Faire un disque, ça implique obligatoirement un travail préalable de composition.
Oror et Jean Pascal se sont retrouvés au printemps pour entamer une session intensive de création.
On est dans l'appartement de Jean Pascal et ça fait une semaine qu'on est là et on s'est fixé comme
objectif une chanson par jour et donc cinq jours cinq chansons aujourd'hui on enregistre nos
cinq chansons pour avoir une petite maquette pour travailler dessus plus tard voilà c'est le tout
début du du nouveau disque qui marquera les dix ans de l'IFER. Le précédent remonte à 2008
ça sorti mais les titres datés de je crois 2006 2007 donc c'est quand même pas ces trois quatre
ans et là on avait vraiment envie de faire quelque chose de neuf et puis voilà quoi c'est le moment
est arrivé un peu comme ça ça c'est fait on l'a pas calculé quand on s'est dit on se bloquait une
semaine on va voir ce qu'il se passe et ça marche voilà donc on est contents.
Je prends la guitare je joue de son côté à l'écrit et puis il y a un truc qui se passe
entre nous quoi elle capte la musique et puis ça lui inspire quelque chose je ne sais pas quoi
bref elle voilà ça se fait naturellement je sais pas c'est pour moi j'explique pas en fait c'est
pas rationnel. La première matinée j'étais vraiment angoissé j'entendais tous ces accords toutes
ces ambiances si belles que Jean Pascal me soumettaient à ce moment là et j'avais l'angoisse de la
page blanche et j'ai pensé du coup à écrire là dessus sur l'inspiration et l'inspiration m'a fait
penser à l'expiration le mouvement inspiration expération m'a fait penser au souffle et ensuite
au vent et finalement j'ai écrit là dessus et le vent c'est imposé comme le fil le fil de tout
l'album. Moi je la laisse faire complètement c'est-à-dire que je sais que pendant un petit
bouton elle va essayer plein plein de trucs très différents et à moins donné il y a un truc qui
va me dire c'est ça. Ça se passe très bien on est amis on est même frères je dirais frères de
coeur et on je sais pas c'est très simple très évident j'aborde ça sans trop me poser de
questions je prends les choses il prend ce qu'il a besoin et on se rend compte que finalement on va
dans la même direction. L'enregistrement lui s'est déroulé en été en Basse Normandie dans un lieu
qui a déjà accueilli des artistes telles que Camille ou Paul Personne le studio du Hamon. Studio que j'ai
découvert par l'intermédiaire de notre ingénieur du son c'est Bastia Tondo qui connaissait l'endroit
de réputation et donc il a fait le bon choix vraiment un superbe endroit à la campagne comme on
dit on l'est vraiment ouvert pendant une semaine avec du supermato c'est une des conditions idéales
en fait pour enregistrer pendant pendant 7 jours de midi à minuit en gros c'était ça les vrais
de travail. Pour cette fois Jean Pascal a confié l'aspect technique de l'enregistrement à un
personnage extérieur à Alifer c'est Bastia Tondo. En fait c'est un copain que j'ai connu à quelques
années par la terminière d'un copain qui j'avais travaillé et j'avais fin j'ai suivi un peu de
loi son parcours et puis comme il était sur Paris puis surtout que moi je ne voulais m'occuper
que de la musique et pas être au four au moulin enfin au manette et à la guitare en même temps donc
j'ai fait appel à lui. Autre complice invité à participer au cérémonie, Hervé Rouillet le
batteur d'Alifer depuis les tous les buts et puis il y a le cas Vincent Nolo. Arrivé dans l'équipe
juste avant le début de l'enregistrement le bassiste s'est très vite adapté. J'ai habitu de
travailler dans dans cet équipe là avec Hervé à la batterie tout ça voilà il y a une sorte d'antenne
ce qui fait que ça va tout de suite bien. Les prises de son ont été magnifiques le cadre était super
voilà c'est des expériences d'enregistrement comme on voudrait en avoir plus souvent évidemment
c'était super. Bref des conditions idéales pour Coror et Jean Pascal puissent donner le meilleur de
même. Retour en Lorraine avec le sentiment du devoir accompli ou plutôt la satisfaction d'avoir
réalisé un enregistrement digne de la tradition d'Alifer tout en gardant plein de bons souvenirs
dans la tête. On a vraiment beaucoup travaillé mais c'était très très détendu et sans aucune
accroche et tout s'est passé comme on l'avait prévu en fait donc c'est pour moi c'est une des
meilleures expériences de studio depuis le tout début. Les chansons sont plus des formats
chansons on va dire peut-être les mélodies plus évidentes les textes plus simples voilà je
pense qu'il pense qu'il y a une évolution vers la vers la simplicité sans qu'on perd la couleur
à l'iffaire en fait au niveau des harmonies au niveau des mélodies quoi. Mélodies ce qui est
encore loin d'être achevé. La finalisation du travail va encore impliquer la joue de partie de
clavier par Yohann Turpin et quelques lignes de saxophones sopranninaux et tenor du à Pierre
Cochamane. Ce jour-là il pleuvait. François Michaud était venu en ami ajouter quelques lignes de
violon. Entre Jean Pascal et lui ça ne date pas d'hier. Je crois bien que la première fois que j'ai
rencontré c'était en 92 c'était à Nile Vange au Gullard. Deux ans plus tard je suis revenu
en duo avec une accordionniste. Il a fait la prise de son et puis on a eu une copie de l'enregistrement
on a fait une maquette de six morceaux et grâce à cet enregistrement on a eu un contrat avec une
maison de disques voilà Jean Pascal ça fait partie des alliés de longue date voilà donc dès
qu'il m'appelle moi je suis là. Autre élément important de la phase finale les arrangements
de cordes. Pour cette étape cruciale Jean Pascal a fait appel au coiture Malipiero rencontré à
l'occasion d'un autre projet et c'est pas moins de trois arrangeurs qui ont été mises à contribution.
Les arrangeurs en fait c'était parce que j'avais déjà travaillé chromatathie sur les
arrangements de cordes pour Alifer et pour des projets perso. Frédéric Seuld avait aussi des
vingt ans qu'on se connaît on avait déjà travaillé sur d'autres arrangements et Murat
parce qu'on a bossé récemment sur un projet piano et électro mais il m'avait laissé en tant
qu'il aimerait bien faire de l'écriture pour coiture à cordes et donner à chacun un morceau.
Plus qu'un collaborateur Murat Osturk est un ami de Jean Pascal et il a tout de suite
accepté de participer à une aventure qui s'annonçait intéressante. Une occasion d'aborder son
métier de musicien sous un angle différent. Moi qui a très peu l'expérience de ce genre
d'écriture il y a des contraintes partout notamment la tessiture des instruments qui
est bien spécifique et puis il faut pas oublier que c'est des chansons donc pas que le coiture
prenne le pas sur sur la voix d'horreur par exemple ou sur la guitare de Jean Pascal enfin
que tout ça s'emboîte bien. Au final tous les participants se sont investis pour réaliser le
meilleur album possible avec passion et conviction. Je pense qu'il y a un potentiel
justement par le fait d'avoir choisi des arrangeurs différents il y a une richesse quoi.
Le mot qui vient c'est ça c'est quelque chose de ça me semble assez riche musicalement.
Alors Jean Pascal va encore passer de longues semaines à peaufiner le disque et une bonne
partie de l'hiver sera consacrée à des concerts et à la promotion mais l'important c'est déjà
que la musique existe. Je travaille comme un artisan comme un artiste qui crée une oeuvre d'art et
puis on la fait le mieux possible après si ça a des répercussions, si ça se
entre, si ça se diffuse tant mieux mais je ne pense pas à ça au moment où on le fait en tout cas.
I send you
