C'était le nom de ma jument, Enola, et j'adorais ma jument, je la trouvais guerrière exceptionnelle, gentille, travailleuse, constante, et j'ai vécu une très belle histoire avec elle.
Carine, elle ressent les chevaux, comme elle ressent aussi les cavaliers, et donc du coup, moi j'ai beau monté à cheval, voilà j'ai 49 ans, je monte à cheval depuis l'âge de 12-13 ans,
et j'ai trouvé ici depuis 50 une relation effectivement avec le cheval, et du coup avec l'enseignant que j'ai jamais eu avant.
Aussi ce qui est intéressant c'est qu'on n'est pas 15 ou 20 en cours, on est 1, 2, 3 au maximum, elle tient vraiment compte de la personnalité de chacun, du cheval, du cavalier, et dans le travail du coup, moi j'ai vraiment appris, j'ai l'impression d'avoir appris plus en 5 ans que en 25 ans avant en fait.
Elle est très douce avec les chevaux, très caline, très affectueuse avec les chevaux, et tout dans la délicatesse, dans le calme, on s'énerve pas.
C'est un excellent rapport, un rapport de complicité, un rapport de connaissance du cheval, elle accepte le cheval dans son intégrité, dans ses faiblesses, dans ses capacités de bien réagir, dans ses capacités de bien travailler, mais aussi dans ses problématiques de maladies.
Je pense que Karine est une femme de cheval et qui apprécie le cheval dans sa complexité et surtout dans sa façon de vivre dans son élément naturel qui est la nature.
Le fait de mettre des chevaux en troupeau, pour moi avant tout c'était le fait de les mettre au près, et j'ai découvert que souvent on les mettait à 1, 2, et petit à petit j'ai agrandi mon troupeau, et des fois ils sont jusqu'à 15, alors il y a des règles à respecter, c'est pas évident de les mettre en troupeau, mais après ils ont une belle vie et ils se gèrent, et j'ai trouvé que c'était très intéressant et ça m'a beaucoup appris aussi.
Même montés, ils sont souvent beaucoup mieux sur leur dominance, sur le fait qu'il y a un leader ou non. Comment est-ce qu'ils vivent? Bien sûr, dans mon troupeau il n'y a pas d'étalon.
Comment les introduire dans le troupeau lorsqu'ils arrivent? C'est pas évident, l'hiver aussi, comment ça se passe? Est-ce qu'ils arrivent tous à faire attention les uns aux autres? Oui, j'ai vraiment beaucoup aimé, et j'ai beaucoup d'espace donc ça m'est facile de les mettre en troupeau.
Ceci dit, tous les chevaux ne peuvent pas vivre en troupeau, tous les chevaux ne peuvent pas accepter cette vie qui est des fois aussi un petit peu rue d'entre eux, mais pour ceux qui l'acceptent, c'est très bien, et pour les propriétaires qui l'acceptent aussi, parce que des fois ils se disputent comme tout le monde arrivent, et donc je les contemple tous les jours et j'ai beaucoup appris avec le troupeau.
Je dirais que l'avantage principal de Karine, c'est qu'elle n'a pas de favoritisme, et qu'elle mettraient sa vie en jeu pour les chevaux, que ce soit les siens ou ceux des autres, elle dépense sans compter, voire même à se mettre elle-même en porte à faux, mais s'il faut une dépense pour le bien-être des chevaux, elle hésitera pas, et ça c'est une grande qualité.
Alors ce qu'il y a ici et ce qu'il n'y a pas ailleurs, c'est les immenses patures, le fait que les chevaux y puissent être en troupeau, et moi c'est pour ça que j'ai mis mon poneu fabuleux ici, parce qu'il peut avoir une vraie vie de cheval en fait.
C'est à dire qu'il est nué jour dans le troupeau, il a ses copains, il a les gens qui l'aiment pas, et puis c'est une vraie vie de cheval.
Elle sait regarder, observer les chevaux, elle sait aussi nous observer nous, et elle s'adapte en fonction de la physionomie du cheval et la physionomie du cavalier aussi, c'est extraordinaire.
Elle les observe, elle les connaît, elle l'appelle dès qu'il y a un problème, elle s'en occupe, enfin c'est pas nos animaux, c'est ses animaux aussi.
Les propriétaires nous confient leurs chevaux et ils payent pour ça. La moindre des choses c'est qu'on considère leur cheval comme notre cheval, tout en respectant que c'est pas le notre.
Mais des fois ils viennent pas, moi je vis avec eux tous les jours, donc c'est sûr que j'entretiens un rapport et il faut que ce rapport soit bon,
je sais pas s'il arrive quelque chose, il faut pas qu'ils aient peur de moi, je ne suis pas une contrainte pour eux, au contraire je dois leur amener du plaisir.
Mais je ne leur porte pas le même amour que vous leur portes leurs propriétaires, je suis très respectueuse de ça, c'est pas mes chevaux, mais ils me les confient pour que leur cheval soit bien pendant qu'ils ne sont pas là.
Et ça c'est très important pour moi que le cheval se sente bien avec eux, mais aussi avec moi pour qu'ils puissent passer un super moment à l'écurie.
Alors Karen en tant qu'enseignante, ça rejoint ce que j'ai dit avant en fait, c'est à dire qu'elle va vraiment tenir compte du comportement, du caractère, du cavalier et du cheval.
Et il y a vraiment un respect du cavalier et du cheval que moi je n'avais pas trouvé ailleurs en fait.
Je dirais que Karen c'est une perfectionniste, elle a beaucoup d'expérience et elle sait nous transmettre les bons gestes et vraiment surtout nous accompagner avec notre cheval au point où on en est reprendre des parties qu'on n'a pas compris,
on peut aussi retravailler juste des exercices et vraiment suivre notre progression, notre évolution à nous et vraiment aussi l'évolution avec notre cheval, donc c'est vraiment pour former un couple cheval cavalier.
Karen en tant qu'enseignante, alors elle peut être dure, elle a la rigueur allemande je dirais, mais elle a vraiment le sens du cheval et elle fait faire des énormes progrès et ce qui est bien ici c'est qu'on n'est pas trop nombreux et donc du coup en cours on est maximum 3, 4 et du coup on progresse énormément
parce qu'elle est vraiment bien centrée sur nous et elle s'occupe de tout, du cheval, de notre position, c'est vraiment complet.
Karen il y a 211 ans était strict, très strict, sur la façon d'enseigner et comment il fallait qu'on apprenne, notre façon de monter et aujourd'hui je trouve qu'elle s'est adoucie, elle est plus cool sa façon d'enseigner mais c'est toujours fondé sur le même principe et évolution constante et assez strict quand même, il faut toujours évoluer, aller en concours pour ceux qui le souhaitent.
Je pense qu'on parle de rigidité parce qu'on est obligé de faire le numéro 1, numéro 2 et numéro 3, tant que le numéro 1 ne passe pas, le numéro 2 est un approximatif et le numéro 3 aussi.
Donc en effet on répète et on y croit et au bout d'un moment ça passe mais il y a la notion de temps et cette notion est assez compliquée parce que tout à la fois on ne sait pas vraiment quand est-ce que le cheval va dire oui
mais quand est-ce que aussi le cavalier va dire oui, quand il va ressentir les choses, quand le cheval va les ressentir et du coup ça demande beaucoup de rigueur parce qu'il faut répéter et répéter et répéter et à un moment ça passe.
Donc en ça c'est pas évident d'avoir un résultat immédiat mais petit à petit selon des étapes, selon… on commence à sentir, à construire, à savoir où on va justement pourquoi est-ce qu'on répète toujours la même chose et puis d'un seul coup on ne le répète plus parce que c'est acquis, parce que ça passe et on se sent bien avec ça et à partir de ce moment là on y voit l'intérêt.
Le souci est de voir l'intérêt de ce qu'on fait, le dressage c'est une question de temps et de sensation, de respect et en même temps il faut attendre avant d'avoir la bonne sensation, avant que le cheval y arrive, avant qu'on y arrive, avant qu'on comprenne exactement pourquoi est-ce qu'il faut faire ça à tel endroit, à tel moment, c'est pas évident mais une fois qu'on y arrive c'est une sensation qui est délicieuse.
Avec les petits ça se passe bien, au final ils arrivent à bien se tenir, ils arrivent à bien être assis et ils arrivent à me parler de ce qu'ils ressentent, c'est un autre dialogue et j'aime beaucoup parce que petit à petit ils osent et puis ils m'expliquent que le cheval veut faire ça mais que ça
et surtout ils se tiennent de mieux en mieux et du coup pour eux c'est beaucoup plus facile, des fois ils sont fatigués, des fois le moment du cheval ça les fatigue en fait on rajoute des choses mais ils sont heureux, ça les berce et il n'y a pas besoin de rajouter x chose.
Et bien ce que je peux dire c'est que les gens arrivent avec un rêve et le notre but c'est de réaliser leur rêve avec leur cheval, pour ça bien sûr il y a des règles à respecter et donc c'est construire une relation et arriver au rêve qu'ils ont si c'est possible mais savoir exactement toujours où on est, et où le cheval en est.
Voilà pourquoi c'est strict et à la fois souple parce qu'il y a des moments où le cheval ne peut pas ou le cavalier ne peut pas et il y a des moments où tout le monde peut donc on y va mais il y a quand même des règles à respecter comme eux ils ont des règles à respecter en troupeau comme nous on a des règles à respecter pour s'entendre et le but étant de construire une relation, de construire aussi un travail d'arriver d'un point à un autre.
C'est une équerrie où il fait bon y vivre, où il y a des amis, où on apprend à connaître le cheval dans sa complexité, on apprend à connaître aussi le cheval dans sa difficulté et c'est vrai que Karine nous aide, Karine nous laisse faire, Karine prend aussi les difficultés pour des qualités et c'est vrai que en plus c'est un lieu idéal, c'est à dire que lorsqu'il y a du soleil,
comme aujourd'hui c'est un site merveilleux où il fait bon de s'y détendre et d'attendre tranquillement que les heures passent.
C'est la meilleure équerrie que j'ai trouvé jusqu'à présent et je pense que si un jour je pars je regretterai beaucoup.
Moi je suis très fière et très contente d'avoir trouvé l'équerrie Enola, tous les clubs que j'ai pu faire, ça fait 20 ans que je monte à la cheval, c'est ce que j'ai trouvé de mieux pour mon cheval et pour moi et je regrette pas et j'ai pas l'intention de partir.
Ça fait 9 ans que je suis ici donc ça fait une bonne partie de ma vie quand même parce que je suis pas très âgée. Je dirais merci Karine, merci pour ce que tu m'as apporté dans ma relation avec Fabuleux parce que tu m'as appris à devenir une bonne propriétaire et à avoir une bonne relation avec mon cheval et merci parce que je me sens une bonne cavalière et une bonne propriétaire.
Alors ça fait 15 ans que j'ai ouvert l'équerrie, il n'y avait rien. Dix box, une piste de galop, donc j'ai réussi à faire une carrière, une carrière plus à ma neige.
Alors si j'ai toujours des idées pour améliorer, ça ne manque pas mais je suis assez satisfaite déjà de tout ce qui a été fait. Bien sûr tout reste à faire et à améliorer après.
Des projets sont en cours mais je reste comblé d'avoir fait tout ça en 15 ans. Mettre en place un projet d'équestre c'est très long. On y revient plusieurs fois sur le projet parce qu'il y a l'idée de départ et puis il y a la réalité.
Économiquement ce n'est pas évident. Donc il faut être bien armé comme on dit pour se relancer dans des projets.
Donc c'est sûr qu'il y a des années où on fait plein de projets, d'autres un petit peu moins, d'autres on se repose un peu, on vit sur ses acquis pour mieux repartir comme à cheval.
Le but étant toujours d'aller de l'avant. C'est sûr avec l'âge on y va encore plus vite.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
