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Il n'y a plus vraiment de musique alternative en soi.
Je pense que dans chaque type de musique,
il y a des formes, on va dire, conventionnées, opportunistes, commerciales.
Et puis d'autres formes, plus alternatives.
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Le festival La Ferme, c'est quoi exactement?
Parce que la musique alternative, ça englobe plein de choses.
C'est un festival qu'on a voulu tourner
autour de tout ce qui est alternative de manière générale,
et évidemment avec un focus sur la musique,
donc des concerts, du live principalement,
mais aussi des conférences.
On a un marché de vinyle qui est en place.
On a rajouté des fanzines en plus cette année.
On a eu l'occasion de faire des expositions aussi.
On essaie de faire venir aussi d'une brasserie,
une micro-brasserie, une nette de brasserie même,
pour un peu développer tous les circuits courts, etc.
Une des grosses définitions d'alternatives pour nous,
c'est vraiment donner voix au chapitre à ces groupes-là,
ces groupes qui ne peuvent pas se développer
sur les médias traditionnels en radio, en TV,
et donc qui passent par tous les courants internet, etc.
Et de plus en plus par les lieux alternatifs,
par les concerts alternatifs qui se développent un maximum.
Elisabeth Carnival of Souls, c'est le groupe qui va ouvrir le festival.
Ils ont vraiment un concept bien très particulier.
Oui, c'est ça. C'est le concept du ciné-concert.
Alors, ce n'est pas les seuls à faire des ciné-concerts,
mais ils le font avec pas mal de brio.
Donc, c'est un duo de musiciens,
dont l'un qui fait partie d'un groupe qui s'appelle Ed Boot Jr.
qu'on a déjà fait jouer avec le collectif.
Là, ils mettent en musique, en fait.
Un film qui s'appelle Carnival of Souls,
qui est un film des années 60 par un obscur réalisateur.
Qui est devenu culte.
Qui est devenu culte en noir et blanc.
On le regarde aujourd'hui.
C'est vraiment un ovenis du cinéma.
Et eux, ils arrivent vraiment à le sublimer.
Ils sont multi-instrumentistes, donc ils sont hyper balèzes.
Et voilà, on rentre dedans d'une manière complètement particulière.
En fait, c'est juste un projet qui s'appelle Carnival of Souls.
On n'a pas monté de groupe ou quoi que ce soit.
On a juste pris le nom du film.
On avait regardé une dizaine de films qu'on nous avait conseillés.
Et celui-là était vraiment le plus intéressant, je trouvais.
Parce que les acteurs sont vraiment...
L'actrice principale, Marie, elle est chouette.
Les autres sont vraiment très mauvais.
Et du coup, ça nous permettait...
Vu que c'était très mal coupé,
ça nous permettait de faire un peu ce qu'on voulait avec le film.
Et il est devenu, par la force des choses, culte pour vous deux aussi?
Oui, c'était un film que je ne connaissais absolument pas.
Et en fouillant, je me suis rencontré que c'était tourné sur Salt Lake City.
C'était un film qui avait vachement inspiré David Lynch.
Et il y a vraiment des scènes de vrais roadmovies.
Un ciné-concert comme ça,
ça mène quel type de contraint de jouer pendant la projection?
Il n'y a pas de tomes contraintes que ça, au final.
En fait, si, forcément, c'est comme quand on joue dans un groupe,
il y a des moments phas ou il y a un roulement,
quand on joue dans un groupe, on sait que le rythme d'apprises, c'est ça.
Et là, c'est le pitch du film qui nous guide.
Et donc, vous avez composé le set, on regarde dans le film.
Vous l'avez vu combien de fois au total?
Alors, là, entre les répètes et les dates,
je dirais qu'on l'avait vu moins 50 fois.
Mama Lens, c'est un peu le seul groupe de jazz, en fait, à l'affiche?
Oui, c'est parce que c'était aussi la volonté,
cette année, de commencer à vraiment s'ouvrir.
On était déjà ouverts, mais ouvrir aussi la programmation
à d'autres styles musicaux, d'autres genres musicaux,
parce que tous les genres ont une scène alternative aussi.
Mama Lens, c'est vraiment, moi, c'est mon super gros coup de coeur.
Ils font partie de cette scène néo jazz
qui est très prolifique en plus en Angleterre.
Et voilà, c'est vraiment un plaisir de les avoir ici
et de pouvoir leur donner aussi une tribune.
Et puis, après, ce sont des musiciens
qu'on n'a pas forcément l'habitude de voir dans des festivals alternatifs
qui sont souvent connettés relativement en rock.
Donc là, on a un saxophoniste, on a un pianiste plus classique aussi,
et là, un excellent batteur.
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Je suis Nick, j'ai joué piano, Jordan Smart a joué saxophone,
Jesse Barrett a joué drums,
et nous sommes un groupe de noyaux dans l'UK.
Floa, c'est votre deuxième album.
Vous avez dit que, dans l'interview,
c'était plus facile de le faire que le premier.
Pourquoi est-ce que c'est le cas?
Je pense que nous avons juste joué avec l'un à l'autre
pour un temps plus long,
et nous avons été plus confortables avec l'un à l'autre
en jouant et en réveillant.
Je pense que c'était plus dur à faire,
mais nous avons spenté plus de temps en pensant
sur l'ordre des tracts
et sur l'effort des records, je pense,
et sur comment les compétences se sont formées.
Jesse a été étudier un tableau
avec un maestro de l'Indien,
qui s'appelle Swish Kumar,
pour environ 10 ans.
Il est vraiment très interdit
pour le tableau de l'Indien,
donc il a toujours appris ça à l'intérieur de la bande.
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Je pense qu'il y a un peu d'influencers,
des influencers de l'Irish
dans les mélodies et les writings.
Je pense qu'avec l'influence africaine,
ça sort dans le rythme.
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Nous avons utilisé les revues,
et c'est sympa de lire les trucs positifs
sur ce que nous faisons,
mais nous essayons de ne pas avoir trop de phase
ou être distractés par ça,
parce que nous avons...
Je pense que nous ressentons
comment nous progressons
et nous savons
quelle direction nous voulons aller.
Vous êtes déjà travaillé sur le prochain record?
Oui, on est en train de passer à l'autre.
Et nous avons fait 5 ou 6 tracks,
une autre 5 ou 6 que nous essayons de lire.
Donc, oui, nous devons faire ceci la prochaine année,
j'espère.
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Mermonte, en fait, c'est le projet à la base d'un seul homme.
Oui, de Jislin Fracapan,
qui est un gars super sympa,
et j'ai eu l'occasion de rencontrer un peu par hasard.
Je connaissais le groupe Mermonte en lui-même.
Je trouvais leurs 2 albums sont fantastiques.
J'adorais vraiment.
Et en me rendant au trans musical de Rennes,
il y a quelques années,
j'ai eu l'occasion de voir un de ces projets parallèles,
qui est un petit projet de ma trope qui s'appelle Fagocepia,
et que j'ai trouvé vraiment super bon.
Et qu'on a donc programmé au Festival La Ferme,
la 1re ou la 2e année, je me rappelle plus.
Et Jislin, voilà, est devenu quelqu'un
à qui j'ai pu échanger pas mal de mails et de contacts.
Et c'est lui, en fait, qui m'a contacté en me disant,
en bas, si tu veux, avec Mermonte,
on est chaud pour venir revenir à La Ferme.
C'est un festival qu'on a vraiment beaucoup aimé.
Et donc, voilà, comme j'adore le concept
de cette ribambelle de 10 personnes sur scène,
donc on est super contents de les avoir.
Nous, on appelle ça de la porte-porquestrale,
c'est peut-être la meilleure définition du groupe.
C'est un mélange de musique minimaliste et de pop-musique.
Voilà, ce que j'aime.
J'ai commencé pour faire un site-project
à mon projet de Fagocepia, c'est un autre groupe aussi.
J'avais envie de faire de la musique un peu pop.
J'ai toujours voulu faire ça.
L'enregistrement, c'est différent du live.
Le studio, le premier album a été fait comme ça.
Et il fallait bien que j'ai des musiciens
pour faire le reste en concert, j'étais pas tout seul.
On vient tous de la musique indépendante,
donc d'abord, on est là pour se faire plaisir.
Les morceaux sont dédiés à mes meilleurs amis.
Pourquoi avoir voulu les remercier de cette façon
qui est assez particulière?
C'est une bonne question.
On avait commencé avec un morceau,
on ne savait pas trop comment l'a appelé,
on l'a appelé Romain Pomar qui a un bon ami à nous.
On a décidé de faire ça comme ça.
Tu vois comment l'évolution de maire monte?
Le nouvel album, c'est vraiment autre chose.
Moi, j'aime beaucoup la musique de films des années 70
ou les compositeurs comme David Axelrod.
Je me suis un peu influencé par ça qu'avant,
où c'était plus la musique rock.
J'avais envie que ce soit un peu plus grand dedans.
Et là, c'est vraiment juste travailler pour les orchestres.
C'est ça, c'est ça, c'est ça.
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Paulie Mat, c'est un groupe qu'on classe dans le matroque,
même s'ils ne veulent pas être classifiés de cette façon-là.
Vous les avez découvert comment?
Je les ai découvert dans un lieu qui est assez semblable,
ici, avec un plafond très bas,
bric apparente, relativement brut,
qui fait péter leur son.
Je crois que c'est un groupe super simple, qui a surtout envie de jouer.
Je pense qu'ils le font super bien.
Ça envoie du gros bois et j'espère que ça le fera soir.
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La banque a commencé il y a environ 4 ans.
Nous sommes tous, parce que nous sommes de Brighton,
dans l'Union européenne, il y avait beaucoup de banques de matroque.
Nous étions tous en train de jouer dans des banques de séparation.
Nous avons décidé de travailler ensemble
comme un 3-piece pour faire quelque chose qui était complètement différent,
quelque chose dont nous n'avons pas besoin d'être.
C'était juste nous, nous faisant tout ce que nous voulions.
Paulie Mat est quelqu'un qui est un expert dans plus d'un pays.
Mais ce n'est pas un constat,
c'est une aspiration, si quelque chose.
C'est quelque chose d'en travailler.
On ne s'est pas proposé pour un second, mais c'est une aspiration.
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Les influences de nos banques, comme King Crimson et Prog Bands,
sont essentiellement des banques de l'an 70s et de l'an 80s.
C'est où nos influences sont.
Nous sommes très heureux pour les gens qui nous ont dit qu'ils ne veulent pas.
Nous avons été appelés Space Rock, Math ou Math Metal,
mais nous sommes vraiment des banques de prog.
C'est ce que nous aimons. Nous aimons le prog et c'est ce que nous écoutons,
ce qui nous permet de jouer comme ça.
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Nous allons parler de nos albums mini Melancholia.
Il n'y a que trois tracks sur cet album mini.
Nous, parce que tous nos tracks sont normalement plus de 10 minutes.
Donc, par faire trois tracks,
le record est trois tracks.
Il est 42 minutes plus long,
plus que, je pense, les records.
Mais nous l'avons appelé un album mini
juste parce que nous pensions qu'il n'y allait que trois tracks
et qu'il allait quitter un album.
Nous essayons de le faire comme possible dans les mouvements
plutôt que dans les tracks individuels.
Nous essayons de faire tout comme une pièce complète.
Si on ne fait pas une chanson, on fait un record.
Donc, quand on fait un record, on a une nouvelle attaque pour nos guitars.
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Donc, tout le record que nous avons fait
est un autre tuning.
Et nous allons le faire.
Nous allons le faire comme une pièce complète
et commencer à finir.
Et ensuite, nous allons le faire.
Je pense que chaque fois que nous faisons une nouvelle attaque,
nous changeons.
Pour être honnête, nous prenons beaucoup d'inspiration
sur les bandes que nous jouons en tour.
Donc, je pense que nous avons joué
quelques shows cette année.
En fait, Mellon Collier a fait un couple de chansons
qui ont eu l'influence
du band de Luxembourg
qui s'appelle Mutiny on the Bounty.
Et c'est des choses comme ça.
Donc, selon qui nous jouons,
vous entendez les bandes et vous entendez des chansons.
Vous pensez que c'est une bonne idée.
Nous devons le réutiliser.
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Brigville, c'est un groupe bas au-delà du côté musical
qui a un vrai univers, ce sont des vrais personnages, en fait.
C'est un groupe tout à fait particulier qu'on a eu l'occasion
de programmer au festival l'année passée,
qui a malheureusement dû être annulé.
Et je tenais vraiment à garder cet atmosphère
vraiment particulier sur la fiche de cette année,
toujours dans le même esprit d'avoir des groupes de style
bien différents.
Ici, on est vraiment dans un style très proche du métal,
je pense qu'il se classifie en post-métal.
C'est très brut.
En même temps, ce n'est pas aussi agressif que du métal
avec une double pédale et avec des gens qui hurlent.
Ils ont la particularité d'être constamment masqués.
J'ai eu l'occasion de le voir sur d'autres festivals également.
Ils arrivent au festival masqués dans leur camionnette.
Ils montent sur scène avec leur masque très spécifique
du fantôme de l'opéra qui met cet atmosphère dont je viens de parler.
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Ils repartent dans leur van, masqués,
donc on n'a juste aucune idée de qui ils sont.
On ne sait pas du tout, il y a juste quelques indices
sur leur provenance, en fait.
Voilà, ils viennent, effectivement, de Flandre.
Je pense que c'est de Gant, s'il n'y a pas de bêtises.
On est de Daft Punk masqués.
Enfin, les Daft Punk belges, flamands, ouais.
Voilà, exactement.
On sait qui c'est, Daft Punk, mais effectivement, c'est ça.
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Oui, oui, ils ont fait une pause de quasiment dix ans pour revenir.
C'est un groupe assez iconique, en fait, qui a rassemblé plein de gens,
qui a eu l'occasion, enfin, qui sont des gens très, très modeste
et très, très, très, très humble,
mais qui, dont leur morceau a été repris par Johnny Cash,
pour, par exemple, citer lui.
D'autres ont été utilisés dans les bandes régionales de film de Wim Wenders.
Donc là, on est vraiment dans un groupe beaucoup plus intergénérationnel,
où on va parler à plein, plein de monde.
Un style de musique encore fort différent des autres styles
qu'on a pu avoir ce soir.
C'est plutôt du folk.
Voilà, plutôt dans le folk, on parle souvent de la scène slowcore,
si on aime bien mettre des étiquettes.
Et donc voilà, on est super contents de les avoir aussi.
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Je pense que beaucoup de les canons
ont été influencées par la musique du pays.
Et mon père a commencé à jouer en bleu gras
sur la musique du pays gospel comme un enfant.
Et donc, je pense que ça a informé le making de ce nouveau record.
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J'ai essayé de faire quelque chose
qui était plus comme les songs de writing,
comme si j'étais en writing short stories.
Donc, beaucoup de les songs ont un début, un milieu et des personnages.
Des places spécifiques, des temps.
Dans le passé ou dans le futur.
Des fois, ils se mélangent.
Un peu de ça, c'est un genre de...
...un peu récollecté sur les yeux de mon père ou de ce qu'il a vu dans le monde.
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Il y a aussi des lignes et des hoques.
Oui, il y a toujours des hoques.
Je ne sais pas si il y a un record.
Je pense qu'il y a une chanson qui s'appelle For You, qui est assez hoaxée.
Si je ne me sens pas très hoaxée,
je ne ressens pas qu'il y a un besoin d'avoir des hoaxées.
C'est une autre histoire.
Je comprends pourquoi c'est important de avoir des hoaxées.
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En ce record, je ne me sens pas très hoaxée.
Je ne sais pas. Je pense qu'il y a beaucoup d'autres chansons qui sont sur leur part
et qui peuvent être interprétées de différentes manières.
Je ne sais pas ce que je fais. Je ne lis pas de musique.
Je ne sais pas comment gérer.
Je ne sais pas de microphones, instruments ou tout comme ça.
Je ne suis pas très accompli à commencer.
Et je n'ai certainement pas essayé de faire quelque chose qui pourrait être appelé.
Au moins, je pouvais être appelé.
Je n'ai pas joué de musique depuis longtemps.
Je dirais que 80% à 90% de la raison pour laquelle je peux survivre
comme musique est parce que de l'Europe.
Je suis très heureux de les gens européens et les fans européens
qui me soutiennent.
Si ils ne me soutiennent pas, je ne sais pas ce que je ferai.
Si je ne me soutiendrai pas, je serai dans ma chambre,
dans ma chambre, dans la chambre ou quelque chose.
Blue is the color of the sea.
The sea.
C'est primidien coloré.
...
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