Être maître, c'est au-delà d'une pratique physique. Être maître, c'est au-delà d'une
perception de la vision des amartions. Être maître, c'est un travail. Être maître, c'est
accepter, c'est travailler, c'est connaître déjà ses faiblesses. Être maître, c'est
se connaître soi-même. C'est l'apprentissage même des amartions. Vivre l'humilité,
connaître ce qu'on appelle les forces et faiblesses.
Je jouais au football lorsque j'étais gamin parce que c'était la passion
nationale parce que le football était très répandu au Cameroon. J'étais un des
footballeurs remarqués dans ma région, mais lorsque j'ai vu le film de Bruce Lee,
tout a basculé. Il était pour moi plus important de faire les amartions, du
confort précisément. Alors évidemment à l'époque, ce n'était pas quelque chose de
facile, il fallait trouver une école, déjà il fallait convaincre mes parents que je
vais laisser le football pour les amartions, ce n'était pas chose facile. Bruce Lee m'a
parlé, il m'a touché mon coeur. La détermination de cet homme, l'homme qui
était contre l'injustice, l'homme qui était prêt pour défendre les faibles,
l'homme qui avait cette volonté, ce charisme. J'ai vu un héros auquel je
voudrais refléter l'image. J'étais prêt à réunitaire et sienne pour que rien ne m'arrête
pour apprendre et pour vivre au moins ce qu'était de cet amartien. Quelques années
plus tard, lorsque j'arrive au Gabon, nous allons fonder l'association Gabonaises
de Koufou Wushu et à partir de cette association nous avons développé le
Wushu au Gabon dans toutes les régions, tout comme au Cameroun et en région. Au
vu de ce que je faisais au Gabon pour promouvoir la culture chinoise au Gabon,
je me suis rendu au terme des Shaolin. Alors deux pages venaient pour un mois,
donc j'étais à deux semaines et je suis resté six mois. Le chef spirituel m'a dit
qu'il n'y avait pas de problème, ma place était là, vous êtes ici chez vous. Je
restais donc pendant quatre ans, on me donne ma chambre au temple même.
J'ai faisais huit heures d'entraînement par jour, à me lever le matin jusqu'au
soir, c'est n'était que des amartiens. Mes élèves, c'est surtout de leur faire
comprendre que ce n'est pas un exercice de course, ce n'est pas un exercice de
vitesse. L'étude des amartiens ne se justifie pas seulement d'être sur le
tapis ou d'avoir des ceintures noires ou des dents ainsi des suites. Comme me disais
mon maître, les amartiens c'est un peu comme l'univers, c'est vraiment comme
le ciel et la terre, c'est tellement vaste, donc l'apprentissage, le travail
de vérité, c'est qu'au quotidien.
Donc en 2011, le chef spirituel m'a désigné pour être l'ambassade culturel du
temple des Shaolin à travers le monde. Il revient pour moi aujourd'hui de
transmettre la culture Shaolin et en tant qu'un ancien sportif de haut niveau
d'être un modèle pour la jeunesse aussi parce que je pense que c'est très
important et je pense que le livre que Robert Lafond est en train de faire sur
ce parcours pourra énormément aussi inspirer la jeunesse parce qu'il est
important de savoir lorsque nous avons cet espoir, cette volonté, nous pouvons
réussir dans notre vie. Parce que pour moi la jeunesse elle est sacrée parce que
de ce monde aujourd'hui, qu'est-ce qui fera le monde de demain si c'est n'est pas la jeunesse.
