L'histoire que je vais vous raconter a eu lieu il y a très longtemps, pourtant jusqu'à
aujourd'hui elle se répète. Et elle continuera de se répéter encore et encore jusqu'à
ce qu'enfin les hommes comprennent un des plus grands secrets de la vie. Et ce grand secret,
cette clé magique qui ouvre la voix vers le bonheur et la joie, c'est le désintéressement. Oui,
le désintéressement absolu qui en fait n'est rien d'autre que l'amour absolu.
Mais l'action désintéressée n'est pas pour tout le monde, c'est vrai. Elle
est seulement pour les vrais héros. En ce temps-là, les esprits de la nature étaient
encore très présents parmi les humains. Et les volamis, les puissantes dévâts des montagnes,
régnaient en maître sur de vastes régions. Fallen, comme son grand-père et son père avant lui,
était le seigneur de la vallée. Et aussi, comme ses ancêtres depuis la nuit des temps,
il était un disciple de la déesse de la montagne. Comme tous les matins, Fallen a l'avoir ses chevaux
dans la forêt. Il aimait les chevaux car il savait que ce sont vraiment les amis les plus fidèles,
de l'homme. Ce contact avec ses nobles créatures lui faisait du bien car Fallen nourrissait beaucoup
d'amertume dans son cœur. C'était vrai que Fallen donnait beaucoup aux pauvres paysans de la vallée
qui en échange lui était très reconnaissant et le respectait beaucoup. En réalité, au fond de lui,
sans le savoir, il méprisait les paysans qu'il considérait comme inférieur. Mais ce matin-là
n'était pas comme les autres. Fallen se préparait à faire le voyage vers la forêt sacrée car
la dévah de la montagne, qui connaissait ses pensées mieux que lui-même, dans un rêve merveilleux
lui avait demandé d'aller la rencontrer. Bien sûr, pensait-il, je ne fais pas toutes
ces bonnes oeuvres dans le but d'obtenir quelque chose, c'est entendu. Mais je crois quand même
que je mérite un peu d'égard de sa part et que les divinités, dans leur grande générosité,
pourraient bien de temps à autre aussi penser un peu à moi.
Enfin, il arriva à l'orée de la forêt et accueille avec plaisir l'ombre et la fraîcheur du sous-bois.
Lorsqu'il arriva près de la rivière, Fallen, au fracas qu'elle faisait en grignotant inexorablement
son lit de pierre, devinait déjà avant même de l'avoir qu'il ne pourrait traverser à cet endroit.
Le son de la rivière lui rappela son grand-père qui un jour lui avait dit lorsqu'il se reposait
assis sur sa rive. Fallen, mon petit, écoute, écoute attentivement la musique de ton cœur.
Est-ce une sauce? Est-ce un ruisseau? Est-ce une rivière ou un fleuve? Lorsque tu entendras
cette musique, tu connaîtras alors le niveau d'amour qui coule en toi. Il longe à la rive,
longtemps, avant de rencontrer deux gros arbres que les flots déchaînés t'avaient déraciné.
Peut-être, pourrait-il traverser ici? La récente fonte des neiges et les pluies des derniers jours
avaient gonflé les eaux de façon considérable. Dès son gennage, Fouline avait été instruit
que les obstacles ne sont en réalité que des aspérités qui nous permettent de nous élever.
Il savait aussi que plus on a rencontre, plus on a la possibilité de se renforcer.
Sans cela, on ne peut pas. Hélas, le courant était trop rapide et la rivière trop froide
et trop profonde pour que Fouline puisse s'y risquer. La mort dans l'âme eut dû se résoudre
à descendre encore la rivière, en sachant très bien que maintenant il n'aurait plus le choix.
Son retard maintenant l'obligerait à escalader la muraille du gardien plutôt que de suivre le sentier
qui serpente la montagne mais qui est beaucoup plus long.
Fouline possédait le secret de la réussite qui se trouve dans la persistance
mais il n'était pas au bout de ses peines. Le plus dur restait à venir.
Pourtant Fouline ne voyait pas l'orgueil qu'il portait en lui-même.
Il pensait depuis vingt ans que je distribue ma fortune sans compter.
Vingt longues années et jamais, jamais la déesse ne m'a dit un seul mot pour me remercier
ou seulement m'encourager.
En ce temps-là, tous savaient encore que les montagnes sont les corps physiques d'être très élevés.
Pour Fouline, elle symbolisait la matière qui s'élève vers le ciel.
La montagne est un lieu de méditation pour ceux qui savent l'approcher.
Fouline aimait se recueillir et tentait de vibrer intérieurement avec la nature qui l'entoure.
Il s'endormit et fit un son génitiatique.
Il rêva que l'âme universelle, la vie qui pénètre toute chose, lui parlait doucement à l'oreille.
Les plantes, disait-elle, sont par leur générosité les bienfaitrices de l'humanité.
Oui, sans jamais rien demander, elles nourrissent la terre entière.
Elles nous enchantent de la douceur de leur fruit, elles nous émerveillent de leur luxurience, de la beauté de leur forme et de leur colorie.
Elles nous approvisionnent généreusement en remèdes curatives de toutes sortes.
Elles purifient l'air que nous respirons et comme elles travaillent avec la loi du sacrifice,
qui est la plus haute manifestation de l'amour, elles embaument l'atmosphère de leur capitaine parfum.
Penses-y, Fouline, leur seul désir, c'est de faire le bien sans jamais rien attendre en retour.
Après un tel rêve, Fouline reste appensif.
Il entendait la douce voix répéter rinlassablement.
Penses-y, Fouline, leur seul désir, c'est de faire le bien sans jamais rien attendre en retour.
Mais le chemin qui lui restait à faire le préoccupait beaucoup.
Il devait d'abord traverser le haut plateau des immolés et ensuite commencer à flanc de montagne l'ascension jusqu'au pied de la muraille du gardien.
Le temps pressé et le terrain devenait de plus en plus difficile.
Il arriva enfin au pied de la muraille.
La journée était déjà très avancée et Fouline craignait de ne pouvoir atteindre le sommet avant la tombée de la nuit.
Le doute s'introduit dans l'homme comme le verre dans la pomme et pour limiter les dommages, Fouline commença immédiatement à la monter.
Sinon il le savait, jamais il ne rencontrerait la déesse.
L'escalade s'avérât très périlleuse, le sol s'effritait sous ses pieds, il y a chaque pas il risquait de tomber dans le vide.
Fouline croyait que les épreuves lavaient l'homme et permettait ainsi aux divinités de vérifier son courage.
Il ne grinde pas longtemps et comme les pierres sous ses pieds, des éternités s'effraîtaient à chaque instant.
Au sommet d'une montagne, la terre embrasse le ciel et en Fouline se produisait la même chose.
Chacune des cellules de son corps n'exprimait que l'extase de la gratitude et du remerciement, la véritable communion.
Fouline prit quelques instants pour se reposer, une grande fatigue l'envaissait.
Heureusement la route tirait à sa fin.
Enfin la voici, la grotte de l'Hermite, l'entrée de la forêt sacrée.
Fouline croyait que la déva de la montagne, il le recevrait aussitôt qu'il arriverait, mais la porte épaisse de la grotte restait thermétiquement fermée.
Il faisait très froid à la haut et Fouline n'eut d'autre choix que de se faire un feu pour tenter de se réchauffer.
Fouline luttait contre le sommeil, il continuait d'espérer que la déva le recevrait avant la tombée de la nuit.
Le vent soufflait fort, indiquant à Fouline que quelque chose devait changer dans sa pensée,
mais lui, qui pourtant d'habitude vibrait avec sensibilité au message des éléments, reste assour au langage des sylves qui chuchotait leur douce poésie au feuille.
Autour la beauté, la splendeur, la magnificence, Fouline finit par s'endormir.
Il rêva qu'au centre de chaque étoile s'intille un magnifique temple de pur cristal et de diamants.
Dans le pays d'où vient Fouline, on dit, celui qui se lève tôt le matin à deux récoltes et celui qui se lève tard perdra la moitié d'une seule.
Alors, la déva elle-même apparue, souriante à Fouline, elle dit.
Merci d'être venu mon fils, mon disciple bien aimé.
Nous sommes très fiers de toi.
Ta bonté, ta générosité et ta compassion ont raisonné au confin de l'univers.
Et dans un songe merveilleux, nous en avons capté les échos.
Tu nous ai apparus, baignant dans une éblouissante lumière dorée.
Tu marchais dans la prairie, accompagné d'une multitude d'esprits de la nature qui ne demandaient qu'à te servir.
Au-dessus de toi tournaient les êtres de beauté des sept rayons, il t'inondait de leur présente et de leur réindicible amour.
Tu as levé la terre et du ciel un rayon bleu descendi pour venir ouvrir la terre juste devant tes pieds.
De cette faille a jaillé de myriades d'étincelles, de toutes petites étincelles, de minuscules étoiles à cinq pointes, des étincelles et d'étoiles.
Ceci est pour toi, Fouline, en reconnaissance de ta bonté et de ton dévouement.
Protège ton secret et ainsi tu conserveras le maximum de la puissance de ce présent.
Va et continue de faire le bien autour de toi.
Les esprits de la nature nous observent continuellement et sont toujours très généreux envers ceux qui savent ouvrir leur cœur.
Fouline, couru droit devant lui, sans vraiment savoir où il allait.
Le cadeau de la déva pesait lourdement dans ses bras.
Son excitation lui coupait le souffle et c'est dans un état de conscience altérée un peu comme s'il était ivre qu'il déboucha près de la rivière.
L'air frais lui fit du bien.
Il retrouva ses esprits et respectueusement ouvrit le présent.
Son étonnement n'avait d'égal que son horreur, il n'en croyait pas ses yeux.
Et alors, comme il n'était pas un disciple très avancé, il se fâchât, pris la pierre et la jeta dans la rivière.
Me faire ça à moi, la déva s'émoquer de moi, jamais plus je ne ferai le bien, je la déteste.
Fouline alors se retira dans la forêt
et sombra dans un grand désespoir, puis s'endormit.
La déva vint alors le visiter dans son sommeil.
Alors Fouline, comment as-tu aimé mon cadeau?
Dans la pierre était cachée le plus grand diamant au monde.
Star Spark, une météorite qui venait d'une étoile lointaine.
Fouline se leva d'un bon et courut comme un fou à la rivière.
Pendant toute la journée, avec rage et frénésie, il fouille à la rivière.
Malgré la puissance du courant, malgré l'eau glacée qui le faisait tellement souffrir,
malgré l'épuisement total, Fouline cherche à la pierre, mais en vain.
Jamais il ne la retrouva.
Ce n'était plus nécessaire.
Fouline avait possédé Star Spark, le plus grand diamant de la Terre,
et il l'avait perdu. Mais le cadeau, le vrai présent que la déva lui a offert,
il le possède à l'intérieur de lui et jamais il ne le perdra.
Fouline, une météorite qui venait d'une étoile lointaine.
Fouline, une météorite qui venait d'une étoile lointaine.
Fouline, une météorite qui venait d'une étoile lointaine.
Fouline, une météorite qui venait d'une étoile lointaine.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
