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Bonjour à tous.
Alors, tout commence dans l'histoire Croix-Rouge
pendant la bataille de Solferino en juin 1959.
Donc c'est plus fort?
Non, c'est 1859.
1859, pardon.
C'est la bataille qui est opposée
donc les troupes napoléoniennes à l'armée autrichienne
et qui a mobilisé 330 000 soldats.
Donc c'est une bataille qui est un peu particulière
parce que ça a mobilisé des innovations sur le plan technique.
C'est de la première fois que les troupes françaises
étaient transportées en train
et puis avaient différents armes nouvelles,
des canons fusils plus précis et plus puissants
que ceux qu'on trouvait autrefois.
Et le bilan de cette bataille était assez...
Pardon.
...était assez désastreux
puisqu'il y a eu 40 000 hommes
qui ont été mis hors combat
et livrés à eux-mêmes sur le champ de bataille.
En sachant que les services sanitaires
et la qualité des soins médicaux étaient désastreuses
puisqu'ils manquaient de tout.
Donc c'est là qu'apparaît notre super héros Henri Dunand
qui se trouve à Castiglione
où les blessés sont vraiment omniprésents,
livrés à eux-mêmes dans les rues.
Les écoles et les églises de la ville
sont réquisitionnées pour être transformées en hôpitaux
et puis certains villageois se mobilisent
pour accueillir chez eux quelques blessés,
tout camp confondus,
pour pouvoir faire face à ce désastre.
Donc Henri Dunand se trouve là à ce moment-là.
Il est frappé par l'horreur qui se trouve devant ses yeux
et il décide de s'investir personnellement pendant quatre jours.
Il va apporter un soutien financier.
Il va apporter les premiers soins à certains blessés
et puis il s'occupera lui-même d'aller se fournir en vêtements
et en nourriture pour ravitailler les blessés
encore une fois tout camp confondus.
Mais comme il manque énormément de ressources,
du coup il va lancer un appel aux prêts de Genève
pour que le public puisse prendre conscience
des besoins sur le champ de bataille
et ça va avoir du coup un fort retentissement
auprès de Genève qui va décider d'envoyer une mission
pour soutenir les blessés.
Donc là, c'est la première innovation
qui est à l'origine de la Croix-Rouge,
c'est que ce Henri Dunand-là va mobiliser la société civile
pour prendre en charge les blessés.
Ce qui est quelque chose d'assez nouveau et inhabituel
et non seulement ils prennent en charge les blessés
mais en plus sans distinction aucune du camp d'origine.
Ensuite, ils vont aussi créer un emblème protecteur,
c'est-à-dire la Croix-Rouge qui n'a rien à voir
avec la Croix-Catholique, c'est simplement le drapeau suisse inversé
et qui permet de signaler les points de secours
où les personnes touchées peuvent trouver un accueil
et se trouver en sécurité.
Et puis, cette initiative au fur et à mesure
aura un retentissement auprès de plusieurs autres pays voisins
et ça va aboutir en 1964 à la création des conventions de Genève
qui sont les textes fondateurs du droit international humanitaire.
Voilà, donc ce sont les trois innovations
à l'origine de la Croix-Rouge.
Et 150 ans plus tard, donc cette initiative de Monsieur Dunand
aura un impact universel, comme vous le savez,
puisque on est aujourd'hui à un mouvement international
de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
qui est présent dans 190 pays signataires
des conventions de Genève
et il y a des sociétés nationales Croix-Rouge,
il y en a 188 maintenant, dans 188 pays différents.
Ce mouvement-là, rapidement pour vous expliquer
un peu l'organisation, il regroupe deux instances principales.
Le Comité international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
qui s'occupe d'agir en situation de conflit
et la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
qui, elle, intervient plutôt en cas de catastrophe
et qui a un rôle d'appui à toutes les Croix-Rouge nationales.
Donc les Croix-Rouge nationales se sont appelées des sociétés nationales
qui sont reliées par cette Fédération.
Et puis aujourd'hui, dans le monde entier,
ça représente 260 millions de bénéficiaires
et il y a 90 millions de personnes
qui sont investies au sein du mouvement.
Alors, un petit topo aussi sur les valeurs
et les sept principes fondateurs de la Croix-Rouge.
Donc on a l'impartialité, l'humanité, l'indépendance,
la neutralité, le volontariat, l'unité et l'universalité.
C'est important de vous les citer
parce que ce n'est pas simplement de belles valeurs affichées,
mais ce sont des principes qui ont une forte incidence
sur la façon dont on agit au quotidien
avec les publics qu'on accompagne.
Pour vous donner un exemple concret,
le principe d'indépendance fait que,
quel que soit notre monde à terre,
on ne doit jamais se détourner de nos valeurs
et de nos coeurs de mission.
Mais d'un autre côté, on a aussi un statut d'auxiliaire
des pouvoirs publics,
ce qui pose des situations un petit peu complexes
à gérer de temps en temps, par exemple dans les cas où,
dans une municipalité, on a l'Amérique qui met à disposition
des logements gracieusement pour accueillir des personnes
sans abri et puis qui finalement,
imaginons qu'elles reviennent vers nous ensuite en se plaignant
parce que finalement, c'est essentiellement des personnes migrantes
qui bénéficient ces logements
et qu'ils souhaiteraient davantage que ce soit destiné
à des habitants de cette municipalité.
Donc nous, ça nous renvoie à notre principe d'indépendance,
du fait de notre relation avec les pouvoirs publics.
Mais d'un autre côté, on ne peut pas se détourner
de notre principe d'impatialité,
c'est-à-dire qu'on doit en priorité agir
sur les détresses les plus urgentes
sans discrimination aucune.
Et puis autre chose aussi, c'est que face à l'accroissement
des besoins sociaux, nous, on peut se poser la question aussi
de comment est-ce qu'on essaye de prendre en charge
un maximum de personnes sans discrimination.
Voilà.
Et donc comme vous pouvez le constater,
c'était à la base cette idée de Monsieur Dunand
qui a pu se développer, avoir un écho très large
et s'appliquer dans de nombreux pays qui, du coup,
a eu un impact mondial.
Et donc la proie rouge, on peut peut-être dire
que c'est une sorte de multinational
au service de l'humanité aujourd'hui,
mais c'est aussi et surtout une innovation.
Et je vais redonner la parole à Sébastien.
Ah oui, juste si vous voulez un petit peu plus d'infos
sur l'histoire, sur le site du comité international
de la proie rouge, vous avez toute une petite saga
en plusieurs épisodes que vous pouvez suivre
pour avoir l'ensemble des détails de notre histoire.
Du coup, après avoir fait un rapide tour
par le vaste ensemble de l'ensemble des proies rouges,
on va se concentrer sur une des 187 sociétés nationales
qui est la proie rouge française.
Et souvent, quand on parle de proie rouge française,
la première chose qu'on nous répond, c'est la proie rouge française,
c'est ça.
Les gestes qui sauvent avec la proie rouge,
c'est un mannequin qui vous les apprendra.
Si Adriana n'est pas là, c'est Robert qui s'en chargera.
Vous voyez que la proie rouge a aussi su
innover dans les formes de communication
et cette pub-là, le jour où on a choisi de prendre Adriana comme géri,
ça a largement contribué à diffuser les premiers secours
et la formation de premiers secours.
Donc souvent, les gens nous répondent quand on dit proie rouge,
premiers secours, Adriana.
Et en fait, c'est aussi beaucoup plus de choses que ça,
puisque c'est aussi ça.
Donc là, vous avez un aperçu des cinq grands métiers
de la proie rouge française et en France.
Et du coup, là, je suis obligé de passer par là,
mais c'est exercice avec tous les chiffres.
Mais du coup, la proie rouge française en France,
c'est 18 000 salariés et 53 000 bénévoles
qui ont fait la première association entreprise française,
18 000 salariés, pourquoi?
Parce qu'un de nos métiers, c'est la santé et l'autonomie
et que, du coup, on a un ensemble d'à peu près 600 établissements
sur l'ensemble du territoire, donc des maisons de retraite,
des établissements aux personnes handicapées,
des établissements de soins à domicile.
Donc on a toute la palette de la santé et l'autonomie
en fonction des besoins qui étaient identifiés sur les territoires
qui sont représentés.
Donc on a un ensemble d'établissements qui sont souvent un peu connus.
18 000 salariés, pourquoi?
Parce qu'on a aussi toute une activité de...
Je parle trop vite.
On a aussi toute une activité de formation.
Donc du coup, on a une vingtaine d'instituts régionaux de formation
qui forment des cadres de santé, des infirmières,
des branques cardiaires.
Donc du coup, on forme à la fois formation professionnelle
et formation continue.
Donc vous pouvez vous faire former à l'accord rouges françaises.
Et ensuite, il y a des activités qui sont plus connues,
mais donc tout ce qui est accent social.
Donc vous avez un réseau de 900 unités locales
sur l'ensemble du territoire français
et qui font toute la palette d'actions sociales.
Donc ça va du microcrédit à la distribution alimentaire,
la distribution vestimentaire, des actions dans les prisons,
des actions auprès des publics qui sont à la rue,
donc les maraudes.
Donc du coup, vous avez un ensemble d'actions qui sont menées
en fonction des besoins des territoires par les unités locales
qui vont déterminer ce qui est le plus pertinent sur chaque territoire.
Et ensuite, vous avez toute une activité d'action internationale
que là, souvent, vous connaissez mieux,
qu'on a un peu vu avec l'historique,
mais du coup, tout ce qui va être opération humanitaire.
Et là, en fait, on agit sur commande de la fédération
ou du comité international,
qui, à chaque fois qu'il y a une catastrophe naturelle ou à conflit,
va s'appuyer sur la Sté nationale du territoire
et puis construire tout un dispositif
pour aller sélectionner les compétences ou les fonds ou les moyens.
Donc c'est pour ça que parfois, la Croix-Rouge française
va se contenter de faire des appels à fond,
par exemple pour les Philippines.
Et puis ensuite, ça va être alloué à la Croix-Rouge locale
ou à d'autres Croix-Rouge.
Et du coup, ça permettra d'avoir une action assez efficace.
On l'espère.
Ensuite, et donc la dernière partie, c'est l'urgence et secourisme.
Et du coup, là, vous avez tout ce qui est formation au premier secours.
Donc n'hésitez pas à aller vous faire former
dans l'unité locale la plus proche de chez vous.
Et tout ce qui est aussi dispositif de premier secours.
Donc là, ça va être la grosse soirée étudiante.
Vous avez besoin de secouriste pour assurer le dispositif
ou le concert de Madonna ou le marathon du coin.
Et du coup, c'est plus ou moins sexy pour nos secouristes.
Mais en tout cas, on essaie d'avoir des dispositifs de premier secours
un peu partout.
Et ça, c'est un des moyens de générer aussi des revenus pour l'association.
Et c'est important aujourd'hui.
Donc voilà, tout ça, ça fait la galaxie Croix-Rouge.
Ça fait une gouvernance qui est assez compliquée avec des échelons
nationales, régionales, départementales et locales
avec une chaîne de commandement salarié,
une chaîne de commandement bénévole.
Donc du coup, ça fait quelque chose qui est assez complexe,
mais ça fait aussi notre force.
Parce que du coup, il y a beaucoup de liens qui peuvent se faire
entre les bénévoles et les salariés.
Et on voit, par exemple, sur les personnages.
On peut avoir des dispositifs où on a une maison de retraite.
Puis à côté, on va avoir ce qu'on appelle une alte répite
des tantalzheimer où on va pouvoir prendre en charge
la personne âgée et l'accompagner, les faire des activités
pour soulager les dents.
Donc du coup, il y a des croisements qui peuvent se faire qui sont assez
intéressants.
Et la Croix-Rouge française aussi n'a cessé d'innover au cours de l'histoire.
Donc notre propos, c'est de montrer qu'on peut voir la Croix-Rouge
comme une vieille dame, ce qui allait par certains aspects,
parce qu'effectivement, c'est une grosse organisation.
Et du coup, ça génère forcément des lourdeurs un peu bureaucratiques.
Mais à côté de ça, il y a quand même plein de choses qui se sont faites.
Et au cours de l'histoire, elle a notamment contribué à créer
les premiers manuels de sous-couristes, à la contribuer,
à faire de la recherche sur les gestes qui sauvent.
Donc aujourd'hui, il y a un centre européen de référence
sur les premiers secours.
Et c'est la Croix-Rouge française qui l'a initiée.
Elle a contribué à tout ce qui est problématique de réduction des risques,
notamment sur les premiers scores et les défibrillateurs
que vous voyez partout.
On contribue à pousser ça, c'est-à-dire qu'en France aujourd'hui,
on a un risque beaucoup plus important de mourir de crise cardiaque
dans la rue, parce qu'on n'est pas équipés en défibrillateur
par rapport aux États-Unis, mais c'est un rapport de 1 à 5.
Et du coup, on contribue à pousser, à développer ça.
En termes de pédagogie aussi, il y a eu énormément d'innovations
qui se sont faites depuis les premières formations aux premiers scores
qui duraient 40 heures, jusqu'aux formations aujourd'hui qui durent
45 minutes, avec trois messages simples que vous allez retenir
en partant de cette salle qui sont alertés, massés, défibrillés.
Donc du coup, à partir du moment où vous voyez quelqu'un qui s'écroule
dans la rue, alertés, massés, défibrillés.
Et du coup, maintenant, en train de penser à des solutions de e-learning,
on est en train de penser à des solutions.
Il y a l'appli croix rouge que je vais vous montrer juste après.
Donc du coup, au cours de l'histoire, nous n'avons cessé d'innover.
Donc là, je vous laisse une petite vidéo sur l'appli que je vous invite
à télécharger de suite si vous avez un smartphone
et si ça veut bien fonctionner.
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Et maintenant, elle est aussi sous Android.
Donc du coup, que vous ayez un smartphone Android ou Apple,
vous pouvez télécharger cette application.
À côté de ça, il y a plein de choses qui sont développées
et qu'on va revoir aussi quelques innovations.
Mais là, je vous ai mis quelques exemples d'innovations croix rouges.
Il y a la caravane de l'été que vous avez peut-être croisé
quand vous étiez en vacances et qui va sur les plages
pour sensibiliser au geste qui sauve.
Il y a un hôpital d'enfants malades à Margencie qui est assez exceptionnel.
Vous pouvez voir des enfants qui ont beaucoup de cancer
ou des problèmes respiratoires et on a créé des sacs à dos
qui leur permettent d'aller jouer et de faire du toboggan
en dépit de leur maladie.
Il y a tout un système aussi de lavage des peluches
puisque c'est un gros problème d'hygiène, les peluches.
Et du coup, là, il y a un système logistique qui s'est mis en place
pour qu'on puisse laver les peluches tous les jours
pour que les enfants puissent garder leurs peluches
puisque c'est important pour eux d'avoir leurs dodoux.
Donc il y a aussi, là, je vous ai mis une vestiboutique.
Donc, du coup, c'est le passage entre une logique un peu d'assistanat
où on donnait des vêtements à une logique
plutôt où on se pose la question de comment est-ce que je valorise les bénéficiaires
et du coup, comment on se fait payer un prix symbolique,
comment est-ce qu'on crée une vraie boutique.
Il y a des projets à l'autumne.
