Donc bonsoir à tous, donc je vais vous parler un peu de comment on travaille, nous, sur l'innovation.
J'ai surtout essayé de prendre des exemples, je n'ai moins vous parler d'organisation,
je vais en parler un tout petit peu au début, mais je vais essayer de parler plutôt d'exemples que l'on suit chez nous.
Alors d'abord, juste un petit rappel sur ce qu'est Forcia, donc Forcia c'est une grosse entreprise,
on ne fait pas loin de 20 milliards de chiffres d'affaires, il y a à peu près 100 000 collaborateurs dans le monde.
On est présent dans 34 pays, on a 336, donc dans les 336 on a quasiment autant d'usines.
L'année dernière on a déposé 505 brevets, en général on en dépose autour de 500 par an.
On a 6 000 ingénieurs et techniciens dans le groupe.
On a 30 centres de R&D, dans les 30 centres de R&D je ne compte pas les petits centres de R&D
où il n'y a que 10 ou 15 personnes, c'est vraiment des centres qui commencent
à valoir la peine je dirais, donc il faut moins 50 personnes, on en a des gros qui font bien sûr plusieurs centaines de personnes
et puis on gère environ à peu près 515 programmes en tout, donc c'est beaucoup.
Alors la répartition dans les centres de R&D, la répartition géographique, c'est celle-ci.
On s'est principalement centré sur l'Europe, on a 3 500 personnes en Europe, principalement Allemagne et France,
mais aussi Espagne et Pologne, on en a 800 en partie nord-amérique, on en a 200 en sud-amérique
et puis en Inde on en a environ 700, 700, 800 et en Chine on en a à peu près pareil.
Donc ça c'est effectivement l'ensemble des collaborateurs R&D du groupe et leur localisation.
Leur localisation c'est pas, bien sûr ça ne s'est pas fait n'importe comment,
mais aussi on ne fait pas bien sûr le même type d'innovation ou de R&D dans n'importe quel type de site, bien sûr.
Alors les produits que l'on a sont les suivants, on a 4, ce qu'on appelle business group, la première c'est les sièges,
donc on est capable de tout faire sur un siège, des structures, des mécanismes, du siège complet, des éléments de confort, etc.
Alors j'ai mis un petit panneau, les évolutions un peu, qu'on compte travailler, qu'on travaille déjà et qu'on compte travailler encore plus à l'avenir.
Donc les solutions de confort personnalisés, j'y reviendrai sur la partie digitalisation et puis tout ce qui est météatronique,
il y a beaucoup de choses qui se passent dans les sièges au niveau météatronique, on peut imaginer beaucoup de fonctions météatroniques.
Dans l'intérieur du véhicule, bien c'est pareil, on fait à peu près tout sauf les sièges puisque les sièges sont comptés à gauche,
donc on fait des copies de complet, on fait des parties des consoles centrales complètes, on fait des panneaux de porte, on fait des systèmes acoustiques, etc.
Et bien sûr, on se travaille de plus en plus maintenant, c'est l'interface aux machines avec tous les écrans qui existent, qui commencent à exister,
qui existeront de plus en plus et puis tout l'aspect de personnalisation, l'automobile est très touché par la personnalisation,
même si c'est de la grande série, les gens veulent avoir une voiture qui n'est pas tout à fait la même que les autres,
donc c'est un gros thème, une grosse thématique pour nous de travail.
Contrôle des émissions, donc c'est tout le système d'échappement, on est capable de livrer le système complet, d'échappement avec tout ce qui est dépolluant
et tout ce qui permet de réduire le bruit, ce que vous voyez, donc les filtres à particules, etc., les collecteurs, etc.
Et puis vous voyez en bas qu'on travaille ardemment en ce moment sur la partie récupération d'énergie,
on perd environ 30% de l'énergie compris dans un litre d'essence dans le système d'échappement en chaleur, donc cette chaleur on peut en faire quelque chose,
donc on travaille beaucoup là-dessus. Il y a aussi la partie signature acoustique qu'on travaille beaucoup parce que les moteurs sont de plus en plus petits
pour réduire les consommations mais qui dit plus petit dit moins de cylindres et moins de cylindres c'est moins harmonieux,
donc il faut arriver à compenser ça, donc on a déjà sur étagère bien sûr des produits qui permettent de changer complètement
la signature acoustique des véhicules, donc on sait faire à partir de 3 cylindres un bruit de 12 cylindres,
ou de 16 cylindres si vous voulez, ou de 6 cylindres c'est comme vous voulez.
L'électronique aussi bien sûr est beaucoup présente, enfin de plus en plus présente dans les lignes d'échappement,
il faut tout maîtriser au centigramme près, donc il faut contrôler, il faut avoir après des méthodologies
pour réduire les pôlevans qui sont assez sophistiqués.
Après extérieur véhicule, donc là on fait des systèmes de carrosserie extérieures,
ou des faces avant complète, donc c'est une module complète qu'on livre,
par exemple pour Audi ou BMW, c'est une face avant complète avec un pare-choc, des feux, un radiateur, etc.
et puis c'est monté sur la ligne d'assemblage à la fin avec quatre vis, je caricature un peu,
pour finir complètement l'avant du véhicule.
Par contre ici, donc ce que vous voyez apparaître en bas, c'est les composites structurelles et semi-structuelles,
donc on s'est lancés là-dedans, donc on a fait l'acquisition de compétences aussi extérieures,
on avait commencé à travailler là-dessus, mais ça c'est un gros chantier que l'on a commencé à travailler,
on commence à avoir les fruits de ça, bien sûr, c'est pour réduire la masse des véhicules,
qui est un objectif très important pour réduire la consommation, et puis la personnalisation c'est pareil,
ça devient, c'est important pour tout le monde chez nous, donc ça en fait partie comment,
avec peu d'investissement, pouvoir faire différents types de produits très personnalisés.
Alors ça c'est nos objectifs d'innovation, nos drivers d'innovation,
donc on a une première partie qu'on appelle Sustainable Mobility, donc la mobilité durable,
et puis une autre partie qui est comment améliorer la vie à bord.
Donc pour la mobilité durable, on a tout ce qui est allègement, on va être les meilleurs dans notre domaine,
donc aujourd'hui on est capable, enfin on peut livrer environ 300 kilos sur un véhicule,
donc notre but c'est de gagner au moins 100 kilos sur cette même livraison de 300 kilos,
la qualité de l'air, donc ça va sur le système d'échappement, mais vous verrez aussi,
j'ai pris un exemple sur la qualité de l'air dans les véhicules, notamment en Chine,
parce que c'est un vrai problème, la partie récupération d'énergie, et puis tout ce qui est biomateriaux,
on a une grosse activité aussi sur les biomateriaux, je vous dirais un peu
quels sont les partenariats qu'on a tissés autour de ça.
Sur la partie vie à bord, donc c'est la partie confort personnalisée qu'on vise,
on voit bien qu'on personnalise de plus en plus, et donc y compris dans le véhicule,
il faudra pouvoir, alors le but qu'on recherche est déjà d'être mieux quand on sort de son véhicule
par rapport à quand on va rentrer dedans, ce qui est quand même une évolution,
parce que d'habitude on rentre dans son véhicule on va à peu près bien,
puis on sort, on a un peu mal au dos, même si on a fait beaucoup de progrès bien sûr,
mais là on veut être mieux en sortant du véhicule que quand on y est rentré.
La connectivité qui est un élément aussi hyper important,
comme on fait pratiquement tout l'intérieur du véhicule,
on sait qu'on a besoin d'une continuité de connectivité avec son smartphone
ou avec autre chose.
L'harmonie intérieure, ça c'est aussi important, donc ça nous fait travailler les couleurs,
les matières, etc. Et puis bien sûr la sécurité,
tous les éléments qu'on fait finalement sont soumis à des contraintes de sécurité,
que ce soit les sièges, en choc arrière vous êtes retenus que par votre siège,
en choc avant 30%, au choc latéral entre 20 et 50%, donc c'est un élément de sécurité.
Une planche de bord, il y a des airbags, un élément de sécurité,
un par choc avant c'est un élément de sécurité parce qu'on a les chocs piétons,
donc il y a effectivement que la ligne d'échappement qui n'est pas de sécurité.
Voilà, donc ça c'est où on se trouve.
Donc oui, j'ai pas prévu de vous parler de l'organisation,
on est une organisation par business group,
donc chaque business group est quasi autonome et puis au niveau du groupe,
quel je fais partie, on doit effectivement essayer de coordonner un petit peu tout ça,
de trouver les directions stratégiques et puis de travailler à partir de ça
avec les business group. Alors on a un processus d'innovation aussi bien sûr,
on est à la tête de 320 experts, donc on s'est aussi posé la même question à vous,
on s'est posé la question aussi de quoi on a besoin aujourd'hui et demain,
pour arriver à avoir une vie meilleure demain.
Donc on remet à jour régulièrement ça et on se pose des questions,
est-ce qu'il faut qu'on maîtrise l'architecture de nos systèmes ou pas,
quel niveau, on a trois niveaux d'expertise, experts, senior expert et master expert,
on a des équivalences d'ailleurs avec le management,
un senior expert chez nous, un master expert, excusez-moi, c'est un directeur,
un senior expert c'est un manager, donc il a exactement le même package
que quelqu'un qui serait dans la lignée du management.
Voilà, donc tout ça, on travaille dessus,
on a lancé des réseaux sociaux aussi sur la communauté d'expertise
qui commence, nous on est plutôt surpris, ça marche très bien,
en tout cas au début, on l'a lancé il y a six mois à peu près,
donc ça marche plutôt bien, pourvu que ça dure,
et du coup on va étendre ça à d'autres fonctions aussi,
non seulement à la R&D, mais aussi à d'autres fonctions
comme le commerce, les achats, etc.
Ok, donc maintenant comment on fait pour innover chez nous,
donc il y a trois directions qu'on travaille,
donc ce que j'ai appelé le top down,
donc là on parle des megatrends,
donc on retravaille depuis deux ans sur des stratégiques product-plan,
donc qui sont plus à cinq ans, comme on le faisait jusqu'aujourd'hui,
mais plus à dix ans.
Donc là on s'est remis effectivement dans les global trends,
donc on les connaît, c'est les mêmes que tout le monde a,
on est plus vieux, on surbanise, etc.
L'environnement c'est un problème, donc on part de ça,
on regarde après les automotives trends,
et comment ça se traduit finalement dans la partie automobile,
et puis on peut avoir des spécificités automobiles aussi
à prendre en compte, en plus des global trends,
et à partir de ça, on essaye effectivement d'innover,
de savoir effectivement quel est le futur siège,
quel est la nouvelle planche de bord du futur, etc.
Sinon on a une autre façon d'innover,
c'est le bottom-up approach,
donc là aussi on est en plein là-dedans en ce moment,
parce que pour moi, je prétends qu'effectivement à partir
des phénomènes physiques élémentaires,
on peut réinventer quelque chose.
Alors on a de bons exemples,
avec des choses comme l'électromagnétisme,
qui est connu depuis, c'est séculaire on va dire,
mais on arrive tous les jours à imaginer d'autres choses à partir de l'électromagnétisme.
Donc dernièrement, on soude par exemple nos lignes d'échappement
avec de l'électromagnétisme, on fait l'induction-brazing,
et ça c'est une nouvelle technologie pour nous qui nous a permis de réduire
les épaisseurs de matière d'environ 20 à 30 %
et donc c'est de l'électromagnétisme, bêtement.
Donc on est en train de travailler, vous voyez,
même sur la gravitation, etc., de prendre ça en compte
et de voir à partir de ça, qu'est-ce que je peux imaginer comme type de fonction.
Le couplet avec des technologies trends,
on a parlé de 3D, imprimant de 3D, etc.,
donc c'est de coupler tout ça, voire de coupler les différents phénomènes physiques
pour imaginer des nouvelles fonctions.
Donc ça c'est le deuxième approche.
Je vous en dire un peu plus l'année prochaine si vous m'invitez,
mais bon là on est en plein là-dedans,
donc c'est avec les différentes business groups,
on se fait aider aussi pour la structuration de cette démarche,
c'est bien d'avoir des fois un peu de gens extérieurs,
mais bon on est en plein là-dedans.
Troisième chose, et je vais en reparler tout à l'heure
quand on parle de commoditisation,
c'est que quand on fasse du top down ou du bottom up,
on a besoin à un moment, donc pour faire des nouvelles fonctions,
on a besoin d'avoir ce que j'appelle moi l'horizontal approach,
c'est-à-dire tenir compte de ce qui fait qu'on est performant à la fin,
et ça c'est quelque chose aussi qu'on utilise pour les commoditises,
pour quand même gagner de l'argent,
même quand on fabrique des commoditises.
Donc c'est tout l'aspect, ce que j'appelle les gros mots standardisation,
modularisation, les produits génériques, etc.
Donc même si on a une innovation,
il faut tout de suite se poser la question
comment optimiser tout ça,
comment prendre en compte une diversité importante,
comment passer sur les mêmes lignes d'assemblage,
si c'est un produit générique, comment...
Donc ça c'est un gros boulot, on a lancé ça déjà il y a 5-6 ans,
notamment je montrerai un exemple sur les armatures de sièges,
et ça ça nous a permis de revenir à la profitabilité,
malgré la commoditisation de nos produits.
Donc ça il faut le faire dès le début,
c'est pas parce qu'on trouve une idée,
il faut tout de suite faire la partie standardisation,
modularisation, etc.
Alors c'est ce que j'illustre ici,
donc pour illustrer la commoditisation,
donc c'est pas la peine de lire le slide,
mais c'est juste pour vous expliquer un peu
les questions qu'on se pose,
donc on se repose la question,
donc on a commencé côté sièges,
mais on est en train de se reposer la question,
sur tous nos produits, quel qu'ils soient,
donc se reposer la question sur les concepts produits que l'on a,
et ce que sont les bons concepts de produits,
sur les architectures produits que l'on a,
donc pour nous l'architecture c'est la façon de positionner
les pièces les unes par rapport aux autres,
c'est un impact en général très important
vis-à-vis de la partie industrielle,
de la façon dont on va produire,
donc c'est pas négligeable du tout,
c'est souvent plus dimensionnant que le concept lui-même.
Et puis après donc on va se poser la question
sur le produit, sur les technologies
et sur les modules de production.
Donc là on va regarder
est-ce qu'on peut utiliser des matériaux standard
ou pas, est-ce qu'on peut utiliser des composants
standard, etc.
Et pareil pour la ligne de fabrication.
Le but étant par exemple pour la ligne de fabrication
de passer différents produits
qui n'ont pas les mêmes géométries
sur les mêmes lignes d'assemblage par exemple.
Donc ça c'est ce que j'ai illustré ici,
un autre slide un peu compliqué,
mais vous voyez en haut, vous avez une partie produit,
donc on va définir le concept,
donc ici on peut dire le concept,
c'est fait avec des pièces en boutilles en tôle,
mais ça pourrait être fait avec des tubes
cintrés par exemple. Donc nous,
notre concept produit c'est celui-là.
Derrière il faut qu'on ait une architecture modulaire
pour répondre à toutes les applications possibles.
Donc est-ce que, je ne sais pas, les glissiers sont sous le siège
ou elles seront à l'extérieur, ça c'est le client qui va nous le demander.
Est-ce que le dossier sera à l'intérieur de la scie
ou à l'extérieur, c'est des architectures différentes
qui ne sont pas sans avoir d'impact, bien sûr,
sur nos produits. Et puis on a
des mécanismes qu'on voit là
qui nous permettent de répondre à tout type
de fonctionnalité et qui doivent être interchangeables,
par exemple. Donc du coup, on n'a pas besoin
de changer notre armature, même si on change
de type de mécanisme.
Derrière ce qu'on a déterminé,
vous voyez après, les matériaux de technologie,
donc quel matériau on va utiliser, donc on a,
bien sûr, ce n'est pas un seul matériau,
parce que ça va dépendre des performances
qu'on va nous demander. Mais ce qui est important pour nous,
c'est ce qu'on appelle les no change zones que j'ai mis ici.
Donc c'est quel que soit le produit, il y aura toujours
les mêmes nœuds d'assemblage.
Quel que soit le produit. Donc bien sûr, ça,
il a fallu faire beaucoup de travail autour de ça pour voir
est-ce qu'on sait prendre toutes les géométriques, etc.
et qu'on détermine, effectivement, quelles sont
les nœuds d'assemblage qu'on peut rendre standard
et qu'on va utiliser partout. Donc le but
des génériques, c'est de répondre à peu près à 80% du marché.
Et puis on a après
des composants standards, enfin, ou des modules,
j'en ai déjà parlé pour les mécanismes. Donc ça,
bien sûr, tout ce qui est vrai au produit, ça doit
se retrouver en process. Donc
si on arrive à bien travailler, bien on aura
les mêmes machines pour tout le monde.
On utilisera nos moyens
aussi bien que possible, c'est-à-dire on aura des
capacity lines, donc qu'est-ce qu'on utilise à
80%, 90%, 100%, etc.
Et on a des standardisations
de machines, etc. Et donc tout ça,
ça nous a permis en même temps de gagner en robustesse
parce que maintenant, enfin, une partie
aussi des coûts, c'est l'amortissement
de la R&D et ça nous a permis
de diviser par deux nos coûts de développement.
Donc tout ça, ça se retrouve à peu près partout.
On gagne en robustesse, on gagne en coûts
et on gagne en marge.
Donc ça, ça nous a permis de revenir à la
profitabilité sur nos armatures de siège
alors qu'il y a 5 ans, finalement, on perdait
de l'argent pratiquement partout
dans toutes les applications.
Donc, cette démarche-là,
on est en train de la suivre pour tous nos
types de produits. Il y a des produits qui sont
plus favorables, d'autres moins, mais en tout cas,
on suit la même démarche.
Donc Open Innovation, donc on s'est posé
la question, il y a un an et demi,
effectivement, de comment
on voudrait travailler en termes d'Open Innovation.
Donc, on a en bas, finalement,
ce que sont les TRL,
ou les Time to Market.
Donc, on voit qu'on est pas, nous,
notre boulot, c'est pas de faire de la recherche.
Par contre, on veut bien utiliser
quelque chose qui sort de la recherche
pour qu'on montre si c'est faisable
ou intégrable dans ce qu'on fait. Donc, c'est
Rizer to Proof Visibility.
Après, on fait éventuellement du
Technology Development, si on y trouve un intérêt.
Technology Demonstration, donc on va faire
des proto, etc. On va montrer que ça marche.
Et puis après, donc on va faire du système
et on va aller en série.
Donc, on s'est posé la question
de tout ça et puis, vous voyez, on a ordonné,
il y a les matériaux et technologies, les produits et
les systèmes et les interactions qu'on a
hors de notre organisation Innovation. Donc, on s'est dit
OK, ben voilà, la big picture, maintenant
qu'est-ce qu'on fait? Alors, il y avait déjà des choses qu'on faisait
et il y a des choses qu'on fait pas.
Par exemple, le crowd
Innovation, on l'a pas encore lancé,
on compte le lancer, on pense
que ça peut être intéressant, mais on l'a pas encore lancé.
Les startups,
je vais vous montrer des exemples, ça fait déjà un certain temps
qu'on a commencé à travailler avec des startups.
Donc voilà, on s'est reposé les questions de tout ça.
Donc on a plutôt misé
d'abord sur les laboratoires
et les instituts de recherche
et je vais vous montrer un peu les chers qu'on a
lancé.
Les startups, j'en parlerai un petit peu après,
mais bon, aujourd'hui, on a quand même
des difficultés à travailler avec les startups
parce que chez nous, les gens sont pas très prêts
à travailler avec des gens qui n'ont pas
le même type de structure que nous.
C'est un peu difficile de se comprendre.
On n'a pas les mêmes horizons de temps.
Bon, c'est souvent des choses un peu en rupture,
donc c'est difficile à intégrer chez nous.
Donc c'est pas si facile que ça.
Par contre, effectivement, les laboratoires, les instituts de recherche,
on peut les façonner un peu comme on veut
quand on a un contrat avec eux sur le long terme.
Mais je dis ça positivement.
Et d'ailleurs, ils se retrouvent, ils sont contents
de travailler avec nous.
Donc voilà, donc là, je ne vais pas non plus regarder ça.
On retrouve les directions d'innovation
dont j'ai parlé tout à l'heure,
et on voit effectivement à l'extérieur
quelques exemples.
Mais je vais y revenir avec par exemple ici
les chers industriels.
Donc on a lancé des chers industriels.
On s'est posé la question, effectivement,
en quelle sont nos directions d'innovation,
qu'on a travaillé, qu'on retravaille régulièrement.
Et par rapport à ces directions d'innovation,
on a déterminé qu'on avait besoin
pour progresser dans les différentes domaines
industriels avec des universités.
On vous envoyait une sur les composites
qui en a que stratégique pour nous,
pour l'allègement.
Sur le manufacturier, aussi, la façon de produire, etc.
Comment optimiser tout ça et la logistique.
La partie chimie,
on produit beaucoup
de pièces plastiques.
On est un gros...
On achète 200 000 tonnes
de matière plastique par an.
Donc c'est beaucoup.
On a la même chose sur les matériaux
métalliques. Donc là, on fait
des lignes d'échappement, on fait des armatures
de sièges. Donc il faut qu'on soit au mieux
dans ces technologies-là. Donc comment
former les pièces, comment les assembler.
Et puis tout ce qui est météatronique aussi,
qui devient, effectivement, quelque chose d'important.
Donc vous voyez qu'on a fait des chers,
des fois, c'est des chers à deux têtes.
On a fait du Franco-Allemand.
Donc c'est plutôt centré sur l'Europe,
parce qu'on a nos experts qui sont plutôt en Europe,
sur les 320 experts dont je parlais.
230, 240 en Europe.
Et puis les restes qui sont un peu répartis.
Donc ça,
aujourd'hui, ça marche très bien pour nous.
On commence alors.
Premièrement, déjà, sur le network.
Ça, ça marche très bien sur le network.
Dès que vous travaillez avec des gens qui sont connus
dans l'université, vous avez immédiatement un network.
Vous vous doublez, vous triplez
vos propres networks dans le domaine.
Donc quand on a créé la chair composite
avec l'École centrale de Nantes, on est une personne
qui est connue internationalement, qui a donné des cours
à droite à gauche, en Allemagne, etc.
On avait déjà un network, mais on a multiplié
notre network directement avec ça.
Et c'est ce qu'on cherche à peu près
avec tous les autres.
Aujourd'hui, ça, ça marche très bien.
Elles sont pas toutes aussi avancées les unes que les autres.
Donc on s'engage sur 5 ans.
On paye environ 500, 600 000 euros par an.
Et on travaille sur des projets
que nous, on lance.
Ou alors des idées que, effectivement,
les gens de l'université ont ou du laboratoire.
Ces mix et qui peuvent nous intéresser.
Au niveau des start-ups,
donc on s'est organisé
déjà depuis un moment.
Donc ce que je n'ai pas dit tout à l'heure
dans l'organisation, c'est qu'on a
des innovation thing tank,
qu'on a lancé dans la partie siège
et qu'on est en train de globaliser
et qui vont certainement pour une partie
remonter au groupe.
Donc ces gens-là, ils sont là pour travailler
sur la prospective et imaginer
des nouvelles fonctions, etc.
Et puis créer du lien
avec un écosystème.
Donc on n'est pas par exemple
à la Silicon Valley depuis 4-5 ans.
Donc on paye des gens
pour faire du scouting là-bas.
Donc il y a des incubateurs.
Donc on fait partie de ça.
Donc on paye pour avoir accès à ces start-ups.
Donc il y a des stratégies d'écosystème.
Donc on va travailler avec des gens
qui ne sont pas forcément dans la même industrie que nous.
Souvent en même temps dehors.
Ce réseau-là, je vous montrerai tout à l'heure,
mais il est mondial.
On est en train de le compléter.
Et donc on fait du global scouting.
Et puis derrière, on va essayer de déterminer
quelque chose qu'on va effectivement travailler.
Donc ça aujourd'hui,
on est...
On veut le booster.
Donc vous voyez,
on n'est pas encore partout,
mais on n'est pas loin d'être partout
par rapport à ce qu'il y a sur cette carte-là.
Dans les innovation thing tank,
on est en Europe, à Munich et puis à Shanghai.
Bien sûr, il y a des spécificités.
Et c'est pour ça qu'on veut capter un peu le marché,
quelles sont les tendances du marché.
Et c'est sûr que la qualité de l'air à Shanghai
est plus importante qu'à Munich.
Donc on en parle beaucoup plus là-bas.
Et quand on veut innover là-dessus, on le fait plutôt là-bas.
Et puis aux États-Unis, il n'y a pas les mêmes demandes
au niveau marché, donc on en tire partie.
Donc vous voyez, c'est ce qu'on va essayer de mapper.
Ce qu'on a mappé et ce qu'on veut,
on veut être à peu près partout dans le monde
pour travailler avec des start-ups.
En tout cas, faire du scouting là
où on pense qu'il est bon qu'on soit.
Donc on est déjà à Paris aussi,
avec Paris-Région-l'Abe, donc je vais dire la Silicon Valley.
On travaille aussi dans notre écosystème
avec la NASA,
sur les interfaces de machines, par exemple.
On a fait pas mal de boulot avec eux,
donc en Amérique du Nord.
Et puis donc on pense,
allez, on n'y est pas encore à Singapour,
Taiwan est assez oule.
Donc ça, bon, on pense
que c'est important d'y être
pour essayer de capter.
On va avoir aussi qu'on n'a pas aujourd'hui,
donc on n'est pas comme ça, on n'est pas aussi avancés.
On fait du scouting, mais on n'a pas
d'argent pour l'instant pour investir dans des start-ups,
mais on va avoir un budget bientôt
pour investir dans des start-ups.
Alors, dans les partenariats
et dans ce qu'on a fait aussi
sur l'open innovation,
donc on a, par exemple, dans les biomateriaux.
Donc là, sur la partie de droite,
on a un partenariat avec Mitsubishi Chemicals
qui a tapé des plastiques complètement biosourcées.
On a commencé de notre côté
à travailler avec des fibres
biosourcés
qui remplacent progressivement
le talc qu'on met
en charge dans nos plastiques.
Ça nous a permis de réduire de 25 %
quand même nos pièces plastiques,
le poids de nos pièces plastiques.
Et on a créé avec ça, une nouvelle société
qui produit maintenant, qui fait du campagne
et qui produit de la matière plastique.
On est d'accord d'ailleurs à vendre
de la matière plastique.
Donc ça, c'est pour nous aussi
des nouveaux business models.
On produisait pas jusqu'à aujourd'hui de la matière,
mais on sent bien que maintenant
la valeur, elle est dans la fonctionnalité
qu'on peut imaginer, mais elle est aussi dans la matière.
Les matières deviennent peut-être pas intelligentes,
mais en tout cas, deviennent de plus en plus complexes.
Donc il faut être dans les matières.
Donc ça, c'est ce qu'on a travaillé avec Philips,
notamment pour le marché chinois.
Donc aujourd'hui, on intègre soit
dans l'intérieur véhicule,
donc dans une planche de bord,
par exemple, des systèmes de recyclage de l'air.
Et donc ça, on l'a travaillé directement
en open innovation, à partir de notre
fingtaine de Shanghai,
cette fonctionnalité-là,
donc on est capable de mettre sur le marché
et d'acheter aussi, même en post-équipement.
Au niveau digitalisation,
on savait qu'il fallait parler un peu de ça,
donc j'ai quand même cherché un exemple ou deux.
Donc ça, c'est quelque chose.
Aujourd'hui, dans l'automobile,
c'est quelque chose qui est très important.
L'automobile devient une plate-forme
de transmission de données.
Donc il faut trouver les interfaces adaptées
à la connectivité individuelle
de soi-même. La transmission des données
en continue, alors avec du big data,
parce que quand le véhicule va être autonome,
d'ailleurs on va travailler du coup avec CEP,
parce qu'il travaille sur des aspirateurs
autonomes, nous on travaille sur des véhicules
autonomes, donc c'est un peu pareil, il y a peut-être
un peu dessus, on espère par contre
que le véhicule reviendra au garage
tout seul, pas comme l'aspirateur
qui faisait des siennes tout à l'heure.
Donc là, il y a beaucoup de choses à faire
bien sûr dans ce domaine-là. Alors nous,
on ne va pas travailler sur,
on n'a pas les compétences pour travailler sur
comment rendre autonome le véhicule, mais par contre
on a des compétences pour savoir qu'est-ce qu'on peut faire
si le véhicule devient autonome,
en intérieur, un véhicule. Qu'est-ce qu'on va faire?
On peut faire autre chose, on peut faire ses mails,
on peut dormir, on peut faire tout un tas de choses.
Bien sûr, quelque chose d'assez gigantesque
en face de nous pour savoir quel type de nouvelles
fonctionnalités on peut imaginer.
Donc nous, ce que j'ai mis après, on est engagé
dans la partie via-bord, donc on travaille
avec les constructeurs automobiles en B2B,
mais on se pose aussi la question du B2C.
Parce que jusqu'à aujourd'hui, dans les équipements
tiens en tout cas français, on est presque les seuls
à ne pas vendre au client final.
Michelin vend ses pneus au client final
et vend maintenant du prix au kilomètre.
Valéo
vend aussi au client final.
Bon nous, Valéo,
vous pouvez acheter des plaquettes de frein.
Valéo, je suis au supermarché.
Alors que Forcier n'est pas du tout connu,
or c'est le plus gros équipementier.
Mais on se pose la question parce qu'il y a
un vrai problème de business model.
Si on génère quelque chose, il faut qu'on en tire
les fruits aussi. Donc il faut passer
100% par le constructeur.
Est-ce qu'on peut avoir un business model
qui, si le constructeur n'est pas d'accord,
qui peut être quand même implémenté
par le constructeur, est-ce que c'est des choses
qu'on va faire en post-équipement, etc.
Donc ça, c'est des vraies questions qu'on se pose
et qui sont des nouveaux business models à développer.
Autre chose qu'on travaille beaucoup,
bien sûr, c'est les usines.
Des usines connectées. On a un gros projet
là-dessus en ce moment.
On parle bien sûr
d'usines du futur. Nous, on appelle ça
les opérations du futur, operation of the future.
Ou là, bien sûr, tout va être connecté, etc.
Donc c'est
pratiquement là aujourd'hui qu'on a le plus
finalement dans la partie digitalisation.
Alors, un des points, j'en ai un peu parlé tout à l'heure.
Donc, sur la digitalisation,
eh bien on travaille beaucoup. On a déjà des démonstrateurs.
Alors on avait travaillé des choses qu'on n'a pas
pu mettre en oeuvre, mais que certains constructeurs
ont mis en oeuvre sans nous. C'est ce qu'on voit
en haut à droite. On avait été les premiers il y a
déjà six ou sept ans à connecter le smartphone
avec le siège. Donc, d'une façon
très simple, on rentrait à l'immensuration.
Donc il suffisait de faire deux photos,
debout ou assis. Et puis on prenait
le smartphone comme ça. Il y a des accéléromètres
à l'intérieur. Donc rien que le fait de faire ça,
on a déterminé la longueur des bras. Et
automatiquement, le système
réglait le siège à votre dimension.
Et ça, on a pas mal d'expérience
là-dessus. Donc ça, ça marche bien.
Ça marche à 90, 90, 12%.
Mais par contre, on n'a jamais su
trouver le business model, nous, qui nous
servent, nous, quoi. Alors d'autres ont su
après l'utiliser. Mais donc,
fort de ça, maintenant, on fait attention,
on regarde bien. Enfin, on est en plein dans
le business model, notamment pour tout ce qui est
wellness, donc bien-être.
Aujourd'hui, on a des démonstrateurs, on regarde
bien sûr l'activité cardiaque
des gens. Donc on est capable
de dire, attention,
en regardant les data, vous allez avoir une
attaque cardiaque, il faut s'arrêter, connecter ça
à la voiture, la voiture s'arrête automatiquement, etc.
Donc là-dedans, bien sûr,
si on génère les data, il faut qu'on en tire
quelque chose. Alors c'est pareil, on peut imaginer
d'avoir des post-équipements là-dessus. Donc ça,
ça pourrait être un nouveau business model
et bien sûr avec les constructeurs là-dessus.
Mais après, il y a
toute la discussion de
à qui appartiennent les données.
Donc ça, c'est la grosse question aussi. On a fait
intervenir au niveau automobile,
la plateforme de la fille automobile,
un avocat là-dessus, en disant
mais à qui appartiennent les données. Et lui dit,
les données appartiennent à ceux qui les génèrent.
Donc
en l'occurrence, même à la limite,
on pourrait dire que les données qu'on génère
par nos types de produits pourraient nous appartenir.
C'est facile à dire comme ça. Après, c'est moins facile
à faire, bien sûr.
Mais bon, donc il y a toute cette
problématique là de à qui appartiennent la données
et qu'est-ce qu'on en fait et comment on les traite.
Donc ça, c'est un exemple pour nous
important parce qu'on pense
qu'effectivement, il y a un vrai business ici.
Pas mal de gens sont prêts à payer
un peu pour le bien-être.
Et donc, on veut faire partie
effectivement de cette dynamique-là.
Bon, sinon la connectivité
en intérieur. Donc bien sûr, on travaille beaucoup
je vous ai parlé de la NASA, des interfaces
aux machines. Donc on travaille beaucoup
là-dessus. On travaille sur la continuité
de connectivité avec bien sûr les smartphones.
Donc là, c'est soit on a
le mirror link là où on vient lier
le smartphone à l'écran principal
ou soit on veut utiliser directement
le smartphone tout seul.
Mais à ce moment-là, il faut qu'il y ait ce qu'on appelle
des docking station, etc. Et puis notre boulot,
bien sûr, c'est d'intégrer tout ça. Il y a beaucoup
de valeur à intégrer ça proprement
avec les bonnes technologies et à personnaliser
tout ça. Donc bientôt, on sortira
des écrans un peu nouveaux
d'ici un an, un an et demi
qui seront complètement différents par rapport
à ce qu'on connaît aujourd'hui
où il y aura beaucoup de waouh effect.
Voilà, donc j'en ai
fini. J'avais d'autres slides après mais c'était
des backup. Donc si vous avez des questions
que je suis prêt à y répondre.
