Je vais vous jouer aujourd'hui un chorale,
un magnifique chorale que Bach a écrit une année avant sa mort.
Il était à la psychique, il était déjà pratiquement aveugle,
il est très frappant de penser que un homme qui a apporté tant de lumière au monde
soit mort dans l'obscurité.
Il y a eu pourtant une très grande émotion,
puisqu'on nous raconte que quelques jours avant sa mort,
il a ouvert les yeux, il a vu et il a dit cette phrase merveilleuse,
« Seigneur, je suis devant ton trône ».
La forme chorale pour Bach est véritablement un pont entre la liturgie et la musique.
La liturgie, parce que les chorales sont composées sur des psaumes,
donc sur les écritures sacrées,
utilisent le chant et Bach a su, dès sa tendre enfance,
combien le chant pouvait être un des moyens de communiquer d'âme à âme.
D'ailleurs, quand il avait dix ans,
pour ne pas être mis dans un orphelina et avoir la possibilité de vivre chez son frère,
il a chanté dans une chorale, il avait lui-même une très belle voix de soprano.
La forme avec laquelle Bach a communié le plus intimement avec Dieu et le plus directement,
c'est par le chorale.
Et ce chorale que je vais vous jouer maintenant, je vais vous lire la traduction.
Et le suivant, il s'appelle Ichouf Soudir Herr,
« Jesus, je t'appelle Seigneur ».
« Je crie vers toi Seigneur, Jésus Christ, je t'en prie, écoute mes plaintes.
Accorde-moi ta grâce, en ce jour, ne me laisse pas tomber dans le découragement.
La vraie foi Seigneur, veuille bien me l'accorder.
Donne-moi de vivre pour toi toujours,
d'être utile au prochain, d'observer toujours ta parole.
Je profite de la traduction de ce psaume,
où il est dit « donne-moi de vivre pour toi toujours et d'être utile au prochain,
que pour bar, la musique a toujours été quelque chose qu'il fallait donner, partager et enseigner ».
« Je t'appelle Seigneur, je t'appelle Seigneur,
je t'appelle Seigneur, je t'appelle Seigneur, je t'appelle Seigneur ».
