Skate Concert Expo Battle BMX Graffiti, la quatorzième édition des vibrations urbaines
nous propose un programme bien consistant de cultures urbaines.
Retour sur le premier week-end des vues qui démarre sur les chapeaux de roue avec le
contest de Skate.
Plus de 1000 personnes assistent au final sous le chapiteau.
Dans la catégorie amateur, chez les moins de 15 ans, Alexandre Serré domine la compétition
devant Georges Poul et Romain Bolliant.
Les filles sont également représentées avec la victoire de Marie Dabadi devant Célia
Ferreira.
Les amateurs plus de 15 ans voient la victoire de Matt Debouches devant Maxime Vernio et
Léo Cholet.
Enfin, l'ultime final pour les pros, l'attendu Julien Béchet nous dévoile ses motivations.
C'est la deuxième année que je viens ici, la dernière, j'avais fait deuxième, alors
cette année, ça serait bien de faire premier, et le skatepark, il y a un peu de sous à
gagner, passer un bon moment avec tout le monde aussi, c'est ça la plus grosse
motive.
Julien, en l'impression de plus d'un par sa polyvalence, il est tout aussi capable
de striter que de se manger de la grosse courbe ou encore du randreil.
C'est Psymon, quant à lui, joue sur un autre registre.
Je travaille beaucoup de parcs, mais je suis aussi beaucoup street et gap, donc moi on
va dire qu'on voit fort, c'est le gap.
Au final, Julien Béchet devant Jérémie Grousset et Sébastien Simon avec son flow de ballrider.
Jérémie se lâche dans les gros transferts, et Sébastien Simon nous gratifie de routine
tech.
Après cette session skateboardistique, nourrissons-nous l'esprit avec l'exposition
factale de HILM, où la peinture s'inspire de la musique et vice-versa.
Il y a un parallèle entre la musique et la peinture, dans le sens où quand je suis chez
moi que je produis, je fais de la musique et je reviens vers mes peintures, l'une influence
l'autre en fait.
Il y a des affinités communes, j'aime bien tout ce qui relève du psychédélysme, soit
en musique comme en peinture, les travaux minutieux, donc tout ce qui va être bercé
par le détail et des sonorités, des textures expérimentales, ce que j'essaie de refaire
en peinture, tout ce qui gargouille, tout ce qui est prépondérant dans le détail, ça
me plaît, soit en musique comme en peinture.
Retour à Belgrave.
Ce qu'il y a de bien au vu, c'est qu'il y a toujours des mots bizarres, cette année
il s'agit du skim évolution.
On est venu ici sur les vibrations urbaines avec une pratiquée un petit peu dérivée
du skim où on a sorti le skim de l'eau, on a deux types de skimboard, on a d'une
part le skimboard dit du flat, c'est-à-dire celle où on glisse sur la fine pellicule
d'eau par le phénomène d'orco-planning, et ensuite on peut s'orienter vers des modules
comme on a aujourd'hui, donc des modules comme un peu en snow, donc là on est vraiment
sur un mix entre du skate et du snow sur des figures, donc là on est là pour montrer
un petit peu ce qu'on peut faire sur les box, voilà du 3-6 chauvite, du board slide, tout
ce qu'on peut faire.
Ah j'espère que ça le fait ça!
Pour la programmation musicale, la série de concerts est lancée par une première
soirée très électro-hip-hop avec en tête d'affiche général électrique.
Délulant de main, changement de style, changement de public, Belgrave résonne au son dub et dubstep.
Une programmation pointueuse et des artistes internationalement reconnus ont convaincu
les 1300 amateurs du genre.
Faisons une incursion dans l'univers du digital laptop rigué avec le net labelle allemand
jatari.
En fait, aujourd'hui la plus grosse différence ce sont les ordinateurs, tu as énormément
de possibilités de création, tu peux trafiquer ton son d'une manière qu'il est impossible
de réaliser il y a 30 ans.
Nous, ce que nous faisons maintenant vient plus du coeur, le problème aujourd'hui c'est
que les musiciens s'attachent plus à la technique, s'il est bon de trouver un juste
milieu et d'être plus proche du live autant que possible.
C'est sur ce magnifique minouin que nous quittons l'espace-temps dubstep pour celui
du PSAC Battle Arena qui n'a pas failli à sa réputation.
Très vite, la salle a affiché complet, les 1300 spectateurs du battle sont très éclectiques,
nous y rencontrons les aficionados.
Moi je fais du break parce que c'est une envie, j'écoute de la musique, j'ai obligé
de danser pour ça, mes préférés c'est Animaniacs, vu que je m'entraîne avec eux, ils m'apprennent
des choses, après leur style c'est qu'ils font des phases, des bonnes phases.
Voici pour ce fan d'Animaniacs mais d'autres sont là par pur hasard.
J'ai été invité par une amie, je n'étais pas du tout hip hop à la base mais bon, bonne
impression, bonne surprise en fait, je m'attendais pas que ça soit aussi énorme, il y a une
super ambiance.
Niak, vainqueur en 2009 du battle avec son crew hollandaire Rug Solution, était pour
l'occasion passé de l'autre côté de la barrière en rejoignant le rang des juges.
Est-ce qu'Otobébac, il est bon d'être de retour? J'aime le public, comme vous pouvez
le constater tout le monde est à fond.
Yep Man, c'est sympa d'être ici pour voir évoluer les coréens champions du monde
Jinjo Crew.
Ils ont ouvert le battle face au bord de l'animaniacs, vainqueur de l'édition 2010
et l'oncle O'or en remportant le 10ème PSAC Battle Arena contre le crew entier,
Nox Settix.
Il y a eu plusieurs groupes bronzés de très très bons groupes dont Nox Settix qui était
en finale.
Certes ils ont une danse qui est très très large, des phases, des passes passes, des
power moves, de la chorégrapie ensemble, mais ça n'a pas été suffisant pour gagner
contre les coréens ce soir.
Selon moi la différence c'est qu'en final les coréens ils avaient encore beaucoup de
passage, beaucoup de mouvements qu'ils n'avaient pas fait dans les rouges d'avant, parce que
les parisiens ils avaient très bien dans c'est pas dans tout battle, mais en final on sentait
que ils commençaient à chercher dans leur réserve de mouvements et donc ils avaient
moins impact.
Énorme, une année énorme, sûrement le plus gros plateau, on a vu passer beaucoup d'équipes
ces dernières années sur l'événement, mais c'est vrai que cette année c'est à la
fois monté en puissance de suite et ça a gardé la pêche super publique que l'énergie
de la positivité, on est bon.
Voici est arrivé la fin des vibrations urbaines de PESA qui est sur un gros week-end BMX,
Dirt, Flat et Street.
Cette année c'est le pro anglais Jacques Marchand qui monte sur la première marche
du podium devant Patrick Limais et Daniel Van Meijer.
Je suis scotché, je ne m'attendais vraiment pas à gagner ces certains.
Je suis très heureux.
Je pense que les boss sont très bien.
Patrick Limais les a chepés et il sait très bien ce qu'il fait en tant que Trave digueur,
Par conséquent, il connaît les attentes des riders.
En catégorie amateur, c'est Richard Fert,
un transfuge du VTT qui termine premier devant Titouan-Sumon.
Je ne fais pas souvent de BMX, moi je fais du VTT donc ça fait deux semaines.
Voilà, je me suis bien habitué au vélo et voilà.
J'ai fait le skatepark aussi pour rigoler, on verra ce que ça donne.
Les riders s'éclatent sur les bosses d'odeur,
mais ce qui a marqué les esprits, c'est la soirée, oh une partie, tutillé.
Le conteste de flat avec les meilleurs pro riders mondiaux,
l'incontournable Mathias Dandoy, Adam Kuhn, notre ongrois préféré,
Viki Gomez, l'invité hibérique de l'année, ou encore Alex Jumelin.
Ils ont tout simplement retourné Belgrave avec leurs tricks et leurs combos de malade.
Je vous laisse deviner la suite, Mathias s'impose devant Adam et Viki.
C'est vrai que ça fait depuis qu'il y a du flat en vibration urbaine que je suis là,
ça fait cinq ans et j'ai gagné pas mal de fois,
mais c'est toujours un plaisir de venir ici,
ridez avec le copain et en plus ça se passe bien à chaque allée,
donc c'est plutôt cool.
Aujourd'hui j'ai vraiment bien roulé, je me suis même surpris,
mais en final j'ai fait deux runs avec deux erreurs et c'est pourquoi je suis à la troisième
plage je pense, mais je reste très satisfait de moi et j'attends le prochain contest.
La soirée est plus qu'animée avec une ledge session.
Un strat de conteste, alors ça, nouveauté du cru, vous prenez des strifters et des flatlanders,
vous leur posez deux trois modules histoire qu'ils se fassent les dents et cela donne
le strat de conteste, annoncé comme le premier contest du genre dans le monde entier.
Et pour finir la soirée, la baguette en banbou,
l'équivalent de l'herbe au chat pour les BMX, a fini d'achever nos riders dans une folie esthérique.
Le venue-up contest est un grand classique mais c'est toujours aussi dingue, le record
cette année est d'un mètre 10 détenu par Danny Belver.
Le graphe est de nouveau à l'honneur aux vibrations urbaines drivées par les frères
coulures et leurs belles roues laquettes.
L'idée générale à la base c'est surtout de mettre une dynamique, on l'a peint en
rouge, c'est une couleur qui me semblait agréable à travailler, on a joué avec les
complémentaires donc des verres un peu jaunes pour vraiment en booster le mur et après
l'idée c'était seulement de caler tous les grapheurs sur une dynamique comme une espèce
de vague en fait pour mettre du mouvement et surtout pour faire un changement de couleur
sur la vague.
Les grapheurs venus d'Italie, d'Espagne ont bien explosé leur créativité sur les
murs des tribunes du stade Belgrave de Pesac, soit 130 mètres carrés, quelque chose comme
165 bombes et une quinzaine de grapheurs.
A chaque extrémité de la fraise, que des persos sont peints pour créer cette fameuse
oule.
Mausone était in charge pour l'un d'entre eux.
Moi je fais surtout de personnages, j'aime bien l'illustration à l'amène avec pinceau,
acrylique, graphite, voilà.
Je fais un personnage un peu bizarre, un vieux, un ancien qui est en train de faire un truc
comme un rouleau, surtout qu'il s'en parle, qu'il est un peu moderne, qu'il a le pince,
qu'il a le casque comme le gêne.
Et ces jeunes, qu'est-ce qu'il est pousse à peindre en compagnie?
Pourquoi je suis venu? Parce que je me faisais chier, ce graphite pour moi ça se partage.
Si ça me permet de faire des rencontres, de voyager, de me retrouver ailleurs, tant
mieux.
Je me fais de peindre avec des Italiens, des Espagnols, des Allemands, c'est vrai que
ça crée des liens à travers les frontières et au-delà des frontières, et c'est ça
que je trouve aussi important.
C'est que la peinture à partir des moments où on la partage et on fait véhiculer des
messages quel qu'il soit.
En tout cas, je pense que la passion de toute façon c'est une force aujourd'hui et c'est
une arme de construction massive et du coup, tant qu'on peut partager des choses ensemble,
qu'on soit de la même culture ou pas, l'important c'est de créer des liens et c'est le côté
humain qui me plaît là-dedans aussi.
Maintenant, direction le chapitaux pour le street et là, l'ambiance est survoltée.
Les moins de 15 ans chauffent les tribunes avec des whips en transfert, Ben Chonavelle
s'impose devant Thomas Alonso et Charlie Tass.
Pour les amateurs plus de 15 ans, c'est Titouan Simon qui décroche la timballe devant Maxime
de Gardin et Julien Tivet.
Et nous voici arrivés aux ProRiders et cette année nous avons comme guest, non seulement
fondre à Slice, mais surtout Michael Beran.
C'est bien simple, ils doublent tous ces tricks, la preuve en image.
Mon sentiment après un contest est toujours le même, j'ai la sensation de ne pas savoir
ce qui s'est passé.
Mais je suis heureux d'être ici en France, j'aimerais remercier les spectateurs et
leurs tonnerres d'appodissement, ils ont été assurdissants, donc merci à eux.
J'espère vous revoir l'année prochaine et c'était un bon contest.
Ondras est impressionnant lui aussi avec ce parfait décade sur le hip, la surprise
de ses vues sans nul doute est Anthony Perrin, notre petit franchise avec ses sessions
en nose manual.
Mais le best tricks d'avis du John, guru des vibes, est signé par Daniel Venmeyer,
jugez-en par vous-même! Et voilà, c'est fini, 17 000 spectateurs se sont
enfressés à cette 14ème édition des vibrations urbaines, presque autant qu'en 2010, malgré
une journée en moins de festivals.
Merci d'avoir regardé cette vidéo, je vous remercie d'avoir regardé cette vidéo
