Donc je pense qu'il y en a déjà côté de la clôture donc on va essayer de les recouper
dans le même parc, on va les appeler et en théorie elles vont nous suivre, mais seulement
théorie. Allez viens! Allez viens! Allez viens!
Quand on monte les bêtes à l'alpage au mois de juin et qu'on les redescend fin septembre
donc bientôt et que l'alpage c'est en fait c'est toujours l'instant magique où on a le paysage
qui s'étend à perdre de l'hu et toujours différent, toujours c'est réel bonheur l'alpage.
On les met d'abord dans le parc, en dessous de la ferme et ensuite on les remonte progressivement
jusqu'en haut de l'alpage, on morcelle un petit peu les terrains pour pas qu'elles piétinent partout
et ça permet d'alerte de repousser. Disons que dans les régions de montagne, dans tous les
alpages, c'est un peu comme ça, c'est ce qui nous distingue un peu de la plaine où il y a un carré
avec des barbellées et voilà.
Là on est dans le bâtiment dans lequel l'essentiel du troupeau va passer l'hiver,
donc il y a déjà quelques vêtes qui sont rentrées, c'est celles qui ont vélé il y a une dizaine de
jours. Les veaux naissent dans un autre bâtiment où on peut mieux les surveiller qu'on verra tout
à l'heure et ensuite quand ils sont suffisamment dégourdis pour se débrouiller, on les monte ici
avec leurs mères et ils se débrouillent, ils disposent d'une case qui leur est dédiée avec
une petite trappe, donc si c'est trop agité dans la case des adultes, ils peuvent aller se réfugier à
côté et on peut leur mettre aussi des aliments spécifiques pour les aider un peu, des granulés,
pour ceux qui n'ont pas, tout à fait assez de lait. On donne un petit peu de céréales au bout qu'on a séparé
de leurs mères et comme ils ont plus de lait, on les complément un petit peu pour qu'ils subissent
pas un stress alimentaire trop important. C'est du tritical avec du poids protégineux pour équilibrer
un petit peu, voilà, c'est un mélange de bons produits nous-mêmes.
Donc hier nous sommes allés chercher quatre génieces salaires pleines pour renouveler un
petit peu notre élevage et puis pour créer un petit peu un changement de race aussi parce que
les génieces salaires sont des vaches beaucoup plus rustiques et qui mettent bas beaucoup plus facilement.
Donc le vétérin est venu afin de leur faire une prise de sang pour faire des tests sanitaires.
On regardera sur les cartons, on marque les deux derniers.
On a fait le choix de l'agriculture biologique en 2006, on a fait ce choix-là à un moment où
tout le monde a à peu près compris que les choses vont pas bien, qu'il faut préserver la
planète et que les consommateurs sont aussi plutôt de notre côté, on produit des choses qui
sont quand même plus saines et le consommateur est très demandeur. Donc on a assez peu de
mérite, on a pris le trait en marche et puis on a été aussi aidé par la fréquentation des gens
de budget côté ferme donc la plupart sont aussi pratiqués également l'agriculture biologique.
Les produits qu'on fabrique, donc pour ce qui nous concerne la viande de boeuf, sur un plan du
statif on va dire que j'espère qu'elle est bonne et il y en a très certainement de l'aussi bonne
en conventionnel. La seule certitude qu'on puisse avoir et la seule garantie qu'on puisse apporter
à 100% c'est qu'on n'empoisonne pas les consommateurs. Pour le reste on essaie de faire les choses au mieux.
Donc là on se trouve dans l'étape de Vélage, donc c'est un petit peu la Neursaurie. Donc on
rentre les vaches qui se préparent à véler dans cette étape à la tâche parce qu'on a un système de
caméra qui permet de surveiller un petit peu la nuit, une heure et demi, deux heures,
voir ce qui se passe pour pouvoir intervenir et assister les vaches et les genisses lorsqu'elles
veulent. Donc les vouches elles connaissent bien la marche arrière. Voilà maintenant c'est à morcer.
Et ça c'est un beau qui est très vigoureux. Maintenant il s'est encore pas mangé tout seul,
ça va peut-être prendre un jour ou deux avant qu'il arrive pendant lesquels il faut l'assister.
Ces petits vaux nouveau-nés ont besoin d'un petit peu d'assistance pour t'aider et puis on
surveille également qu'ils prennent pas d'infection au point du cordon, qu'ils prennent pas de
diarrhée et lorsque ces petits vont bien ainsi que leur maman, on les monte au bâtiment à Béria
où ils sont beaucoup plus autonomes. Offrir à nos animaux des pâturages avec de l'herbe riche,
fleurie, un environnement sain, je pense qu'elles sont certainement mieux dans leur
dans leur esprit et dans leur corps justement à ce moment-là. Le bio pour nous c'est un
respect de l'animal en priorité de nos terrains et bien sûr du consommateur au final.
