
plus les mêmes qu'avant, donc du coup, ça nous pose beaucoup de questions sur la manière
dont on répond aux besoins, parce que nous, on existe depuis 150 ans avec une logique
qui était plutôt caractéristique de je prends en charge les personnes qui sont en difficulté
et aujourd'hui, ça nous pousse à repenser la manière dont on prend en charge ces
publics-là et à inventer des nouvelles solutions, parce que ces personnes-là n'ont
pas les mêmes besoins et j'ai pas pareil un SDF qu'une famille monoparentale de fait.
Et enfin, il y a des nouveaux problèmes qui apparaissent aussi, c'est-à-dire qu'on se
rend compte que, en gros, plus on est pauvre, plus on est gros, donc du coup, il y a des
enjeux un peu, c'est-à-dire que la prévalence de l'obésité est trois fois plus importante
si il y a des personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté que chez des personnes
non, donc du coup, on va apparaître ça, on va apparaître beaucoup de problèmes autour
de l'inclusion bancaire, donc vous pouvez voir, on a fait un manifeste avec le secours
catholique, surtout ce qui est inclusion bancaire, avec un phénomène double voire de triple
peine, c'est-à-dire que quand on est pauvre, on paye souvent plus cher, c'est-à-dire
qu'on se retrouve plus vite en situation d'un pays et qu'en fait, on se retrouve
à payer encore plus cher que du public, c'est un peu ce qu'on dit souvent avec les impôts
aussi, c'est-à-dire que plus on est richement au pays d'impôts, c'est la même chose
sur beaucoup d'accès à des services, notamment à l'énergie, notamment aux services bancaires.
Et enfin, des nouvelles problématiques au travail, ce qui se concit, et là vous le
verrez plus tard, de fatigue au travail, et c'est pour ça que je vous ai mis, c'est
tout de même.
Voilà, donc, nous plus de besoin, plus de personnes, pas les mêmes personnes qu'avant
et en plus des nouveaux problèmes qui apparaissent.
Enfin, ça, soit on se tire une balle, soit on se dit qu'on peut faire quelque chose,
et nous, on pense qu'on peut faire quelque chose, et comme disait Théard de Chardin,
rien dans l'univers ne saurait résister à l'ardeur convergent d'un nombre suffisant
d'intelligence regroupée et organisée, ce qu'on espère être à la Croix-Rouge, mais
aussi tous ensemble ce soir.
Et du coup, là, ce qu'on va vous présenter, c'est comment est-ce que nous, à la Croix-Rouge,
on a pris ce problème-là, on se dit qu'il y a des nouveaux besoins, comment est-ce qu'on
peut réinventer ça et qu'est-ce qu'on peut faire, comment est-ce que des nouvelles
structures se sont positionnées pour le faire, et là c'est ciel bleu, et puis comment
est-ce que même des citoyens l'ANDA, pas vraiment l'ANDA, mais ont aussi essayé de
lancer des nouvelles initiatives pour répondre à ces nouvelles problématiques, parce que
c'est nécessaire et qu'on peut faire un plus cher.
Donc mon message, c'est dire face à la crise, mutons plutôt que l'âme en tout
de nous sur le fait que c'est la crise.
Donc pour commencer, on va vous présenter ce qu'on fait, nous, à la mission innovation
ou ce qu'on essaie de développer en tout cas comme approche à la mission innovation,
avec un petit point sur notre stratégie.
Donc il y avait une commande à la base de nos chers dirigeants qui étaient de faire
entrer la Croix-Rouge dans l'entrepreneurial social, qui se traduisait par comment est-ce
qu'on change d'échelle sur ce qu'on fait déjà aujourd'hui, comment est-ce qu'on
accroît un impact social pour être plus efficace, et comment est-ce qu'on génère
des revenus nouveaux, puisque l'Etat n'est pas vraiment à la prodigalité, et je l'ai
pas dit tout à l'heure, mais en fait la Croix-Rouge dépore à 80% des financements
publics, puisque en fait on est aussi l'air des pouvoirs publics et que les établissements
sont sur des conventions classiques où on traite avec l'Etat, on gère des établissements
pour lui, du coup il faut trouver des nouvelles formes de financement.
Ça on l'a traduit en mieux collaborer en interne, ce que je vous expliquais tout à
l'heure, ce que j'appelle la stratégie de la Vaseline, et co-construire avec des partenaires
donc avec l'externe, là c'était encore un peu flou, et du coup concrètement qu'est-ce
qu'on fait au sein de la mission innovation, on est une équipe de 8 personnes en fonction
des cycles, parce qu'on fonctionne avec pas mal de stagiaires, le premier axe il est
sur accompagner et initier des programmes innovants, le deuxième axe il est sur la création
de liens en interne, et dernier axe il est sur la mesure d'impact social, à savoir
comment est-ce que j'arrive à mesurer l'impact social que j'ai sur la société, positif
de préférence.
Donc sur le premier axe qui consiste à initier et accompagner des programmes innovants,
je vous ai juste mis quelques exemples de projets qu'on a lancés.
Le premier c'est un projet avec Ciel Bleu pour traiter les personnes qui sont en arrêt
maladie longue durée, donc soit suite à un burn out, soit suite à une maladie longue
durée, soit suite à un accident de parcours, donc ces personnes-là se retrouvent chez elles
sur le long terme, et la solution qu'on propose, qu'on est en train de travailler avec Ciel
Bleu, c'est une solution qui serait autour du retour harmonieux au travail, et du coup
il y a un accompagnement physique, en gros on leur fait faire du sport avec des programmes
adaptés à leurs besoins, à côté de ça il y a un accompagnement psychologique puisqu'on
met à disposition Croix-Rouge Ecoute, qui est une plateforme d'écoute téléphonique à
la Croix-Rouge que vous pouvez appeler, l'idée à terme c'est peut-être aussi de former
les chargés de prévention de Ciel Bleu à l'écoute psychologique puisque quand on accompagne
des personnes qui sont en difficulté, c'est pas toujours facile de recevoir, de savoir
écouter, de savoir prendre la détresse psychologique, donc du coup on formerait aussi les salariés
à recevoir ça, et tout ça on le ferait vendre par une grande institution de prévoyance
qui a tout intérêt à ce que les salariés soient reviennent plus vite, mais ça c'est
pas vraiment ce qu'on a envie de porter, mais en tout cas reviennent mieux au travail
pour pouvoir travailler efficacement, mais être heureux, bien fonctionner, etc.
Donc du coup l'idée c'est que là on a à la fois une nouvelle réponse à un besoin
social et un modèle économique qui sort des financements traditionnels puisque on fonctionnera
avec une institution de prévoyance qui ferait rentrer ça dans ses contrats de prévoyance.
Donc ça c'est un des premiers projets qu'on est en train d'essayer de lancer.
On a un deuxième projet qu'on appelle entre nos croix rouges sur roues, du coup la l'idée
c'est de dire que la croix rouge aujourd'hui c'est des unités locales qui sont physiquement
représentées par des locaux, mais il y a beaucoup de publics qu'on n'arrive pas
à toucher, notamment des publics qui sont en milieu ruraux, donc des personnes seules
qui sont assez isolées et qu'on va pas chercher aujourd'hui.
Du coup l'idée c'est de créer un camion qui soit polyvalent et qui puisse aller vers
les publics et du coup aller au plus proche, toujours au plus proche des besoins, donc
là on est en train d'essayer de créer un camion et vous verrez on a un designer qui
soit avec des modules, c'est à dire qu'en fonction du territoire sur lequel je me positionne
je vais pouvoir prendre de modules à l'aide alimentaire, le module écoute, le module internet,
le module est chargé ces modules là dans mon camion et partir pour aller vers les publics
et bien installer soit dans la salle des fêtes, soit faire du porte à porte, soit me déplacer.
Donc là c'est une notion de comment est-ce que j'arrive, effectivement de plus en plus
les gens sont concernés dans les villes, donc le modèle de la croix rouge fonctionne mais
il y a plein de gens qui sont encore isolés, comment est-ce que je peux aller vers les
publics.
Et là on a encore un partenaire qui est peu chaud et qui du coup nous aide aussi sur
ce projet là.
Et enfin je vous ai mis un dernier exemple qui est le programme Malin et qui là concerne
la nutrition infantile puisqu'on s'est rendu compte qu'en fait les familles précaires
n'assuraient pas la nutrition infantile et notamment donner beaucoup de parfois donner
du lait de vache aux gamins, ce qui est assez déplorable pour leur équilibre nutritionnel.
Donc du coup il y a trois volets dans ce programme là, le premier axe il est de favoriser l'allaitement
avec des systèmes soit de soutien de mère à mère, soit de sensibilisation à l'allaitement.
Si les femmes peuvent pas l'aiter, on leur permet d'accéder à des produits qui écoutent
assez cher mais qui sont donc tout ce qui est lait infantile, les deuxième âge.
Donc là on a un système de chèque de réduction tout simplement qui leur permet d'accéder
à ces produits-là auxquels elles avaient pas accès puisqu'on s'est rendu compte
que ça coûtait trop cher et à côté de ça il y a tout un système d'accompagnement
où là elles peuvent passer dans une unité locale avec des cours de cuisine, favoriser
beaucoup l'échange entre les mères puisqu'en fait on croit beaucoup qu'entre elles elles
ont beaucoup de choses à s'apporter et puis voilà j'ai l'impression d'oublier
quelque chose.
Et là le partenaire c'est Bledina et qui a aussi intérêt à lui parce que si je suis
cynique c'est aussi un marché qui aujourd'hui il ne touche pas et c'est aussi un moyen
pour Bledina d'aller toucher ces femmes-là et de leur permettre d'acheter ces produits
mais à terme on aimerait ouvrir sur d'autres produits et d'autres industriels aussi.
L'idée c'est qu'au moins on ajoute la dimension d'accompagnement sur ce volet-là.
Ah oui ce que je voulais dire c'est que à l'autre bout de la chaîne on est aussi
sur des dispositifs qui permettent de favoriser les circuits courts, donc dans le cadre
de la diversification alimentaire qu'on encourage aussi les mères et qu'on crée des dispositifs
de circuits courts pour qu'elles puissent accéder à des produits frais tout en rémunérant
alors juste pris l'ensemble de la chaîne.
Voilà un peu le type de projet qu'on essaye de porter et d'initier donc qui sont à
la fois des projets qui impliquent un savoir faire croire rouge, souvent une entreprise
partenaire en essayant de la sortir de nos musiques de financement traditionnel, en
essayant de montrer qu'on peut co-construire le projet et qu'on n'est pas simplement
sur apporter des fonds pour répondre au public et on ne va pas vous faire pleurer mais vous
avez intérêt aussi à vous mettre sur ce type de problématique-là et puis changer
la manière dont on répond aux besoins sociaux donc du coup d'être beaucoup sur la valorisation,
le retour à l'autonomie.
J'en arrive au deuxième point qui est ce que j'appelle la théorie de la Vaseline qui
est la notion de sensibilisation et de création liens et du coup dans toute organisation
il y a énormément de frictions et beaucoup de problèmes à travailler ensemble donc
du coup il faut mettre de l'huile dans les rouages et c'est un peu ce qu'on essaye de
faire à la Coroge en utilisant notamment beaucoup de méthodes de créativité c'est-à-dire
qu'on se rend compte que dans des organisations qui sont très silottées avec des cadres
qui ne se parlent pas c'est très utile de mettre tout le monde et de mettre 20 personnes
ou toutes les personnes dont vous avez besoin pour un projet dans une salle et les faire
réfléchir avec une centaine ou quelques centaines de post-it sur ce qu'on pourrait faire ensemble
et du coup ça permet de les motiver, ça permet de les emmener, ça permet de fonctionner
de façon...
Donc du coup c'est aussi une mission, et finalement on se rend compte que c'est presque aussi
important que d'évelopper un nouveau projet, c'est simplement comment ce qu'on arrive
à travailler mieux ensemble.
Sur ce type de dispositif c'est toujours le même processus, d'abord on identifie
un besoin, je ne sais pas du tout où j'en suis au niveau du tour là, c'est bien.
Donc on commence toujours par identifier un besoin, là je vous ai pris un exemple qui
est Alzaïvi qui est une plateforme communautaire informatique pour les aidants des personnes
atteintes de la maladie d'Alzaïmi, donc comment est-ce que je crée une plateforme
communautaire pour les personnes qui ont à prendre en charge une personne atteinte
d'Alzaïmi.
Et ça c'est parti d'un besoin qui était là le petit monsieur au milieu de la feuille
c'est Jean-Robert Stenman qui était le directeur d'un Pôle Gérantologique à Lyon et qui nous
dit je pense qu'il y a vraiment quelque chose à faire sur la formation et sur l'accompagnement
des aidants puisqu'ils sont complètement démunis aujourd'hui, c'est eux qui se retrouvent
à prendre en charge leurs conjoints ou leurs maires et c'est épuisant, ils sont seuls,
et il n'y a rien qui existe aujourd'hui pour qu'ils puissent au moins échanger ou au moins
avoir des informations sur la maladie au même endroit et que ça puisse fonctionner.
Donc du coup là on a lancé un programme en trois étapes pour trouver une solution,
on s'est dit à la fois une dimension technologique donc on a pris des étudiants d'une école
informatique à Lyon qui s'appelle Epitech et que vous connaissez sans doute, et on les
a mis dans trois phases, la première c'était la phase d'empathie, donc comment est-ce
qu'on les fait se poser la question de quels peuvent être les besoins des personnages.
Du coup là il y a eu un système de personnes, donc mettez-vous à la place de toutes les
personnes qui interviennent sous la personne, les professionnels, les aidants, la personne
elle-même, pour arriver à comprendre quelles sont ces questions, quelles se posent, quelles
sont ces besoins, et une fois qu'on a identifié ça il y avait une série de questionnaires,
des questions et un protocole pour arriver à intervenir, on les a mis en immersion
dans un établissement.
Donc là c'est un moment assez fabuleux, c'est-à-dire qu'on a quatre étudiants ingénieurs
qui a priori ont jamais été en contact ou alors avec leurs grands-parents parfois mais
qui sont au milieu d'un établissement pour personne atteinte d'Eisheimer qui peuvent
échanger, qui peuvent comprendre ce que c'est la maladie d'Eisheimer et échanger avec
les résidents de la Maison de retraite en l'occurrence, c'était l'orangerie qui
a un établissement pour personager en région d'une aise.
Une fois qu'on avait compris les besoins, il y a eu une phase d'idéation et c'est
là que j'arrive à la phase de créativité, donc là on a pris des professionnels de
santé, des gens du siège et les étudiants d'Epitec et on les a fait réfléchir pour
sortir une solution.
Il y a cinq solutions qui sont sorties de ça, qu'on a ensuite affiné, recombiné
parce que les solutions qui sortent d'une thé de créativité ne sont jamais parfaites
mais du coup on a réussi à sortir un concept qu'on a appelé Alzheimer et les étudiants
l'ont développé en six mois donc à partir de ça on a développé le prototype de façon
très rapide.
C'est un des autres conseils que je donne, il ne faut pas attendre pendant des jours
ou des années d'avoir un concept parfait, il vaut mieux le développer tout de suite
et ça permet ensuite de l'améliorer et de l'itérer.
Certains parlent de quick and dirty donc je fais sale et vite et puis on verra bien
après ce que ça donne.
Une fois qu'on avait ce prototype là, que vous pouvez aller voir en ligne qui est encore
vraiment version beta mais avec plusieurs modules, un module qui est de collecte d'anecdotes
donc du coup qui permet de collecter les situations de vie et que les familles puissent échanger
entre elles.
À partir de ça on crée des quiz et des formations avec la termes d'idée de créer
des systèmes d'e-learning pour qu'elles puissent avoir de l'information.
On rassemble l'ensemble de l'information sur Medezimer, il y a beaucoup de titres qui
existent mais on met quand même l'ensemble de l'information sur le site.
Il y a toute une partie réseau sociale qui permet aux familles d'un même endroit de
se retrouver, aux aidants de se retrouver, d'échanger entre eux et on a en local des
animateurs à l'AIV qui vont jouer ce rôle d'animateur de communauté pour permettre
aux familles d'échanger sur la maladie et donc d'être plus sereine.
Et là il y a encore une idée de modèle économique derrière parce qu'on pense toujours
à comment on va réussir à pérenniser la plateforme et l'idée c'est à partir de
tout le matériel qu'on va récupérer sur des situations de vie et sur les manières
de répondre à ces situations de vie créer des formations qu'on peut ensuite vendre
aux professionnels de santé donc à d'autres établissements ou dans nos instituts régionaux
de formation dont je vous parlais tout à l'heure c'est à dire qu'on a des formations qui
sont particulièrement adaptées, qui s'adaptent à l'évolution des besoins et que du coup
on peut ensuite distribuer et vendre à des professionnels qui en ont besoin sachant
qu'aujourd'hui il y a peu de choses qui existent puisque c'est une maladie nouvelle,
il y a une grosse psychose au départ sur cette maladie là que maintenant on commence à
la connaître un peu mieux mais que du coup il y a quand même beaucoup de formations
à faire.
Une fois qu'on avait ce prototype il y a un gros travail qui est pour nous de formaliser
pour trouver des financements et du coup là on utilise souvent le business model canva
qui permet d'avoir que vous avez ici mais du coup de balayer l'ensemble d'un projet
et il y a une chose qu'on aime bien aussi c'est la vision, la mission, la charte et
les principes d'action donc ça je ne sais pas combien on en a pondu depuis qu'on a
la croix rouge mais en tout cas ce qui est important à un moment donné dans le projet
c'est d'arriver à formaliser quelle est notre vision de la société et qu'est-ce
qu'on veut porter, qu'est-ce qu'on se donne comme mission, comment ça se décline
un objectif très très très précis et puis quels sont les valeurs que nous on a envie
de porter avec ce projet là et en fait ça ne vient pas forcément au tout début c'est
quelque chose qui peut fluctuer mais c'est essentiel de le poser à un moment donné
puis que tout le monde puisse s'y référer et d'ailleurs c'était très important pour
disque au soupe aussi de faire ce travail là.
Donc là une fois qu'on avait notre prototype, un début de formalisation et ben on a trouvé
les financements donc on va continuer puis on va pouvoir redévelopper l'expérimentation,
refaire une plateforme un peu plus propre et puis faire une expérimentation avec des
animateurs à ZAIV dans les territoires et puis l'idée c'est qu'à chaque fois on recommence
ce que je vous disais donc ça c'est rien de nouveau non plus c'est la route d'aiming
mais du coup l'idée c'est que donc c'est plan, doute, check, acte mais donc je planifie
ce que je veux faire, je vérifie que ça correspond bien à ce que j'ai fait et puis
je recommence pour le refaire et du coup c'est vraiment la démarche qu'on essaie d'avoir
c'est-à-dire j'identifie un besoin, j'essaie de créer une solution, de bricoler une solution,
je vérifie que ça fonctionne à peu près, je vois ce qui manque et puis je recommence
pas et donc en fait la mission innovation ce qu'on essaie de faire c'est ça et pour
faire ça on a en gros quatre grandes méthodes que vous avez vues donc c'est tout ce qui
est méthode de créativité, tout ce qui est formalisation et là c'est notre déformation
école de commerce mais du coup tout ce qui est business plan et puis prototypage du
coup avec des ingénieurs et là je voulais juste pour conclure cette petite partie sur
l'accompagnement vous montrer que là-dedans le design est un outil fabuleux c'est-à-dire
que ce soit pour créer des scénaris c'est-à-dire là c'était un projet pour repenser d'aide
alimentaire et ramener les gens dans le circuit de distribution classique plutôt que de créer
des circuits parallèles et du coup plutôt que de faire un long dossier on a fait un
scénario de la façon où on imaginait le projet puis on allait voir les distributeurs
qui nous ont amendés directement donc là c'est très drôle d'avoir des directeurs
marketing et des directeurs de l'innovation des directeurs qui se mettent à dessiner
pour modifier le dessin en se disant mais non mais ça ne va pas c'est pas possible
qu'on fasse comme ça parce que dans le protocole ça ne fonctionne pas comme ça mais du coup
ça marche beaucoup mieux que de faire des réunions à non plus finir sur oui mais vous
comprenez voilà donc du coup ça permet de rentrer dans le concret assez rapidement et puis c'est
aussi un outil pour les bénéficiaires c'est-à-dire qu'ensuite moi je suis aussi allé voir les
bénéficiaires et aussi très vite ils vont me dire mais ta plateforme informatique juste
on n'est pas besoin je ne me sers pas de ça pour optimiser mon budget c'est n'importe quoi je
peux pas quoi et du coup quand c'est dessiné on peut aussi affiner ça donc c'est un très
bon outil pour travailler après vous l'avez vu là un petit peu tout à l'heure sur le
projet alzayvi plutôt que de faire des compte rendus on essaye de faire des choses la
faciation graphique donc d'arriver à représenter l'ensemble du processus du projet sous cette
forme là donc du coup là vous avez le défi initial et puis toutes les étapes par lesquelles
on est passé pour arriver à trouver notre solution on fait aussi beaucoup d'illustration donc du
coup comment est ce que j'arrive à rendre simple quelque chose qui peut être compliqué à la base
donc là vous avez un exemple sur la formation des cadres à la croix rouge un autre exemple sur
un projet avec sanofi et puis en face à nous sert aussi à communiquer pour nous donc on se
rend compte que c'est très important pour arriver à justement créer du lien et fluidifier les relations
d'avoir des visuels qui soient intéressants et directement compréhensibles donc ça c'est le
logo dont on sert tous les jours en disant puisque quand on émission de l'innovation à chaque fois
qu'on est dans un couloir les gens nous disent alors ça innove et du coup l'enjeu c'est d'arriver à
dire non mais nous on n'est pas là pour innover on est là pour aider la chaise à basculer donc du
coup c'est vous qui avez les idées c'est vous qui savez quels sont les besoins c'est mais nous par
contre on peut vous accompagner on peut créer du lien on peut vous aider à formaliser mais
mais on n'est pas une chambre qui produit des idées on est juste là pour vous accompagner donc
on est c'est vous qui êtes le kit et on peut juste vous aider à le monter et une fois qu'on a fait
tout ça il faut absolument mesurer l'impact social et du coup je vais redonner la parole à
Pauline qui va vous montrer un peu ce que c'est un terme un peu barbare mais finalement c'est pas
si compliqué merci Sébastien donc effectivement c'est bien beau tous ces projets mais vient un temps
où il devient un petit peu nécessaire de pouvoir prendre un peu de recul sur tout ce qu'on a mis
en place et de se demander finalement toute cette agitation à quoi ça sert et quel changement est
ce qu'on crée véritablement dans la société donc la mesure d'impact social ça peut faire un peu
peur comme terme c'est quelque chose c'est une démarche très simple qui pendant laquelle on
essaye de répondre de façon très pragmatique à trois questions le quoi c'est à dire quel est
le sens de mon projet et au départ à quel besoin social je cherche à répondre avec ce projet là
ensuite le pourquoi pourquoi est ce que nous pensons que la solution qu'on propose est la plus
adaptée aux besoins des publics qu'on accompagne et le comment comment est ce que je peux faire pour
améliorer en continu mon action afin qu'elle soit la plus efficace possible donc pour ce faire il
existe des centaines d'outils et méthodes plus ou moins complexes par contre c'est systématiquement la
même démarche avec les étapes que vous retrouvez sur sur le la diapo donc on a toujours une première
phase où on cadre c'est à dire on pose le contexte pourquoi on a lancé ce projet au départ de
quoi on dispose comme ressources etc ensuite enfin une phase où on va structurer son
évaluation en fonction de notre problématique d'évaluation du périmètre du projet des
ressources dont on dispose on va choisir plutôt telle ou telle méthode ensuite évidemment le
recueil des informations sur le terrain l'analyse des données qu'on aura recueillie et surtout
surtout surtout ne pas faire terminer son évaluation en un joli dossier qui moisit sur une étagère
et c'est d'utiliser les enseignements qu'on peut en retirer pour que pour faire évoluer notre
action et l'améliorer qu'est ce que c'est là le lien avec l'innovation ben c'est justement ça
c'est que l'évaluation d'impact social en fait ça permet de décaler notre regard quand on a le
nez dans le guidon avec nos actions au quotidien et de se poser les bonnes questions et du coup
au fur et à mesure ça permet d'identifier nos points forts et nos points d'amélioration pour
permettre de soit de trouver des nouvelles modalités d'actions soit de poursuivre une action qui
marche ou de complètement revirer si un projet n'est plus adapté pour vous donner un exemple par
exemple sur dans le domaine de l'aide alimentaire on a comme l'a dit Sébastien tout à l'heure une
forte évolution des des profils de personnes qui ont recours à l'aide alimentaire du coup nous
il faut qu'on adapte aussi nos modalités de distribution en plus on a une diminution des
subventions en parallèle donc il a fallu qu'on se réinterroge sur quelle de quelle façon on répond
le mieux à cette problématique là et du coup on a mené une étude d'impact qui nous a permis de
mieux identifier les profils de nos bénéficiaires et de et de d'imaginer des pistes pour adapter
chaque action à chaque profil de bénéficiaire alors après évidemment il n'y a pas de méthode
idéale simplement c'est un questionnement qui est très sain donc quelle que soit la complexité de
la démarche qu'on met en oeuvre c'est de toute façon toujours bénéfique nous le parti qu'on a pris
et qu'on recommande à tout le monde c'est vraiment de faire simple et pragmatique en fonction de vos
objectifs de départ c'est pas forcément toujours nécessaire de mettre en place une grosse usine à
gaz avec une énorme étude statistique par exemple sur le le projet croix rouge sur ou que
Sébastien vous a présenté tout à l'heure là on avait un enjeu interne où la pratique de l'évaluation
et du suivi de projet est pas encore très très au point sur sur ce secteur là et du coup on voulait
petit à petit un un soufflé ça dans les pratiques avec une sensibilisation aussi des
acteurs à l'impact social donc on a fait quelque chose de très très basique on a fait une réunion
sur une journée avec les différents porteurs de projet avec le matin une petite sensibilisation
un peu théorique mais très concrète sur les intérêts de l'évaluation du suivi et de l'impact
social et l'après-midi en fait on les a impliqués eux pour qu'ils construisent les indicateurs qui
soient le juste reflet de leur action au quotidien et qui puissent leur parler sans que ce soit ultra
compliqué et que ça lourdisse leur tâche et que ça lourdisse leur tâche ensuite l'autre point
important dans cette évaluation d'impact social c'est qu'il faut réussir à impliquer toutes les
parties prenantes donc ça veut dire tous les acteurs qui gravitent autour de vos projets de
façon directe ou indirecte ça peut paraître la première des choses mais c'est pas c'est pas toujours
évident d'avoir une concertation des personnes qu'on accompagne avant de lancer un projet souvent
on a une intuition on se dit bah je pense que cette telle solution pourrait répondre à telle
besoin sociale et on ne se concerne pas vraiment avec les premiers intéressés donc essaie de faire
ça au maximum et puis autre chose c'est de tenir compte du destinataire de l'évaluation parce que
même si vous devez toujours être le plus transparent et objectif possible quand vous
évaluez votre impact en fonction de votre destinataire il sera plus ou moins réceptif à plutôt
tel ou tel outil donc par exemple s'il s'agit de vos bailleurs de fonds ou des pouvoirs
publics qui voudrait potentiellement vous attribuer une subvention une méthode qui
fonctionne bien c'est de mettre en avant les coûts évités grâce à votre projet un exemple
rapidement par exemple c'était un projet sur lequel on travaille avec le samu en fait c'était une
demande du samu qui nous a demandé de travailler avec eux sur un projet parce qu'ils se sont aperçu
que dans les appels qu'ils recevaient il y en avait une grande partie qui ne relevait pas qui n'était
pas caractère médical donc ils ne relevaient pas directement d'eux du coup ils ont sollicité la croix
rouge pour essayer d'imaginer une peut-être préorientation de ces appels vers les interlocuteurs
adéquates comme ça ça permet de désengorger les appels les lignes du samu et puis ça permet
aussi d'éviter beaucoup d'hospitalisation inadaptée et inappropriée voilà et alors je reviens
sur l'implication des parties prenantes là par exemple toute la formalisation graphique que
Sébastien vous a présenté tout à l'heure ça peut être un excellent outil parce qu'il y a des
populations par exemple migrantes qui ne maîtrise pas la langue et dans ces cas là ça permet
d'échanger avec elles il y a un gros effort à faire d'adapter son discours avec ses parties
prenantes voilà alors du coup on s'est on a essayé de s'appliquer nous même l'évaluation
d'impact social donc on a fait un petit sondage très rapide auprès des quelques acteurs qu'on
avait accompagné dans la croix rouge on a fait un volet qualitatif où là il y a cet ensemble de mots
qui sont ressortis avec l'idée que souvent les gens avaient apprécié parce qu'on était une sorte de
forme force de frappe pour intervenir rapidement sur un projet un événement ou autre chose et après
ça c'était un volet plus quantitatif donc le quanticalice et ce que vous retrouvez comme grande
méthode d'évaluation et donc là les apports principaux qui ressortaient c'était le fait
qu'on ait pu apporter un nouveau souffle aux réflexions de leur projet ou réfléchir à des
et c'est de résoudre des problématiques auxquelles il faisait face le soutien à l'évaluation
d'impact social du coup parce que c'est une mission en tant que tel beaucoup d'animations
d'ateliers de créativité et de réunion et puis tout ce qui aide à la formalisation de documents
voilà alors pour si vous voulez en savoir plus il y a un petit précis de l'évaluation d'impact
social qui vient de sortir qui a été rédigé par plusieurs acteurs ça a été organisé par
la vise les secs et le mauvaisse et c'est c'est très concret et pour une première approche de
l'évaluation d'impact social c'est c'est très parlant et ça donne envie de se lancer là dedans
et autrement on a un peu plus compliqué on a le guide du retour social sur investissement
toujours par les secs le retour social sur investissement c'est un des outils qui existe
qui permet de de monétariser son impact c'est à dire que on est capable de dire pour un euro
investi dans mon projet on génère deux euros de plus value social donc c'est intéressant si vous
voulez en savoir un petit peu plus et ça c'est oui donc c'est tous nos tweeters scoupit et
nos outils de veille donc le scoupit c'est c'est notre outil de veille où on poste régulièrement
des articles sur les domaines qui nous concerne et puis on a aussi un tweeter que sur les pour
lequel vous pouvez nous suivre voilà donc la croix rouge en mesurant son impact essaye de s'adapter
au monde qui change et de répondre au mieux aux besoins sociaux du coup maintenant on va
vous montrer deux autres projets qui ont aussi qui se sont montés pour répondre à des besoins
sociaux actuels donc disco soup et si elle bleue c'est si elle bleue qui commence
