...
Destruction créative.
Alors, John Petter avait analysé cela bien.
C'est le meilleur analyse qui a été fait.
Et disait, attention, on oublie souvent quelque chose,
c'est que le nouveau va tuer l'ancien.
C'est reparti au moment où on peut faire quelque chose de beaucoup mieux que ça avait avant.
L'investissement qui a été fait sur ce qui avait avant
va nous laisser ces friches industriels de dire,
c'est du temps où on faisait ça comme ça.
Et ça avait de la valeur. Ça n'en a plus.
Un monde se termine, dit-il, un nouveau monde émerge.
Et il dit pas création.
Il dit destruction créative, il dit pas création destructive.
C'est-à-dire que la destruction arrive avant la création.
Pour le bâtiment, c'est évident.
Moi, je mets le cas du Saint-Pierre de Rome.
Sachez qu'il est inoguré en 1506.
Il y a eu 200 ans sans lequel il n'y a pas un pape qui a pu faire une messe au Vatican,
puisqu'on avait détruit l'ancienne cathédrale romaine.
Il n'y a plus d'argent, donc c'était un trou comme le trou d'éale
pour les anciens qui ont connu.
En attendant d'avoir des sous, il a fallu, d'ailleurs,
vendre des ordonnances pour payer Saint-Pierre de Rome.
Donc pour les gens du bâtiment, ils savent qu'il faut raser l'ancien bâtiment
pour remettre un nouveau.
Et donc destruction presse à cette création.
Mais dans le reste, on pourrait dire, oui, mais une usine va fermer tranquillement
qui fait de l'argentier, qui fait du papier,
puis il va se développer une à côté qui fait du digital.
Ça peut être simultané.
L'histoire nous montre que ce n'est pas simultané.
On ne le constate pas.
Destruction arrive assez vite.
On dit, vous savez, ça, c'est terminé.
On va fermer Philippe dans le Nord de Paris, des choses comme ça.
Le nouveau, il y a bagarre entre des technologies différentes,
entre des standards.
Et puis, quelquefois, le nouveau, il est ailleurs.
On ferme ici une usine qui faisait, par exemple,
Alcatel, qui faisait des téléphones portables,
où s'agé à Montmartre, il en a une ouvre haute de Samsung en Corée.
Bon, il y a bien destruction en gréation.
Mais pour les gens qui sont là, on peut leur raconter ce qu'on veut.
Eux, ils ont vu la destruction.
Ils n'ont pas vu la création.
Donc, dans ce moment-là, c'est un moment assez dur pour les sociétés,
parce qu'un monde s'effondre, un nouveau arrive et on le sert ne mal.
Il y a des faux prophètes, c'est des moments où les sociétés
politiquement connaissent des périodes délicates.
On l'a vu dans des périodes passées, querelles des anciens et les modernes.
Un certitude sur ce qui arrive, un nostalgie de ce qui s'en va,
qu'on connaissait, qui part.
Un monde foulecon.
Innovation est crise.
Donc, je ne vais pas le refaire, on l'a traité.
Mais juste, je vous montre deux cas.
Parce qu'on a analysé ça.
Aujourd'hui, on dit, l'imprimerie, c'était bien l'invention du livre.
Ah oui, mais quand ça arrivait, ce n'était pas très bien passé,
initialement, parce qu'il n'y avait pas beaucoup de gens qui vivaient de ça.
Ils faisaient des parchemins, des copies, des enlumineurs, des relieurs,
commanditaires institutionnels, essentiellement l'église.
Faire des bibles, une bibliothèque, c'est l'endroit où on trouve la Bible.
Et puis, les rois qui voulaient des rigeuseurs et tout le bardat.
Artisanale, 40 000 livres produits en Europe vers 1450.
Quand il y a arrivé l'imprimerie, ce qu'on peut plus se morfler,
c'est les copistes, c'est les moines, les moignons qui copiaient.
Les moines copistes, ça a été une crise violente.
Alors avec des médiés valistes, on a re-mesuré un petit peu ça,
mais il y a 30, 40 000 qui ont perdu le boulot.
Alors, les ceux qui faisaient ça, notamment les monastères,
ils ont dû se reconvertir, faire de la bière, des fromages, des bonbons,
de la bénédictine, tout ce que vous voulez.
Ils ont trouvé des revenus de substitution,
si vous voulez, en perdant quelque chose qui était quand même très important
et qui permettait par ailleurs de contrôler les contenus en tant qu'église.
Mais, et donc, on a une phase où on aurait pu...
Aujourd'hui, qui analyse encore l'arrivée de l'imprimerie
comme la destruction d'emplois chez les moines copistes?
Ça paraît un épiphénomène, si vous voulez.
Parce que, par ailleurs, on a créé des fondeurs qui n'existaient pas,
des papiers, parce qu'il fallait du papier.
On n'imprime pas avec des caractères sur des parchemins,
on fallait créer du papier.
Fabriquant d'encre, de presse, équipement, des imprimeurs,
des graveurs, des relieurs, des éditeurs, des auteurs, des libraires,
je passe sur les critiques littéraires aussi, des écoles qui avaient des livres.
Donc, en fait, on a créé beaucoup d'activités qui se sont envolées.
Ensuite, donc, environ, vous voyez, passage à 600 000 ouvrages en 1500,
dû de 40 000 en 1450, 15 000 600 en Europe.
Donc, création, environ 100 000 emplois,
partis de zéro, sur ces activités nouvelles.
Et l'autre destruction, 10 000 emplois tombés à 500 000,
9 000 moines copistes identifiées.
Les relieurs ayant gardé leurs boulots et les ennuis mineurs aussi.
Donc, là, sur quelque chose qui après coup parait une évolution normale,
on dit on n'ait pas de faire tout le temps la main,
il y a des gens qui ont morflé.
Et vous voyez ici, la chute du manuscrit et l'envolée des imprimés,
entre 1450 et 1500.
Je fais une comparaison avec l'arrivée du numérique sur la télévision,
pour vous montrer, l'envolée des chaînes digitales par rapport aux chaînes analogiques.
On avait plafonné à 800 chaînes de télé dans le monde.
Et maintenant, on est parti, on va passer les 20 000.
Donc, phénomène où le nouveau est tellement révolutionnaire,
qu'il élargit l'accès à tout le monde, au livre ou comme là, à la télévision.
Donc, phénomène déjà connu, de dire effectivement quelque chose va s'arrêter.
Sur le moment, ça va faire dur, après, on va aller.
Alors, je vous ai mis dernier schéma pour montrer ce phénomène,
parce qu'aujourd'hui, on est typiquement là-dedans.
On visite des usines qui vont fermer.
Ici, je vous montre un central téléphonique,
c'est l'année de ma naissance, donc c'est pas vieux.
Vous êtes d'accord? C'est pas si vieux que ça, en tout cas.
Et vous voyez des dames qui mettent des fiches téléphoniques.
Donc, c'était ça, début des années 50.
Alors, c'était, comment donc, dans le centre de la France,
le nom m'échappe.
En fait, il n'y avait pas quels, il n'y en avait beaucoup plus.
Il y avait près de 200.
C'est-à-dire qu'il y avait des personnes dont le métier était de faire ça.
On mettait des dames parce qu'elles étaient plus polies, sympathiques que les hommes.
Les hommes s'énervaient trop facilement.
Le métier qu'on disait, c'était pour des femmes qui étaient sympathiques.
Aujourd'hui, si on avait cette technique-là,
c'est-à-dire que vos conversations téléphoniques par quelqu'un qui dit,
oui, je vous le mets, ça emploierait deux fois toute la population féminine française.
Donc, pour passer le téléphone fixe et portable.
Donc, on voit bien que ce n'est pas possible.
Et qu'il fallait bien, à un moment donné, changer de technologie,
pas demander en plus à des femmes,
éternellement, de mettre des fiches en disant,
bonjour s'il vous plaît, je vous le passe.
C'est pas un... Le fait est qu'au moment où ça arrivait,
je dirais, si vous regardez les journaux de l'époque,
et là où ça se passait, ça va me revenir dans la ville,
tout le monde a dit, le maire des parties,
les parties droite-gauche ont défilé en disant,
on va fermer le centre d'appel de la commune,
donc elles vont faire quoi?
Et elles n'avaient pas de venir standardise
dans un monde de systèmes automatiques, y en avait plus.
Et si vous regardez après, il faudrait retracher chaque histoire individuelle,
mais il faudrait 20 synthèses pour voir le cas de figure précis.
Autre, mais à la louche, pas mal sont venus caissières
de la grande distribution qui décollait à ce moment-là.
Où d'autres ont été standardises,
ont gardé leur boulot dans une entreprise
tant qu'elles n'avaient pas le PBX,
et puis après ça s'est reporté,
puis y en a qui n'ont pas trouvé de boulot.
Ils sont retournés chez elles parce qu'ils n'ont pas eu de boulot.
Donc au moment où ça arrive, on peut raconter ce qu'on veut,
on détruit bien quelque chose qui existait,
et la société autour défend ça,
parce que l'usine nouvelle qui faisait des centres trop automatiques,
elle n'était pas là.
C'était peut-être quelque part ou ailleurs, mais c'était pas là.
Donc ce moment de la destruction créative,
personne n'a bien réglé.
Aujourd'hui, par exemple, on voit des entreprises,
il y a plein de gens dans le métier,
c'était de tirer des câbles pour mettre du téléphone.
Maintenant, c'est marqué wireless,
c'est-à-dire pas de câbles,
et téléphone gratuit dans un cadru peu le plaît.
Ça veut dire ton métier, il n'existe plus,
en plus il ne vaut plus rien.
Vous voyez, c'est marrant comme truc.
Mettez-vous la place de la personne.
Elle devient quoi là-dedans?
Plombier, il n'y a plus de plomb.
Donc ce n'est pas une plaisanterie, ce phénomène-là.
Il y a beaucoup en innovation,
on avait essayé de tomber cet aspect-là,
qui est attention.
Quand on arrivait à quelque chose de plus efficace,
ça détruisait ce qui était moins efficace avant.
Si j'ai un système automatique sans papier,
tout mon service facturation dégage, en gros.
Où mes libraires s'en vont, si c'est qu'Amazon,
et que je ferme chapitres en com,
et que je ferme monalisées,
et 13 000 libraires ont perdu leur boulot en trois ans.
Donc il y a bien cet aspect destruction
création.
Un moment dit ici, par exemple,
je vous montre le phénomène dans la période difficile.
Vous voyez la baisse en rouge,
des ventes physiques de musique.
C'est décédé, en fait,
et vous voyez en vert les ventes de musique numérique.
Vous voyez, le vert, ça monte, le rouge, ça descend,
rouge plus vert, ça descend.
Pour l'instant, on n'a pas passé le switch,
on dit, mais maintenant,
on vend plus avec le ligne que là.
Mais dans la période difficile,
où on a une destruction,
et pas encore la création correspondante
au volume qui est détruit.
Et le fait de la courbe du chômage,
c'est que vous cumulez, c'est nous,
c'est notre métier d'analyser,
ça a tout le temps compris pour les États.
Personne n'a la solution toute simple.
En plus, on dit, oui, mais on voit les emplois
qui disparaissent, mais il va arriver des choses nouvelles.
On dit quoi? C'est des métiers qui n'existent pas encore.
C'est pour former les gens, c'est vachement pratique,
comme solution, vous voyez.
En France, elles peuvent disparaître dès la semaine prochaine,
si on veut.
On met du RFID, du machin, tout ce que vous voulez,
on les remplace, d'autant qu'on a quel moins cher,
quel moins cher, et que les caissières,
c'est 18% des coûts d'une grande dîbre.
Juste, on y forme à quoi?
Vous voyez, mon métier, c'est la formation,
on est prêt, on y forme à quoi?
Parce que si on aime dehors, il faut les former à quelque chose.
Mais à demain, voilà,
certains disent qu'ils s'occupent des vieux,
ils arrivent plein de vieux, mais il n'y a pas l'argent.
Si vous étiez vendeuse de motte,
vous avez l'argent pour être soignant, non plus.
Donc voilà,
période un peu délicate, avec retour.
Là, je suis sur les États-Unis,
parce que ce n'est pas un problème français,
même si en France, il y a un problème de pessimisme
plus important qu'ailleurs.
Retour d'interrogations lourdes
sur l'impact de la vague technologie.
Moi, ce que je vous ai fait, comme démonstration
sur le point du gaz, avec l'imprimerie,
et avec d'autres trucs,
c'est mon métier au conservatoire,
des professeurs titulaires, la chère économie,
la technologie d'innovation, expliquer
que le progrès technique ne détruit pas
d'emplois sur une longue période, mais qu'il en crée.
Et que si on reste au niveau le plus bas,
comme certains pays n'ont développé,
on aura moins d'emplois, moins bien payés,
et que dans un pays plus développé,
il y a plus d'emplois et le meilleur taux de chômage
en Suisse, qui est né au Togo.
C'est une démonstration classique
que connaissent les gens dont le métier
est d'enseigner ce phénomène d'innovation.
Et là, actuellement, ça ne se passe pas bien.
Mais mes collègues, les plus technophiles
n'ont pas bien. La destruction
est violente, plus rapide qu'on pensait,
et la création est moins rapide.
Donc le résultat, le gap
est tendu entre les deux.
Même les plus technoptimistes
ont des doutes sur la nature, l'ampleur
et la durée de la phase de destruction.
On est convaincu globalement,
en tout cas, moi, que si
il y a un décalage, certes,
ça ne se passe pas aussi vite que ça devrait.
Et on va voir que l'innovation gap
est comment le résoudre, mais le fait est
moins bien qu'on ne l'attendait.
Avec plusieurs explications possibles.
Mais justement, aux États-Unis, c'est devenu,
si vous suivez l'économie de l'innovation,
aux U.S., tous les 3 quarts des articles
depuis deux ans, Harvard,
quand la destruction créative détruit
plus qu'elle ne crée, aux U.S.,
on ne sait pas,
Christian Sen, un des célèbres,
qui dit, voilà, gros problèmes des jobs intermédiaires.
On crée des emplois très sophistiqués
d'ingénieurs, IT, etc.
qui vont tripler, mais
le nombre d'ingénieurs, ça mène de 3%
à 10%.
Et puis des emplois très badgabs chez Amazon.
Et entre les deux, on perd des emplois
de gens qui avaient un vrai métier.
Agents d'assurance, employés aux écritures,
ils traitaient des échecs, ils étaient libraires,
aux choses comme ça.
Et avec un impact qu'on n'attendait pas,
qu'une baisse des salaires constatait
maintenant depuis 10 ans aux États-Unis,
c'est-à-dire que l'emploi précédent
est remplacé par un emploi moins bien payé.
Dans un temps transitoire,
c'est beaucoup, parce que c'est
la situation dans laquelle on est aujourd'hui.
Même Apple, par exemple, on est Apple,
salaire Magin chez Apple, il est 15 000 $
en dessous du salaire moyen américain.
Ils ont énormément de gens
dans les Apple Store qui sont payés
à la commission, qui plombe le résultat.
Le plus gros valeur du net en termes d'emploi,
c'est Amazon qui a passé 100 000 emplois,
mais c'est un emploi très bel payé
de caristes à l'intérieur de la maison.
Il y en a quelques-uns qui sont mieux payés
avec une rotation forte.
On a ce phénomène de dire, oui, mais si ça nous mène,
on remplace qu'il y a un intelligent
par des systèmes intelligents.
On rebat les oreilles que les objets sont intelligents,
que les systèmes sont intelligents,
qu'un intelligence artificielle remplace,
qu'il y a un pilote automatique meilleur qu'un pilote,
qu'un système qui traite un prêt en automatique
le traîtra mieux quelqu'un dont c'est le métier
de traiter des prêts ou des contrats d'assurance.
Et donc à ce moment-là, quel est l'intérêt
d'où ça contribue
à plomber l'ambiance?
Je vous mets les choses à plat.
Il y a la technologie des computers
des trucs, des jobs,
digitale révolution,
qu'il job plus qu'elle n'en crée,
donc à vie.
Le vrai problème, en fait, qu'on attendait pas,
enfin, parce qu'il n'y avait pas de référentiel,
dans le passé, on n'a pas eu ça,
c'est la perte des emplois intermédiaires.
On dit bon, on a perdu 7,5 millions
d'emplois aux États-Unis sur 5 ans,
et on en a créé
3,5 millions de nouveaux.
Le compte n'est pas encore,
on n'a pas créé dans des secteurs non technologiques
à cause du gaz de chiffre, mais je sais pas.
Ils m'ont dit le problème, sur les emplois
de nouveaux créés, on s'est pas rentroi.
Emploi très bien payé, moyennement payé et mal payé.
On en a dans l'essentiel.
29% correspond à des salaires élevés,
plus de 68 000 $, c'est plus qu'il y avait avant.
Et on se dit on va nous manquer
des ingénieurs, on va nous monter des spécialistes,
des techniques de l'info, etc.
69% des salaires très bas,
69%.
C'était un petit tiers, les salaires très bas.
En dessous de 38 000 $ par an,
ça ne fait pas beaucoup,
ça fait 2500 $ par mois.
Et deux seulement des salaires intermédiaires
qui faisaient deux tiers de l'activité.
On dit mais ça va pas durer longtemps,
parce que si la classe moyenne disparaît
entre une classe très bien payée
et une autre qui n'est pas du tout,
ça pose un problème de fond.
En Europe, disparition d'emplois,
c'est si cette création 4-3,
quand il n'y ait pas encore 2 millions
d'emplois de chômeur de plus par an,
on est dans une train de traînes, on dit
mais quand on va au verrain de 5 ans,
le 4-3 il sera passé à 7,
et le 6-7 il sera passé à 4.
Il sera sorti.
Tous les économistes s'interrogent,
la plupart qui ne connaissent pas très bien
l'innovation, qui a un phénomène assez particulier
qui change les règles, ils sont assez pessimistes,
ils disent oui, il faut accepter qu'il y ait une croissance
sans emploi.
Pratiquement en voyant définitivement la fin
des haricots à ce niveau-là.
Je vous montre juste, photo en direct,
ce qui est pourtant une boîte dynamique
bien gérée, vous voyez son chiffre d'affaires
en haut, et montée d'Amazon,
destruction créative. Destruction
web 1.0 par web 2.0,
c'est assez
proche comme phénomène,
ou bien, et voilà notre librairie avant tout,
c'était chapitre.com,
ils ont été
extrêmement dynamiques et efficaces,
c'est web première génération.
Et on dit voilà on remplace
par ça, ça c'est, je vous montre les photos
d'Amazon, les grandes plateformes,
voilà c'est ça, on dit, on a vachement gagné
au niveau de la librairie, c'est ça une librairie.
Alors les américains vous disent,
c'est la maladie infantile du digital,
ça c'était une période intermédiaire,
on ne fera plus ça.
Voilà, avec les stocks, en attendant,
vous avez créé 3500 emplois
chez Amazon et Campagne, on a perdu
13000 libraires, et libraire
c'est un petit pidi, j'étais libraire,
c'est un métier qu'on dit de les auteurs et tout.
Sans doute que je livre moins vite
un livre d'Amazon, je suis sans doute
je peux pas être moins cher, mais j'étais
libraire, c'est un métier, et c'est pareil
pour ceux qui vendent des guitares chez Paul Bechert
ou chez Ham et tout, et ils disent bon
ce sera moins, les gens l'achètent en direct,
moi je ne vois plus mon truc, c'est un boulot
qualifié, si vous voulez. Donc voilà pourquoi
en ce moment il y a des interrogations,
ils montrent en direct les politiques,
les maires, le truc, ils interpellent
directement sur ça. Et si je vous montre
par exemple, c'était le premier revue de petites annonces
paru vendues, 1650 emplois
assez, j'avais pris le titre du volant, mais ils ont été supprimés tous
sec, vous voyez, il a haut, la baisse
du chiffre d'affaires des petites annonces
a monté du bon coin.
Bon coin, extrêmement
gigantesque groupe mondial, c'est pas
une petite société locale
qui est devenue la première agence
immobilière, qui est devenue la première
agence d'emplois, qui est devenue la première
agence de rencontres, avec
360 personnes.
Et voilà, par rapport à ce fait, donc vous le voyez
sous vos yeux dans la rue, vous dites tiens ça s'afferme,
ça s'ouvre, destruction active.
Je sais pas, ça a porté.
