Bon, d'habitude, quand je fais des conférences, j'ai l'habitude de raconter des bêtises,
mais avec deux verres de morito, ça m'était à beaux risques et périls, hein.
Donc, oui, j'ai fondé ce petit collectif naturentois pour faire un petit peu évoluer les consciences des choses,
mais après, donc, moi, je suis exploitant agricole, je suis paysagiste, et donc, j'ai monté certaines choses.
Donc, je vais essayer de vous faire un petit, un peu un bel ayage des champs du possible, hein, c'est le terme approprié.
Moi, mon métier, c'est le végétal, et vous allez voir que ça sert à rien d'essayer de se cloisonner dans telle ou telle chose.
Aujourd'hui, l'évolution et la vraie innovation, c'est effectivement un petit peu de créer, et entre autres dans la ville,
tous ces lieux hybrides qui vont pouvoir faire évoluer un petit peu les consciences et les modes de production.
Donc, moi, j'ai plusieurs, sur mon expertise, j'ai plusieurs domaines d'intervention,
où je fais de la formation en l'occurrence de l'enseignement pour des étudiants, différentes universités,
j'enseigne aussi un petit peu en Suisse, mais en fin de compte, j'essaye de faire avancer et faire évoluer un petit peu les prises de conscience
et des compétences, aussi avec des donneurs d'ordre, avec du législateur, des élus, des enseignants,
mais ça va être aussi avec plusieurs types de publics.
Du fait d'être exploitant agricole, cette ferme, c'est une ferme pédagogique et une ferme expérimentale,
dans les Yvelines, un petit peu à la frontière de la Normandie, on va dire, c'est comme ça.
Donc, on travaille aussi bien avec des tout petits enfants, comme vous avez là, où on va les sensibiliser à ce qu'est impotager,
ce que sont des légumes, comment les cultiver et c'est vrai que voir des enfants récolter la frite magique,
ça c'est extraordinaire parce qu'elle sort de terre et quand vous voyez des gamins en prendre une pomme de terre,
recouverte de terre et puis commencer à la manger complètement comme ça, parce qu'on lui a dit que c'était ça au final une frite,
c'est assez amusant, mais c'est vrai que je dirais le végétal vous apporte plein de possibilités
et c'est ce qu'on appelle donc le travail de l'infrastructure verte.
Donc, on va utiliser vraiment le végétal, ces bénéfices de tous ces services écosystémiques qui peuvent rendre.
Ça va aussi bien de végétaliser des bâtiments, comme vous avez en haut à gauche, sur des toitures,
avec pas mal de plantes sauvages, etc., mais ça va être aussi faire de la phytoripuration.
Donc, on va traiter l'eau avec les plantes, on va traiter les sols aussi, les types d'épollution.
Là, vous avez aussi, donc, dans notre ferme, on a aussi une baignade naturelle pour faire voir ce qu'est aussi tout un écosystème,
un biotope avec des poissons, des amphibiens, des battraciens, les plantes qui vont bien avec.
Comment tout ça fonctionne, aller jusqu'à de la permaculture et un peu travailler sur tous ces sujets-là.
Donc, c'est aussi après, aller sur de la conception, de l'expertise, de la coordination et puis les chantiers.
C'est, voilà, construire avec en participatif, construire des poulaillets, c'est faire de la végétalisation,
faire des plans, faire de l'expertise justement sur ce qu'est la faisabilité.
Par exemple, ici, c'est une expertise que j'avais menée, ça pour un gros bailleur social de la ville de Paris.
Sur ce qui était possible de faire au niveau des toits dans le cadre du plan climat, c'était de faire aussi bien de la toiture biodiverse,
donc très, très naturelle de la toiture biosolaire.
Alors, c'est un programme que je mène qui n'existe pas actuellement en France.
On va mixer de l'énergie, du panneau photovoltaïque et du végétal avec justement en symbiose des bénéfices de production supplémentaire en électricité
et des bénéfices supplémentaires en biodiversité.
Et aller jusqu'à faire aussi du jardin partagé sur les toits et aussi des programmes d'agriculture, de construction de serre
ou de production en sacs ou au train.
Donc, ça, c'est après la construction où on arrive effectivement,
ça, c'est dans les projets que j'ai eu l'occasion de faire ces derniers temps,
pour ceux qui connaissent la ferme, donc la recyclerie qui est ce bar restaurant sur une ancienne gare de la petite ceinture dans le 18e,
où là, j'ai amené ce concept effectivement aux associés de leur dire,
bon, voilà, on va essayer de ramener du végétal, mais ne ramener pas le végétal tel qu'on a l'habitude de le voir,
c'est qu'on va aussi se permettre de tout mélanger.
Parce que c'est ça, en fin de compte qu'il faut voir, c'est qu'un lieu et un lieu en ville,
ça va être un lieu hybride où plein de choses vont se connecter.
Alors, c'est vrai que la complexité, c'est que ça demande souvent de multicompétence,
comme c'était cité tout à l'heure effectivement, et après, c'est de lever un petit peu tous les blocages,
les interdits, c'est vrai qu'on se sort souvent un petit peu sur la vague,
mais bon, ça, les gens avec qui je travaille me connaissant et en fin de compte,
il n'y a jamais de hasard, en fin de compte, les gens que je rencontre,
c'est souvent du hasard, mais en fin de compte, on était fait pour se rencontrer,
on a un peu les mêmes points de vue. C'est vrai que c'est toujours intéressant de faire bouger les lignes,
parce qu'on a surfé sur un truc qui n'était pas tout à fait autorisé au démarrage,
et puis au final, ça le devient un peu.
Bon, après, on ne peut pas tout faire non plus.
C'est vrai que l'exemple que l'on a eu à la ferme de la recyclerie,
c'était effectivement un bâtiment complètement, ce qu'on appelle une friche industrielle,
où il n'y avait plus rien dedans.
Vous avez d'ailleurs là les photos par exemple sur les toits,
la photo en bas de ce qui était à l'arrivée le bâtiment,
ce que l'on lui rend au bout d'un an et demi, deux ans,
quand on amène ce qu'il faut, qu'on fait les choses correctement,
à quoi on peut obtenir.
Donc sur un toit, ça peut être aussi bien ce qu'on appelle une toiture très biodiverse.
Donc là, où on va parler de toitures,
on va végétaliser avec 50, 60 variétés de plantes différentes,
où on va travailler les substrats aussi, ça c'est important.
Donc le support de culture de la plante, savoir aussi d'où est-ce que ça provient,
pas faire faire des kilomètres,
aussi toujours avoir cette cohérence globale sur l'ensemble d'un projet.
Et ça veut dire que sur un toit comme ça, on peut faire de la sélection
et puis là tout de suite, on peut commencer à se projeter effectivement
dans quelque chose qui pourrait devenir alimentaire.
Et là, on a sur des lieux comme ça, c'est de l'ordre de l'annecdotique,
mais c'est en fin de compte, c'est cette pédagogie aussi que l'on veut apporter.
C'est un lieu qui est très très fréquenté,
c'est vrai qu'il y a beaucoup de médias quand on parle, etc.
Et donc en fin de compte, on amène, je dirais, sur les différents programmes,
une sensibilité pour le public.
Et ça, c'est important.
C'est le cadre de l'agriculture urbaine aujourd'hui.
C'est effectivement, c'est d'essayer de raccorder un petit peu les gens
sur quelque chose qu'ils n'ont plus du tout l'habitude de voir,
parce que je chie tête tout à l'heure la pomme de terre avec les enfants.
C'est toujours quelque chose qui est, où on se dit,
mais on a tellement de décalage, alors qu'il faut tiffler là-dedans,
c'est un grand débat, on peut en discuter longtemps,
mais à la mythe, c'est pas forcément de donner la faute à quelqu'un,
mais de dire comment on va pouvoir réparer ça.
Et d'aller jusqu'à, par exemple, sur un toit comme ça,
effectivement, c'est de dire, bon voilà, on va mettre des plantes,
mais ces fleurs-là, il n'y a pas si longtemps que ça.
J'en ai Hidalgo, là, puis tout son staff,
sur ces toits-là, on va dire, ah ouais, c'est vrai,
on parle beaucoup de toiture végétalisée, etc.
Mais dès comme ça, on n'en voit jamais.
Il faut simplement savoir trouver les mecs qui savent le faire.
Et puis après, voilà, ça, on sait le faire depuis la nuit des temps.
C'est comme pour la spiruline.
Ça fait que 3000 ans, on va voir même plus,
qu'on savait mettre des plantes sur nos habitats.
Mais à partir de là, c'est vrai que quand je lui fais goûter...
Ah madame le maire, je lui fais goûter des petites plantes sauvages
qui sont comestibles,
que l'on retrouve après dans le poteau-feu
qui a été cuisiné par le chef-cuisto de la recyclerie.
C'est là où ça devient rigolo et que ça devient intéressant.
On peut manger des petites bellices, pérennices,
des petites pâcrettes, des petites pensées.
Alors c'est vrai que la pensée, quand je lui fais goûter,
elle a un petit goût poivré.
Alors je lui dis, c'est pas grave, c'est un peu de pollution,
mais ça donne du goût parisien.
C'est le terroir parisien.
Mais c'est aussi mettre sur des toits comme ça,
parce qu'on peut se le permettre, c'est mettre des pieds de tomates.
Et le jardinier maintenant qui gère le truc,
eh bien, tout l'été, on avait des pieds de tomates
qui se mélangaient, des petites tomates cocktails.
Ça pouvait être des grosses tomates.
Ça avait aussi la menthe que l'on a sur le toit,
qui part aussi là avec le barman qui vient en récolter régulièrement,
et qui part celle-là réellement dans les moritos.
Et voilà, et c'est du thym, c'est de la ciboulette.
Tout ça, c'est des plantes qui vont très très bien sur les toits.
Et aussi, sélectionner des plantes mélifères.
Donc là, les plantes mélifères, c'est pour les ruches
que l'on va amener aussi sur le toit.
Et celles-là, elles auront aussi une réelle vocation.
Alors là, on a amené nos super ruches, super designées.
Là, on est vachement fiers parce qu'elles se voient du périphérique.
Et après, alors c'est vrai que c'est anecdotique,
c'est deux ruches, on ne va pas faire des centaines.
Mais si on peut améliorer une petite sauce
ou une tartine le matin dans le restaurant
avec le miel de la recyclerie,
tout de suite, c'est quelque chose qui va parler aux gens.
Et derrière, on va l'associer
avec aussi de la pédagogie des enfants qui peuvent venir
quand le restaurant est un peu calme, etc.,
pour leur montrer ce que c'est des ruches.
Et on va aller plus loin.
Après, sur ce même lieu, effectivement,
qui va être un restaurant,
c'est d'amener aussi des animaux,
des poules en l'occurrence.
Il y avait des chefs que vous avez vu juste avant.
Alors les poules, elles ont une fonction aussi.
Et en fin de compte,
moi, mon job, maintenant, c'est à chaque fois
de faire, comme je vous dis, dans des lieux hybrides comme ça.
Chaque chose que l'on fait, on ne le fait pas inossamment,
mais surtout, on va lui apporter
une, deux, voire trois fonctions à chaque aménagement.
Là, les poules, elles sont là.
Alors c'est vrai que pédagogiquement,
c'est vachement sympa pour les enfants, les choses comme ça.
Quand le coq chante, c'est agréable.
Il y a l'entrée de métro qui est juste à côté.
Donc les gens au petit matin, ils entendent un coq chanter.
Ils n'ont pas trop l'habitude.
Ils ont la banane pour la journée.
On va dire pour quelques secondes au moins.
Et après, c'est de la réduction de déchets.
Et là, on commence à rentrer dans un cercle
qui devient très intéressant.
Et on va éduquer les gens au restaurant
à sélectionner, à retrier les déchets
qui ressortent de leurs assiettes.
Tout ça, ça ne se fait pas d'un claquement de doigts.
C'est tout un process avec les cuisines,
avec les mecs de la plonge.
Parce que les ordures, ça rentre,
mais ça ne ressort pas dans ce sens-là.
Ça repart dans un truc.
Enfin bref.
Mais les poules, nos 20 poules,
c'est 18 litres de biodéchets par jour
qu'elles réduisent.
Donc elles se nourrissent de ça.
Alors c'est vrai qu'on a des mecs qui vont dire
« Ah, elles se nourrissent de déchets ».
Bah ouais, mais bon, les poules, elles aiment bien aussi.
Quand vous avez un peu de riz, un peu de pain,
un peu de légumes, machin, etc.
Aider tout ce qui est plus cher, elles aiment bien ça aussi.
Et c'est 4 500, 5 000 oeufs par an.
Alors ça, c'est un autre problème aujourd'hui
pour consommer les oeufs dans la restauration collective.
Donc bon, c'est les choses sur lesquelles
on va essayer de travailler un petit peu.
C'est un peu compliqué.
Donc du coup, on les donne les oeufs.
Alors les gens sont contents.
Ceux qui arrivent le matin,
il y a toujours les oeufs qui sont là,
et on donne ça.
Et après, on compte toujours pareil,
c'est d'amener du végétal à tous les niveaux.
C'est-à-dire que dans un même lieu,
on va faire un potager.
On a un programme, effectivement.
Là, on voit qu'il y a des plantes à l'intérieur
et on peut se permettre à l'intérieur
d'avoir un sac de terreau
avec quelques fraisiers.
Les gens, quand ils passent ces murs,
on récolte.
Dans la vitrine,
il y a des potirons aussi.
Oui, un potiron, c'est joli.
On n'est pas obligé de mettre des filots
ou des chèflers-rats
ou des choses comme ça.
On peut se permettre d'avoir
tout ce type de végétation.
Donc ça, c'est dans des lieux
comme la recyclerie,
c'est des choses où on a essayé
d'amener assez loin
le genre d'utilisation.
Je vous en remontrera une ou deux.
Un autre lieu emblématique comme ça,
maintenant qu'il y a 3 ans,
un peu plus de 3 ans, 4 ans,
large des petites bêtes.
Donc ça, c'est dans les eaux de toirie.
Et encore une fois,
le végétal est très présent
et on va le pousser beaucoup plus loin
dans la réflexion.
C'est-à-dire que ce bâtiment-là,
c'est un bâtiment qui a été conçu
à l'origine,
qui a été créé entièrement
sur une zone naturelle
et il a été créé pour mettre,
pour présenter au grand public
toute cette petite biodiversité,
cette petite faune qui est en train de disparaître
à grande échelle au niveau mondial.
C'est tout les amphibiens,
les battraciens, les serpents.
Vous allez trouver des géco,
des phasmes, des araignées,
des petits singes,
des...
des...
des axolotes, des choses comme ça.
Toutes ces petites faunes
que l'on ne voit pas et qui disparaient.
Donc là, moi, j'avais un job, c'était de leur récréer
leur propre biotape à l'intérieur
et à l'extérieur, toujours dans une réflexion globale,
d'essayer de dire, voilà,
eh bien le végétal, on va le pousser jusqu'au bout,
donc on a construit aussi avec du végétal mort.
En l'occurrence, là, toute la structure,
elle est en bois de ce bateau qu'on a posé.
C'est tout du béton de chambre,
donc c'est du chambre, l'agrégat, c'est du chambre.
Et puis après, on va essayer d'avoir
une empreinte minimum au sol
et on va gérer en autonomie totale l'eau.
C'est-à-dire que les eaux usées,
les eaux pluviales, tout est traité au niveau du bâtiment
et il n'y a aucun rejet extérieur.
Et à ce moment-là, on va créer
des zones humides, des pièces humides,
des zones de filtration
pour que tout ça soit géré en autonomie.
Donc ça, on peut le recréer au niveau de la ville
et ça peut avoir un impact
sur d'autres choses.
Et c'est vrai que à l'extérieur,
donc on va aussi bien avoir un toit
tel que vous avez, ça, c'est le toit
de l'arche en haut à gauche
où on va aussi avoir, mettre des flags d'eau,
c'est pas interdit, et une flag d'eau, c'est important aussi
pour tel type de faune,
pour de la vie faune des oiseaux nicheurs au sol
qui peuvent se nourrir pour les oisillons.
C'est d'avoir
sur la photo en bas à droite
se repérer un petit peu
sur ce qui était
cette ancienne prairie
et de végétaliser la totalité du bâtiment
créé, décoré, dehors, solde-toi
pour que tout ça, ça fonctionne bien.
Et puis pour montrer que à l'intérieur,
il y a cette petite faune
qui est en train de disparaître, qui est aujourd'hui
on ne connaît quasiment pas, mais on estime
que déjà un tiers a été détruit de tout ce
qui est ces battraciens qu'on va retrouver
en Amazonie, Madagascar, etc.
et qu'on est énormément de pouvoir.
Alors, là en l'occurrence,
à l'arche des petites bêtes,
on fait de la production d'un sec
depuis très longtemps,
et c'est entre autres aussi, pareil,
là, donc on a des salles dédiées à ça,
où tous ces animaux-là
sont nourris, alors pareil
le grillon commun, donc ça s'est cultivé
à grande échelle
du ver à farine, du drozophile.
Alors le drozophile dans le cadre humain,
c'est des tout petits moucherons,
vous savez que ça, pour se nourrir avec ça, c'est un peu compliqué.
Mais bon, elles, ça leur suffit largement
quand elles ont pris une dizaine de drozophiles,
elles ont fait leur casse-croûte, donc
ça leur va bien.
Mais l'idée, effectivement,
toujours de cette chaîne alimentaire
est toujours intéressante à travailler.
Et là,
il y a un projet, donc un dernier projet
là que je voulais vous présenter,
comme ça, où là, on réintègre
vraiment la ferme urbaine,
donc ça, c'est un concours, donc dans le cadre
du concours international de réinventer
Paris qu'on a remporté,
où on a constitué
une équipe vraiment pure et disciplinaire
pour présenter, donc, ce projet de
ferme urbaine. Alors dans
ce projet-là,
on a essayé
de travailler en amont
déjà, puisque maintenant, on est déjà
en face des pots de permis,
tout ce que l'on pouvait intégrer
sur une petite parcelle. Alors là, en plus,
on s'est donné un challenge un petit peu
compliqué, mais le terrain, il est
complètement pollué. Donc ça,
le petit truc, la petite cerise
sur le gâteau, on va y répondre,
de toute façon.
Il va falloir retraiter ça,
des charges spécialisées, c'est un budget
qui est très important, mais on va retravailler
après la reconstitution des sols
et on va travailler, alors vous l'avez
en haut justement, donc toute la zone au sol
où, en fin de compte, sur
cette parcelle-là qui fait 1300 m2,
on va restituer
au final 1800 m2 de végétation
et de nature.
Donc comme quand on peut vraiment être positif
sur l'impact que l'on va avoir, quand on va
construire un endroit, si ce n'est que cet endroit-là,
on ne pouvait strictement rien y faire,
déjà, il aurait dû être dépollué depuis
longtemps. Mais
avoir une zone au milieu de la construction
c'est de la permaculture sur but.
Donc là, on va reconstruire tous ces sols-là.
On va cultiver aussi sur les toits
avec de la culture en sac.
On va cultiver à la verticale,
à la partie des logements dans les logements
où là, on va créer un conservatoire de la tomate.
Donc celui-là,
il va être irrigué avec des bassins
où on sera en aquaponie au pied
parce qu'on va gérer toutes les
plus viales et toutes les eaux grises
en autonomie sur le bâtiment.
Récupération au niveau de la serre de production
et de restauration, on récupère les eaux.
On récupère les eaux grises.
On a plusieurs bassins
juste à côté du platelage
d'aquaponie, de filtration,
de phyto-épuration jusqu'à un stockage.
Mais on va faire un très gros boulot
aussi après où on va récolter
tous les bio-déchets du quartier.
On a déjà des accords avec des brasseurs.
On va récupérer les drèches.
Et on va reconstituer tous ces sols-là
pour essayer d'avoir après des accords.
Parce que c'est aussi ça la prise
de conscience qu'il faut avoir aujourd'hui.
On parle beaucoup d'agriculture urbaine.
Je vous engage.
Je ne suis pas parisien de naissance,
mais je suis un petit peu plus loin que Paris.
Je vois beaucoup de collègues qui aujourd'hui
juste à la sortie de la ville
sont en très mauvaise santé.
Et on se dit oui, on va monter des projets
extraordinaires, et souvent on a des petits
agriculteurs, des petites exploitation,
des petites serres, tout le monde
parle de construire des serres sur les toits.
Dans la ville, c'est super, c'est très bien.
Mais attention, il y a juste à très, très proche
de nous. Il y a des gens qui font
des très, très bons produits et qui n'arrivent
pas forcément à s'en sortir, parce qu'ils
n'ont pas l'entrée dans la ville.
Donc le principe, c'est de faire ce lien-là
aussi avec l'alimentation.
On va avoir quelque chose
effectivement encore une fois de très
pédagogique, parce que là, en l'occurrence,
tout notre projet, c'est que ces logements-là,
c'est des logements pour des sans-abris
et des logements pour des étudiants.
En l'occurrence, l'école de Dubreuil,
c'est la culture de la ville de Paris,
et on va mixer ces publics-là.
Alors effectivement, là, je suis en train
de voir recréer les référentiels aussi
de formation qui n'existe pas en l'occurrence
en termes de permaculture,
où il s'est en train de se créer tout doucement.
Aujourd'hui, quel est le jardinier,
quel est l'agriculteur,
quel est l'ouvrier agricole qui est capable
de gérer de la végétalisation
en toiture, de la coaponie,
on aura en bas, là,
en cave aussi de la production
de champignons,
un poulailler.
On a toute la zone ici, vous voyez,
ces petits arbres où on va travailler
ce qu'on appelle de l'agroforesterie,
donc on va multiplier les strates.
On travaille d'une première strate au sol,
avec des plantes qui sont intéressantes,
que l'on peut cultiver.
Une deuxième strate arbustive,
avec tout ce qui est petit fruit,
donc ça, c'est vachement intéressant dans la ville,
tout ce qui est framboisier, cassis, groseillier, etc.
Et là, on a une production qui est importante.
Les brisses soleil, tout de suite,
qu'est-ce qu'on fait? On va y mettre de l'actin idéal,
de la vigne, etc. Et là aussi, on a une petite production.
On y met des ruches à l'arrière,
on a de la toiture biodiverse.
On va avoir après tous les autres petits arbres
que l'on plante, c'est des fruitiers.
Et là, c'est du fruitier qui est adapté.
Mais encore une fois, tout ça ne va pas
subvenir à la restauration qui aura un intérieur,
ni
pour ce qui est du logement.
En production de champignons, ça va être assez important,
mais pas pour les autres. Donc il faudra
avoir ces relais
de ce qui se passe très proche
à la sortie de la ville de Paris
et de
recréer.
Ça, c'est un sujet qui est important,
c'est de recréer aussi derrière.
On a vu ce lien social, ce lien
à la terre, ce lien à l'alimentation,
la qualité de l'alimentation
que l'on veut pouvoir obtenir.
Et puis surtout,
c'est de recréer après de l'activité.
Et ces gens-là, en fin de compte,
le concept que j'ai amené, c'est de recréer
la vraie ferme, où vous avez
le salarié agricole qui habite
dans la ferme, qui est là.
Et là, en l'occurrence, c'est ce qu'on va
essayer de faire pour reformer ces gens-là
avec une grosse activité de ramassage
de tous les bio-déchets du quartier
et de recréer vraiment
un lieu, là, qui sera
très intéressant.
Bon, ça serait trop long de vous expliquer
un petit peu tout ça, mais voilà,
ça, c'est un propre miépotager bio
sur les toits de bureau à Paris.
C'était il y a presque 7-8 ans maintenant.
C'est de la toiture biodiverse
avec plein de plantes, voire des plantes
comestibles ou des plantes mélifères
ou des choses comme ça. Mais on peut
amener aussi le côté animal dedans.
Vous avez vu des chèvres, des choses.
C'est des oies, elles, elles peuvent avoir aussi
une fonction de faire de l'écopaturage, etc.
Des ânes, on peut s'en servir
pour faire de l'attraction, etc.
Et puis voilà, souvent,
comme j'ai...
Tout ce que vous faites,
là, vous faites quoi?
Bon, dis-moi, je suis feseur de quoi
en même temps de ces chouettes de tueuseur de quoi.
