Bonjour à tous, donc en effet, on va parler d'usines du futur et on va illustrer un peu les deux interventions précédentes concernant à la fois l'impression 3D, mais aussi les nouvelles usines et les systèmes qui vont intégrer ces nouvelles usines.
Alors donc je vous propose de vous parler rapidement de l'entreprise BA System, de ce qu'elle vend, de ce qu'elle produit et ensuite de vous parler de comment on va faire pour développer des nouveaux robots afin de répondre à des nouveaux usages.
Quand on va parler d'innovation, on va parler d'usages et de produits vendus sur le marché.
Et au travers ces nouveaux usages, vous allez le voir et ça fait la transition avec ce qui vient d'être dit, on va avoir des relations hommes-robots, on parle aujourd'hui de Kubo et on va voir à quoi ça correspond soit dans des blocs opératoires, soit sur des chantiers comme Bouygues.
Alors donc BA System, c'est une petite entreprise, c'est une PME, nous sommes 150 en ce moment et notre métier, c'est un métier d'industriel.
On conçoit, on fabrique en France des robots de A à Z, c'est-à-dire qu'on va les concevoir, on va les fabriquer dans une usine et ensuite on va les maintenir chez des clients.
Donc clairement aujourd'hui, ces engins, ces robots mobiles sont destinés à apporter plus de productivité chez nos clients et s'inscrivent de plus en plus dans des logiques d'optimisation, de la production ou alors de la logistique.
Et la particularité, c'est comme on est une petite entreprise, on recherche en fait des points de stabilité, donc on en a un qui est celui de l'industrie et l'autre point de stabilité chez nous, c'est de développer des nouveaux produits et notamment de développer des nouvelles activités.
Alors ce que l'on produit dans notre entreprise, classiquement, c'est ce qu'on appelle un AGV Automated Guided Vehicle, c'est un robot mobile et la particularité de cette machine, c'est sa complexité,
puisqu'elle porte en elle des systèmes de guidage, des systèmes de sécurité, puisqu'elle fonctionne au milieu d'êtres humains, des batteries, etc.
Donc c'est un engin qui se déplace et cette machine qui va se déplacer dans les usines, elle va devoir, on le verra dans le film à la fin, être supervisée par un ordinateur qui va lui dire où passer, quelle charge prendre et quelle fonction logistique remplie.
Donc c'est un métier du software qui va permettre de contrôler ces robots. Alors cette entreprise, je dirais comme toute entreprise classique, elle a des ressources, donc des ressources, c'est une usine, c'est également des brevets, on verra tout à l'heure ce que ça veut dire un brevet, notamment dans le médical,
et puis évidemment des compétences. Et la grande question aujourd'hui dans l'innovation et dans l'innovation dans notre domaine robotique, le grand sujet c'est les compétences et notamment comment maintenir les talents, notamment les ingénieurs, les bons ingénieurs dans les entreprises.
Et c'est une démarche constante quand on veut faire de l'innovation, de l'attirer les talents et malheureusement il y a beaucoup d'ingénieurs aujourd'hui qui ne vont plus dans les entreprises et surtout de moins en moins dans les PME.
Alors cette entreprise, elle va s'adresser à différents clients dans tous les domaines connus de la presse, de l'industrie, de la pharmacie, etc.
Alors maintenant on va voir comment d'une entreprise industrielle on va aller, enfin d'une entreprise qui intervient dans l'industrie, on va aller adresser des nouveaux usages dans d'autres domaines pour répondre à des besoins qui sont, j'irais plus tôt des besoins d'aide à l'être humain.
Donc on a beaucoup travaillé, le problème c'est que quand on a une petite structure il nous faut des outils, enfin même dans les grandes structures, et pour ce faire on a cherché des outils et ces outils en fait on les a trouvés dans les sciences de gestion.
Vous le savez tous, dans la recherche française on a une excellente scientifique en sciences de gestion qui est reconnue partout dans le monde, c'est-à-dire les plus beaux à avoir un toit d'innovation qui est au mine de Paris, c'est-à-dire le centre de sociologie d'innovation.
Et notre objectif c'était de voir comment, avec des outils de sciences de gestion, adresser des nouveaux usages. Donc on a notamment mobilisé deux gros outils, le premier c'est le modèle de Sheisbro qui est très connu, il consiste à associer ces ressources propres aux ressources de partenaires pour un, adresser son marché et deux, adresser de nouveaux marchés
et enfin réduire la durée de développement des innovations. C'est le premier modèle qu'on a utilisé, le deuxième je ne vais pas m'étendre dessus c'est le modèle des capacités dynamiques, qui est un autre modèle qui favorise innovation.
Alors si certains ne savent pas ce que c'est que ce modèle je l'ai illustré, donc par exemple on va prendre un robot mobile de chez nous, on va s'associer avec des gens qui font d'autres types de robots qui sont au CEA ou à l'Imeria,
on va ensuite mener un projet destiné à associer les deux robots, on va aller chercher des briques technologiques dans des écoles ou chez des fournisseurs, on va évidemment produire des brevets,
on va adresser notre propre marché grâce aux innovations produites par le projet et enfin on va adresser de nouveaux marchés.
Alors en termes d'organisation, au sein de l'entreprise on a une structure, une cellule qui permet de mettre ça en oeuvre et cette cellule elle est prélée à un environnement qui est l'environnement de la recherche,
des facilitateurs au niveau européen et même au niveau international maintenant avec de nombreux liens à la fois avec les centres de recherche pour développer mais aussi et je dirais et surtout avec les grandes écoles
pour pouvoir attirer les ingénieurs dans l'entreprise.
Alors maintenant dans la troisième partie on va voir l'application de ce modèle par des cas et par des cas d'innovation,
ça veut dire que ce sont des produits qui sont vendus à des clients.
Donc le premier cas c'est un client que vous connaissez tous, il s'agit de Bouygues et Bouygues a des chantiers sur toute la planète et de plus en plus il a des délais,
enfin on a tous des délais à tenir mais on des contrainte parfois sur les délais d'une part et d'autre part la difficulté aujourd'hui sur ces chantiers c'est qu'il y a des tâches très difficiles
et ces tâches très difficiles on va essayer d'en traiter une partie par des robots.
Et donc pour illustrer ça, ça c'était il y a deux ans à Roissy Charles de Gaulle, c'est une piscine de 53 000 m3 et Bouygues avait 11 000 trous à percer en plein mois de juillet au soleil,
c'est quelque chose de très très difficile à faire et donc on a développé en fait ce robot pour répondre à ses usages et pour trouver des solutions techniques.
Pour information c'est aussi ce type de robot qui a fait les finitions du chantier de la filharmonie, enfin dans les sous-sol de la filharmonie assez récemment.
Donc vous voyez les usines du futur mais aussi les chantiers du futur par cette illustration.
Deuxième projet, le lien quand même avec notre métier de base c'est qu'on va essayer d'utiliser des briques technologiques de l'industrie pour les faire glisser, notamment la robotique, sur d'autres domaines d'application.
Alors maintenant un autre exemple qui est assez intéressant parce qu'il a permis de créer une entreprise qui aujourd'hui compte 20 personnes et qui est en Bretagne qui s'appelle BLScare.
Et c'est un projet assez semblable au premier sauf qu'au lieu d'aller dans un chantier de travail public on va aller dans un bloc opératoire.
Alors tout démarre avec un prospect dont on entend énormément parler aujourd'hui puisqu'il s'agit de générale électrique.
Et générale électrique vous le savez, une grande division BLScare à Paris, à Buc.
Et J.I.I.E. cherchait des moyens pour déplacer des systèmes de radiographie dans les blocs opératoires.
Et donc on a co-développé avec eux, dans un cadre B2B, un robot destiné à déplacer, à voir la faisabilité d'un robot dans un bloc.
Et en même temps on a posé un brevet avec eux.
Et évidemment ce robot il n'était pas assez précis, pas assez répétable, pas adapté au bloc.
Enfin bref il y avait un certain nombre de points à traiter et on a choisi de mobiliser l'open innovation.
Et grâce à des partenaires de recherche, grâce au CEA, grâce au CNRS avec L'IRFIN, mais grâce aussi à des gens des sciences humaines.
Nous avons levé un à un les verroues scientifiques et technologiques pour arriver à un produit.
Et ce produit aujourd'hui il est donc fabriqué dans nos usines, à Rennes, en 50 ans par an, son produit.
On verra dans un film à quoi ça sert pour faire des applications de radiographie.
Donc deuxième exemple d'application de robotiques mobiles de l'industrie vers le domaine médical.
Alors dans les autres projets, je vais les passer plus rapidement, puis on verra un film ensuite.
On travaille également sur des co-bots mobiles. Un co-bo c'est un robot qui interagit avec l'homme.
Donc ça c'était une machine co-développée avec les centres de rééducation de KERPAP, le CHU de Rennes,
et qui est destiné à accélérer la rééducation suite à des accidents basculaires cérébraux.
On est dans un cadre où la société a besoin d'outils pour traiter des problèmes de santé.
Et donc c'est des développements partenarios également dans le cadre de ce projet.
Les premiers vont être produits d'ici quatre mois chez nous et vendus autour de 120 000 euros sur le marché.
Autre exemple, alors là on est vraiment dans l'usine du futur puisqu'il s'agit du robot Asimov.
Donc Asimov est un des premiers co-bots qui va être mis en place à l'usine Airbus, à Saint-Nazaire.
Et son objectif est d'aider les personnes qui travaillent à assembler dans l'avion.
Donc c'est ce qu'on appelle une troisième main.
Et donc c'est un projet qui est développé au sein de l'Institut de recherche technologique Jules Verne, à Nantes,
en partenariat avec Airbus, l'IRCIN qui est un laboratoire CNRS.
Et là aussi on est dans des logiques où on va aider des êtres humains à faire leur travail et également aider des clients à réduire leur délai de fabrication.
En l'occurrence ici c'est sur online Saint-Nazaire de la 380.
Voilà et puis pour terminer un autre exemple, là on est ici dans le domaine des bateaux de course.
Et les bateaux de course vous le savez, ils sont en fibre de carbone et les poussières de fibre de carbone sont très dangereuses.
Et donc plutôt que de le faire à la main, on va utiliser un système de robotique polyarticulé avec un robot mobile
pour faire ces tâches qui sont des tâches assez dangereuses.
Voilà et donc ça c'est la machine qui a été livrée la semaine dernière et les tests vont être fait au mois de septembre.
Alors on va avoir un film pour terminer ces exemples d'applications à la fois dans l'industrie et puis ensuite dans le domaine de la construction et de la santé.
Donc vous voyez ici les applications classiques dans l'industrie, ici le groupe loyal destiné à déplacer et stocker des charges,
des applications dans le domaine de l'emboutillage, vous voyez ces engin se déplacent dans des environnements qui sont avec des personnes qui sont équipées de système de détection.
C'est l'usine automatique de Heineken à Séville, c'est une des usines les plus automatisées d'Europe qui produit la bière pour tout le sud de l'Europe.
Alors ça c'est un peu un contre-exemple des usines avec des personnes, ici c'est dans le domaine de la production de roll de papier avec des robots de assez grosse taille.
Et puis à partir de ces robots, on va avoir des autres applications de robotiques mobiles nouvelles, donc ça c'est un chantier de Bouygues à Roissy dont on a parlé tout à l'heure,
avec l'association de différentes briques robotiques et puis l'utilisation de produits grand public, ça c'est des perceuses grand publics de chez Vilty qui sont assez classiques et qui sont interfacés.
Et enfin ça c'est l'application avec Général Electric destiné à prendre des images X autour du patient et l'intérêt de ce robot principal,
c'est évidemment de prendre des images et des traités mais aussi de diminuer les rayons X qui sont pris par le chirurgien lors des opérations et donc d'augmenter sa durée d'opération
dans l'application. C'est le CHU de Lille avec professeur Hollont.
